Guide voyage France

Visiter la Cote d’émeraude

Certainement l’un des plus beaux paysages de France, la Côte d’Emeraude s’étend à l’ouest du Mont-Saint-Michel, jusqu’au cap Fréhel. Elle fait partie de la Haute-Bretagne, partie orientale qui ne parlait pas Breton, mais Gallo. Néanmoins, sous les pressions culturelles et politiques, la totalité des noms de communes est bilingue Français-Breton sur les panneaux d’entrées des villes.
Ceci dit la culture et l’histoire sont communes d’avec la Basse-Bretagne. Peuplée par les Celtes, la Bretagne fut attaquée à maintes reprises par les Anglais. La Côte d’Emeraude étant juste en face de l’Angleterre, elle fut donc marquée par les nombreuses batailles qui s’y sont déroulées, et par un réseau de forteresses protégeant les villes.
Les pirates et corsaires, découvreurs ou armateurs, ont donc jalonné la grande histoire de la côte, et, moins célèbres, les naufrages de bateaux de pêche ont quant à eux marqué les mémoires des familles.
Les tempêtes bretonnes hivernales et la mer déchaînée y ont inspiré de nombreux peintres.
Plus pacifiquement, les Anglais (entre autres) y firent construire de nombreuses et luxueuses villas au début du XIXe siècle, sur le Sillon de Saint-Malo, ou encore à Saint-Enogat (Dinard) ou Saint-Lunaire, et ont contribué à faire naître les grandes stations balnéaires que nous connaissons aujourd’hui.
L’arrivée du chemin de fer, puis du TGV en 2006, qui mettent Saint-Malo à 3 heures de Paris, ont fait de cette côte l’une des favorites des familles parisiennes qui y possèdent souvent une résidence secondaire.
Bref, la Côte d’Emeraude est donc tout à la fois une halte bourgeoise, et une grande invitation au voyage et à l’aventure !
Toutes les plages mentionnées sont de sable fin, sauf mention contraire.
Le pays malouin

LES MALOUINIERES : Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, les riches armateurs de bateaux malouins se construirent de beaux manoirs, à la fois à Saint-Malo intra-muro (la plupart furent détruits durant la seconde guerre mondiale), mais également aux alentours, dans la campagne. Les charpentes de ces demeures étaient construites par les charpentiers de marine telles de véritables oeuvres d’art, et les murs souvent dessinés par les architectes militaires du roi. Rien que sur le territoire du Clos-Poulet, autour de Saint-Coulomb, on en compte 120 !

Les plus belles sont :
Saint-Malo-Quelmer (sur la rivière La Rance) : Le Bos
Saint-Meloir des Ondes (au sud de Cancale) : Le Mur-Blanc (1730)
Saint Coulomb : La Motte-Jean (1625) ; La Ville-Bague (1715) ; La Mettrie aux Houets ; Le Lupin (1692) ; La Fosse Hinguant
CANCALE :
(5200 hab.) A l’est, la Côte d’Emeraude débute à Cancale, petit port de pêche donnant également sur la baie du Mont-Saint-Michel, et capitale de l’huître plate depuis longtemps, car elle était déjà servie à la table du roi au XVe siècle. Cancale est appréciée pour son port, ses petites maisons de pêcheurs et ses dégustations d’huîtres.
Comme tous les petits ports de Bretagne, Cancale est un symbole de courage humain, face aux divers tentatives d’invasions qu’elle eut à subir, tout d’abord, par les espagnols, portugais, anglais ou corsaires, mais aussi et surtout par le courage de ses marins au prises tant avec la mer qu’avec les conditions économiques.

Les Cancalaises, femmes de Cancales, ont aussi grande réputation. Seules pendant 6 mois de l’année (et pour plus

longtemps pour les veuves !), pendant que leurs maris voguaient verre Terre-Neuve, elles étaient les réels chefs de famille et sont restées célèbres dans l’histoire.

Le port est toujours actif. Et on peut y admirer les bisquines, bateaux normands du XIXe siècle qui organisent des régates régulièrement pendant l’été ou des parties de pèches pour les touristes. Le port était autrefois habité par les pêcheurs, alors que les propriétaires et armateurs vivaient sur les hauteurs. La route entre le port et le bourg ne fut construite qu’en 1838, auparavant les deux ensembles n’étaient reliés que par un petit chemin. De la jetée on aperçoit très bien le Mont-Saint-Michel par beau temps (et encore mieux depuis la tour de l’église, dans le bourg, qui se visite). Outre le ballet des huîtres poissons et fruits de mer sur les quais, les touristes sont nombreux en été et la rue est jalonnée de restaurants. Dans les « rues de derrière » le port, vous pourrez voir nombre de ces maisons de pêcheur. Elles sont le cadre d’une très belle procession chaque 15 août. La statue de  la vierge s’arrête alors sur des reposoirs dressés devant les maisons. L’un d’entre eux reste toute l’année, au fond de la rue de l’Amiral Courbet.
La famille de pêcheurs cancalais la plus connue est certainement aujoud’hui celle des Escoffier, les célèbres skippers qui ont une entreprise locale de pêche.
Ville de Cancale : http://www.ville-cancale.fr/
     
   
Entre le bourg et la pointe du Groin : plusieurs petites criques agréables. Vue sur le Rocher de Cancale et l’île des Rimains avec son fort érigé en 1788 pour protéger Cancale des Anglais.
Restaurants
– Le Bistrot de Cancale (sur le port)
– Restaurant-Hôtel de Bricourt (4 étoiles),  dans un très joli manoir. L’un des meilleurs restaurants de Bretagne (02 99 89 61 22) (photo).
LA POINTE DU GROUIN : Au nord de Cancale, elle offre l’un des plus beaux points de vue tout à la fois sur la baie du Mont-Saint-Michel, la Côte d’Emeraude et les îles de Chausey. Le chemin des douaniers court sur toutes la côte vers Saint-Malo, et ses magnifiques plages et criques vierges de constructions.
   
La plage du Verger est la première et très belle plage. La partie Est est naturiste. A l’ouest de la plage, la chapelle Notre-Dame du Verger contient bon nombre d’ex-votos (maquettes de bateaux…) offerts à la Vierge Marie par les marins rescapés des tempêtes, bien qu’un certain nombre ait été volé.
 
L’anse du Guesclin, belle plage mais assez ventée, comprends une île privée en son milieu, accessible à marée basse. Un fort y fut construit contre les Anglais en 1757. Appartenant à la Société d’Encouragement pour les Arts, le site a été réaménagé pour accueillir des artistes, dont Léo Ferré qui y vécut quelques temps.
SAINT COULOMB :
Pointe du Meinga : Très beau point de vue. Idéal pour le chemin de randonnées.
Plage de la Guimorais : L’une, sinon la plus belle plage naturelle du pays malouin (avec le Verger), elle est assez fréquentée car jouxtant un camping. Sa partie Est est naturiste. Beau point de vue sur l’anse de Rotheneuf à l’ouest. Couchers de soleils fantastiques sur cette plage et ses petites îles.
Beaucoup de malouinières sont sur la commune de Saint-Coulomb (voir plus haut).
SAINT-MALO
Lorsqu’on parle de Saint-Malo, généralement il s’agit de l’intra-murros, une île fortifié. Mais la ville a progressivement englobé tous les villages aux alentours, tels Rothéneuf, Paramé et Saint-Servan.
S’il s’agit bien d’une des plus belles villes de France, Saint-Malo (intra-muros, donc), est une ville entièrement construite au XXe siècle, ou plutôt reconstruite. Pendant la seconde guerre mondiale, la résistance acharnée des Allemands qui tenaient la ville, a contraint les Alliés a des bombardements intensifs. Heureusement, la muraille, le château, et les forts Vauban en sont sortis à peu près intacts. La reconstruction de la ville fut faite avec des règles et charges très précises, ce qui lui permit, presque, de renaître intégralement de ses cendres. En effet, au sein de « l’intra », on ne se sent pas du tout dans une ville du XXe siècle, mais loin, très loin dans l’histoire.

Dans l’histoire d’une petite île où débarqua au VIe siècle un moine irlandais du nom de Maclow.

En 1590, les habitants refusant de se mettre sous les ordres d’un roi protestant (Henri IV), tuèrent le gouverneur de la ville et déclarèrent leur indépendance. Ainsi durant 4 ans, la ville sera une République gouvernée par un sénat. De ces véléités rebelles naquit la devise populaire des malouins : « Ni Français, ni Breton, Malouin suis !».
La baie de Saint-Malo est le paradis des chasseurs d’épaves. En effet, des dizaines de navires Anglais y ont péri corps et biens sous les canons des murailles ou des bateaux français. Le 29 septembre 1693, les Anglais lancèrent contre la muraille et bateau rempli d’explosifs, resté dans l’histoire sous le nom de « machine infernale ». Mais, toujours sans succès devant Saint-Malo, leur machine s’échoua près du Fort National, repoussée ou contenue par la marée.
C’était le temps de la « course », où les corsaires pirataient les navires Anglais mais en toute impunité : pour le compte du roi de France !
Saint-Malo respire encore de ces aventures, par exemple tous les 4 ans, quand pendant la Route du Rhum, les marins intrépides quittent le port pour une course en solitaire contre les éléments à travers l’Atlantique.
Quelques Malouins célèbres :
– Amiral Mahé de La Bourdonnais (1699-1753) : fils de négociant malouin, il devint gouverneur de l’Océan Indien à l’âge de 35 ans. Il captura par deux fois l’île de Mahé (sur la côte Malabar) (d’où son nom), et vainquit les Anglais en Inde (bataille de Négapatam en 1746).
– René Trouin du Gué, dit  Duguay-Trouin (1673-1736) : Ce malouin devint corsaire en 1689 durant la guerre contre l’Angleterre. Deux ans plus tard, alors qu’il n’avait que 18 ans, il devint commandant d’une frégate de 14 canons.  Après s’être échoué sur la côte britannique, il pris d’assaut l’un des châteaux du comte de Clarc. Après avoir capturé de nombreux vaisseaux Anglais, il fut pris à son tour en 1696, mais libéré grâce à la complicité d’une amoureuse Anglaise. Il quitta ensuite la « course » pour se mettre au service du roi. Il fit alors des centaines et des centaines de prises de guerre. Anobli en 1709, il devint commandant de la Marine Royale. En 1711, son plus célèbre exploit, il captura la ville de Rio-de Janeiro (Brésil) avec 17 navires. Il continua jusqu’en 1731 avant de se retirer.

– Robert Surcouf (1773-1827) : Il fut l’un des derniers corsaires, mais non le moins célèbre. Né à côté de Saint-Malo, il est descendant de Duguay-Trouin par sa mère. Il fut volontaire pour les Indes sur le navire l’Aurore à l’âge de 15 ans, et capitaine de La Créole (qui faisait du trafic d’esclaves) 5 ans plus tard. Il commanda ensuite les navires Corsaires la Clarisse, la Confiance, le Revenant. En 1796, avec 19 hommes, il prends un bateau Anglais 3 fois mieux armé que le sien.

Puis, peu après, un 26 canons (alors que le sien n’en possédait que 2) ! Sa fortune grandissant, Surcouf passa à la vitesse supérieure. Puis, alors que les Empires et Restaurations succédaient à la révolution, il demeurait un expert de la lutte maritime française, et il finança et arma de nombreux navires de guerres. Très rebelle, il refusa le commandement d’une escouade que Napoléon Ier voulait lui confier, et pour laquelle l’Empereur s’était personnellement déplacé auprès de Surcouf. A la chutte de l’Empire, Surcouf défia en duel la totalité des officiers prussiens de Saint-Malo. Qui, malheur leur en prit, relevèrent le défi. Il en tua 15 et laissa la vie au dernier, un peu trop jeune pour mourir !

Lors de la prise du Kent (peinture de gauche), le commandant Anglais lui cria : « Nous Anglais, nous nous battons pour l’honneur, vous Français, vous vous battez pour l’argent ». Ce à quoi Surcouf répondit : « Chacun se bat pour ce qui lui manque ».

– François-René de Chateaubriand (1768_1848) :

Né à Saint-Malo, le plus célèbre des écrivains Français sut parler de cette ville et de la Bretagne tout entière comme personne d’autre. Il fut élevé à partir de 1777 dans le château familial de Combourg (voir notre page sur la Bretagne Romantique). Il part en Amérique en 1791 (il rédigera son Voyage en 1826). Puis il rejoint les armées royalistes en Allemagne (1792). Blessé, il part pour Londres où il restera 7 ans en exil. En 1802 il publie le Génie du Christinanisme. Il est nommé secrétaire d’ambassade à Rome en 1803. Les Martyrs sortiront en 1809, après un long voyage en Grèce et en Orient. Il se mettra ensuite à la rédaction de ses Mémoires d’Outre-Tombe, durant les 30 années suivantes. Chateaubriand fut pendant ce temps ministre de l’intérieur de Louis XVIII, ministre d’Etat, ambassadeur, ministre des Affaires Etrangères, puis il abandonna la vie politique en 1834 après une tentative de complot contre Louis-Philippe. Il sera enterré le 19 juillet 1848 à Saint-Malo sur l’île du Grand-Bé, en face de la mer.
– ROTHENEUF (à l’est de Saint Malo)

La plage du Val et la plage du Nicet offrent de délicieuses promenades.

– Les rochers sculptés : ils sont payants si vous suivez les signalétiques, mais visibles gratuitement en passant par la plage. Cet ensemble surréaliste de plus de 300 sculptures de rochers est dû à un prêtre, l’abbé Adolphe Fouré qui, sourd et muet après une attaque cérébrale, se mit à graver dans le roc les légendes des Rothéneuf, famille de célèbres pirates et corsaires. Ils sont ici représentés flirtant avec les monstres de l’enfer. Et la mer s’éventrant en sculptant plus lentement les roches en contrebas, contribue à rendre ce site vraiment unique.
A 5 km à l’Est de Saint-Malo.

– Maison de Jacques Cartier : Le manoir de Limoëlou date du XVe siècle. Son musée rend hommage d’une part à Jacques Cartier, découvreur du Canada en 1532, ainsi qu’aux autres explorateurs de la « nouvelle France ». Mais il permet également de découvrir comment on vivait dans le pays à Malouin au XVIe siècle.

Jacques Cartier, mandaté par le roi François Ier, inspecta les rives du Saint-Laurent au Québec puis repris la route de la France avant une seconde mission d’où il revint avec ors et diamants, du moins le croyait-il, puisqu’il ne s’agissait que de minerait non-précieux. Il découvrit là-bas les rudesses de l’hiver canadien, et ses peuplades indiennes alors inhospitalières.

– LE SILLON :

Débutant sur l’ancienne ville de Paramé, le Sillon, plage qui rejoint l’intra-muros, est très prisé par les amateurs de surf, planche ou chars à voile. Lors des grandes marées, l’hiver, ou lorsque le vent souffle fort, le spectacle de la haute mer à l’assaut des digues et de leur forêt de brisants (arbres plantés dans le sable pour atténuer la violence des vagues) est époustouflant et attire les foules. Un véritable feu d’artifice aquatique !
LES ÎLES :
– La Conchée : Construit au début du XVIIIe siècle, ce fort remplissant la totalité de l’île (et ressemblant au célèbre Fort Boyard), est le plus à l’est.  Il est visitable lors des journées du patrimoine.

– Le Fort National : Accessible par la plage depuis l’intra-muros, l’endroit servit d’abord de place de potence où les condamnées étaient exécutés, avant que les architectes royaux décident de construire le fort (parfaitement préservé) en 1689. Se visite.

– Le Grand Bé : cette île ne contient aujourd’hui que la tombe de l’écrivain François-René de Chateaubriand enterré ici face à la mer en 1848. Elle fut également fortifiée à la fin du XVIIe mais il ne presque pas de vestiges. Le Grand Bé est accessible à marée basse (attention aux marées montantes : souvent des accidents).

– Le Petit Bé : est accessible depuis le Grand Bé quand la marée le veut bien. En cours de réaménagement, un fort datant de 1693 le domine.

– Cézembre : La grande île au large, avec sa plage visible, fut longtemps – et dès le VIe siècle – un lieu d’ermitage. Fortifiée par Vauban, elle le fut de nouveau par les Allemands durant la Deuxième Guerre Mondiale qui y établirent un réseau souterrain. Après la libération de Saint-Malo (et sa destruction), les Allemands de Cézembre ne voulurent rien savoir et tinrent la place pendant 28 jours de bombardements aériens intensifs (photo). Des soldats italiens également présents à leur côté, mais voulant se rendre aux Alliés, ont même été emprisonnés pendant ce siège. On peut encore voir à la jumelle depuis Saint-Malo, les canons Allemands fondus par la chaleur des explosions. La grande majorité de l’île est toujours interdit aux visites car elle est quasiment impossible à déminer. Mais des navettes au départ de Saint-Malo et Dinard emmènent ceux qui veulent aller pique-niquer sur cette belle plage.

SAINT-MALO (intra-muros)

Il s’agit d’une des villes les plus visitées de France. Et pour cause ! Parfaitement reconstruite après les bombardements de 1944, Saint-Malo est à la fois un merveilleux ensemble architectural, un port très vivant, une station balnéaire prisée, et un puit d’histoire française et Bretonne où les légendes maritimes côtoient les récits des pirates et corsaires du roi.
Des parkings entourent les murailles, mais il est conseillé de se garer l’été sur les grands parkings extérieurs indiqués dès l’arrivée à Saint-Malo, la circulation près de l’intra-muros étant difficile et les parkings saturés. Des navettes vous emmèneront immédiatement de ces parkings extérieurs vers « l’intra ». Et n’oubliez pas votre maillot de bain, les plages s’allongent au pied des remparts, dont une avec une piscine devant le Grand Bé. La plage du Môle, la plus à gauche, est moins ventée que les autres.

– PORTE SAINT-VINCENT : Vous pouvez commencer la visite par la porte Saint-Vincent, où se trouve le château,son musée et l’office de tourisme, l’aquarium, le début du tour des remparts et l’entrée de la rue principale. (Attention, un plus grand aquarium a également ouvert à l’extérieur de la ville, sur la route de Dinard).

Cette porte Saint-Vincent fut construite en 1708. Jusqu’en 1770, à 10 heures du soir, la noguette (cloche) y sonnait l’heure du couvre-feu et la porte se fermait. Une salle, sous la porte Saint-Vincent, servait alors de dortoir pour les retardataires. Plusieurs dizaines de chiens de gardes étaient ensuite lâchés sur les plages.
On peut monter sur la muraille directement de la porte Saint-Vincent pour commencer le tour par la vue sur le port. Si vous souhaitez commencer par la vue sur mer, il vous faut prendre à droite et traverser la place Chateaubriand et rejoindre, derrière l’hôtel du même nom, la muraille. L’escalier est à côté de l’aquarium.
Vous pouvez au passage visiter la cour de l’hôtel Chateaubriand, à gauche du restaurant et y voir la maison natale de l’écrivain (photo de gauche). Un peu plus loin, vous pourrez voir la belle cour de la « maison de la duchesse Anne » (même si cette duchesse n’y a vraisemblablement jamais mis les pieds). Elle date du XVe siècle (photo de droite).
Sur la place, l’intérieur des bars de l’Univers et des Voyageurs sont des invitations au voyage (immobile), alors que l’intérieur du Châteaubriand invite à une plongée dans le temps.

LE CHATEAU : Transformé en son aspect actuel comme presque tous les monuments militaires de la côte par l’architecte du roi, Vauban, il comprend le Gros Donjon haut de 34 mètres (dans lequel se trouve le musée et qui donne accès au toit d’où on domine la ville), et un ensemble de nouvelles constructions s’étant ajoutées au fil des siècles.

– LE MUSEE : Il est tout dédié à Saint-Malo, son histoire, et particulièrement son histoire maritime. Maquettes de bateaux, pièces historiques, plongeront petits et grands dans un passé chargé de batailles et d’abordages. De nombreuses pièces sont également relative à la vie de l’écrivain Chateaubriand, dont le fameux tableau de Girodet.
– LES REMPARTS
Il faut à peu près 1 heure pour faire le tour des remparts en flânant.
Si vous commencez par la façade maritime (à côté de l’aquarium donc), vous avez un accès immédiat pour lel’île du Fort National. La muraille commence par le Bastion de la Reine, construit en 1693 après l’envoi de la « machine infernale » par les Anglais.
Vous arriverez ensuite aux Champs-Vauverts, dominés par la statue du corsaire Robert Surcouf pointant l’ennemi anglais du doigt. Derrière ce parc et la statue, vous pouvez faire un tour à la maison du Québec afin de dire bonjour aux « cousins » d’Amérique (entrée gratuite). Les îles en face du mur sont le Grand et le Petit Bé descendez les escaliers si vous voulez les visiter. En continuant sur le mur vous arrivez au Bastion de Hollande avec ses canons et sa statue de Jacques Cartier, le découvreur du Canada. Les chiens de gardes de la ville étaient autrefois enfermés dans ce bastion-chenil. D’ici vous pouvez voir la côte jusqu’au cap Fréhel, Dinard en face, et le barrage de la Rance à gauche.

Vous arrivez maintenant à la porte de Dinan (1714), en face de la gare maritime, d’où voguent les bateaux pour l’Angleterre, les îles Anglo-Normandes, ou simplement Dinard (les navettes pour Dinard partent de la descente juste en face de la porte de Dinan).

Vous arrivez alors au Bastion Saint-Louis, gardé par une statue du corsaire Duguay-Trouin. Ce bastion terminé en 1721 défendait avec ses canons l’entrée du port.

La porte Saint-Louis (1874), face au port et aux docs plus loin, à la particularité d’être encadrée par deux hôtels particuliers ayant survécu aux bombardements.
Enfin, la Grande-Porte, qui fut longtemps la porte principale de la ville, et date du début du XVe siècle. Sous la porte, la statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours fut, selon ce qui se raconte, trouvée en mer par un bateau de Saint-Malo. De nombreux miracles lui sont imputés, comme par exemple d’avoir stoppé l’incendie de 1661.
Et vous voilà revenu à la porte Saint-Vincent.

– CENTRE VILLE :

Au fil du XXe siècle, les vieilles enseignes ont progressivement déserté la ville pour laisser la place aux chaînes de vêtements et autres agences immobilières. Ceci dit, un grand nombre de spécialités Bretonnes ou de galeries d’arts existent encore. L’Intra n’est pas grand et il ne faut pas hésiter à flaner dans les ruelles perpendiculaires au flot des touristes. Il n’y a guère de rues inintéressantes à Saint-Malo.
La ville est également très animée à la nuit tombée, et même l’hiver, les bars des ruelles malouines ont une ambiance prompte a conforter les statistiques plaçant les Bretons en tête, et fiers de l’être, de la consommation d’alcool en France ! Yop la ho, une bouteille de rhum !
– LA CATHEDRALE :
Le premier évêché fut celui d’Alet, en Saint Servan, juste en face de Saint-Malo, où l’on peut encore voir la belle ruine de la cathédrale. Mais l’intrmuros fut un lieu de culte dès l’arrivée de saint Malo au VIe siècle.
La nef est romane et le choeur gothique. On peut entre-autres y voir la tombe de Jacques Cartier et celle de Duguay-Trouin avec une belle Vierge du XVIe siècle au-dessus. Les ruines du cloître sont à droite en sortant de la cathédrale.
– SAINT SERVAN
Entre Intra-Muros et le barrage de la Rance se trouve Saint-Servan. En longeant la mer depuis l’intra, après le port de plaisance, on arrive dans les quartiers bas de Saint-Servan. Alet tout d’abord – qui fut la première ville sur le site au Ier siècle avant J.C – avec son port : Solidor. Les ruines de la cathédrale sont du Xe siècle, mais elle était la troisième cathédrale d’Alet depuis le Ve siècle.
A l’extrême pointe d’Alet, le fort construit en 1758 a été totalement réaménagé  par les Allemands pendant la 2e guerre mondiale. Un musée sur ce thème a élu domicile dans le labyrinthe souterrain.
Le très intime port Solidor est agréable tant pour sa plage que pour ses promenades et terrasses de restaurants et cafés. Un endroit moins chargé de touristes que l’intra-muros mais non moins charmant. La belle tour Solidor qui domine l’estuaire de la Rance, fut construite au XIVe siècle sur la base du château romain lui préexistant. Après avoir été une prison au XIXe siècle, Solidor est aujourd’hui un très beau musée des cap-horniers, pour les fans de bateaux et de tout ce qui touche aux aventures maritimes (photo de gauche).
L’Eglise Sainte-Croix (1715-1840), à l’autre bout de l’Anse Solidor, vaut un moment d’arrêt, si elle est ouverte. Entre Solidor et le barrage de la Rance, un enchaînement de jolies criques charmantes conduisent à la Briantais, un magnifique parc public avec une beau manoir en son milieu, le tout dominant la Rance juste au-dessus du barrage.
En quelques années, le bourg de Saint-Servan s’est littéralement métamorphosé. Les commerces de la rue Clémenceau sont élégants et souvent artisanaux.
EVENEMENTS A SAINT MALO
    •    Quai des Bulles – Festival de la bande dessinée et de l’image projetée
    •    La Route du Rhum (photos de droite)
    •    La Route du Rock
    •    La Course des grands voiliers anciennement la Cutty Sark.
    •    Étonnants voyageurs (salon littéraire).
    •    Folklore du monde (Festival de musique du monde)
    •    Festival européen du théâtre lycéen francophone.
    •    Saint-Malo à la hune.
    •    Solidor en peinture
    •    Course à voile, Québec – Saint-Malo.
    •    Raid des Corsaires – Voile légère.

De Saint-Malo on peut également visiter la Rance, pour laquelle nous avons dédié une page spéciale : Dinan et la Rance. Les jolis villages de Pleudihen, Saint-Suliac ou La Richardais, très proches de Saint-Malo, sont sur cette page.

Mais sur le territoire de Saint-Malo, juste au sud du barrage, vous pouvez voir la belle Malouinière de La Passagère, ainsi qu’un cimetière de bateau très beau en fin d’après-midi quand le soleil se couche.
Non loin de la voie rapide pour Rennes, vous pouvez également rejoindre Combourg et la Bretagne Romantique à qui nous avons également consacré une page.
Hôtels Saint-Malo:
– Grand-Hôtel des thermes, 4 étoiles (à la thalassothérapie)
– Hôtel Chateaubriand (2 étoiles) intra-muros, vue sur mer.
– Beaucoup d’hôtels bon-marchés à l’entrée de ville.
– Tous les hôtels
Restaurants :
– La Duchesse Anne (fruits de mer) – Porte Saint-Vincent, Intra-Muros – 02 99 40 85 33
– Franklin, au début du Sillon, côté Intra-Muros. – 02 99 40 50 93
Discothèque : L’Escalier, Pointe de la Varde (clientèle civilisée)
Hotels Saint-Servan :
– Hôtel Cunningham’s (2 étoiles)
– Tous les hôtels
Bars :
– Le Cancalais (Anse Solidor)
– Le Cunningham’s (2, rue des Bas-Sablons, face au port des Bas Sablons)
Camping :
– Alet : 02 99 81 60 91
– BARRAGE DE LA RANCE
Le Barrage de la Rance ferme à heure fixe (à peu près toutes les heures l’été : 8h, 9h, 10h…), afin de laisser passer les bateaux. Il est possible de s’arrêter sur le parking afin d’observer le paysage : l’anse Solidor et le clocher de la cathédrale de Saint-Malo d’un côté et Dinard à l’ouest. Côté rivière, les criques multiples de la Rance.

– DINARD : Ville de 11000 habitants, était originellement un port de pêche dépendant de Saint-Enogat. Et même si aujourd’hui c’est Saint-Enogat qui fait partie de Dinard, il faut savoir que la ville s’est appelé Saint-Enogat jusqu’en 1879.

Dinard connut un essor 20 ans plus tôt, alors que de riches Anglais commençait à s’y installer, construisant de somptueuses villas tout le long de la côte. On peut les voir en longeant la mer par la Promenade au Clair de Lune, face à Saint-Malo, puis, à l’ouest de la plage de L’Ecluse (centrale) en continuant le long du littoral vers Saint-Enogat, (certainement la plus belle partie). Ces 407 villas classées sont à la fois prestigieuses, balnéaires et excentriques, principalement dans leurs toitures. En 1929, les Américains ruinés par le Crack s’en retournèrent chez eux, et une loi interdisant aux Anglais d’investir à l’étranger fini de stopper l’extension du Dinard anglo-saxon…. jusqu’à la fin du XXe siècle ou les middle-class anglais, repoussé par le prix de l’immobilier dans leur pays, vinrent (et continuent) de s’établir en nombre de ce côté de la manche. Chaque année, un très bon festival du film Britannique se déroule dans la ville.
Aujourd’hui la clientèle est moins aristocratique qu’au début du XXe siècle, mais, tout comme la Côte d’Emeraude dans son ensemble, Dinard demeure un site très chic et privilégié par les familles.

Les grandes tentes de toiles bleues et blanches sur la plage de l’écluse sont aussi une des marques du standing Dinardais, ainsi que son casino.

Au moins d’août : concours international de sauts d’obstacles au centre équestre, et feu d’artifice géant pour le 15 août sur la plage de l’écluse.
Les familles royales de toute l’Europe sont venue à Dinard lors de sa grande époque, comme le Grand Duc Michel de Russie en 1891, l’infante Eulalie d’Espagne en 1895, le roi Alphonse XIII d’Espagne l’empereur Allemand Guillaume II, les rois belges Léopold et Albert Ier, le roi d’Angleterre Edouard VII, ainsi que Napoléon III et les princes de France. Entre autres touristes, citons aussi Paul Signac, Ernest Renan, Jules Favre, Agatha Christie, Oscar Wilde, Winston Churchill, Albert Lacroix, Lawrence d’Arabie, Jules Verne, Jean Charcot, Mrs Hughes Hallett, Bill Cody, Roland Garros, Paul Deschanel, Armand Fallières, Raymond Poincaré, Alain Gerbault, Claude Debussy, Pablo Picasso, les frères Lumière, La famille Faber, Emile Bergerat, Henri Zuber…
– Saint-Enogat : la partie Est de Dinard est également bordé de magnifiques villas fin-XIXe en bord de mer. Son centre-ville est vraiment charmant. La plage est fréquentée par toutes les grandes familles de la région.Excellents brunchs (pas trop chers), le dimanche à la Thalassothérapie de Saint-Enogat. Et vue magnifique.
– L’île de Harbourg, en face de Dinard, fut fortifiée par Vauban à la fin du XVIIe siècle en même temps que les îles de Saint-Malo. Elle est aujourd’hui privée et habitée.  http://astenogat.canalblog.com
Restaurants :
– L’appel du Large (au casino) vue sur mer : 4 boulevard Wilson – 02 99 16 30 30
– L Escale A Corto – 12 avenue George V  Tel: 02 99 46 78 57
– Le Tanger (couscous) 13 rue de Saint-Lunaire (Saint-Enogat) – Tel: 02 99 46 63 25
Bars :
– Le O Prime. Sympathique avec terrasse.
– La Fonda (branché, musique…)
Hôtels :
– Grand-Hôtel (4 étoiles) dans la baie

– Reine Hortense (4 étoiles) sur la plage

– Hôtel-Restaurant Le Printania (2 étoiles)
– Tous les hôtels

SAINT-LUNAIRE : Tout comme ses voisines Dinard et Saint-Briac, Saint-Lunaire est fameuse pour ses belles villas fin-XIXe. Moins connue que Dinard, Saint-Lunaire semble préserver ses charmes du tourisme de masse. (Un peu trop peut-être quand on voit le lamentable abandon de la Dune de Longchamp, transformée en cratère). Ces villas sont surtout groupées autour de la pointe du Décollé, là où saint Lunaire aurait accosté au VIe siècle.

N’hésitez pas à vous garer sur le parking au bout de cette pointe, et à prolonger la promenade jusqu’au bout. La vue sur Saint-Malo et le cap fréhel est splendide, une des plus belles de la côte ! La maison au toit de chaume est la discothèque la Chaumière, un endroit très prisé par la jeunesse dorée locale ou parisienne pendant l’été avec sa terrasse sur mer.

Le Grand Hôtel sur la Grand-Plage était le point de rendez-vous mondain de Saint-Lunaire avec son casino (fermé depuis).

Longchamp : un autre Grand-Hôtel fut détruit à Longchamp pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale. Cette très grande plage, à l’ouest de

Saint-Lunaire, est assez ventée et très prisée par les surfeurs. A l’ouest, la colline de la Garde-Guérin (trouée comme un fromage par les souterrains Allemands de la seconde guerre mondiale), est un endroit naturel formidable pour les promenades, et incomparables pour les couchers de soleil avec vue sur Saint Briac et ses îles.

La très jolie petite plage à l’ouest de cette colline est également l’une des meilleures pour le surf, et un peu abritée des vents.
On peut suivre le chemin des douaniers depuis la Garde-Guérin vers Saint-Briac en longeant le golf. Paysages merveilleux !
Le 4 septembre 1758, les riverains eurent la surprise d’y voir débarquer 10 000 Anglais (repoussés à Saint-Cast le 11 septembre) !
De nombreux touristes viennent à Longchamp observer la mer haute en furie lors des grandes marées.

La vieille église de Saint-Lunaire (attention il y en a deux), est l’une des rares églises romanes de Bretagne. De très beaux gisants de part et d’autre du coeur, et le tombeau de Saint Lunaire au milieu sous un arc triomphal. Un souterrain, malheureusement détruit, reliait cette église à la pointe du décollé.

Un grand nombre de VIP ont habité et habitent toujours Saint-Briac et Saint-Lunaire : Les Duc de Russie pendant leur exil, la famille Forbes et leurs descendants : l’ancien ministre français Brice Lalonde et le sénateur américain John Kerry, Jean Rochefort, Dominique de Villepin,  Pierre Méhaignerie ou encore Nicolas Hulot et même Hugh Grant ou Jean-Yves Lafesse.
– Bar : Définitivement La Potinière, sur le boulevard De Gaulle le long de la Grand Plage, pour l’accueil, la musique et l’ambiance.
– Restaurant : cuisine simple (pizzas…) et bonne ambiance, au Galion, dans le centre.
– Tous les hôtels

SAINT BRIAC : ce village, le plus à l’ouest de la côte d’Ille-et-Vilaine, est certainement l’un des plus beaux de la côte. De part les petits hameaux traditionnels qui le composent, avec ses ruelles étroites et ses mini-jardins, mais aussi avec ses paysages majestueux.

Le bourg :
Comme tant d’autres, Briac était un moine Irlandais. Sa vie est retracée sur les vitraux de l’église qui, bien qu’elle soit du XIXe, a gardé son beau clocher en granit de 1671. Ne pas hésiter, dans le Bourg, a visiter les passages secrets entre les maisons. L’un d’entre eux relie la mairie à l’église. Ni a s’égarer un peu dans les rues périphériques : tout est beau à Saint-Briac.

Outre le grand nombre de personnalités ayant habité ou habitant toujours à Saint-Briac, de nombreux peintres ont également été très inspirés par cette ville (Emile Bernard, Alexandre Nozal, Paul Signac, Auguste Renoir…) comme d’autres le furent par la ville de Pont-Aven au sud-ouest de la Bretagne.

La côte :
Le Golf de Dinard se trouve entre la Pointe de la Garde-Guérin et l’entrée de Saint-Briac (pas du tout à Dinard). Les promenades entre ce golf de 18 trous et la côte sont magnifiques.

Suite à la Garde-Guérin et à sa plage, vient la plage du Port-Hue, toujours le long du golf, avec sa belle petite île et sa magnifique dune. Pour continuer la promenade sur la côte, il faut quitter la plage par la sortie principale, à l’ouest, et remonter la petite route du golfe à droite, qui longe les criques et les belles villas. A l’ouest, très belle vue sur Saint Cast.

Lorsque le sentier longe de nouveaux des petites plages face à l’ouest, alors vous pouvez le poursuivre 20 mn avant de vous retrouver dans les vieilles rues du hameau près du port, et ensuite rejoindre, à côté du château du Nessay (XIXe, très beau parc ouvert au public) la plage de la Salinette.

De Saint-Briac, la côte serpente le long de la rivière Frémur jusqu’au pont,

frontière d’avec les Côtes d’Armor.

Restaurants au feu à l’entrée de Saint-Briac quand on arrive de Saint-Lunaire. D’ici, en prenant la direction du Port Hue : restaurant les Terrasses du Rusty.
– LANCIEUX : Un village balnéaire très prisé par les pêcheurs à pied de coquillages qui vont à marée basse ramasser coques et pétoncles. Il suffit de piétiner sur place pour les faire remonter, un plaisir pour les enfants.
A voir : le clocher de la vieille église datant de 1740.
– PLOUBALAY : Restaurant au sommet du château d’eau, sur la route de Dinard, avec vue sur toute la baie. Magnifique, surtout au coucher du soleil.
– SAINT JACUT DE LA MER : Saint Jacut était un moine irlandais du Ve siècle. Il fut longtemps invoqué pour la guérison des fous.
Le village est sur une presqu’île débouchant en face de l’archipel des Ebihens. La pêche fut longtemps l’activité principale du village, principalement la pêche à la raie ou au maquereau. Un grand parc-à-huîtres est dans le chenal qui sépare Saint-Jacut de Saint-Cast, à l’ouest.
L’endroit est propice aux belles promenades, tant dans les ruelles préservées du vieux village que sur les falaises et leurs 11 plages, jusqu’aux îles des Ebihens accessibles à marée basse. Les plages du Rougeret, de la Pissotte et du Haas sont les plus fréquentées. Au Nord de l’île maitresse des Ebihens vous trouverez également une très belle petite plage.
Saint Jacut compte trois mini-ports : La Houle de Casseule, Le Chatelet et Le Béchet.
L’abbaye, à l’ouest, est actuellement tenue par les les soeurs de l’immaculée conception. L’un des bâtiments est fort ancien, mais tout ayant été détruit pendant la Révolution, les autres parties du monastère sont contemporaines. Mais le cadre est fantastique.
Le superbe archipel des Ebihens est fréquenté par les amateurs de pêche aux crabes et aux coques durant les grandes marées.  Outre sa belle plage au Nord qui prends parfois des couleurs tropicales, l’île est coifée d’une tour fortifiée, construite par Vauban, architecte du roi, à la fin du XVIIe. Un très beau petit hameau de vieilles maisons se trouve à côté de la tour. Plusieurs chemins de randonnées sur l’île et d’autres chemins privés.

– LE GUILDO : Avant le village, à droite de la rivière Arguenon, les imposantes ruines féodales du château de Gilles de Bretagne datent du XIVe siècle. Elles se visitent. Le château fut démantelé par Henri IV au XVIIIe siècle. Au départ du château, très belle promenade par le chemin des douaniers en direction de Saint-Jacut.

Le petit port en contrebas, sur la rivière, est entouré de vieux hameaux de pêcheurs. A marée basse, les vases grises dessinent d’incroyables figures prisées de photographes. Sur la rive ouest, face au château, les Pierres Sonnantes sont une attraction naturelle aimée des enfants. Prenez une pierre et frappez-les : elles résonnent de sons métalliques. Attention, sur le chemin

des pierres sont frappées un peu partout par les touristes. Elles ne résonnent pas. Les véritables pierres sonnantes sont un peu plus loin. A 5mn de marche depuis le parking.

– SAINT-CAST : La pointe de la Garde, ses belles villas et son point de vue est vraiment remarquable. Sur la hauteur, l’ancien village de pêcheurs a conservé ses charmes. La plage a été aménagée en station balnéaire touristique. Avec de l’animation les soirs d’été.
Les 10 000 soldats Anglais débarqués à Saint-Lunaire en 1758 ont été repoussés puis vaincus par les Français à Saint-Cast le 11 septembre, avec l’intercession du saint breton Saint-Yves, parait-il.

– LA HUNAUDAYE : A une trentaine de kilomètres de la côte, la forteresse médiévale de la Hunaudaye est un enchantement granitique. Ses parties ruinées lui donne des airs incroyablement romantiques. Elle dut construite en 1202, puis réaménagée deux iècles plus tard.  En 1793, les chouans (royalistes) hantant les forêts alentours, il fut décidé d’en détruire des parties afin qu’il ne puisse leur servir de refuge. Malheureusement, il servit ensuite de carrière de pierre. Mais des restaurations permanentes lui permet de retrouver un état très satisfaisant pour de très très belles visites. Les douves ne sont toujours franchissables que par le Pont-Levis.

Cap Fréhel

Avec ses grandes falaises roses, le cap Fréhel et son fort La Latte forment un ensemble naturel et historique incontournable lors d’une visite de Bretagne. Les stations balnéaires à l’ouest du cap sont entourées de plages de toute beauté. De nombreux peintres se sont laissés gagner par ces paysages envoûtants, tant par les couchers de soleil que par les brumes matinales. Le cap (et ses îles) est une réserve ornithologique importante, et depuis les chemins de randonnées, on peut même appercevoir des pingouins (rares en France).

Le rose des falaises est appuyé par le rose des lavandes. L’extremité du cap étant recouvert d’une lande épaisse, le tout formant un paysage breton très typique et propice aux légendes !

Il y a deux phares au bout du cap. Le vieux phare fortifié fut construit par Vauban, à la fin du XVIIIe, et le nouveau en 1950. Sa lampe tourne à 103 mètres au-dessus de la mer, et est visible à 110 kilomètres de distance. Vue superbe du haut du phare, surtout par temps clair.
A l’est du cap :
– BAIE DE LA FRESNAYE : Elle borde la côte Est du cap, en arrivant de Saint-Cast. La vasière a toujours eu des odeurs bizarres, mais l’invasion des algues vertes, depuis quelques années, rend les visites estivales assez spéciales lorsque la mer est retirée ! Ceci dit ses berges sont toujours aussi jolies, et les nombreuses espèces d’oiseaux en font un site intéressant. Plusieurs restaurants proposent des huîtres de la baie. On peut longer sa rive gauche en voiture, la petite route rejoindra un peu plus loin l’itinéraire principal vers le cap. A noter, avant l’entrée de cette route sur berge le long du cap, on peut tourner à gauche vers la petite rivière du Frémur et sa chapelle très belle chapelle Saint-Sébastien, gothique, datant de 1536. Le château de Varouault, à côté, vaut le coup d’oeil en passant. Si votre femme est infidèle, vous y verrez des fantômes, dit la légende !

– LE FORT LA LATTE : Certainement l’un des plus beaux sites de Bretagne. Ce fort à 60m au dessus de la mer fut initialement construit en 937, puis réaménagé par Vauban en 1694. Assiégé à plusieurs reprises, entre autres par les Anglais, il ne fut jamais pris. Le fort est construit sur deux îles reliées entre elles et à la côte par des pont-levis. Un énorme donjon datant de 1341 est en son milieu. Depuis le toit, le paysage sur la côte d’Emeraude est saisissant. La visite est très bien organisée, instructive et amusante.

Depuis le fort, il est possible de rejoindre la pointe du cap en passant par le sentier de randonnées, le long de l’anse des Sévignés. Plage fantastique à marée basse (difficile d’accès).

La forteresse servit de décors pour plusieurs films, entre autres le très bon film d’aventure Les Vikings en 1957, avec Tony Curtis et Kirk Douglas.

La fin du film Chouans, avec Lambert Wilson et Sopie Marceau se déroulait ici également.

Parfois des spectacles nocturnes en été.
Un endroit incontournable !
A l’ouest du cap, vers Saint-Brieuc :
La route ouest du cap, ses plages et criques sensationnelles, et ses sentiers de randonnées, sont incroyablement belles. Et plus que tout l’été après 16 heures, quand les couleurs virent au orange-rouge.
– PLEHEREL-PLAGE :
La plage du Croc et ses beaux cordons dunaires est très belle. L’un des plus grands campings d’Europe la jouxtant; elle perd néanmoins un peu de son charme ! L’église du Vieux-bourg, à côté, vaut un temps d’arrêt.
– SABLES-D’OR-LES-PINS : Très belle station balnéaire avec sa grande plage, ce village fut construit pour le tourisme entre 1922 et 1924. De grandes villas de style Anglo-normand, et d’autres plus art-déco jalonnent la côte. La ville s’agrandit très vite durant les années folles arrêta net sa croissance au moment de la crise de 1929, ce qui explique la sensation d’inachevé qu’on éprouve à Sables-d’Or.
Le magnifique îlot Saint-Michel et sa chapelle (1881) sont accessibles à marée basse.
Le site était déjà habité au IIe siècle, puisque des vestiges de thermes gallos-romains y sont visitables.
Le casino est toujours un lieu de rendez-vous apprécié, ainsi que le golf 18 trous.
Restaurants :
– Restaurant du Casino : 02 96 41 49 05
– Manoir Saint-Michel (2 étoiles)
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– ERQUY : Ce port est le premier pour la pêche de la coquille Saint-Jacques et de la praire. Les coquilles supportant mal la chaleur, la pêche se fait l’hiver. Outre sa vie balnéaire et ses bars/restaurants, Erquy offre quelques très belles promenades, et en tout premier lieu au Cap d’Erquy aux couleurs un peu semblables à celles du Cap Fréhel. On peut également voir sur le cap les ruines d’un fort, et un four à boulets. Ces fours (il y en a un également au Fort la Latte), étaient une invention destinée à  chauffer les boulets avant de les lancer (« tirer à boulets rouges »). Mais cette invention ne fut guère utilisée : le temps de mettre le four en route, de faire rougir les boulets et de les acheminer aux canons était beaucoup trop long en cas d’attaque navale.
Restaurant :
L’Escurial (fruits de mer) Boulevard de la Mer (02 96 72 31 56).
Hôtel-restaurant :
– Hôtel de la Plage (2 étoiles)
– Tous les hôtels
– CHATEAU DE BIENASSIS : Il fut construit en 1400 mais fut en partie détruit pendant les guerres de la Ligue. Il fut confisqué à la Révolution puis transformé en prison, puis acquis par la famille qui le possède toujours depuis 1876. Habité, le château se visite néanmoins. La masse de granit rose du château est surprenante L’intérieur fut rénové au XIXe siècle.
– PLENEUF-VAL-ANDRÉ
Fut longtemps (et toujours un peu) LA station balnéaire bourgeoise à l’est des Côtes d’Armor. La plage du Val André est très belle avec sa vue sur la baie de Saint-Brieuc. A marée basse, l’îlot du Verdelet est aceessible et on peut y voir les ruines des pêcheries installées par les moines aux moyen-âge.
Le petit port du Dahouët, à l’embouchure de la rivière Flora, est un endroit très charmant, qui vit partir générations de marins vers l’Islande puis Terre-Neuve. Les pêcheurs se sont aujourd’hui reconverti à la coquille Saint-Jacques.
Casino, et très très beau golf.
 – TRANSPORTS :
– TGV directs de Paris-Montparnasse à Saint-Malo via Rennes. La ville de Saint-Brieuc, sur la ligne TGV Paris-Brest, est proche du cap Fréhel.
– Ligne aériennes quotidiennes entre Londres et Pleurtuit (près de Dinard)
– Lignes nationales au départ de Rennes : http://www.rennes.aeroport.fr
– Bateaux : lignes de ferries entre Saint-Malo et l’Angleterre, Jersey et Guernesey.
– PARCS D’ATTRACTION :
Entre Saint-Malo et Combourg :
Parc d’attractions classsiques :  www.cobac-parc.com
Entre Saint-Malo et Rennes :
Le magnifique parc du château de la Bourbansais et son zoo : http://www.zoo-bourbansais.com/
Dans les environs
– Le Mont Saint-Michel
– Dinan et la Rance
– Bretagne Romantique (Combourg…)
– Le Trégor
– Rennes – Fougères – Forêt de Brocéliande

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