Pollution et tourisme de masse : apprendre à voyager différemment

Alors que le trafic aérien va encore doubler d’ici à 2037 et que le nombre de touristes poursuit sa course folle, nous percevons enfin les dangers écologiques de tels comportements. En plus de détruire des lieux et des écosystèmes qui étaient à l’origine de l’engouement touristique, une telle pratique du tourisme produit une quantité massive de pollution. Il est donc urgent d’apprendre à voyager différemment.

Voyagez lentement

Si vous aimez voyager, laissez les déplacements rapides en avion aux touristes et optez pour des moyens de déplacement plus lent, mais plus écologique, comme le train. Certes, vous atteindrez votre destination après un trajet beaucoup plus long, mais voyager lentement présente d’autres intérêts de taille.

Vous pouvez, par exemple, profiter de votre besoin ou de votre envie d’atteindre une ville pour visiter d’autres villes qui se trouvent sur votre chemin. Si vous vous rendez à l’autre bout de l’Europe et qu’il vous faut deux trains pour le faire, profitez-en pour vous organiser une halte dans une ville que vous voulez découvrir.

Voyagez en bateau

Les voyages en bateau ont souvent une mauvaise image à cause des très gros paquebots. Pourtant, une location de bateau n’est pas toujours très coûteuse et cela reste l’un des moyens les plus écologiques pour vous déplacer si vous optez pour un voilier et que vous maîtrisez suffisamment la navigation pour garder le moteur coupé dès que vous sortez du port.

Par ailleurs, louer un bateau permet également de découvrir certaines régions avec un œil nouveau. Non seulement, vous profitez des paysages depuis la mer, mais vous goûtez aussi à la joie de vous déplacer librement d’un port à l’autre pour découvrir de nombreuses villes que vous n’auriez sans doute jamais visitées autrement.

Oubliez la voiture

S’il est vrai que le transport aérien participe massivement à la pollution mondiale, il est totalement faux de laisser entendre qu’un trajet en avion serait plus polluant que le fait d’utiliser sa voiture. Effectivement, si un trajet en avion consomme beaucoup de kérosène, il faut ramener cette consommation à ce qu’elle représente par passager pour comparer efficacement.

Un vol long-courrier transportant plusieurs centaines de personnes aura beau consommer des tonnes de litres de carburant, cela représentera toujours seulement 2 ou 3 litres par passager pour 100 kilomètres. À l’inverse, une voiture consomme en moyenne entre 8 et 12 litres d’essence tous les 100 kilomètres.

Même si la voiture est pleine, sa consommation est presque toujours supérieure à celle d’un avion. Il ne faut donc pas naïvement penser qu’un trajet en voiture est plus économe et moins polluant qu’un long-courrier en avion. Quant aux trajets en avion sur de courtes distances, il vaudra toujours mieux privilégier le train.

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