Visiter la forêt de Brocéliande et la Bretagne Romantique : Rennes – Fougères – Vitré – Combourg…

Forêt de Brocéliande
Coeur de la Bretagne, la Forêt de Brocéliande (ou Forêt de Paimpont), s’étendait autrefois sur la majeure partie du centre de la Bretagne. Mais l’actuelle Brocéliande, plus petite, bien que toujours la plus grande forêt de Bretagne, regroupe encore les lieux marqués par les légendes du roi Arthur, de ses chevaliers de la Table Ronde et de Merlin l’enchanteur. On la retrouve parfois dans ces livres sous le nom de Brécélien ou Brekelien, mais il s’agit bien de la même. Cet endroit est donc idéal pour les amoureux de la nature, des randonnées, ou de la culture celte.

Tout a commencé il y a presque 2000 ans … Le Graal est la coupe qui servit à Jésus lors de la Cène, et dans laquelle Joseph d’Arimathie, chef militaire de Ponce Pilate, a recueilli le sang du Christ. Il aurait ensuite ramené cette coupe de Judée en Grande-Bretagne (alors appelée île de Bretagne).

Transmise de père en fils, la coupe fut malheureusement perdue par Alain le Gros dit le roi Pêcheur.

 

L’enchanteur Merlin conseilla alors au roi Arthur (qui vécu au VIIe siècle après J.C.) de la retrouver. Une table ronde fut construite et 50 chevaliers, formant l’élite du royaume Breton, eurent mission de partir à la recherche du précieux calice : ce fut la « Queste du Graal ».

Elevé par la fée Viviane au château de Comper, lancelot du Lac partit à sa recherche, mais en route, il tomba amoureux de Guenièvre, la femme du roi Arthur. C’est Galahad (Galaad) fils de Lancelot et d’Elaine, qui poursuivit la Queste, et qui emporta le Graal à Sarras sur la nef de Salomon, accompagné de Bohort et de Perceval.

Mais Arthur ne vit jamais le Graal. Il fut tué à la bataille de Camlann, et Merlin accompagna sa dépouille jusqu’à l’île d’Avalon, gardé par la fée Morgane (demi-soeur

 

d’Arthur). C’est de cette île, « paradis » des Celtes, qu’il doit revenir un jour, immortel, pour réunifier le royaume de Bretagne, aidé de l’épée magique Excalibur …

Ces histoires venant des traditions orales celtes transmises à travers les générations, ont été popularisées par Chrétien de Troyes en France, puis Thomas Mallory en Angleterre.
Nos sites préférés :
– Le Val sans retour
– Fontaine de Baranton
– Château de Comper
– Etang de Paimpont
– Forges de Paimpont
Ces 5 destinations peuvent se faire en une petite journée. Notre parcours suivant peut se faire en une grande journée ou deux jours.
TOUR COMPLET DE LA FORÊT
 
PAIMPONT
Vous pouvez vous garer sur le parking de l’abbaye, et commencer par vous rendre au Syndicat d’initiative à côté de l’abbaye.
– L’abbaye

Un prieuré fondé en 645 par Judicaël, roi de Domnonée fut construit ici au VIIe siècle. L’actuelle abbaye de style gothique médiévale date du 13ème siècle. Au départ monastère bénédictin, elle fut habitée par des chanoines jusqu’à la Révolution française.

L’intérieur de l’abbatiale est de style baroque du XVIIème siècle (chaire, statues, autels-retables) .

La sacristie contient le Trésor: un Christ en ivoire (17ème), un très beau reliquaire (15ème) offert par la duchesse Marguerite de Bretagne, mère d’Anne de Bretagne, qui contient un radius de St Judicaël : et enfin une statue en bois polychrome du 15ème.

 

Très belle vue sur l’étang depuis le jardin de l’abbaye.

La visite de l’abbatiale et du trésor est possible tous les jours en Juillet et Août.

Hors saison, les visites se font sur RDV.

Contact : Mr Louis Rouxel, 02 99 07 83 20

De l’autre côté de l’étang (juste la route à traverser) un petit chemin le longe jusqu’à une grotte mariale.
Plusieurs boutiques d’objets, musiques, t-shirts celtiques dans la rue De Gaulle de Paimpont, dont Au Pays de Merlin.
 
Suite à la débâcle de 1940, la mère du général de Gaulle se réfugia à Paimpont. Menant une existence discrète sous la France occupée pendant que son fils appelait à la révolte depuis Londres. Lors de ses obsèques en 1943, une foule considérable est pourtant venue lui porter témoignage.
Nous avons mis les Forges de Paimpont en dernier sur notre route, mais si votre temps est limité, vous pouvez en prendre la direction.
 

Conseil : Si vous avez du temps et vous dirigez vers le Nord et le château de Comper, vous pouvez prendre la D71 (vers l’est) depuis le parking de l’abbaye sur une 150 ou 200 mètres seulement, jusqu’à un poulailler sur votre droite. Juste en face, à 10 mètres dans la forêt se trouve une magnifique et géante croix de schiste en forme de trèfle. Magnifique à photographier, mais difficile à trouver hormis l’hiver. Vous pouvez demander aux riverains où elle se trouve.

Prenez la D773 puis la D141/D31 vers la droite pour arriver au…
CHATEAU DE COMPER
 

Le lac derrière le château cache sous ses eaux le palais invisible bâti par Merlin pour la fée Viviane et où Lancelot (du Lac) aurait été élevé.

Dès le XIIIe siècle, Comper est considéré comme l’une des plus fortes positions de Haute-Bretagne. Il s’y est déroulé de nombreux combats et de sièges.
En 1370, il a été ravagé par Bertrand du Guesclin.
L’épisode le plus célèbre de son histoire se déroule pendant les guerres de la Ligue (entre les partisans du roi de France et les catholiques (ligueurs)). Les hommes du duc de Mercœur finissent par perdre Comper à la fin de 1595, après une longue résistance.
En représailles, trois ans plus tard, Henri IV fait démanteler Comper.
(Crédit photo :  Centre de l’Imaginaire Arthurien)
Le château est ensuite propriété des La Trémoille.
Le 28 janvier 1790, un parti révolutionnaire brûle la moitié ouest du logis central, qui a été reconstruit au XIXe siècle.
Le château, à l’origine à peu près carré, se composait de quatre tours d’angle, reliées par de hautes murailles.
Le domaine est privé, mais l’accès à la cour et aux abords de l’étang est possible (payant) il permet d’accéder à la très intéressante librairie du château, le prix est un peu plus élevé si l’on désire visiter les (belles) expositions du Centre de l’imaginaire arthurien, principalement l’été.
Rebroussez chemin en voiture sur la D141/D31, traversez la D773 et continuez tout droit. Traversez le village de Concoret (Kon Kored, la maison des fées). Et poursuivez sur la D141 vers Tréhorenteuc. Prenez la petite route sur la gauche juste avant le château du Rosc (privé mais joli). Vous pourrez voir au milieu de ce hameau un arbre creux plus que millénaire :
 
LE CHÊNE À GUILLOTIN
Avec près de dix mètres de circonférence, la légende veut qu’un prêtre réfractaire nommé Guillotin s’y soit réfugié pendant la Révolution, vers 1791. Il continua à administrer sacrements et bénédictions dans la région, et rédigea un précieux journal des événements révolutionnaires. Mais quand une colonne républicaine vint l’y traquer un matin, il se réfugia dans l’arbre déjà creux à l’époque. Les soldats virent la toile d’araignée devant le trou du chêne, et pensèrent que si elle était là, c’est que personne n’avait pu s’y cacher. Depuis, les riverains pensent que ce fut un voile jeté par la fée Viviane.
Conseil randonneurs : pour les amateurs de,  la route qui va de l’arbre creux vers l’arrière du château puis se transforme en chemin creux permet une très jolie balade et escalade de la forêt vers les ruines du château de Ponthus ou la fontaine de Baranton (1 heure de marche pour y aller).
Poursuivez votre route sur la D141. Vous tournerez à gauche vers la fontaine de Barenton et le hameau de…
 
FOLLE PENSÉE
Rien à visiter dans ce hameau au nom poétique sur la route de la fontaine, si ce n’est d’étranges histoires.
Au XIIe siècle, les moines de Paimpont essaimèrent un peu partout dans la région, notamment près de Barenton où ils avaient construit un prieuré, le Prieuré de Moinet, ou de Barenton, avec une chapelle  » petite, mais moult belle « , disent les chroniques de l’époque. L’un des moines de ce prieuré fut le célèbre Eon, surnommé de l’Etoile (probablement car il se fit passer pour un magicien lors du passage de la comète de Halley. On prétend qu’il est fou et qu’il s’est imaginé être, selon les paroles de la liturgie,  » celui qui viendra juger les vivants et les morts  » (per Eum qui venturus est judicare vivos et mortuos), le mot latin eum, se prononçant éon en ce temps-là. Eon va alors créer sa propre secte et son hérésie parcouru l’Europe. Les moines d’Eon pillèrent églises et châteaux durant un moment, mais le Pape Eugène III, y mit un terme en le traduisant devant le concile d’Epernay en 1148. Considéré comme un fou, il est condamné à la prison, et il va mourir. Ses compagnons, eux, eurent droit au bûcher. Le prieuré de Barenton fut rasé et ses pierres serviront, à ce qu’on dit, à construire les maisons du village de Folle-Pensée.
(image : Astérix par Uderzo et Goscini)
Au bout de la route vous arriverez au parking de la…
FONTAINE DE BARANTON
Il s’agit certainement d’un lieu majeur, et en tous cas incontournable, de Brocéliande. Non pas par ses dimensions (ne vous attendez pas à trouver un monument colossal), mais de part son caractère historique, le charme des lieux, et l’esprit initiatique qu’il convient d’avoir pour la trouver au milieu de la forêt, le même esprit qui anima Yvain le chevalier au Lyon (et de la Table Ronde).
Donc son accès n’est pas facile. Si vous ne vous perdez pas, vous aurez besoin de 30mn pour l’atteindre. En théorie, quand vous êtes au bout de la route qui prolonge le parking, vous prendrez le chemin de droite (ou de gauche, on ne se rappelle plus…) Non, prenez bien celui de droite. Au bout d’environ 200 mètres, prenez à gauche, et suivez le sur encore 200 mètres, le long d’un pare-feu sur votre droite. Traversez le pare feu lorsque vous le pourrez, et prenez un petit chemin de l’autre côté du pare-feu, qui monte en sous-bois pendant 10mn jusqu’à la fontaine.
On dit que c’est ici que Merlin a rencontré Viviane pour la première fois et qu’il est tombé amoureux d’elle, tout en sachant qu’elle scellerait son destin.

Quand Uther Pendragon cherchait Merlin voilà ce que lui rapporta Kynon, fils de Klydo d’après les paroles de l’homme sauvage (Merlin ?) : « Sur le dessus de la fontaine, tu verras une grande dalle de pierre, & sur la dalle un

 

bassin d’argent, qui y est attaché avec une chaine d’argent de façon qu’on ne puisse les séparer. » Quand on verse l’eau sur la dalle, on déclenche une tempête qui ravage tout suivi d’un chant merveilleux d’oiseau, arrive un chevalier noir qui défie le malheureux.

Plus tard, ce même personnage racontera la même histoire à la cour du roi Arthur et c’est Yvain qui partira à la recherche de cette fontaine (lire : Yvain, le chevalier au Lion de Chrétien de Troyes).

Mesire Yvains chele nuit ot

Mout boin hostel et mout li plot.
Et quant che vint a l’endemain,
Si vit les tors et le vilain,
Qui la voie li enseigna;
Mais plus de .c. fois se seigna
De la merveille que il ot,
Conment Nature faire sot
Oevre si laide et si vilaine.
Puis erra dusque a la fontaine,
Si vit quanques il vaut veoir.
Sans arrester et sans seoir,
Versa seur le perron de plain
De l’yaue le bachin tout plain.
De maintenant venta et plut
Et fist tel temps que faire dut.
Et quant Dix redonna le bel,
Sor le pin vinrent li oysel
Et firent joie merveillouse
Seur la fontaine perillouse.
(Chrétien de Troyes)

Un chevalier vient défier le malheureux, il est le défenseur du royaume de la Dame à la fontaine, royaume qui se fait détruire chaque fois qu’un imprudent vers de l’eau sur le perron.

Vous verrez cette grosse pierre : le « perron », et probablement aussi l’eau (froide) qui se met par moment à bouillir (mais toujours froide) (!).
Dans la croyance populaire, il fallait se garder de verser de l’eau sur le Perron de Merlin car on pouvait ainsi amorcer un orage. Mais des pèlerinages y étaient organisés par temps de sécheresse.
L’eau de cette fontaine était aussi sensée guérir les maladies mentales. Les nuits de solstices, les druides pratiquent encore leurs cérémonies dans les environs.
POUR LES (SUPER) COURAGEUX : Un peu plus haut dans la forêt, à 15 minutes, se trouvent les ruines du château du roi Ponthus, dont on entend encore la nuit la meute de chiens pourchassant les randonneurs égarés. Un très majestueux hêtre a poussé au milieu de ces (modestes) ruines.
 

Reprenez la D141 vers Tréhorenteuc

Environ 3km avant le village, au carrefour dont une route à gauche va vers Néant/Yvel, vous pouvez tournez sur cette route et vous garer tout de suite à gauche pour vous arrêter une minute au…
JARDIN AUX MOINES
Un tertre funéraire d’une longueur de 27 mètres. La masse de terre est bordée de 27 petits blocs dressés du côté nord et 26 du côté sud. Il est construit alternativement en quartz et en schiste rouge. Il est daté de 3000 à 2500 avant notre ère, mais il fut réutilisé plus tard à l’age de bronze.
Cet ancien monument perdu dans les landes porte un nom emprunté à la légende. En effet, les moines menaient mauvaise vie avec leur seigneur en ces lieux. Saint Méen les surprit en pleine orgie et ils furent changés en pierres sur les lieux même de leurs débauches.
 

EGLISE DE TRÉHORENTEUC

Syndicat d’initiative sur le parking. La curieuse petite église de Tréhorenteuc est devenue partie intégrante du parcours « initiatique » en forêt de Brocéliande, de part l’oeuvre de son recteur, l’abbé Henri Gillard qui, entre 1942 et 1979 a transformé son église pour la mettre en adéquation avec les lieux aux alentours. « La porte est en-dedans » a-t-il écrit à l’extérieur.
En 1943 il pose un Vitrail de la Table Ronde. A partir de 1945, l’abbé s’adjoint deux artistes allemands prisonniers de guerre, qui vont continuer les travaux avec lui. Nouvelles statues, nouveaux autels… Suivent en 1953 et 1954 le pavement du choeur et la mosaïque du Cerf blanc au collier d’or. Les fonts baptismaux sont encadrés de deux mosaïques figurant une queue de poisson et une tête de bélier, représentations de l’alpha et le l’omega, le commencement et la fin de toute chose, la création et la rédemption, selon la symbolique chère à l’abbé. Symboles grecs que l’on retrouve sur la porte du cimetière, juste derrière.
Les deux chapelles latérales, chapelle de la Vierge et chapelle du Saint-Sacrement (ou chapelle Sainte-Eutrope), ont chacune leur sens. La mosaïque rouge de la chapelle Sainte-Eutrope représente la charité, sa grille ornée de triscèles et de poissons reprend la symbolique du baptistère. La chapelle de la Vierge, traditionnellement bleu ciel, dédiée à la Communauté des Chrétiens, annonce l’espérance. L’abbé Gillard repose là, sous une simple dalle de granit.
    
Tréhorenteuc est l’une des rares églises à avoir célébré le Saint Graal.
Douze stations du chemin de croix ont pour cadre Tréhorenteuc et le Val sans retour. Mais c’est la 9e station qui fit la célébrité du Chemin : Jésus tombe pour la troisième fois aux pieds… de la fée Morgane, vêtue d’une très légère robe rouge. Un journal régional titra alors : « A Tréhorenteuc, une pin-up dans un Chemin de Croix ».
 A la 13e station Joseph d’Arimathie recueille le sang du Christ dans le Saint-Graal. Ce même Graal que l’on retrouve sur trois vitraux du choeur. Calice taillé dans une émeraude, il figure sur la table de la Cène, et apparaît dans sa gloire aux chevaliers de la Table ronde. ll rayonne enfin au centre du grand vitrail du choeur, au-dessus de Joseph d’Arimathie agenouillé devant Jésus et des symboles traditionnels des Evangélistes.
Toujours dans le choeur, un tableau inspiré de diverses enluminures du XIV et XV e siècles dépeint l’apparition du Graal aux chevaliers réunis autour de la Table Ronde. Echo du vieux mythe celtique du chaudron de fécondité et de vie, il remplit les assiettes d’abondantes volailles.
Les deux autres tableaux du choeur rappellent les grands thèmes légendaires de Brocéliande. Autour de Barenton s’ordonnent Yvain et le bassin d’or, Viviane enchantant Merlin, Ponthus combattant pour la main de la belle Sidoine, et Eon de l’Etoile.
Au Val sans retour, Lancelot et Morgane se défient, entourés des chevaliers prisonniers qui vivent leur songe doré, hors du temps, et le ciel est plein des terrifiants maléfices de Morgane.
Dernière oeuvre de l’église, la mosaïque du Cert blanc au collier d’or, dessinée par Jean Delpech sur les indications de l’abbé. Le Cerf blanc et les quatre lions rouges illustrent un épisode de la Quête du Graal où Galaad aperçoit ces animaux sunaturels qui se révèlent être Jésus et les Evangélistes. Dans les textes arthuriens, le Cerf guide parfois les héros vers leur destin, comme il conduisait les âmes des défunts dans les anciennes religions. Et le décor nous ramène à Barenton, avec les arbres, le ruisseau, le perron de Merlin (la pierre).
Vous pouvez continuer seuls à chercher d’autres symboles !
Pas loin de l’église vous trouverez le parking du…
 

VAL-SANS-RETOUR

Un très très bel endroit dont les couleurs changent aux fils des saisons et des journées.
Vous pouvez commencer votre visite au bord du premier étang. Avant de le longer sur sa droite, vous pouvez jeter un coup d’oeil à l’Arbre en or, sur votre gauche. Gadget un peu kitsch pour l’endroit, il est censé symboliser la renaissance constante de la nature. Le Val a en effet été victime d’un important incendie dans les années 1990. Vous longerez donc le premier étang, puis le ruisseau à travers les sous-bois, et ce jusqu’au 2e étang. Vous verrez sur votre chemin les ruines de barrages qui formaient autrefois un étang intermédiaire entre les deux subsistants. Arrivé au deuxième, un chemin sur la gauche vous emmènera vers les hauteurs. Sur ces chemins escarpés vous admirerez le paysage tout en retournant au point de départ. Le chemin redescends juste au dessus de l’arbre en or. Durée totale : une petite heure.
POUR LES RANDONNEURS AVERTIS : Depuis le bord du 2e étang, vous pouvez continuer le chemin jusqu’à l’hotié de Viviane. Il vous faudra au moins une demi-heure pour l’atteindre. Attention à ne pas vous perdre : carte IGN conseillée ! Si vous n’êtes pas fatigués, continuez jusqu’au tombeau du Géant !
    
  
Rebroussez chemin en voiture sur la D141 jusqu’au carrefour du Jardin aux Moines. Tournez à droite, puis prenez tous les grands carrefours à droite jusqu’à la direction « La Touche-Guérin », de l’autre côté du Val,  et le parking de…
 

L’HOTIÉ DE VIVIANE

Appelé aussi le Tombeau des Druides, la couverture de cette sépulture collective néolithique à disparu. Il s’agirait d’une chambre funéraire néolithique (2500 AV J.C.), sous les mégalithes de laquelle furent découvertes des haches de pierre vieilles de 5 000 ans, des polies, des tessons de poterie…
D’après la légende, c’est en ces lieux que Merlin aurait, en connaissance de cause, livré ses secrets à Viviane, avant que celle-ci ne les utilises contre lui-même en traçant des cercles magiques, et ne l’enferme dans une prison sans chaînes ni murailles. La base de cette tour serait le coffre que vous voyez au centre du cercle.
Il parait que par les nuits de tempête, on peut entendre les lamentations de Merlin à travers tout le Val sans retour, dont on voit la vue splendide depuis ce point culminant.
Après être revenu au parking, prendre le chemin à droite (vers l’Ouest, non macadamisé) jusqu’à la Croix-Lucas facile à trouver, croix symbolisant le lieu où serait mort le roi Judikael de Bretagne. De cet endroit, belle vue direction Ploërmel, le paysage aride est d’une beauté prenante. A la croix tourner à gauche et prendre à nouveau le premier chemin à gauche vers le…
TOMBEAU DU GÉANT
 

Cet ensemble était constitué de deux menhirs qui, à présent, sont couchés et doublés de deux autres que l’on peut encore voir, gisant dans les fougères.

Fut-ce réellement un tombeau, ou un de ces “capteurs d’énergie hydro-tellurique autant que cosmo-tellurique” utilisés par les vieux celtes dans leurs rites initiatiques ? La rumeur dit qu’en l’an mil le recteur de Tréhorenteuc aurait fait abattre l’un de ces ensembles de Menhirs qu’en pays armoricain, on appelle une Porte de Vie, comme on peut en trouver dans l’Île de Sein, à Lampaul-Plouarzel comme à Bégard en Côtes d’Armor.
Ce lieu a été également nommé, entre le 11ème siècle et le 19ème siècle, le Tombeau de la Vieille. Il est facile de comprendre que sous cette dénomination de Vieille se cachait le terme proscrit de Sorcière, et que sous tout cela il faut comprendre que ce lieu était gardé par une Druidesse, ce qui semble logique lorsque l’on sait que les druidesses sont les Gardiennes de la Vie.
Rebroussez chemin et allez jusqu’à la D312 que vous prendrez sur la droite. A mi-chemin du château de Trécesson, vous verrez sur votre gauche la très jolie…
 

CHAPELLE SAINT-JEAN

Placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, elle abritait les statues de Saint-Cornely et Sainte-Catherine. Cornely était considéré en Bretagne comme le patron des bêtes à cornes.
CHÂTEAU DE TRÉCESSON
Le très joli château de Trécesson fut bâti à la fin du XVè siècle par Jean de Trécesson, connétable de Bretagne. Il resta dans la famille jusqu’en 1773 où il passa aux mains des Le Proste de Châteaugiron. Pendant la Terreur, le député girondin Defermon y resta caché plus d’un an. Acquis ensuite par un payeur aux armées, M. de Sivry, celui-là même qui est inhumé sous le mausolée de la chapelle Saint-Jean. Il est aujourd’hui privé et ne se visite pas. Depuis le pont, la réverbération du château dans son étang est magnifique. Une légende de la région rattache au château de Trécesson, celle de « La dame blanche de Trécesson ».

Cela se passait aux environ de 1750, par une nuit d’automne, un braconnier était embusqué dans le parc du château et y guettait sa proie, quand il crut entendre un bruit lointain. Craignant d’être découvert, il cacha précipitamment son fusil et grimpa sur un arbre. A peine y était-il établi qu’il aperçut, à l’extrémité de la grande allée du parc, une voiture attelée de chevaux noirs et suivie de plusieurs domestiques qui portaient des torches allumées. L’équipage s’avançait lentement et presque sans bruit, aucune voix n’interrompait le silence de la nuit, qui n’était troublé que par le pas mesuré des chevaux et par le froissement des roues sur les branchages et les feuilles desséchées. Cet étrange cortège s’arrêta à quelques pas du braconnier, qui vit bientôt, à la lueur des torches, plusieurs hommes munis de bêches et de pioches, s’avancer de son côté et se mettre à creuser une fosse précisément au pied de l’arbre sur lequel il se trouvait. Au même instant deux gentilshommes, dont le rang élevé s’annonçait par l’élégance et la recherche de leur costume, sortirent de la voiture et firent descendre avec violence une jeune femme richement parée. Elle portait une robe de soie blanche, sa tête était couronnée de fleurs, un bouquet ornait son sein, tout indiquait une jeune fiancée qu’on va conduire à l’autel, mais sa chevelure était en désordre et ses yeux pleins de larmes, ses joues pâles, ses gestes suppliants annonçaient assez qu’elle était en proie à l’épouvante. Traînée plutôt que soutenue par ses conducteurs, quelquefois elle se débarrassait de leurs bras, se précipitait à leurs pieds, embrassait leurs genoux,les appelait ses frères et ses amis, et les suppliait en sanglotant de ne pas lui arracher la vie. Ce fut en vain, ses persécuteurs demeurèrent froids et inflexibles devant ses supplications désespérées, et loin de paraître ému, l’un deux la repoussa brutalement.

 

Mes frères, mes amis, oh! je vous en supplie, ne me faites pas de mal. -Vos frères! non Madame, nous ne le sommes plus, vous avez cessé d’appartenir à la famille que vous déshonorez. -Au nom du ciel! ne me tuez pas. Faut-il donc mourir si jeune! Au moment d’atteindre au bonheur! Ah ! que la mort est affreuse. -Il faut pourtant vous y résigner, Madame, les pleurs sont inutiles, votre heure est venue, vous allez mourir.

La fosse était creusée, les cavaliers firent signe à leurs gens, qui s’emparèrent de la jeune dame. L’infortunée se débattit longtemps dans les bras de ses bourreaux, mais malgré ses efforts désespérés, malgré ses supplications et ses larmes, elle fut jetée dans la fosse qu’on recouvrit précipitamment de terre pour étouffer ses derniers gémissements, puis les deux seigneurs remontèrent dans la voiture, l’équipage s’éloigna au grand trot des chevaux, et quelque moment après, le parc de Trécesson avait repris son obscurité, son calme et son silence.

Pendant cette scène affreuse, le braconnier, le coeur serré par l’effroi, avait à peine pu respirer. Lorsque la voiture eut disparu, lorsqu’il eut cessé d’entendre le pas rapide et cadencé des chevaux qui l’entraînaient, il se décida à descendre de son arbre, mais, plein de trouble et d’épouvante, il ne songea pas à écarter la terre qui étouffait la malheureuse femme qu’on venait d’assassiner sous ses yeux. ll courut en toute hâte chez lui, où il raconta, tout éperdu, à sa femme, le crime dont il avait été le témoin. Celle-ci fit de vifs reproches à son mari et l’accusa de lâcheté. L’entraînant ensuite, elle voulut aller dans le parc pour ouvrir la fosse, mais une réflexion terrible lui vint: si elle et son mari allaient être surpris auprès d’un cadavre à peine froid, ne leur imputerait-on pas le crime affreux qui venait d’être commis? Cette crainte l’arrêta, elle jugea qu’il n’y avait rien de mieux à faire que de se rendre auprès de M. de Trécesson et de lui raconter ce qui s’était passé. Le braconnier et sa femme, introduits chez leur seigneur, purent à peine, tant ils éprouvaient de crainte, lui faire le récit du crime qui venait d’être commis sur ses terres. Aussitôt que M. de Trécesson eut compris de quoi il s’agissait, il se hâta de faire appeler tous les gens de sa maison et de leur donner l’ordre le plus pressant de se rendre au lieu indiqué, où lui-même les suivit bientôt. Cependant ces démarches, ces préparatifs avaient emporté le temps. Le jour était prêt à paraître lorsqu’on put commencer à enlever la terre qui recouvrait la fosse. Tous les regards, dirigés sur le même point, annonçaient l’anxiété des acteurs de cette scène, l’espérance et la crainte, l’attendrissement et l’horreur se succédaient. Enfin, lorsque le visage de la jeune dame parut à découvert, celle-ci ouvrit doucement les yeux, poussa un long soupir et ses yeux se refermèrent pour toujours.

M. de Trécesson fut profondément affligé de cet événement. ll lui fit rendre les honneurs funèbres avec une pompe digne du rang qu’elle paraissait avoir occupé dans le monde. Par la suite, il fit de nombreuses démarches pour découvrir les assassins, mais toutes ces recherches furent inutiles, on ne put savoir ni le nom de cette jeune dame qui avait disparu d’une si étrange manière, ni la cause du sort cruel qu’on lui avait fait subir, et cet événement extraordinaire et toujours resté enveloppé, d’impénétrables ténèbres. Cependant, le souvenir s’en est transmis jusqu’à nous par des signes certains, M. de Trécesson avait solennellement déposé dans la chapelle du château la robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs de la jeune et malheureuse fiancée qui restèrent sur l’autel, exposés à tous les regards, jusqu’à l’époque de la Révolution.
Reprenez la D312 toujours dans le même sens. Puis vous tournerez à gauche en direction de Plélan-Le-Grand. Après Beignon, juste au moment de tourner à gauche vers les Forges, vous passerez sur le Pont du Secret, censé être le lieu des amours de Lancelot et la reine Guenièvre.
FORGES DE PAIMPONT
Surtout connues pour la chanson Les Filles des Forges, ce petit hameau charmant permet de se promener entre les petites maisons des anciennes forges créées en 1653. Une charmante rivière serpente entre les forges et le Pont du Secret.
  
POUR LES FANS :
– Au nord-est de la forêt, plusieurs autres endroits peuvent être visités. Les randonneurs apprécieront beaucoup l’étang de Pont-Dom-Jean, situé à l’est du Château de Comper.
– Un « Tombeau de Merlin » existe non loin de là. Mais Merlin n’étant pas censé être mort… Une “fontaine de jouvence” se trouve également dans les environs. Mais ce ne sont vraiment pas les endroits les plus intéressants de Brocéliande.
– Encore plus à l’est, le chêne des Hindre est l’un des plus beaux arbres de la forêt.
Visites guidées :
Durant l’été la plupart du temps
Et aux syndicats d’initiatives de Paimpont : 02 99 07 84 23 et Tréhorenteuc : 02 97 93 05 12
Livres :
Chrétien de Troyes : Yvain le Chevalier au Lion
Musique :
Le harpiste Alan Stivell a composé une chanson nommée Brocéliande.
Son album « Again » est une parfaite maîtrise de musique bretonne traditionnelle adaptée au son électrique.
Sites internet :
Transports :
– gare TGV et aéroport international à Rennes.
Dans les environs proches :
– Château de Josselin (Morbihan)
– Rennes
Un peu plus loin :
– Château de Fougères
– Combourg
– Parc du Puy du Fou
– La côte d’Emeraude
– Dinan et la Rance
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