Visiter Paris 7e Arrondissement : Musée d’Orsay, Invalides… – Guide de voyage

Pour le 7e arrondissement de Paris, nous consacrons des pages spéciales à la Tour Eiffel et au Musée Rodin   . Le 7e fait partie des arrondissements chics et calmes de Paris.

Musée d’Orsay

Les collections du Musée d’Orsay présentent principalement la peinture et la sculpture occidentale de 1848 à 1914 globalement par des artistes nés à partir de 1820. On peut y voir des tableaux majeurs de Van Gogh, Monet, Degas, Maurice Denis, Odilon Redon, etc. Le Musée présente également des expositions temporaires. Il est l’un des musées les plus importants après le Louvre

Aménagé dans l’ancienne gare d’Orsay (1898), bâtiment magnifique, le Musée d’Orsay fut inauguré en 1986.

Musée d’Orsay – 62, rue de Lille – RER : Musée d’Orsay – Métro : Solferino – 01 40 49 48 14 – www.musee-orsay.fr

Musée des Arts Premiers

Le musée du quai Branly est un musée des arts et cultures non occidentales.

Il réunit les anciennes collections d’ethnologie du musée de l’Homme et celles du musée national des arts d’Afrique et d’Océanie. 300 000 objets ont ainsi été transférés du musée de l’Homme ; 3500 sont exposés sur le plateau des collections permanentes. Vaste espace sans cloisons, les œuvres sont réparties en grandes « zones » continentales : l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et les Amériques. Les objets sont accessibles au plus grand nombre grâce une organisation soutenue par différents niveaux d’information : cartes, textes ou multimédias incluant photographies, films et musiques.

En complément du plateau des collections permanentes, dix expositions temporaires par an, réparties entre les galeries suspendues et la Galerie jardin, espace des grandes expositions internationales, permettent de présenter des thématiques de fond tout en donnant à voir la richesse des collections.

37, quai Branly – 75007 – 01 56 61 70 00 – www.quaibranly.fr

musée des égouts

Les égouts de Paris ne sont plus le cloaque dans lequel se perdait Jean Valjean en 1832. C’est depuis Haussmann un réseau bien entretenu qui double chaque rue parisienne d’une galerie souterraine. Il compte 2 300 kilomètres de galeries.

Une section du réseau des égouts est ouverte au public au pont de l’Alma. Ce « musée des égouts » accueille près de 90 000 visiteurs par an. Le parcours donne des informations sur l’histoire et le fonctionnement du réseau des égouts parisiens. De nombreuses maquettes ou engins réels utilisés hier comme aujourd’hui sont exposés tout au long des salles aménagées et des couloirs du circuit de visite.

Les premiers égouts parisiens ont été creusés par les Romains sous l’actuel boulevard Saint-Michel.

Pont de l’Alma, rive gauche, Face au 93 quai d’Orsay – 75007 Tél. : 01 53 68 27 81

Site Internet 

Les Invalides

Son dôme majestueux est un des points de repères du ciel parisien.

Le roi Louis XIV souhaitait comme ses prédécesseurs Henri III et Henri IV, assurer aide et assistance aux soldats invalides de ses armées.

Une organisation en cinq cours est élaborée, centrée sur la plus grande : la cour royale. Les travaux sont menés entre mars 1671 et février 1677. La face arrière de la grande cour est cependant détruite moins d’un an après son achèvement, pour laisser place aux fondations du grand dôme.

La construction de l’édifice religieux dure près de 30 ans et n’est achevée que le 28 août 1706, date de la remise des clés par l’architecte au roi soleil. Le bâtiment est, en fait, double, même s’il existe une continuité architecturale : la nef constitue l’église des soldats, le chœur, sous la coupole, étant qualifié d’église du dôme. Cette distinction est concrétisée par la mise en place, en 1873, d’une grande verrière, séparant les deux parties.

L’hôtel des Invalides comprend alors, outre l’église, une manufacture (confection d’uniforme et imprimerie), un hospice (« maison de retraite ») et un hôpital militaire. Les ateliers initiaux sont rapidement abandonnés pour faire des chambrées supplémentaires.

Le 15 juillet 1804 eut lieu en la chapelle des Invalides la toute première remise de Légion d’honneur par Napoléon aux officiers méritants au cours d’une fastueuse cérémonie officielle. On peut voir cette scène sur la peinture un peu plus bas.

L’hôtel des Invalides accueille encore aujourd’hui une centaine de retraités et invalides des armées françaises. L’administration chargée de cette mission est l’Institut national des invalides.

L’alignement de canons sur l’esplanade est hautement symbolique. Ces canons sont en effet pointés vers le palais de l’Élysée pour rappeller à son locataire qu’en France c’est le Peuple qui est souverain et qu’il peux à tout moment reprendre les armes.

La cathédrale Saint-Louis-des-Invalides

La chapelle des Invalides, conçue pour accueillir les pensionnaires de l’hôpital des Invalides, a été élevée au rang de cathédrale. C’est le siège de l’évêque catholique aux Armées.

Le plan général de l’édifice, par Jules Hardouin-Mansart est simple : une croix grecque inscrite dans un plan carré. Chacune des façades est composée de deux ordres superposés, soulignés par un porche surmonté d’un fronton triangulaire. Le dôme est posé sur un haut tambour dont le second étage est orné de hautes fenêtres.

La coupole est recouverte de riches motifs dorés de trophées, et est surmontée d’un obélisque effilé terminé d’une croix.

On peut y voir, accrochés sous la voûte selon une tradition ancienne, les drapeaux et bannières pris à l’ennemi.

Le panthéon des Invalides

Plusieurs hommes de guerre français reposent aux Invalides, dont pour les périodes monarchique et révolutionnaire : le maréchal de Turenne, le cœur du maréchal de Vauban, le cœur de La Tour d’Auvergne, le général Marceau, Rouget de Lisle (auteur de La Marseillaise).

Napoléon Bonaparte y fut inhumé le 15 décembre 1840, ses cendres de Napoléon sont placées dans un monumental sarcophage, lui-même placé dans une crypte pratiquée au centre de la chapelle Saint-Louis.

Son fils François Bonaparte (également appelé Napoléon II, « l’Aiglon » ou le duc de Reichstadt) y fut inhumé en 1940. Joseph et Jérôme Bonaparte, frères de l’empereur, sont enterrés dans deux alcôves latérales.

Plusieurs commandants en chef des Première et Seconde Guerre mondiale sont enterrés aux Invalides:

les maréchaux de France Foch, Lyautey, Leclerc de Hauteclocque, de Lattre de Tassigny, Juin, mais aussi les généraux Nivelle et Mangin.

Le musée de l’Armée

L’hôtel se dote très tôt d’une fonction muséographique : musée d’artillerie en 1872 et musée historique des armées en 1896, réunis en musée de l’armée en 1905.

Pour conserver la trace des traditions de l’armée, ses trophées et les objets de la vie quotidienne des soldats, un Musée historique de l’Armée est créé en 1896. Il fusionne avec celui de l’artillerie en 1905 et ils forment l’actuel Musée de l’armée.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle les Invalides cachèrent un réseau de résistance en 1942, le musée s’est agrandi du musée de l’Ordre de la Libération et du musée d’histoire contemporaine.

Musée de l’Armée  – Hôtel national des Invalides – 129 rue de Grenelle, 75007 PARIS – Standard : 01 44 42 38 77 – Métros : Invalides, Varenne, Latour-Maubourg

www.invalides.org

L’Assemblée Nationale

Le Palais-Bourbon hôte de l’Assemblée, est juste de l’autre côté du Pont de la Concorde. C’est ici que les députés votent les lois françaises.

Le Palais fut construit par la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV, en 1722. Il fut ensuite acheté par Louis XV dans le cadre de l’aménagement de la place de la Concorde. L’Hôtel de Lassay, contigu, y fut ajouté. La Révolution en fit un bâtiment public, et Napoléon rajouta la monumentale façade (côté Concorde) avec les colonnes. En prenant la rue Aristide Briand on arrive à la place du Palais-Bourbon et à ses bâtiments du 18e siècle.

On peut y visiter la salle des séances, l’extraordinaire bibliothèque dont le plafond fut décoré par Delacroix qui y retraça l’histoire des civilisations ou encore la salle des Pas-Perdus.

salle des pas-perdus.

Le musée de l’Assemblée Nationale abrite une bibliothèque extraordinaire où l’on peut trouver les minutes du procès de Jeanne d’Arc, des manuscrits de Jean-Jacques Rousseau, la collection des bustes de parlementaires en terre-cuite d’Honoré Daumier (les « célébrités du juste-milieu »), le Codex Borbonicus (mexicain)…

Mais pour visiter le Palais-Bourbon ou assister à une séance publique de l’Assemblée, il faut demander à son député une invitation. Ceci dit, les visites ont lieu uniquement les jours sans séances. Autant demander deux invitations tout de suite !

Voir le site internet de l’Assemblée et la liste des députés

Métro : Concorde ou Assemblée Nationale.

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