Guide voyage France

Le Calvados, entre Cabourg et Honfleur (Deauville, Trouville, Lisieux, Beuvron…) – Guide de Voyage

Ses deux points les plus touristiques sont les plages du Débarquement, avec les tapisseries de Bayeux et bien d’autres choses n’ayant rien à voir avec le débarquement, dont les musées de Caen), et la Côte Fleurie entre Deauville et la Seine. L’arrière-pays (et ses fromages) n’en est pas moins charmant, dont Lisieux, fréquenté pour sa sainte (Thérèse), le Bocage Virois ou encore la Suisse Normande. Le Calvados a également donné son nom à un très fort alcool de pomme.

LA CÔTE : DE CABOURG A LA SEINE

Sélection d'activitées notées par des milliers de touristes !

CABOURG

La ville a été construite au XIXe siècle autour d’un plan en éventail, toutes les rues menant à une grande place centrée sur le Grand Hôtel et le casino. Cette station balnéaire chic est sortie de l’imagination d’un richissime parisien, (comme Deauville). Un hippodrome célèbre y sera adjoint, qui accueille toujours des courses en été. Cabourg est une station très complète où l’on peut trouver tous les services balnéaires.

On peut y visiter :

– Le Grand Hôtel de Cabourg, où l’écrivain Marcel Proust séjourna chaque été de 1907 à 1914 (on peut toujours y voir sa chambre).

– Le Casino , agrandi de 2006 à 2007.

– Les bains de Cabourg, se situant sous la promenade Marcel Proust.

A noter :

– Festival du Film « Les journées romantiques » en juin.

– Festival Epona en octobre : films sur le cheval.

– Salon du Livre en août

Office de Tourisme : 02 31 06 20 00

www.cabourg.net

 

VILLERS-SUR-MER

Un joli et agréable village très fleuri.

On peut y voir :

– Eglise de style néo-gothique construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Vitraux de belle qualité.

– Nombreuses très belles villas.

– Le dinosaure végétal face à la mer, dans le jardin de l’office de tourisme, représente un des monuments principaux de Villers-sur-Mer. Certaines années, un bébé dinosaure est ajouté. Le grand fait 12 mètres de long, 7 de haut et est composé de 9000 plants. Le « retour du dinosaure » est fêté chaque année en juin.

– Elles recèlent des multitudes de vestiges paléontologiques. Un

mini musée dans l’enceinte de l’office de tourisme permet d’avoir un aperçu des ressources et des découvertes (un crocodile a été trouvé en Normandie !). C’est un lieu mondialement connu par les spécialistes des ammonites et autres fossiles.

– La plage de Villers-sur-mer (2km) ses cabines de plage, première zone terrestre française abordée par le méridien international.

Tous services balnéaires.

www.villers-sur-mer.fr

Office de Tourisme – Tél.: 02.31.87.01.18

Entre Villers et Houlgate, on peut voir les jolies falaises des Roches Noires, hautes de 40m, et dont l’escarpement rappelle des châteaux forts.

A l’Est, les marais de Villers-Blonville offrent un joli espace de promenade nature.

HOULGATE

Une station balnéaire dans une vallée, célèbre pour ses jolies maisons le long de la plage.

Entre 1845 et 1850; la mode des bains de mer vint à Beuzeval. Quelques touristes de Caen puis de Paris commencèrent à venir à y venir pour leurs vacances. L’Hôtel Imbert fut construit en 1877 et en 1907 sa tour vint s’ajouter. Le village de mer s’appelait alors Beuzeval-les-Bains et attirait la population protestante.

De l’autre côté de la rivière, en 1859 le Grand Hôtel est construit, comprenant 120 chambres, chacune luxueuse et avec ses domestiques . En 1860 la chapelle Nôtre-Dame de Houlgate est érigée. Le premier casino est construit, en bois et se trouvait en face du Grand Hôtel.

Le Grand Hôtel est agrandi en 1895 et sa rotonde ajoutée au coin sud ouest du bâtiment.

Le village accueille bien des célébrités et têtes couronnées.

Bien que le village  avait perdu sa configuration bi-polaire entre Houlgate et Beuzeval-les-Bains, la population catholique préfère la rive droite alors que la population protestante préférait la rive gauche. Ceci est confirmé par la visite de la Reine protestante Ranavalo de Madagascar à Beuzeval-Les-Bains et de la visite de la Reine catholique Isabelle II d’Espagne au Grand Hôtel.

On peut voir sur la plage la Colonne Guillaume, qui commémore l’embarquement à cet endroit de Guillaume le Conquérant pour la conquête de l’Angleterre en 1066.

– Tous services balnéaires.

www.ville-houlgate.fr

Office de Tourisme : 02 31 24 34 79

 

DEAUVILLE

La ville des stars ! Avec son casino, les célèbres “planches” et ses champs de courses, la petite cité normande est le Saint-Tropez du nord de la France. Elle forme un ensemble urbain avec le port de pêche de Trouville-sur-Mer qui se situe juste de l’autre côté du pont sur la Touques ; mais Deauville est pour sa part une ville entièrement dédiée aux plaisirs balnéaires.

Histoire :

En effet, durant l’été 1858 , le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, fut invité à Trouville par son médecin, le Docteur Oliffe qui dirigeait le salon du Casino de Trouville-sur-Mer. Morny saisit l’opportunité d’exploiter ce rivage de sable et de marais, pour créer à cet endroit la ville de Deauville. Ainsi se forma une association d’hommes venus d’horizons différents, dont le but était, selon les mots mêmes de Morny, de créer « le royaume de l’élégance ». Il y établit les champs de courses en 1862, et la ligne de chemin de fer y amena les parisiens dès l’année suivante. L’hôtel Normandy Barrière et son casino naîtront en 1912, le Royal Barrière en 1913, la promenade des Planches, sur la plage, fut inaugurée en 1923, et le champ de

course de Clairefontaine en 1928.

Pendant les Années Folles, Deauville connut un succès mondain d’une ampleur incroyable.

En 1975, la création du Festival du film Américain renforça encore la popularité de la ville.

Gustave Flaubert, Rita Hayworth ou Jean Gabin y ont possédé une résidence. Jean-Edern Hallier y est mort en faisant du vélo sur les Planches (alors qu’il s’était déclaré aveugle).

A Visiter :

– Les Planches : La promenade des Planches, en bois d’azobé, a été créée en 1923 pour permettre aux dames de profiter du bord de mer sans risquer de salir leurs robes. C’est devenu au fil du temps la signature de la station balnéaire. Les noms d’acteurs et réalisateurs américains ont été peints à l’entrée des cabines de plages.

Le Groupe Lucien Barrière

Depuis 1962, il rassemble les 3 hôtels de luxe de Deauville, le fameux casino et plusieurs restaurants (mais aussi de nombreux établissement balnéaires et de jeux un peu partout en France).

– Hôtel Normandy

Si les stations balnéaires nouvelles en Normandie ou en Bretagne sont souvent orientées autour de leur Grand-Hôtel-Casino, le Normandy de Deauville est LE monument incontournable de la ville. Et certainement l’un des plus beaux hôtels de France. Sa façade de style anglo-normand est époustouflante de quelque côté qu’on se trouve. Ses 300 chambres hébergent un grand nombre de stars depuis 1912, et de nouvelles alliances se forment toujours au bar ou dans ses salons, tant d’ordre amoureux que du domaine des affaires ! Les acteurs et réalisateurs américains y descendent pendant le festival, que Lucien Barrière contribua à créer. Idéal romantique, idéal balnéaire, idéal normand…. que dire d’autre !?!

Pour boire un verre dans son bar légendaire ou goûter à la cuisine de son restaurant La Belle Epoque (avec la vue magnifique sur la Cour Normande), ne ratez pas le Normandy !

Téléphone du Normandy : +33 (0)2 31 98 66 22 – www.lucienbarriere.com

Les privilégiés descendus au Normandy pourront se rendre par un souterrain au…

– Casino Barrière

Un autre lieu mythique de Deauville ! Depuis 1912 il accueille les joueurs du monde entier (et de nombreuses stars sur ses tables “500 Euros minimum”). Les Années Folles lui ont donné une réputation internationale alors que Coco Chanel, André Citroën ou encore la famille Rotschild, le fréquentaient. Entièrement redécoré dans le style New-Orleans depuis 1999, il accueille également 3 restaurants et un night club, mais aussi un théâtre à l’italienne (500 places) et un bar lounge !

Le groupe possède également le casino de Trouville (voir plus bas).

Tél : +33 (0)2 31 14 31 14 – www.lucienbarriere.com

 

– Le Royal Barrière

De l’autre côté du casino, il est un monument aux proportions colossales, tout dédié, également, aux charmes balnéaires, et très apprécié pour son calme par les couples en recherche de romantisme, ou les hommes politiques incognito. Les stars américaines y ont, tout comme au Normandy, fait chavirer les nuits. Son cadre “1900” en fait un lieu de séjour ou de rendez-vous feutré, hors du temps.

– Golf Saint Julien

Depuis 1988, les golfeurs désirant plus qu’un seul golf, peuvent également essayer les greens de Saint-Julien, dans le pays d’Auge, à 15mn seulement de Deauville. Il propose un parcours de 18 trous et un autre de 9 dans l’un des plus beaux cadres de France. Son Club House offre une cuisine de terroir fine et franche. Tél : +33 (0)2 31 64 30 30

Le groupe barrière possède également des restaurants sur les champs de courses de Deauville… si vous êtes intéressés, rendez-vous sur leur site internet !

www.lucienbarriere.com

 

TROUVILLE-SUR-MER

Jouxtant Deauville, de l’autre côté de la rivière Touques, Trouville a développé d’autres charmes, plus anciens, car elle était déjà un petit port de pêche dès le moyen-âge. Popularisée au XIXe siècle par les bains de mers, elle est toute aussi prisée que Deauville par les stars et les touristes. Les écrivains Gustave Flaubert , Alexandre Dumas, Marguerite Duras ou Marcel Proust se passionnèrent pour ce village, qu’immortalisèrent les peintres Claude Monet ou Eugène Boudin. Johnny Halliday y passa ses vacances de jeunesse, Antoine Decaunes ou Gérard Depardieu y possèdent une résidence, et Ségolène Royal y fut conseillère municipale dans les années 1980.

On peut y visiter ses trois (!) églises, et bien entendu le…

– Casino Barrière, qui est l’endroit historique ou se développa le tourisme à Trouville et Deauville. Le casino, qui organise de nombreux shows, est décoré dans le style Nouvelle-Orléans. Il contient une brasserie, Villa Tara, avec une très belle terrasse avec vue sur la baie, le Louisiane Café et le Dixie Bar.

www.lucienbarriere.com

Comme Deauville, Trouville possède aussi ses Planches sur la belle et immense plage, dont la falaise s’élève bordée de magnifiques villas.

Le cinéma est dans le bâtiment du casino.

Les stars (et les autres), aiment à aller dîner en face de la mairie, dans l’une des trois brasseries avec terrasses d’où (sport traditionnel local) l’on regarde les gens passer ; brasseries qui ne sont, de surcroît, pas très chères : Le Central, les Voiles et les Vapeurs .

 

La route entre Trouville et Honfleur, en passant par Villerville, est sublime, avec ses résidences exubérantes.

VILLERVILLE

Une ville très calme comparée à la cohue de ses voisines, (sauf quand d’apprentis matadors viennent s’exercer sur les voitures (voir plus bas).) En tous cas on y trouve les services d’un petit village balnéaire, avec une jolie plage de 4km, sans pâtir du tourisme de masse. La plage des Graves, qui s’étend vers Trouville est plus nature que la plage centrale.

La tour-clocher (XIIe, le reste de l’église est du XIXe) possède un superbe toit en bâtière. C’est en l’Eglise Notre-Dame de Villerville que sera jouée pour la première fois, en septembre 1882, la célèbre « Messe des pêcheurs de Villerville » composée par Gabriel Fauré.

La Maison de l’Eau

Ce musée, qui conserve sa collection unique de coquillages, s’enrichit maintenant d’aquariums et de bassins, tous uniquement orientés vers la présentation de la faune d’eau douce européenne.

10 rue du Général Leclerc – Tel : 02.31.81.13.81

www.villerville.fr

Mais Villerville est avant tout connue car c’est ici qu’a été adapté en images le célèbre roman d’Antoine Blondin…

UN SINGE EN HIVER

Quelle ode à la liberté et au voyage ! Et, pourtant, le film passa à sa sortie dans les années 1960 pour une apologie de l’alcoolisme. Bon, c’est vrai qu’on y boit plus qu’un peu, et que la réputation de l’auteur du livre, Blondin, y est peut-être aussi pour quelque chose. En tous cas, si vous voulez vous mettre un bout d’Andalousie dans le coeur tout en restant sur la côte normande, procurez-vous le livre ET le film pronto ! Ce monument du cinéma français est presque intégralement tourné dans le village, rebaptisé pour l’occasion “Tigreville”. Et rien n’a changé depuis. Vous pouvez même dîner au Cabaret Normand et y commander des Picon-bières, mettre une tarte au patron et partir sans payer ! Pour la fin, on plaisante bien évidemment, le patron a changé, et il ne mérite pas le traitement réservé à celui du film ! Et n’oubliez pas d’abuser de l’alcool qu’avec modération ! (Il arrive parfois que des jeunes gens jouent encore au matador avec les voitures dans les rues de la ville ) ! Mais bon, quoi de plus con que de déranger de paisibles villageois…

Sur les traces d’Albert et Antoine, vous visiterez la plage, la rue des Bains, la rue Daubigny, l’Hôtel des Bains (alias «Hôtel Stella »), l’angle de la rue Abel Mahu où était le magasin « Au chic parisien », la route principale où a été tournée la scène de la corrida, la gendarmerie, la rue commerçante…

 

HONFLEUR

Située sur la rive sud de l’estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du Pont de Normandie, elle est surtout connue pour son vieux bassin, port pittoresque caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d’ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont notamment Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet (ci-dessous) et Johan Barthold Jongkind, formant ainsi « l’École de Honfleur » qui contribua à l’apparition du mouvement impressionniste.

Histoire : La première mention écrite attestant l’existence de Honfleur émane de Richard III, duc de Normandie, en 1027.

Charles V fit fortifier la ville afin de fermer l’estuaire de la Seine aux Anglais, avec l’appui du

port voisin de Harfleur. Honfleur fut cependant prise et occupée par les Anglais en 1357 et de 1419 à 1450. En dehors de cette période, son port servit de base de départ à de multiples expéditions françaises partant saccager les côtes anglaises, avec notamment la destruction partielle de la ville de Sandwich, dans le comté de Kent, dans les années 1450.

La ville participera aussi aux grandes découvertes, avec notamment le départ en 1503 de Binot Paulmier de Gonneville de Honfleur jusqu’aux côtes du Brésil, la visite de Terre-Neuve et de l’embouchure du Saint-Laurent en 1506 par le Honfleurais Jean Denis, ou le départ d’une expédition en 1608, dirigée par Samuel de Champlain, qui aboutit à la fondation de la ville de Québec.

– L’église Sainte-Catherine possède un clocher séparé de l’édifice principal, et elle est la plus grande église en bois de France.

– La Lieutenance

A l’extrémité du Vieux Bassin se dresse la « Lieutenance » ainsi appelée, parce que ce monument servait à partir du XVIIe siècle de logis au Lieutenant du Roi. C’est le seul vestige important des fortifications de la ville-vestige remanié au cours des siècles, surtout au XVIe et XVIIe siècles.

La porte elle même date du début du XVIIe siècle. Elle est surmontée d’une niche, qui contient une statue de la Vierge (Notre-Dame du Port), et flanquée de deux gracieuses tourelles en encorbellement, décorées des armes de la ville.

– Jardin des personnalités : Une agréable promenade dans un parc paysager ou l’on découvre les bustes statufiés des personnalités qui ont fait Honfleur.

– Musée de la marine (Eglise Saint-Etienne)

Le Musée de la Marine est situé à Honfleur dans l’ancienne église Saint-Etienne, en bordure du Vieux Bassin. Edifiée au 14è siècle, l’église Saint-Etienne est la plus ancienne de la ville. Vouée au culte jusqu’à la Révolution, elle servit ensuite de magasin, de théâtre et de bourse du commerce avant d’abriter la vente du gros hareng de 1802 à 1809. Son clocher, ruiné, fut abattu en 1808.

Après 1809, elle servit d’entrepôt réel des Douanes jusqu’en 1897 où elle fut cédée à la Société du Vieux Honfleur qui la restaura, fit réédifier le clocher, éleva une tribune, fit faire des vitraux et y exposa une partie de ses collections à partir de 1899.

Quai Saint-Etienne – T. 02 31 89 14 12 – Site internet

– Musée Eugène Boudin

Créé en 1868 par Alexandre Dubourg et Eugène Boudin, enfants de Honfleur, il a su garder l’esprit de ses fondateurs en présentant des œuvres des artistes qui, au XIXe siècle, ont puisé leur inspiration dans la région, des Romantiques aux Impressionnistes et aux Fauves.

Le musée présente une importante collection de tableaux préimpressionnistes et contemporains de peintres normands ayant séjourné à Honfleur : Courbet, Boudin, Dubourg, Jongkind, Monet, Dufy, Friesz, Gernez, Hambourg, Herbo…

Place Erik Satie – T. 02 31 89 54 00 – Site internet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *