Visiter Lisieux (Ville, Cathédrale, Basilique Sainte Thérèse, Carmel…) – Guide de Voyage

LISIEUX

(au sud de Deauville)

La capitale du Pays d’Auge est surtout connue pour être la deuxième ville de pèlerinage en France (après Lourdes). On y vient pour prier sur la tombe de la carmélite Thérèse Martin, la célèbre sainte Thérèse de Lisieux.

Histoire de Lisieux

– Mais c’est un autre religieux qui se rendit tristement célèbre à Lisieux, son évêque Pierre Cauchon (1371 -1442). Originaire de Reims, et donc dans le camp Bourguignon, et, partant, celui des Anglais, Cauchon sera chargé par ces derniers de ridiculiser Jeanne d’Arc durant son procès afin de lui ôter toute crédibilité. Il aura un rôle déterminant dans sa condamnation, et son exécution le 30 mai 1431. Ne pouvant ensuite retourner à son évêché de Beauvais, pris par les Français, il se fait nommer évêque de Lisieux, alors place Anglaise. Il fut enterré dans la cathédrale de Lisieux, mais plusieurs autres cercueils fuirent ensuite accumulés au-dessus du sien (on ne se souciait guère de la mémoire de ce triste personnage). En 1931, son cercueil fut redécouvert et il contenait toujours les ossements et l’anneau pastoral de

Cauchon. Il s’y trouve toujours. Le dessin à droite représente sa pierre tombale telle qu’elle était au 15e siècle. Elle a été, évidemment, retirée (et probablement détruite) depuis.

– En 1907, le premier hélicoptère décolla de Lisieux.

– En 1937, le futur pape Pie XII visita la ville de Thérèse.

– Les 6 et 7 juin 1944, les bombardements alliés firent 800 victimes et détruisirent la ville aux 2/3. Il faudra attendre le 23 août pour qu’elle soit livérée.

– En Juin 1980, visite du pape Jean-Paul II.

L’histoire de sainte Thérèse

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux est née à  Alençon le 2 janvier 1873.

Son père, Louis Martin, est horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin, dentellière du point d’Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, font partie de la bourgeoisie aisée d’Alençon. La famille s’installe à Lisieux alors qu’elle n’a que 4 ans. Après l’entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tombe gravement malade. Elle passe près de la mort mais est sauvée par l’apparition de la Vierge qui vient lui sourire.

À l’âge de quinze ans, elle devient enfin carmélite, après avoir vainement essayé plus tôt d’obtenir une dérogation de Léon XIII qu’elle avait sollicitée directement lors d’un voyage familial à Rome.

Six ans plus tard, en 1896, elle est atteinte de la tuberculose. A la même époque, elle souffre de déréliction (nuit de la foi) qu’elle traversa «en se jetant dans l’Amour».

Elle meurt de la tuberculose à Lisieux le 30 septembre 1897 à 24 ans, laissant une autobiographie, L’Histoire d’une âme, que sa supérieure « mère Agnès » lui avait demandé de rédiger. Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous.

À sa mort, elle est quasi inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d’une petite trentaine de personnes. Très vite pourtant, sa tombe devient un lieu de pèlerinage.

Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprime d’abord sa surprise. Néanmoins, elle est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l’appelle l’étoile de son pontificat. Son importance s’accroît si rapidement qu’il faut trouver une solution à l’accueil des pèlerins : on édifie à cet effet l’immense basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à partir de 1929.

Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII.

Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, est proclamée docteur de l’Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, il explique : «Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais

nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église».

Les parents de sainte Thérèse ont été déclarés « vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994. D’ailleurs, Thérèse disait d’eux qu’elle avait eu des parents «plus dignes du Ciel que de la terre».

La Maison de Sainte-Thérèse

A l’entrée du centre Lisieux quand on arrive de la côte, la maison des Buissonnets dans le Chemin du Paradis, se visite, ainsi que les jardins où l’on peut voir la statue de Thérèse demandant l’autorisation à son père d’entre au carmel (reproduite ci-dessus). Thérèse passa 11 ans de sa vie dans cette maison.

La Basilique Sainte-Thérèse

Terminée le 11 juillet 1937, la basilique a des dimensions impressionnantes : d’une superficie de 4500m2, elle est haure de 90 mètres, longue de 54m, et coiffée d’un dôme de 28m de diamètre !

3000 pèlerins peuvent y prendre place en même temps, sans qu’aucune colonne ne vienne troubler la vision.

La décoration en mosaïque de l’intérieur est très spécials. Chacun se fait son idée.

La crypte , en marbre et mosaïques rappelant la vie de Thérèse, est pour sa part assez belle.

Avec son campanile extérieur, la basilique de Lisieux possède un carillon de grande qualité qui joue toutes les demi-heures. On peut également y visiter un musée dédié… à la Sainte !

Le Carmel

C’est dans l’ambiance missionnaire de ce couvent que Thérèse vécut. D’ailleurs, si elle n’était pas tombée malade, elle serai certainement partie en mission au Tonkin. La chapelle dans laquelle de nombreux pèlerins viennent joindre leurs prières à celles des Carmélites, est celle que fréquentait Thérèse. On y a bien sûr ajouté la chapelle de la Châsse, dans laquelle on peut voir un gisant de la sainte, qui contient certains de ses ossements. La plupart des autres étant dans le reliquaire sous le gisant.

Dans la cour, à gauche quand on regarde la chapelle, la Salle des Reliques contient bon nombre d’objets ayant appartenu à sainte Thérèse.

Tous renseignements sur les horaires d’ouvertures… de ces lieux :

http://therese-de-lisieux.cef.fr

Pour les Week-ends-, retraîtes… contacter le Centre Spirituel Sainte-Thérèse de Lisieux – 23, rue du Carmel – 14100 Lisieux – Tél : 02 31 48 55 10.

La Cathédrale Saint-Pierre

Mais la vie religieuse existait à Lisieux bien avant l’arrivée de Thérèse, en témoigne la belle cathédrale, a peu près seul monument du centre-ville rescapé des bombardements de 1944. Elle daterait de la fin du XIIe siècle, et est ainsi le premier édifice gothique de Normandie. Longue de 110 mètres, elle succédait à 2 ou 3 autres cathédrales sur le même site. Les 12 chapelles des bas-côtés sont du XIVe. La chapelle de la Vierge, de style flamboyant, fut érigée par l’évêque Pierre Cauchon, qui est, comme on l’a vu, enterré ici.

La cathédrale est dominée par 3 tours, dont celle du nord qui date du XIIIe.

Sainte Thérèse, qui n’a évidement pas connu la basilique Sainte-Thérèse, assistait à la messe dans cette cathédrale avec sa famille.

De très belles vues panoramiques à 360° de la cathédrale sur ces pages internet : ici, ici, ici et ici !

 

Saint-Germain de Livet

A seulement 4 kilomètres au sud de Lisieux, dans une charmante campagne, vous pourrez voir un très beau château datant de 1584 à l’élégance unique avec ses briquette vertes ! Devenu propriété de la ville de Lisieux, il se visite la plupart du temps. Tél : 02 31 31 00 03.

De l’autre côté de la route, jouxtant l’église du XIX, vous pourrez voir le charmant cimetière du village et le Jardin de l’abbé Marie, prêtre qui remis en état le lieu, dévasté pendant la Révolution.

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