Visiter la Suisse Normande – Le guide Complet

La Suisse Normande est à cheval sur les départements du Calvados et de l’Orne.

Son nom provient du relief accidenté et verdoyant, avec des gorges sinueuses sculptées par l’Orne et ses mystérieux petits affluents entre Putanges-Pont-Écrepin et Thury-Harcourt. Les berges du fleuve offrent un relief escarpé et un espace forestier important, de nombreuses activités touristiques de plein air s’y sont développées : canoë, équitation, escalade, deltaplane, kayak, parapente, VTT.

Sur les collines, les champs, de taille modeste et pentus, sont très souvent bordés d’épaisses haies ou de murets en granit avec une végétation dense. Depuis les hauteurs, on a de superbes points de vues. Le Mont Pinçon, qui culmine à 345 m d’altitude, est le point le plus élevé de la Suisse normande. Les églises, maisons et corps de ferme y ont un style plus proche de ce que l’on trouve dans la Manche et en Bretagne (murs en granit ou schiste avec une toiture en ardoise ou schiste) que des colombages du pays d’Auge.

Les principales villes sont Athis-de-l’Orne, Condé-sur-Noireau, Flers-de-l’Orne, Putanges-Pont-Écrepin, Pont-d’Ouilly, Clécy et Thury-Harcourt, mais nous vous conseillons d’établir vos bases dans l’une des trois dernières.

A voir :

– La Roche d’Oëtre, falaise de grès de 118 mètres sur la Rouvre, est l’un des hauts lieux touristiques, dont la particularité est d’évoquer un visage vu de profil.

– Le barrage hydro-électrique de Rabodanges, et son lac aménagé pour la pêche, le motonautisme et le ski nautique.

  1. Les fosses d’enfer, musée à Saint-Rémy autour des anciennes mines de fer.

  2.  La ville de Pont d’Ouilly et sa guinguette en bord de l’Orne tous les dimanches. Sur le fleuve, y est aménagé un espace pour la pratique du kayak-polo (l’équipe de kayak-polo de Pont-d’Ouilly est l’une des meilleures de France).

  3.  La ville de Clécy et ses guinguettes au bord de l’Orne, ses pédalos, sa falaise aménagée pour la varrape et son tremplin pour deltaplane et parapente.

  4.  L’Eglise Saint Aubin d’Acqueville. Elle date du 11e et 13e siècle. Elle est remarquable pour son clocher porche (fin 11e siècle), sa nef (fin 12e siècle), son choeur (13e siècle) qui présente un décor roman, et son retable du maître autel de 17e siècle.

– Le beau château de Pontécoulant, tout d’abord (photo ci-dessus), qui est un bâtiment du XVIIIe près de Condé-sur-Noiraud avec vue sur la Durance. Il fait musée, géré par le conseil général, et propose de découvrir, outre ses beaux jardins, la vie aristocratique au travers des XVIIIe et XIXe siècles, avec des décors d’époque. (02 31 69 62 54) Page Internet

– Les ruines du château de Thury-Harcourt, (photo ci-contre) rasé durant la Deuxième guerre mondiale, mais entouré de beaux jardins.

– Putanges

Ce joli village est situé à côté du lac de Rabodanges et des parties les plus sauvages de la vallée de l’Orne (gorges de Saint-Aubert….). Promenades en bateau et ski nautique sont pratiqués sur le lac.
Renseignements:

Office de Tourisme du Val d’Orne  – Place de l’Hôtel de Ville  – 02 33 35 86 57

– Bazoches-au-Houlme

Beau village orné d’une église romane de toute beauté, ainsi que d’une curieuse tour de guet du XVème siècle.

– La Forêt-Auvray

Encore un beau petit village, situé à proximité des plus belles promenades de la vallée de l’Orne. Il a de très belles halles et un bon restaurant.

– Le vélorail de Pont ErambourgInstallés sur une voie de chemin de fer désaffectée, ces petits engins à pédale permettent d’explorer tranquillement la ravissante vallée du Noireau, loin de la circulation.
Gare de Pont Erambourg, 61790 Saint Pierre du Regard
(02 31 69 39 30)

www.rails-suissenormande.fr/

– Page internet sur les circuits de VTT en Suisse Normande.

 

Restaurants de grande qualité : 

– L’Auberge Saint-Christophe à Pont d’Ouilly – 02 31 69 81 23

– Au Bouquet des Saveurs

4 rue Dumont-d’Urville

T : 02 31 66 99 00

14110 Condé-sur-Noireau

– Relais de la Poste

7 rte de Caen à Thury Harcourt – T : 02 31 79 72 12 – www.hotel-relaisdelaposte.com

Restaurants bon marché : 

– Le restaurant-café-tabac-épicerie Les Amis, à la Forêt-Auvray, pour son ambiance sympathique autour de la grande cheminée.   02 33 66 23 30

– Restaurant-café La Gavotine, à Saint Omer, en haut des falaises de Clécy. Gaufres et glaces pour les randonneurs, et bonnes salades au menu. 02 31 69 77 83

– Bon copieux et pas cher : Restaurant de la Place à Pont d’Ouilly – 02 31 69 40 96

– Idem pour l’Auberge du Roc au Mesnil-Villement – 02 31 69 27 92

– Le Poisson Vivant, à Saint-Pierre-du-Regard (au Pont Erambourg) sert une bonne cuisine normande.

02 31 69  01 58

– Plat local : les tripes, évidemment

FALAISE

Capitale du duché de Normandie sous le règne de Robert le Magnifique, c’est dans cette ville que naquit Guillaume le Conquérant, vers 1028, dit le bâtard au début de sa vie, sa mère, Arlette étant une fille de tanneur. La légende veut que le duc Robert l’aperçoive depuis son château en train de faire la lessive dans ce qui deviendra un monument Falaisien, la fontaine d’Arlette.

La ville est prise par Henri IV au début de 15901.

La Poche de Falaise fut la dernière opération de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s’est déroulée du 12 août au 21 août 1944. Victoire stratégique importante (elle a permit aux Alliés de sortir de Normandie), elle fut néanmoins une opération contrastée, car la plupart des soldats allemands encerclés ont pu s’échapper.

Cette histoire est relatée dans le Musée de la Poche de Falaise, chemin des Roches à Falaise. Il présente des mannequins en situation avec véhicules et matériel. Maquette de l’entrée des Canadiens dans Falaise d’après des photos d’archives…

www.normandie-museeaout44.com – Tél. : 02.31.90.37.19

Le château de Guillaume-le-Conquérant : il a connu trois grandes phases de constructions différentes, il en résulte trois donjons :

– Le premier est un donjon-palais de plan quadrangulaire typique de l’architecture anglo-normande (cf. Tour de Londres). Il est composé d’une pièce de vie publique (aula), d’une pièce de vie privée (camera), d’une chapelle (capella) et de salles basses où se trouvent la cuisine et les stocks de vivres. Il fut érigé par Henri Ier Beauclerc, quatrième fils de Guillaume le Conquérant au xiie siècle, c’est le grand donjon.

– Le second donjon est édifié sous Henri II Plantagenêt. Il est également quadrangulaire, ses dimensions sont plus modestes, il

agrandit l’espace habitable : c’est le petit donjon.

– Enfin, le troisième donjon est bâti au début du xiiie siècle par Philippe-II-Auguste, roi de France suite à la conquête du duché de Normandie par son armée. Une tour de plan circulaire, à vocation uniquement défensive, est construite selon les prescriptions des ingénieurs militaires du roi de France, c’est la tour « Talbot ».

Abandonné au XVIIe siècle, le château est finalement classé Monument Historique en 1840. Une campagne de restauration sauve les donjons de la ruine. Ils sont peu touchés par les bombardements alliés lors des combats de la Poche de Falaise.

Entre 1987 et 1997, les donjons ont fait l’objet d’une restauration controversée en acier et béton armé de la part de l’architecte en chef des Monuments Historiques du Calvados. Il a réalisé une version moderne de l’avant-corps du grand donjon dont les fondations étaient connues.

02 31 41 61 44

www.chateau-guillaume-leconqurant.fr

Les Faubourgs :

– En montant l’avenue Clémenceau vous découvrez sur la gauche le Château de la Fresnaye (17ème siècle) entouré d’un grand parc ombragé où vous pourrez suivre un «parcours santé» ou vous promener en famille. Il sert de lieu pour les expositions temporaires toute l’année et son pressoir  se loue pour des fêtes et réunions.

– Sur la place de la Reine Mathilde l’église Notre-Dame de Guibray construite sur les fondations d’un petit temple gallo-romain est l’un des principaux édifices romans de Normandie. A l’intérieur un magnifique maître-hôtel et l’orgue de Parizot (1745-46). De nombreux concerts d’orgue sont organisés en été.

– Musée André Lemaître (1909 – 1995) peintre né à Falaise. Il a peint quelques 4000 toiles dont une grande quantité de paysages normands de son environnement, de Falaise à Honfleur. Il demeure un peintre de la grande tradition française s’inspirant de la nature.

La ville de Falaise lui rend hommage, un musée lui est consacré, doté de 90 œuvres, reflet de sa vie et de son art dans toute sa diversité. Son œuvre se caractérise par une belle unité dans laquelle se distinguent, cependant, quatre grandes périodes à découvrir au musée de Falaise.

Boulevard de la Libération – 14700 Falaise

Tél. : 02 31 90 02 43

– Automates Avenue

« Le Musée des Acteurs Mécaniques »

A Paris de 1920 à 1950, décembre est le mois où devant les grands magasins parisiens, il devient impossible de circuler…

Une collection unique de 300 automates retrouvent leurs gestes et mimiques d’autrefois dans les rues de Paris reconstituées.

Voyagez à travers le temps et l’espace pour revivre la féerie d’une autre époque avec des caricatures d’artistes comme Eiffel, Dubout et Peynet qui reprennent vie.

www.automates-avenue.fr

Boulevard de la libération – 14700 Falaise

Tel: 02.31.90.02.43

– Office de Tourisme : www.otsifalaise.com – Tél : +33 (0)2 31 90 17 26

Département de l’Orne

Bagnoles de l’Orne

L’origine romaine du nom de la ville, Balneum ou Balnoleum, assure bien qu’il s’agit d’une ville de cure depuis fort longtemps.

Mais selon la légende locale, les origines de l’activité thermale dateraient du moyen-âge. Cette dernière raconte que le seigneur Hugues de Tessé sentant qu’il atteignait la fin de sa vie décida d’abandonner son cheval « Rapide » dans la forêt d’Andaine. Il fut stupéfié quand l’animal revint quelques heures plus tard, fort et totalement revitalisé. Sans aucun ressentiment, « Rapide » emmena son maître vers les eaux de Bagnoles où après avoir bu il fut aussi rajeuni. La station thermale était née.

Selon un autre conte, un très vieux moine franciscain qui lui aussi avait pris les eaux de Bagnoles retrouva une étonnante nouvelle vigueur et sauta entre les plus hautes roches situées au-dessus de la ville. Ces roches s’appellent toujours « Le Saut du Capucin ». Une autre facette de cet endroit fascinant sont les légendes arthuriennes, puisque Bagnoles et ses environs sont censés être le pays de Lancelot du Lac. Le calendrier des événements culturels du village inclut une visite des sites arthuriens les plus célèbres.

En fait, c’est surtout depuis le XIXe siècle que cette commune est réputée pour ses établissements thermaux, jadis uniquement médicaux mais désormais aussi tournés vers la thalassothérapie (13 000 curistes par an pour environ trois semaines). Son eau de source tiède, qui jaillit à raison de 48m3 par heure, est indiquée pour les affections en phlébologie, rhumatologie et gynécologie.

La Belle Epoque

Le quartier « Belle Époque » de Bagnoles-de-l’Orne constitue un exemple plutôt bien préservé de ce que pouvait être un lotissement résidentiel de la bourgeoisie française du début du XXe siècle. Construit entre 1886 et 1914 et situé dans la partie méridionale de la ville, il est composé de superbes villas richement ornementées. L’opulence architecturale de constructions telles que les villas « Printania », « Simone » et « Le Castel » donne une bonne idée du goût éclectique et raffiné de cette époque.

Il est clair que si le modèle local semble avoir été inspiré par le courant néo-régionaliste normand, mais il existe bien un style architectural « Bagnolais » à nul autre semblable.

Le Style Art-Déco

Après la brutale coupure provoquée par la première guerre mondiale, le développement de Bagnoles-de-l’Orne comme destination touristique continua. Pendant cette deuxième période de grande affluence, qui correspond à ce qui est connu en France comme les « années folles », le succès de la station devint international.

À cette époque, les saisons thermales étaient rythmées par les concerts de musique classique, les courses de chevaux à l’hippodrome, les tournois de golf et les nombreuses autres activités de loisirs destinées à une clientèle sophistiquée et exigeante. La demande était telle qu’un deuxième casino fut finalement construit !

Comme il était essentiel qu’une ville thermale soit toujours à la dernière mode, les bâtiments érigés pendant cette période furent fortement influencés par le style « Art Déco »

Les exemples les plus intéressants de ce type d’architecture sont le « Casino du Lac » construit par l’architecte Auguste Bluysen et l’église Saint-Jean-Baptiste (1934-1935), qui est aujourd’hui inscrite au patrimoine français du XXe siècle. Ces deux bâtiments réussirent le pari de s’intégrer parfaitement dans la verdure du paysage environnant tout en ajoutant une touche de décoration moderne basée sur l’utilisation de formes géométriques et de tons blancs.

www.bagnoles-de-lorne.com

www.thermes-bagnoles.com

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