Guide voyage France

Visiter Toulouse – Guide de voyage

Quatrième ville de France avec ses 473 000 habitants et son agglomération 871 800 habitants, la Ville Rose est lovée dans un coude de la Garonne et traversée également par le canal du Midi. Elle est surnommée ainsi, «ville rose», en raison de la couleur de ses bâtiments faits de briques en terre cuite. Après 16h, à partir du printemps, la ville prends des tons orangés fantastiques. Par temps clair, on aperçoit la chaîne de montagne pyrénéenne toute proche.
Son climat tempéré est doux en automne et au printemps, et très chaud et sec en été.
Toulouse est, de l’avis général, l’une des villes de France où les gens aiment le plus prendre du bon temps et flâner. Ses habitants sont réputés d’une gentillesse à toute épreuve et ce, même s’ils rajoutent le mot « con » à chaque fin de phrase (ne vous en offusquez pas, c’est incontournable !).
Histoire
Après avoir défait les Volques Tectosages, les Romains fondèrent la ville de Tolosa (en latin) dans un périmètre délimité par la place du Capitole au nord, la place du Salin au sud, et la Garonne à l’ouest. La ville était alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise.
Au Ve siècle, Toulouse devint la capitale du Royaume wisigoth.

Au Moyen Âge, la ville fut longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendirent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France constituant ainsi la province de Languedoc. Suite à la croisade contre les Albigeois et leur hérésie cathare (voir les pages châteaux cathares et Carcassonne), le Languedoc fut rattaché au domaine royal français en 1271. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l’emplacement de la place du Salin.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse opposa les Hispano-Britanniques du Feld-Maréchal Wellington aux Français du maréchal napoléonien Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer.
Dans les années 1920, Toulouse fut la ville des pionniers de l’aviation, sous l’impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui instaura des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, l’Aéropostale fut créée, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz, et la ville poursuivi des activités tout au long du siècle, en devenant le siège de l’aérospatiale et d’Airbus.
Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d’Algérie vinrent s’installer à Toulouse, et s’ajoutèrent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939.
A Visiter

La carte Toulouse en liberté vous offre des réductions sur à peu près tout dans la ville, dont 50% sur les musées.

Le coeur historique de la ville est organisé en différentes zones concentriques :
– La ville romaine, caractérisée par ses rues étroites et tortueuses, qui ont très peu évolué jusqu’au Moyen Âge.
– La ville médiévale retranchée dans ses remparts.
– Les faubourgs du XVIIIe au XIXe siècle.
– Les rues les plus commerçantes partent de la place du Capitole, et vont en direction de Saint-Sernin d’une part, la place Saint Georges ou la place Saint-Michel, et aussi du côté de la cathédrale. Au passage, la place Wilson ou la place Victor Hugo sont très sympathiques, malgré la circulation permanente sur la première, et un immonde parking aérien sur la seconde.
– Les terrasses de la place Saint-Georges sont idéales pour un déjeuner, dîner ou juste un café à l’ombre.
– Des parcs où se détendre à l’abri du soleil : le Jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal, mais aussi les berges de la Garonne, sans oublier le beau Jardin japonais dans le quartier d’affaires de Compans-Caffarelli, au nord du centre-ville.

– Le Pont Neuf (220m.) : la première pierre fut posée le 8 Janvier 1544, mais il ne fut achevé qu’en 1632, après les Guerres de Religion. Il fut inauguré par le roi Louis XIV en personne.

– Le Bazacle : De tout temps, les hommes ont traversé la Garonne par le Bazacle, sorte de gué accessible à pied. Le terme vient d’ailleurs du latin vadaculum et veut dire petit gué. Il se trouve au point de ralentissement du courant, après le changement de direction du fleuve. La faible hauteur des eaux permit la construction du premier pont sur la Garonne à Toulouse. Le Bazacle abrite toujours une centrale hydroélectrique en activité dans une partie des bâtiments. L’autre partie est ouverte au public et se visite, dans la visite on peut aussi voir la passe à poissons.
– Le Canal du Midi : C’est le commerce du blé qui motiva sa construction. Construit au XVIIe siècle, de 1666 à 1681, sous le règne de Louis XIV, pendant quinze ans, près de 12 000 ouvriers ont travaillé à cette réalisation. Il relie Toulouse à la Méditerranée (à Sète) après 241 kilomètres de parcours.
– Le Capitole : Cette place est le cœur de la ville de Toulouse. Le bâtiment du même nom abrite la mairie de Toulouse et le théâtre du Capitole. Sa construction a été décidée en 1190 par les Capitouls, les officiers municipaux de la ville, afin d’y établir le siège du pouvoir municipal. Appelé autrefois la Maison Commune, il se composait d’un ensemble plus important de bâtiments achetés, construits et modifiés au fil des siècles selon les besoins.
Aujourd’hui, seules subsistent la Tour des Archives ou Donjon datant du XVIe siècle, les galeries de la cour Henri IV du XVIIe siècle et la façade de l’hôtel de ville du XVIIIe siècle.
Ce n’est qu’au XVIIe siècle que le palais que nous connaissons aujourd’hui est construit par les capitouls. Le nom de cette maison commune fait référence à l’antique Capitole, temple légendaire dédié à Jupiter, et pourvu d’un grand escalier. La façade du Capitolium a été bâtie en 1750 pendant dix ans
En 1873, Eugène Viollet-le-Duc fit construire un beffroi typique du nord de la France sur le donjon.
La cour Henri IV
On y accède par le portail de l’hôtel-de-ville qui perce la façade principale. Elle est entourée de deux galeries construites entre 1602 et 1607. Elles ont remplacé deux tours et un poste de garde trop encombrants pour les conserver lors de la construction de la façade. Les galeries sont les parties les plus anciennes du Capitole.
Le nom de cette cour vient du fait que les capitouls décidèrent de faire construire une statue en honneur du roi Henri IV en échange de son argent pour accélérer les travaux retardé par les membres du parlement de Toulouse qui n’adhèraient pas à tous ces travaux. La statue d’Henri IV en marbre polychrome date de 1607. Elle a été installée au-dessus du portail de Nicolas Bachelier. Mais, elle fut remplacée entre 1799 et 1800 par une Liberté avant de  retrouver sa place en 1815.
Le premier étage est une galerie d’apparat qui est constituée de plusieurs salles magnifiques, dont la salle du conseil municipal.
– La prison Saint-Michel (photographies), rue Saint-Michel dans le quartier du même nom, et qui a des allures de château fort du Moyen-âge date en fait du XIXe siècle. Entièrement construite en briques rouges, elle ne laisse pas indifférent, surtout quand on sait qu’André Malraux (écrivain et résistant) y séjourna en attendant la libération de la ville durant de la Seconde Guerre mondiale.
– Le Palais Niel : Des grands commandements militaires sont créés sous le Second Empire, avec un maréchal de France à leur tête. A Toulouse, le maréchal Adolphe Niel prend le commandement du 6e corps d’armée en 1859. L’hôtel est construit entre 1863 et 1868 sur un terrain appelé le champ de foire. Il comprend cinq bâtiments: 2 pavillons encadrant l’entrée  d

Sélection d'activitées notées par des milliers de touristes !

evant le logis, les écuries et les remises du côté du Jardin Royal et un bâtiment destiné au piquet de cavalerie auquel sont accolées une orangerie et une serre du côté des allées Forain-François-Verdier.

– L’hôpital de la Grave  est sur la rive gauche de la Garonne. Le premier document parlant de cet hôpital date de 1187. Il servit durant le Moyen Âge aux populations malades de la peste  dès 1647. Il est connu aussi pour sa jolie Chapelle Saint-Joseph de la Grave (1758). Elle est un des monument les plus connus des toulousains car facilement identifiable depuis les quais de la Garonne.
– Toulouse est aussi la ville française où l’on trouve le plus d’hôtels particuliers datant du XVIe siècle.

Bâtiments religieux

– La basilique Saint-Sernin : la plus grande église romane conservée en Europe, et symbole de l’architecture romane méridionale.
Certainement l’un des bâtiments les plus connus de la ville, ce sanctuaire fut bâti à l’emplacement de la tombe de saint Saturnin évêque de Toulouse, martyrisé en 250. La rue du Taur qui mène de la place du Capitole à la basilique tient d’ailleurs son nom du martyr, qui fut tiré par un taureau furieux sur ce qui était alors une route sortant de la ville.  Toulouse recevait alors la visite de nombreux pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, ou venus adorer les reliques de saint Saturnin. Saint-Sernin fut par la suite l’un des plus importants centres de pèlerinage de l’Occident médiéval. L’église était devenue trop exiguë et débordait régulièrement de fidèles. La construction de l’actuelle basilique a donc été décidée à la fin du XIe siècle pour les accueillir. Elle débuta par le chevet, en 1080, au dessus de la chapelle. On peut toujours visiter aujourd’hui l’église primitive, qui fait office de crypte. Elle y abrite quelques reliques.
Après la Révolution et avec l’abandon des bâtiments de l’abbaye, il fut décidé de rendre plus accessible le parvis et les différentes portes de Saint-Sernin, et de 1804 à 1808, le cloître de l’ancienne abbaye fut démantelé (quelques chapiteaux furent conservés et sont maintenant visibles au musée des Augustins). Puis, par expropriation et rachats, les bâtiments et édifices furent détruits tout autour de l’église.
La basilique est construite en brique de Toulouse et en pierre blanche. Elle possède 260 chapiteaux romans. L’extérieur est massif et dominé par le clocher octogonal pointant à 64 mètres de haut. Elle est organisée autour d’un transept assez imposant long de 64 mètres dont les deux bras possèdent deux absides et d’un chœur entouré d’un déambulatoire donnant sur cinq chapelles. Ces chapelles sont le lieu d’exposition des reliquaires de l’abbaye.

Le déambulatoire est décoré de sept bas-reliefs encastrés dans le mur avec au centre un Christ encadré de chérubins et un séraphin. Ils sont l’œuvre de Bernard Gilduin.

La nef est longue de 115 mètres, large de 8 mètres et présentent des tribunes sur les collatéraux. La hauteur de la voûte en plein cintre est de 21 mètres. Elle couvre la nef et le transept grâce à des contrebutées latérales constituées de voûtes en quart de cercle disposées au-dessus des tribunes. Le chœur est surmonté d’une coupole sur trompes juste en dessous du clocher. Les piliers centraux ont été de nombreuses fois renforcés pour soutenir le clocher qui a pris de l’élévation au cours des siècles. Ce renforcement casse légèrement les perspectives de la nef et du chœur.
Sous l’édifice se trouve une crypte renfermant le tombeau de saint Saturnin.
Juste au dessus du chœur, à la croisée du transept se dresse un clocher de 64 mètres de haut et de forme octogonale.
Enfin, en 1478, une flèche fut construite en maçonnerie pour porter un globe terminal couronné par une croix ; le clocher abrite un carillon composé de 18 cloches au clavier et 6 au banc du sonneur.
   
 

– L’église Notre-Dame du Taur avec son clocher-mur, elle aurait été édifiée à l’endroit exact où le corps de saint Saturnin s’est détaché du taureau qui le traînait derrière lui. L’église est située dans la Rue du Taur entre la Place du Capitole et la Basilique Saint-Sernin. Les reliques du saint ont été gardées ici jusqu’en 402, date à laquelle elles ont été transférées en grande pompe à la Basilique Saint-Sernin.

L’extérieur de cette église est très impressionnant. Enchassée dans l’alignement des maisons, la façade est un grand mur de briques qui fait penser à une forteresse, et masque entièrement le reste de l’édifice. Le clocher-mur, modèle pour les clochers-murs de la région, date du XIVe siècle-XVIe siècle et abrite un carillon de 13 cloches. Il s’inscrit dans la tradition du gothique méridional.
L’intérieur contient aussi des trésors :
– Une statue de Notre-Dame du Rempart (ou de la Délivrance) (ou du bon Secours) datant du XVIe siècle.
– Une peinture de Bénézet du XIXe siècle au-dessus de l’autel central représente le martyre de Saint Saturnin.
– Une autre peinture de Bénézet représentant la mort de Saint Joseph.
– Une généalogie de Jacob en 38 figures datant du XIVe siècle.
– Un orgue de 40 jeux (répartis sur 3 claviers et pédalier) construit en 1878 par la maison Puget.
– L’église des Jacobins. Elle fut considérée comme la plus belle église dominicaine de l’Europe chrétienne. Elle mesure 80 mètres de long sur 20 mètres de largeur créant un volume intérieur impressionnant. Les piles sont hautes de 22 mètres et sont considérées comme les plus hautes colonnades élevées de l’architecture gothique. Le « palmier » est un chef-d’œuvre unique au monde s’élevant à 28 mètres de hauteur.
L’extérieur du bâtiment a une apparence stricte et très imposante. Les murs sont hauts et droits avec de puissants arcs brisés en surplomb et avec des flancs armés de hauts contreforts à ressauts. Seule une porte et quelques gargouilles ornent les façades de l’édifice. À l’ouest, seul un portail roman en plein cintre de 1234 rompt l’aspect strict de la façade.
L’intérieur est peint de décor polychrome avec ça et là des croix occitanes. Des vitraux inspirés des roses occidentales du xive siècle ont été réalisés par Max Ingrand en 1955.
Le clocher repose sur le flanc nord de l’église et mesure 45 mètres de haut. Il a été construit entre 1275 et 1298 de façon similaire à celui de la basilique Saint-Sernin toute proche. C’est un clocher octogonal de quatre étages en retrait percés de baies géminées couvertes d’arc en mitre. Sa flèche originale a été détruite à la Révolution.
Le cloître est formé de quatre galeries construites entre 1306 et 1309. Les colonnades sont en marbre gris de Saint-Béat et les chapiteaux sont ornés de sculptures végétales. Elles soutiennent un toit en appentis reposant sur des arcs de briques, eux-mêmes reposant sur les chapitaux.
La salle capitulaire datant d’entre 1299 et 1301 est située dans la galerie occidentale du cloître. C’est une vaste salle dont la voûte repose sur deux fines colonnes prismatiques en marbre.

La cathédrale Saint-Étienne. Elle jouxte l’ancien palais épiscopal, aujourd’hui occupé par la préfecture.

On ne connaît pas les origines de la cathédrale. Ses premières traces datent de 1071, quand l’évêque Isarn décida de reconstruire l’édifice, alors en ruine. Son architecture est particulière car elle est composée d’éléments architecturaux de diverses époques, et laisse une impression d’inachevé. Jusqu’au XIIIe siècle, les plans de l’église romane furent sans cesse modifiés. Elle possède une nef romane et un choeur gothique.
On reconnaîtra sur le mur occidental une rosace, directement inspirée de celle Notre-Dame de Paris.
La cathédrale est la seule église de Toulouse à avoir conservé ses vitraux originaux datant du XIVe siècle pour les plus vieux. Elle possède aussi un orgue dont les boiseries sont de Béhorri et Morisot et un retable de Pierre Mercier et Drouet de 1670.
       
 
La basilique de la Daurade. Elle donne sur la Garonne, à côté des Beaux-Arts. Son histoire commence au Ve siècle. Elle est bâtie sur les vestiges d’un temple romain dodécagonal, sans doute dédié à Apollon, et surmonté d’une coupole. Ce sont les empereurs romains qui confient ce temple aux chrétiens.
Connue aujourd’hui sous le nom de « Basilique de la Daurade » à cause de ses mosaïques à fonds dorés, l’église est d’abord appelée « Basilique Sainte-Marie de Toulouse ». Son nom provient d’une mosaïque en or qu’elle renfermait : « Deaurata » qui veut dire couverte d’or.
Elle est intégrée au IXe siècle à un monastère bénédictin. Au XIe siècle, l’église, restée dodécagonale, est prolongée par une nef romane. Elle est rattachée à l’abbaye de Moissac en 1077, et le monastère est augmenté d’un cloître. La coupole est détruite en 1703, alors qu’elle manquait de s’écrouler. Un dôme est alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l’église romane doit être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 est arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne, en contrebas, et sur lesquels les plans de la basilique empiétaient.
Le nouveau projet était ambitieux. Il s’agissait de reproduire Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, l’on modifia les plans, et l’on opéra une rotation et une translation de l’ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, sert aujourd’hui de transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. Elle ne fut réellement terminée qu’en 1883.
Une des particularités de la Basilique de la Daurade à Toulouse est d’abriter une vierge noire. La statue présentée aujourd’hui est pourtant la deuxième copie d’une vierge brune, connue au xe siècle. Le culte de la Vierge Noire est particulièrement dédié aux femmes enceintes. L’original fut tout d’abord volé au xive siècle et reproduit à l’identique.
La ferveur des fidèles fut telle que les armées de chandelles transformèrent la couleur de la seconde vierge exposée. Ainsi, dès le XVIe siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame La Noire. Cette statue a, dit-on, de nombreux miracles à son actif. En particulier, elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d’un incendie en 1672.
La statue fut brûlée à la faveur de la révolution, en 1799, sur la Place du Capitole. En 1807, une nouvelle statue fut sculptée d’après les souvenirs que l’on avait de l’ancienne vierge brûlée.
L’église Notre-Dame de la Dalbade, dans le quartier des Carmes, construite vers 1480, cette église aux allures de forteresse moyenâgeuse avec des murs épais, des ouvertures étroites et une tour nord avec créneau présente en façade, un tympan de type renaissance italienne, fait de céramique et représente une copie du couronnement de la vierge de Fra Angelico. Le portail renaissance date quant à lui de 1537. Le décor flamboyant a été réalisé par Gaston Virebent en 1878.
Le Couvent des Augustins, Avant de devenir le musée des Beaux-Arts après la Révolution (voir ci-dessous), les Augustins furent construits en 1309 par les ermites de Saint-Augustin. A cause de l’imprudence d’un boulanger, un incendie ravagea une grande partie de la ville de Toulouse en 1463. Comme pour le couvent des Carmes, la plupart des toits du couvent des Augustins s’effondrèrent. Le couvent hébergeait près de deux cents moines aux XIVe et XVe siècles.
Musées
Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Parmi ceux-ci, on peut citer :
Le Musée des Augustins
Les saisies révolutionnaires et le reversement des fonds de l’ancienne Académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse ont permis d’accumuler une collection impressionnante (plus de 4 000 pièces) d’œuvres d’art réparties également entre peintures et sculptures.
La peinture est la partie la plus importante du musée. Dans ses salles sont conservées des peintres primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes (Le Pérugin, Crespi et Guardi et le Guerchin) et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands comme Rubens. On y retrouve des grands maîtres comme Champaigne, Oudry, Toulouse-Lautrec, Ingres ou Vuillard. – Musée des Augustins – 21, rue de Metz à Toulouse. Tél : 05 61 22 21 82.
Le Musée Georges-Labit
Il est situé sur les berges du canal du Midi à Toulouse dans le quartier des Demoiselles. C’est un pavillon de style mauresque placé au milieu d’un petit jardin public. Il a été construit tel quel au milieu du XIXe siècle. Son nom vient du voyageur et collectionneur Georges Labit qui vécut de 1862 à 1899. Ce dernier a rassemblé au cours de ses voyages une collection d’objets exotiques :
une collection d’objets de l’art de l’extrême-orient : Inde, Champâ, Annam, Siam, Laos, Java, Tibet, Népal, Chine et Japon.
une collection d’objet égyptiens et coptes provenant du musée Guimet.
le Museum d’histoire naturelle
Réouverture en octobre 2007
le Musée d’art moderne de Toulouse
(Les Abattoirs)
2000 œuvres de la seconde moitié du XXe siècle, essentiellement constituée de peintures, d’œuvres graphiques, et d’un petit ensemble de sculptures et d’installations amené à se développer.
Une œuvre unique est exposée au musée, le rideau de Picasso. Il représente la dépouille de Minotaure en costume d’Arlequin et date de 1936.
l’Hôtel d’Assézat (Fondation Bemberg)
A côté de la place Esquirol, le magnifique Hôtel d’Assézat fut construit en 1555. Une des premières manifestations du classicisme français (avec la cour carrée du Louvre).
L’hôtel d’Assézat est plus connu des Toulousains par la Fondation Bemberg qu’il accueille. Le riche argentin, Georges Bemberg, amateur d’art, prête pour 99 ans à la municipalité toute une collection de livres, de tableaux et de sculptures, qu’elle expose dans l’hôtel, accessible au public.
Fondation Bemberg
Hôtel d’Assézat – Place d’Assézat
Tél.33 (0)5 61 12 06 89

le Musée des Antiques de Toulouse (musée Saint-Raymond)

Le musée Saint-Raymond est installé dans les murs de l’ancien hôpital Saint-Raymond du XVIe siècle qui voisine avec la Basilique Saint-Sernin.
On y découvre entre autres une collection de sarcophages. À l’étage se trouvent différents objets datant de l’époque des Volques Tectosages, des wisigoths et de la période gallo-romaine. Une collection de bustes romains découverts dans les ruines de la villa Chiragan à Martres-Tolosane est aussi exposée.
SITE INTERNET
Musée Saint-Raymond, musée des Antiques Place Saint-Sernin 31000 Toulouse
Tél. 05 61 22 31 44
Métro Capitole
le Musée Paul-Dupuy (Arts appliqués du Moyen Âge à nos jours)
Le musée Paul-Dupuy se situe entre le quartier Saint-Étienne et le quartier du Parlement à Toulouse. Il présente une collection d’objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939.
Ce musée se trouve dans l’hôtel reconstruit après 1632 pour le procureur Pierre Besson. Par la suite, la demeure revient à Paul Dupuy qui y accumula pas moins de 80 000 pièces.
La collection se répartie en plusieurs parties :
-Une collection d’arts graphiques avec des œuvres d’artistes toulousains et languedociens (dessins et estampes), une collection d’objets d’art, une collection d’horlogerie.
Et aussi :
Le Musée du Vieux Toulouse
le Musée de l’Affiche
Centre de l’Affiche
58, allées Charles de Fitte
Tél. 05 61 59 24 64 ou 05 61 22 24 64

– La Cité de l’espace est un parc à thèmes orienté vers l’espace et la conquête spatiale. La Cité a été inaugurée en juin 1997 et est située à l’est de Toulouse. Plus de 2,6 millions de visiteurs l’ont déjà visité.

Le parc permet de visiter des maquettes grandeur nature de la fusée Ariane 5 (55 mètres de haut), de la station Mir, et de modules Soyouz. Un planétarium de 140 places présente des spectacles tout au long de la journée. La cité de l’Espace est également dotée de nombreuses expositions, souvent interactives, par exemple, la salle de contrôle près de la maquette d’Ariane 5, permet de préparer le lancement d’une fusée, d’assister à son vol puis à la mise à poste d’un satellite ! Le Terr@dome (un demi-globe terrestre de 25 m de diamètre) présente l’histoire de l’Espace du Big Bang au système solaire. Enfin, le bâtiment de l’Astralia, ouvert en 2005, comprend un nouveau planétarium de 280 places, doté d’un écran hémisphérique de 600 m², une salle de cinéma IMAX présentant Space Station 3D, un film en relief à bord la Station Spatiale Internationale, le Stellarium, et des salles de séminaire.
Loisirs
Festivals de cinéma
– Les Rencontres du Cinéma italien à Toulouse en avril (site officiel)
– Rencontres du cinéma d’Amérique Latine en mars – http://www.cinelatino.com.fr/fr/index.htm
– Festival du cinéma espagnol de Toulouse Midi-Pyrénées sept/oct (site officiel)
Festivals de musique
– Eclats de Voix (chant, musique…) en mai/juin – www.eclatsdevoix.com
– Eurochorus (Art choral entre tradition et modernité) en juillet. Site internet
– Piano aux Jacobins en Septembre – http://www.pianojacobins.com
– Rio Loco (site officiel) en juin, plus de 200 artistes espagnols
  dans un parc en bord de Garonne.
– Toulouse les Orgues (sept/oct) http://www.toulouse-les-orgues.org
– Les siestes électroniques (site officiel)
Festivals divers
– Printemps de septembre www.printempsdeseptembre.com
– Le Forum de l’image – Photo – (avril) (site officiel)
– Houfastival – Carrefours de Arts, Concerts… www.houfa.org
– Printemps du rire – Avril – http://www.printempsdurire.com
– Le Marathon des Mots – avril – www.lemarathondesmots.com
– Festival N7 – Mars – Rendez-vous BD, expo-photo, un spectacle et deux concerts, le premier de musique classique, le second de musique actuelle. http://festival.enseeiht.fr/
– Inox Electronic Festival – mai –  http://www.inox-festival.com
– Printemps des étudiants – mai –
Claude Nougaro –  On ne peut pas parler de Toulouse sans faire référence à celui qui l’a chanté sans renier son accent, l’auteur entre autres de Toulouse, Nougayork, Le jazz et la java, Quatre boules de cuir ou Dansez sur moi.
Sports
– Toulouse est la capitale française du rugby (à XV) avec son Stade toulousain. Les matchs sont de loin la plus grande attraction de la ville, et même ceux qui n’aiment pas le rugby ou plus généralement le sport seront conquis par l’ambiance. Les plus grands noms du rugby sont passés par ici (ou y sont encore) : Xavier Garbajosa, Frédéric Michalak, Fabien Pelous, Jean-Pierre Rives, David Skrela, Emile N’Tamack, Yannick Jauzion, Thomas Castaignède, Franck Tournaire… et tant d’autres.
Site officiel du Stade Toulousain
– Et le Rugby à XIII : avec le Toulouse Olympique XIII – Site Officiel
– Le Football , avec le Toulouse Football Club – Site officiel
Transports
– Toulouse dispose d’un aéroport international à Blagnac :
– D’une gare TGV
– Et d’une ligne de métro.
Sites internet utiles :
– Sortir à Toulouse :
– Vocabulaire Toulousain :
Dans les environs :
– Albi, une autre ville rose, avec sa magnifique cathédrale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *