Guide voyage France

Visiter Quartier Saint-Honore (Haute-Couture, Madeleine, place Vendôme, Faubourg et Marché Saint-Honoré…)

Cette rue commerçante, surtout fréquentée pour ses boutiques de luxe, entre autres les vêtements, existe depuis le 12e siècle et part des Halles  avant de traverser le Palais Royal  , près du Louvre . Au niveau de la place de la Concorde et de la Madeleine, la rue se transforme en FAUBOURG Saint-Honoré. Notre itinéraire commence à la sortie du Palais Royal.

Rue Saint-Honoré

Sélection d'activitées notées par des milliers de touristes !

n° 211 : Ancien Hôtel de Noailles, puis Bertin, construit en 1715 par Pierre Cailleteau dit Lassurance sur l’emplacement de l’ancien hôtel Pussort (subsiste en partie, englobé dans les bâtiments de l’hôtel Saint-James et Albany).

n°s 263 et 265 : Eglise de l’Assomption

Aujourd’hui église de la communauté polonaise de Paris, elle fut construite entre 1670 et 1676. La façade comprend un péristyle à six colonnes corinthiennes surmonté d’un fronton triangulaire. Elle a une certaine ressemblance avec la façade nord de la Sorbonne, dont la construction est antérieure. Avec son plan centré, l’église est une rotonde de 24 m de diamètre, avec de simples pilastres dans sa partie inférieure. Elle est surmontée d’une coupole, percée de huit baies avec, en alternance, des niches à statue.

Dans la coupole, une fresque due à Charles de la Fosse représente L’Assomption.

Rue Cambon (n°31)

Siège historique de la maison de couture Chanel.

www.chanel.com

n° 273 : Sous la Révolution, Sieyès habitait à cet endroit.

JEANNE D’ARC

Place des Pyramides, à gauche, (juste au bout du bras nord du Palais du Louvre), la statue de Jeanne d’Arc s’élève, non-loin de l’endroit où elle fut blessée par les Anglais dans son assaut des murailles de Paris. Cette statue dorée est semblable à celle de la Nouvelle-Orléans aux USA. Juste après avoir fait sacrer le roi Charles VII à Reims, sainte Jeanne décida de libérer Paris des Bourguignons, mais elle fut blessée lors de l’assaut de la porte Saint-Honoré le 18 septembre 1429.

n° 284 : église Saint-Roch

Cette église, dont la première pierre fut posée par le roi Louis XIV, accompagné de sa mère Anne d’Autriche, a été construite par le bâtisseur de la Sorbonne. Malgré tout, la construction s’arrête en 1660, faute de financement, puis est reprise en 1701 par le célèbre Hardouin-Mansart.

Longue de 126 mètres, elle est fidèle au schéma médiéval.

La façade à deux étages est de 1753. Elle associe les styles baroques et le classicisme à la française. Le niveau inférieur est orné de colonnes doriques. Le niveau supérieur aligne un jeu de colonnes corinthiennes. La chapelle du Calvaire, à l’arrière de la chapelle de la Vierge, ne sera construite qu’en 1760

L’église fut totalement dépouillée pendant la Révolution française.

Y sont enterrés : Henri de Lorraine-Harcourt, Corneille, André Le Nôtre, Catherine de Rougé du Plessis-Bellière, Madame Geoffrin, Denis Diderot, Pierre Mignard, René Duguay-Trouin, Marie-Anne de Bourbon etc.

Cette église parisienne est souvent considérée comme la « paroisse des artistes ».

Le 5 octobre 1795, 300 royalistes insurgés furent massacrés par Napoléon Bonaparte sur les marches de cette église.

L’Association « Les Heures Musicales de Saint-Roch » donne régulièrement des concerts et favorise la création d’oeuvres contemporaines.

– 01 42 44 13 20 – www.saintroch.esqualite.com – Accès Métro : Pyramides

MARCHE SAINT-HONORÉ

On y accède par la rue du Marché Saint Honoré. Cette construction moderne renferme de nombreuses boutiques, et les rues aux alentours sont également très commerçantes.

 

PLACE VENDÔME

Toujours sur la droite, La magnifique place Vendôme est typique de l’urbanisme classique français. En son centre, se trouve la colonne Vendôme. Les plus grandes bijouteries parisiennes sont sur la place.

Dépourvus d’arcades au rez-de-chaussée, conformément à leur vocation d’immeubles d’habitation, les bâtiments sont couverts d’un toit brisé dont le comble est percé à l’origine d’une alternance d’œils-de-bœuf et de lucarnes (les œils-de-bœuf ont pour la plupart été remplacés par des lucarnes au XIXe siècle).

Sous la Révolution, de 1793 à 1799, elle prit le nom de place des Piques. Le 13 août 1789, sa statue équestre de Louis XIV fut brisée.

La colonne Vendôme fut élevée en 1810 à l’emplacement de la statue par les architectes Jacques Gondouin et Jean-Baptiste Lepère, à l’imitation de la colonne Trajane de Rome, qui comporte également un bas-relief hélicoïdal. Celui-ci, sculpté par Étienne Bergeret, représente la campagne de 1806.

La colonne est surmontée d’une statue de Napoléon par Antoine-Denis Chaudet, remplacée par une réplique exécutée par Auguste Dumont en 1873, lorsque la colonne, abattue par les communards, fut remise en place.

Supprimée sous la Restauration, l’effigie fut rétablie par Casimir Perier sous la monarchie de Juillet, en avril 1831.

– n° 1 : Hôtel construit en 1723 par Claude-Armand Mollet pour Pierre Perrin, secrétaire du Roi. Il a abrité l’hôtel Bristol (aujourd’hui l’hôtel de Vendôme), où descendait le roi Édouard VII du Royaume-Uni.

– n° 12 : Hôtel Baudard de Saint-James : L’hôtel a abrité l’ambassade de Russie : c’est dans une de ses modestes dépendances, au premier étage, que Frédéric Chopin est mort de la turberculose en 1849. La comtesse Manuela de Montijo et ses deux filles Pacca et Eugenia, future impératrice Eugénie, y louèrent un appartement au printemps 1851. C’est là que Napoléon III rencontra sa future femme. L’immeuble abrite aujourd’hui le joaillier Chaumet.

– n° 18 : Hôtel Duché des Tournelles : Il appartient aujourd’hui à la maison Chanel, qui l’a restauré en 1997 et y a installé sa division horlogerie-joaillerie.

– n° 19 : Hôtel d’Évreux  : C’est l’un des hôtels les plus intéressants de la place : décor du grand salon (début XVIIIe siècle), grand escalier construit entre 1747 et 1749. Il appartient aujourd’hui à l’émir du Qatar.

– n° 22 : Hôtel de Courtonne, puis de Ségur : Le joaillier Van Cleef et Arpels s’y est installé en 1906.

– n° 26 : Dans cet hôtel vécut jusqu’en 1893 la célèbre comtesse de Castiglione, dans un petit appartement tendu de noir, aux volets toujours tirés, où les miroirs étaient proscrits pour qu’elle ne puisse contempler sur son visage les outrages de la vieillesse et dont elle ne sortait qu’à la nuit tombée. Le joaillier Boucheron acquit l’ensemble de l’immeuble en 1893 et y installa son magasin.

n° 398 : Robespierre y a habité chez le menuisier jacobin Duplay. La charrette l’emmenant à la guillotine, située place de la Concorde, le 28 juillet 1794 (10 thermidor an II) marqua un temps d’arrêt devant la maison : la foule dansa des rondes de joie tandis qu’un enfant barbouillait la façade de sang de bœuf.


La Madeleine (tout simplement), est le nom des parisiens pour désigner l’église de La Madeleine. De structure néo-classique, sa construction fut étalée entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIX, en raison des troubles révolutionnaires de cette époque. Suite à la construction de la place de Louis XV (place de la Concorde), on décida de raser la précédente église de la Madeleine pour construire celle-ci, orientée et intégrée dans le nouvel ensemble monumental. La première pierre fut posée en 1763 par Louis XV en personne.

Napoléon en fit un temple à la gloire de son armée, elle faillit ensuite être une gare, puis, enfin, une église en 1845.

L’intérieur, très homogène (il fut réalisé rapidement), rappelle les édifices antiques. La grande orgue de Cavallé-Coll (1846) fait de La Madeleine un des lieux privilégiés de la musique à Paris. Camille Saint-Saëns ou Gabriel Fauré en furent titulaires.

http://www.eglise-lamadeleine.com

MAXIM’S

Au n°3 de la rue Royale, se trouve le fameux restaurant Maxim’s, créé par le garçon de café Maxime Gaillard en 1893. L’endroit deviendra célèbre à la Belle-Epoque et fut redécoré dans le style Art Nouveau. La clientèle, dès les années 30, est très sélectionnée. L’occupant allemand s’y presse dans les années 40. Le restaurant prend une dimension internationale pendant la deuxième moitié du XXe siècle. Le couturier Pierre Cradin l’a racheté en 1980, créant un musée de l’Art Nouveau dans les étages au-dessus.

http://www.maxims-de-paris.com

Rue du Faubourg Saint-Honoré

(Métros : Concorde ou Madeleine)

n° 14 : Immeuble construit à la fin du XVIIIe siècle, occupé entre 1811 et 1835 par la mairie de l’ancien Ier arrondissement. Salle des Fêtes au rez-de-chaussée.

n°s 21 et 23 : Immeubles de rapport construits en 1776 pour le fermier général Le Roy de Senneville.

n° 22 : Jeanne LANVIN a installé sa maison de couture dans cet immeuble en 1889, alors qu’elle n’avait que 22 ans (elle est décédée en 1946). Les boutiques hommes et femmes sont toujours à cet endroit où elle développa ses talents dans la mode, les parfums et la décoration. www.lanvin.com

n° 24 : La maison de couture HERMÈS est depuis 1879 dans cet immeuble du XVIIIe. Thierry Hermès , un immigré allemand, confectionnait à l’origine des équipements pour chevaux. Dès la fin du XIXe, ses sacoches de cuirs étaient fort prisées par la bourgeoisie, le groupe ayant dès lors bâti son succès sur les bagages de luxe. Il est également connu pour ses “carrés”, foulards de soie.

01 40 17 47 17 – www.hermes.com

(D’autres boutiques de haute-couture sont sur l’avenue Montaigne, de l’autre côté des Champs-Elysées.)

N° 28 : Guy Laroche

Boutique du grand couturier. www.guylaroche.com

n° 29 : Hôtel de Rohan-Montbazon, construit en 1719 par Pierre Cailleteau dit Lassurance. Dénaturé au XIXe siècle. Un salon a conservé un décor Empire.

N° 30 : Boutique du couturier Jean-Paul Gaultier

www.jeanpaulgaultier.com

n° 31 : Hôtel Pillet-Will, construit en 1887 pour le comte Frédéric Pillet-Will, Régent de la Banque de France, à la place de l’ancien hôtel Marbeuf, bâti en 1719 par Pierre Cailleteau dit Lassurance, réaménagé par Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos qui y créérent notamment une célèbre décoration polychrome dans le goût de l’Antiquité, et occupé au XIXe siècle par Joseph Bonaparte, Caroline Murat et Élisa Bachiocchi, le maréchal Suchet. En 1967, l’ambassade du Japon a détruit l’hôtel pour le remplacer par une construction moderne, ne laissant subsister que le bâtiment sur rue.

n° 33 : Hôtel Perrinet de Jars (dit aussi Hôtel de Guébriant) : Hôtel construit en 1714 par Pierre Grandhomme pour Anne Levieux, femme d’un financier. Appartint ensuite au fermier général Étienne Perrinet de Jars, qui lui a laissé son nom et le fit transformer par Jean-Michel Chevotet. Acquis en 1810 par le duc Decrès, ministre de la Marine de Napoléon Ier. Loué de 1849 à 1864 à l’ambassade de Russie. Acquis en 1856 par le baron Nathaniel de Rothschild qui le fait transformer vers 1864 : reconstruction du corps sur rue et de l’escalier, remontage de boiseries réalisées en 1762 par Étienne-Louis Boullée pour l’hôtel de Tourolle, rue Charlot. Le bâtiment sur rue a été surélevé en 1928. L’hôtel abrite aujourd’hui le Cercle de l’Union interalliée qui l’a acquis en 1920 d’Henri de Rothschild.

n° 35 : Hôtel, jumeau du n° 33, construit en 1714 par Pierre Grandhomme pour Louis Chevalier, président à mortier au Parlement de Paris, frère de la commanditaire du n° 33. Acquis en 1855 par les frères Isaac et Émile Pereire qui s’installent respectivement au premier et au rez-de-chaussée et le font remanier par leur architecte attitré, Alfred Armand : reconstruction du corps sur rue, décor peint par William Bouguereau et Charles Jalabert au rez-de-chaussée (disparu) et Alexandre Cabanel et Auguste Gendron au premier étage. L’hôtel abrite aujourd’hui les services de l’ambassade de Grande-Bretagne.

N°36 : Boutique Emmanuelle Khanh (couture)

n°38 : Yves Saint-Laurent

Boutique du célèbre couturier – www.ysl.com

n° 39 : Hôtel de Charost, construit en 1720-1722 par Antoine Mazin pour Paul-François de Béthune-Charost. En 1760, le comte de La Marck y fait réaliser un décor intérieur néoclassique par l’architecte Pierre Patte. D’importantes transformations sont effectuées pour Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, propriétaire entre 1803 et 1815, notamment la construction d’une galerie en retour sur le jardin pour présenter les tableaux de la célèbre collection Borghèse et les décors intérieurs. Acquis en 1814, avec la totalité du mobilier à l’exception des tableaux, par le Royaume-Uni pour y installer son ambassade : l’ambassadeur Lord Granville fait construire une aile symétrique pour servir de salle de bal et relie les deux ailes par une galerie vitrée construite par Louis Visconti en 1825 (l’un des premiers exemples des jardins d’hiver qui se multiplieront sous le Second Empire) ; la chambre d’apparat est transformée en salle du Trône à l’occasion de la visite en France de la reine Victoria. Abrite aujourd’hui la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne.

n° 41 : Hôtel de Pontalba, construit entre 1842 et 1855 par Louis Visconti pour la baronne Michaela de Pontalba sur l’emplacement de l’ancien hôtel d’Aguesseau, qu’elle avait acheté en 1836. Acquis en 1876 par le baron Edmond de Rothschild qui l’a fait presque entièrement reconstruire par son architecte Félix Langlais, qui n’a laissé intacts que le hall et le portail d’entrée, mais a respecté le plan en H de l’édifice. Acquis en 1948 par les États-Unis pour y loger des bureaux de son ambassade. Restauré entre 1966 et 1971. Abrite aujourd’hui la résidence de l’ambassadeur des États-Unis.

N°46 : Boutique Christian Dior

On peut en voir d’autres rue Royale et place Vendôme, à côté. Mais aussi avenue Montaigne.

www.dior.com – Tel: 33 (0)1 44 51 55 51

Palais de l’Elysée (n°55)

Le siège de la présidence de la République Française, là où loge l’actuel président, fut construit en 1718 pour le comte d’Evreux. Acquis par la marquise de Pompadour, il deviendra ensuite un bal public sous la Révolution ! Napoléon signera ici sa deuxième abdication en 1815, et Napoléon III y résidera un moment. Il est le siège de la présidence depuis 1875. Le conseil des ministres s’y tient chaque mercredi matin. Il ne se visite pas.

n°62 – Gianni Versace

Boutique du célèbre couturier italien assassiné en 1997. La maison de couture est dirigée par sa soeur, Donatella.

Tel: 33 (0)1 47 42 88 02 – http://www.versace.fr/flash.html

n° 75 : Petit hôtel de la fin du XVIIIe siècle en fond de cour.

n° 85 : Hôtel de La Vaupalière, construit par Louis-Marie Colignon en 1768 sur un terrain lui appartenant et aussitôt loué au marquis de La Vaupalière. La façade sur jardin (visible depuis le 25 avenue Matignon) est caractéristique du style Louis XVI. L’hôtel a été occupé sous la Restauration par le comte Roederer, puis par le comte Molé qui fit remanier la façade sur cour. Il abrite aujourd’hui le siège de la société Axa qui y a fait installer des pastiches de décors anciens d’une grande somptuosité.

n° 93 : 93, Faubourg Saint-Honoré est le titre d’une émission de télévision présentée depuis 2003 par Thierry Ardisson depuis son domicile parisien, diffusée sur la chaîne Paris Première. Sous l’objectif des caméras, l’animateur reçoit à dîner artistes, hommes politiques et tous ceux qui font l’actualité.

n° 96 : Hôtel de Beauvau, construit en 1768 par Nicolas Le Camus de Mézières pour le prince Charles Juste de Beauvau-Craon. Confisqué sous la Révolution française, il passe entre diverses mains dont, en dernier lieu, celles de la comtesse Dupont de l’Étang, veuve du général Pierre Dupont de l’Étang. Lorsque celle-ci meurt en 1855, ses héritiers vendent l’hôtel au financier Ernest André qui le fait profondément transformer par Jean-Baptiste Pigny. L’hôtel est acquis en 1859 par l’État qui poursuit les travaux et y installe le ministère de l’Algérie et des Colonies puis, en 1860, le ministère de l’Intérieur.

n°105 : La Cantine : restaurant chic +33 1 42 56 22 22 – www.lacantine.com

n° 118 : Hôtel de la fin du XVIIIe siècle.

n° 120 : Hôtel de Chastenaye, fin du XVIIIe siècle. A longtemps abrité la célèbre maison de couture Worth.

n° 134 : Hôtel de style Empire construit pour le mathématicien Joseph-Louis Lagrange et acquis en 1846 par la famille du banquier Alexandre Aguado.

n° 135 : Hôtel de Fels, construit pour le comte Edmond de Fels, diplomate et historien, et sa femme, née Jeanne Lebaudy, très riche héritière des Sucres Lebaudy. Abrite aujourd’hui la résidence de l’ambassadeur du Canada.

n° 137 : Hôtel Schneider. Abrite la société de production du cinéaste Luc Besson, EuropaCorp qui sous-loue le rez-de-chaussée au restaurant Apicius (chef de cuisine : Jean-Pierre Vigato).

n° 154 : Église Saint-Philippe-du-Roule fut construite de 1772 à 1784 par l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin. Il ne s’agit pas du premier édifice religieux en France à renouer avec les dispositions des anciennes basiliques paléochrétiennes. Mais c’est un des plus remarquables, et ce fut l’un des plus imités.

La construction de l’édifice ne commença qu’en 1772. La première pierre fut posée en 1774 par le comte de Provence. Les travaux furent achevés en 1784.

Au XIXe siècle, l’édifice est remanié et en partie dénaturé par Étienne-Hippolyte Godde en 1846, puis par Victor Baltard en 1853.

La façade, très simple, comprend un péristyle à quatre colonnes doriques surmonté d’un fronton triangulaire encadré par deux portes rectangulaires, selon une composition qui fut ensuite imitée par ailleurs.

Deux tours devaient s’élever de chaque côté de la nef au-dessus du faux transept mais elles ne furent jamais construites.

Le vaisseau central est couvert d’une voûte en berceau portée par des colonnes ioniques. Contrairement à ce qui était prévu à l’origine, cette voûte n’est pas réalisée en pierre mais en charpente et en toiles peintes marouflées simulant des caissons de pierre.

En définitive, aujourd’hui, seule la partie antérieure (depuis les deux chapelles latérales) est de Chalgrin, toute la partie postérieure remontant aux transformations de Godde et de Baltard.

01.53.53.00.40

n°s 183-189 : Série de petits immeubles du XVIIIe siècle rappelant l’ancien village du Roule.

n° 208 : Hospice et maison d’éducation construits en 1784 par Nicolas-Claude Girardin pour le financier Nicolas Beaujon. Dirigée par les sœurs de la Charité, il s’agissait à l’origine d’une institution destinée à recevoir 24 orphelins pauvres de la paroisse, mais dès 1795, elle accueille des malades et devient au début du XIXe siècle un hôpital dépendant de l’Assistance publique. L’hôpital est désaffecté en 1935 et transformé en commissariat de police. Aujourd’hui, le bâtiment abrite également diverses activités culturelles de la mairie du 8e arrondissement. D’un néoclassicisme austère, l’ensemble comprenait à l’origine quatre corps de bâtiments à trois niveaux autour d’une cour à laquelle on accédait par un portique voûté fermé par une grille.

n° 252 : Salle Pleyel.

 

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