LES INCONTOURNABLES
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Introduction
Si la Loire est un fleuve de 1020 km, les châteaux de Loire sont, eux, regroupés dans les Régions Centre (Tours, Blois, Orléans...) et Pays-de-Loire (Angers). Le Val de Loire et ses châteaux ont été classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Ces magnifiques châteaux ont souvent comme point commun d'avoir su garder ou intégrer de nombreux éléments médiévaux, même s'ils ont été bâtis ou remaniés à la Renaissance. Effet romantique garanti !
Une quarantaine de châteaux sont généralement considérés comme "Châteaux de la Loire". De plus anciennes forteresses vous emmèneront également sur les pas de Jeanne d'Arc, depuis Chinon vers Orléans assiégée par les Anglais...
Les plus visités des châteaux de la Loire proposent évidement tous les services possibles et imaginables : audio-guides en beaucoup de langues, différentes possibilités de guides, visites nocturnes, tarifs groupes... 
Le passeport « La clé des temps », vendu 25 €, vous donne droit à 10 entrées dans les monuments nationaux du Val de Loire : château d’Angers, château de Talcy, château d’Oiron, château de Fougères-sur-Bièvre, château d’Azay-le-Rideau, abbaye de Fontevraud, château de Châteaudun, cloître de la Psalette à Tours, château de Chaumont-sur-Loire. Valable un an dès la première utilisation, il est en vente dans les monuments cités ci-dessus.
Par delà les châteaux, le Val-de-Loire est vraiment le pays du bien vivre : vins et bonnes tables jalonnent les routes au gré des rivières et de leurs doux paysages. Les vignes y ont été plantées il y a près de 1500 ans, et la patience des hommes leurs donneront des lettres de noblesse : Anjou, Touraine, Bourgueil, Chinon, Champigny, Côteaux du Layon, Saumur, Vouvray... "La route des vignobles", la plus longue de France avec ses 800 Km jalonnées par de nombreux panneaux de signalisation, vous invite à découvrir un patrimoine exceptionnel au fil de la Loire, ponctué de châteaux et de paysages d’une grande beauté. Tous les détails sur www.vinsvaldeloire.fr
Le Val de Loire c'est également ces étranges habitation troglodytes. Dans ces abris de fortune se sont installées, dès le moyen-âge, des communautés rurales et les familles de paysans. Certains y demeurèrent jusqu’au début du XXème siècle. On retrouve, ça et là, les traces de ce mode de vie difficile. C’est notamment le cas à Azay-le-Rideau, à la Vallée troglodytique des Goupillières, ou près de Saumur, à Rochemenier. Les troglodytes se sont aussi mués en hôtel de luxe (Domaine des Hautes Roches, à Rochecorbon), en gîte et chambre d’hôtes (comme «Troglododo» à Azay-le-Rideau), ou en restaurants. Mais l’une des reconversions parmi les plus appréciées des troglodytes reste celle qui en fit des caves à vin.
 
 
(Crédit photos : www.all-free-photos.com)
Ussé
Le château d'Ussé se trouve à Rigny-Ussé, en Indre-et-Loire (région Centre). Ce château est bâti au bord de l'Indre, un affluent de la Loire. Il se situe à 40km à l'ouest de Tours en direction de Chinon.
 
Il présente deux styles architecturaux, l'un d'inspiration médiévale et gothique et l'autre de la Renaissance. La cour intérieure présente un exemple de ces deux styles. La première partie des travaux de construction date du XVe siècle par Jean V de Bueil à la place d'une forteresse de bois érigée ici par le terrible viking Gueldin Ier, le "diable de Saumur". Le château sera achevé sous l'aspect actuel au XVIe et XVIIe siècle, époque où il pris cette apparence de château de plaisance.
Charles Perrault se serait inspiré de ce château pour le conte de la Belle au bois dormant. Le château contient d'ailleurs une mise en scène du conte cité.
Ce château est un domaine privé, ouvert à la visite.
 
A voir :
- Le plafond peint en faux marbre d'après une technique italienne dite en "trompe l'oeil".
- La salle des gardes qui contient une superbe collection d'armes et d'objets orientaux.
- L'ancienne chapelle (salon vauban)
C'était la chapelle au temps du château fort. L'abside était alors à l'emplacement des fenêtres actuelles. Exposition de personnages en costumes d'époque qui change chaque année. Des tapisseries de Bruxelles du 16e, aux couleurs admirablement conservées, représentent le thème biblique "David et Goliath".
- D'autres belles tapisseries flamandes sont dans la belle galerie du château.
- Sur le chemin de ronde on peut rencontrer "La Belle au Bois Dormant" ou "La Fée Carabosse".
- Les cuisines sont du XVe.
- Le cachot est dans les douves.
- On peut apercevoir la cave qui est une entrée de souterrains permettant de communiquer avec la forêt de Chinon.
- La Chapelle fut édifiée en 1520 par Charles d'Espinay et sa femme Lucrèce de Pons (sur la façade vous découvrirez leurs initiales : C et L). Admirable chef d'oeuvre de la Renaissance, elle n'a jamais été restaurée.
 
- Les Jardins d'Ussé ont été aménagés par les familles de Valentinay, qui ont réalisé la construction de la terrasse avec l'aide de Vauban, dont la fille Jeanne avait épousé en 1691 Louis II Bernin de Valentinay.
Les jardins en terrasse ont été dessinés par Le Nôtre, créateur des jardins de Versailles.
- La construction de l'Orangerie date de 1664.
On peut admirer à Ussé, une belle collection d'agrumes, orangers et citronniers dont les plus anciens étaient déjà présents avant la Révolution !
Tél : 02 47 95 54 05
 
 
Saumur
Saumur est une ville du Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire.
 
Le château de Saumur
Il a connu ses premières fortifications sous Thibaud, comte de Blois, au Xe siècle. En 1026, il devint propriété du comte d'Anjou, le célèbre Foulques Nerra qui le légua à ses héritiers Plantagenêt.
Philippe Auguste, roi de France et capétien, l'annexa à la couronne.
En 1227, Saint Louis fait réhausser le fort devenu français puis, à partir de 1367, Louis Ier d'Anjou, petit-fils de Philippe VI, fait remplacer les vieilles tours rondes par des tours octogonales. La salle voûtée située sous la cour, est le seul vestige du premier château.
Le roi René d'Anjou, « bon roi René », écrivain, homme cultivé et bâtisseur de forteresse (Tarascon) améliore sensiblement le confort de l'ensemble. Il baptisa d'ailleurs Saumur "le Château d'Amour".
Au XVIe siècle, l'Italien Bartolomeo renforce les défenses du château. Précurseur, il fit construire autour du château médiéval des défenses basses, des fortins (bastions) et courtines suivant un plan en étoile étonnement moderne, un siècle avant Vauban (l'architecte militaire de Louis XIV qui fit de même partout).
Moins glorieux, le château devint prison sous Louis XIV et Napoléon.
Au début du XXe siècle, la ville le rachète à l'État et le rénove progressivement.
 
Il comprend un musée du cheval consacré au harnachement à travers le monde, de l'antiquité à nos jours.
Le château a été immortalisé dans le manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry dans le folio du mois de septembre qui représente les vendanges au pied du château.
Château de Saumur - 49400 Saumur
Tél : 02. 41. 40. 24. 40 Fax : 02. 41. 40. 24. 49
Le Cadre Noir
Deux brigades et l'état-major d'un régiment de carabiniers sont installés à Saumur en 1763. La caserne construite pour les héberger reçoit en 1814 l’École d'instruction des troupes à cheval qui devient l’École royale de cavalerie en 1825. Ses instructeurs d'équitation donnent des reprises publiques de haute école sous l'appellation de Cadre Noir (leur uniforme était, et est toujours, noir). Ville du cheval, Saumur devient, en 1972, le siège de l’École nationale d'équitation (E.N.E.).
Cette élite française de la cavalerie vous propose des visites et spectacles.
 
VILLAGE TROGLODYTE - ROCHEMENIER (à l'ouest de Saumur)
Cet ensemble troglodyte est situé en plaine. On y visite  :
Deux anciennes fermes avec habitations et dépendances creusées dans la roche, abritant plusieurs centaines d'outils et meubles paysans.
Une basse-cour avec ses animaux rustiques.
Une chapelle souterraine.
Une maison troglodyte modernisée, montrant comment il est encore possible aujourd'hui, d'utiliser ce genre de logement.
 
Le château souterrain de Brézé est à 10km de Saumur (voir page suivante).
 
Enfin, notons que Gabrielle "Coco" Chanel est née à Saumur le 19 août 1883.
 
Office du tourisme / Syndicat d'initiative
Place Bilange
49400 Saumur
Tél : 02. 41. 40. 20. 60 Fax : 02. 41. 40. 20. 69
 
 
(Crédit photo : Marc/OTSI Loches – Touraine Côté Sud)
Loches
Loches est une petite ville médiévale non loin de Tours.
 
Au Xe siècle, les querelles incessantes qui opposèrent les comtes de Blois aux comtes d'Anjou, furent à l'origine de l'essor du château de Loches qui allait jouer un rôle prépondérant dans cette lutte de pouvoir. L'angevin Geoffroi Grisegonelle s'établit à Loches et fait construire une église. Son fils Foulques Nerra fit pour sa part bâtir l'énorme donjon quadrangulaire toujours visible de nos jours, et en outre le plus ancien d'Europe. Ce donjon faisait partie d'un dispositif militaire angevin de fortifications encerclant la ville de Tours, très convoitée.                                  
(Crédit photo : Marc/OTSI Loches – Touraine Côté Sud)                                                                    
Le Donjon : Remarquable par ses dimensions (36 mètres de hauteur) sa rare forme carrée et son excellent état de conservation, le Donjon roman est érigé autour de l’an Mil. La forteresse, du XIe siècle, est transformée en prison royale au XVe siècle par Louis XI. Elle abrite les cachots de Philippe de Commynes (reconstitution de la cage de bois bardée de fer), du Cardinal Balue et du Duc de Milan Ludovic Sforza, qui exécuta des peintures murales pendant sa détention. En 1801, Bonaparte transforme la prison royale en prison départementale. En 1926, le donjon a enfin cessé d'être une prison.
Le donjon est flanqué d'une autre tour nommée Tours Louis XI, édifiée pendant la Renaissance avec une vocation purement militaire, elle était conçue pour permettre le tir au canon du haut de sa terrasse.
Il est ouvert toute l‘année sauf le 25 décembre et le 1er janvier. Du 02/01 au 31/03 et du 01/10 au 31/12 : de 9h30 à 17h. Du 01/04 au 30/09 : de 9h à 19h.
 
Le Logis Royal : Bâti sur la pointe de l’éperon rocheux dominant la vallée de l’Indre, il fut l’une des résidences favorites des Valois pendant la Guerre de Cent Ans. Charles VII ériga un premier corps de logis inspiré de l’architecture militaire, à la fin du XIVe siècle. Ses successeurs le prolongent d’un deuxième bâtiment dont la façade décorée de style gothique flamboyant. Trois femmes illustres ont marqué l’histoire du Logis Royal : Jeanne d’Arc, Agnès Sorel, favorite de Charles VII et Anne de Bretagne. Ouvert toute l‘année sauf le 25 décembre et le 1er janvier. Du 02/01 au 31/03 et du 01/10 au 31/12 : de 9h30 à 17h. Du 01/04 au 30/09 : de 9h à 19h.
(Crédit photos : www.all-free-photos.com)
- La Porte Royale : Seule issue permettant l’accès à la Citadelle. Cette porte date des XIIe et XIIIe siècles et a été complétée au XVe siècle par un corps de bâtiment central et une terrasse à canons. De la Porte Royale, on peut entrer dans la Cité Royale pour la visite du Donjon, du Logis Royal, de la Collégiale Saint-Ours et de la Maison Lansyer, ou bien faire le tour des remparts par le boulevard Philippe Auguste. On peut accéder au sommet de la Porte Royale par le jardin de la Maison Lansyer, d’où la vue sur la ville est imprenable.
 
- La Collégiale St-Ours : Splendeur romane et gothique édifiée aux XIe et XIIe siècles, dont le style mixte est dû à une longue construction sur deux périodes différentes. Son architecture est marquée par son portail polychrome sculpté de personnages et d’animaux tirés du bestiaire du Moyen Âge et par les deux pyramides à huit faces appelées « dubes », élevées vers 1165. Elle renferme, depuis avril 2005, le tombeau de marbre d'Agnès Sorel.
 
- La Maison Lansyer : Ancien domicile du peintre Emmanuel Lansyer qui expose des objets lui ayant appartenu et d'autres objets relatifs à l'histoire de Loches. Ouvert du 01/04 au 02/11 de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30. Pendant les vacances de février et Noël (sauf le 25/12), de 10h à 13h et de 14h à 17h.
 
- La Chancellerie (bâtiment Renaissance ouvert au public qui abrite une exposition sur l'histoire de la ville de Loches, Ville d'Art et d'Histoire et des expositions temporaires) et La Maison du Centaure (habitation voisine dont la façade est ornée d'un relief représentant Hercule et un Centaure)
 
- La Tour St-Antoine : Ancien clocher d’une église, elle fait aussi office de beffroi de la ville. Elle culmine à 52 mètres et offre une bonne vue des environs de Loches. Construite entre 1529 et 1575, elle est le seul beffroi Renaissance de Touraine. Elle n'est ouverte au public qu'à l'occasion des Journées du Patrimoine
 
- La Porte des Cordeliers : Ouverte au XVe siècle dans la troisième ceinture de remparts de la ville, la Porte des Cordeliers était munie de deux ponts-levis franchissant le bief de l'Indre. Elle laissait entrer les voyageurs venus par la route d’Espagne. Son nom lui vient de la proximité du couvent des Cordeliers (Franciscains).
(Crédit photo : Marc/OTSI Loches – Touraine Côté Sud)
- La maison natale de l'écrivain Alfred de Vigny est située au 27 rue des Jeux.
- La Carrière troglodytique de Vignemont présente les techniques d’extraction sur près de 600 mètres d’impressionnantes galeries.
Office de Tourisme du Lochois - Place de la Marne - BP 112
37601 Loches cedex - Tel : 02 47 91 82 82
 
 
(Crédit photos : www.all-free-photos.com)
Langeais
Langeais est une commune française d'Indre-et-Loire, dans la région Centre, à l'ouest de Tours, près de Villandry.
 
La ville, située sur la rive nord de la Loire possède un château du XVe siècle. Mais on y trouve aussi un pont suspendu datant de 1849.
Aux environs de l’an mil, la Touraine est convoitée par deux seigneurs : le comte d’Anjou, Foulques Nerra, et le comte de Blois, Eudes Ier.
A la fin du Xe siècle, Foulques Nerra conquiert la place de Langeais. Un château est alors fondé sur le promontoire, afin de défendre les limites orientales de l'Anjou. Il ne reste de cet ensemble que les vestiges du «donjon».
Langeais connut ensuite une histoire mouvementée, tour à tour occupée par les comtes de Blois et d’Anjou. En 1044, Langeais passe, avec toute la Touraine, entre les mains des Plantagenêts, puis dans celle des rois d’Angleterre, leurs héritiers.
C’est en 1206 que Langeais entre dans le domaine royal français, par suite des victoires de Philippe Auguste sur Jean sans Terre. A partir de cette période, le fief de Langeais est concédé à divers grands seigneurs proches du pouvoir royal. Il est actuellement considéré comme étant la plus ancienne forteresse en pierre construite sur le sol français.
En 1465, Louis XI ordonne sa reconstruction, sous la direction de Jean Bourré, trésorier de France et ami du roi. Le château de Langeais sera achevé en 1469. Très bien conservé et peu remanié, il est un bel exemple d'architecture de la fin de la période médiévale, caractérisé par ses hautes toitures, ses machicoulis, des cheminées monumentales finement sculptées.
C'est au château de Langeais que fut célébré, le 6 décembre 1491, le mariage d'Anne de Bretagne et du roi de France Charles VIII, premier pas du rattachement du duché de
Bretagne au royaume de France. La jeune duchesse n'avait alors que 14 ans. Cette scène du mariage a été reconstituée pour la visite avec des mannequins de cire.
Jusqu'au règne de Louis XIII, le domaine de Langeais reste la propriété de la couronne de France, qui le prête parfois à titre d'indemnisation ou de récompense. Il appartient ensuite à différente familles, jusqu'à son acquisition en 1886 par l'homme d'affaires Jacques Siegfried, qui le restaure et le meuble avant de le céder à l'Institut de France en 1904.
 
La visite est très ludique, mobiliers et décorations sont très riches, et les scènes de reconstitutions par des statues costumées sont très belles.
Tél : 02 47 96 72 60 - Contact@chateaulangeais.com
RESTAURANT (La sélection des guides)
Errard
2 rue Gambetta - 37130 Langeais
Tél : 02 47 96 82 12
 
 
Cheverny
Le château de Cheverny est en Sologne, mais vous l'avez forcément déjà vu... car, si vous lui enlevez les deux pavillons des côtés, vous obtenez Moulinsart, le château du Capitaine Haddock dans les aventures de Tintin. L'auteur, Hergé, s'est aussi inspiré de Cheverny pour les décors intérieurs et le mobilier.
Les terres du château furent achetées par Henri Hurault, Comte de Cheverny, Lieutenant Général des Armées du Roi de France, et Trésorier Militaire du roi Louis XI, dont le propriétaire actuel, le marquis de Vibraye, est le descendant.
Après qu'il eut été récupéré par la couronne pour cause de fraude envers l'état, il fut donné par le roi Henri II à sa maîtresse Diane de Poitiers. Néanmoins, celle-ci lui préféra le Château de Chenonceau et vendit la propriété au fils du premier propriétaire, Philippe Hurault, qui bâtit le château entre 1624 et 1630. Il confia sa réalisation à l'architecte Jacques Bougier (dit Boyer de Blois), qui avait assisté Salomon de La Brosse dans la construction du château de Blois.
En 1914, le propriétaire ouvrit le château au public. La famille y habite toujours et Cheverny est aujourd'hui renommé pour son allure classique, ses magnifiques intérieurs, sa collection d'objets d'art (entre autres des peintures de Hyacinthe Rigaud et Jean Clouet) et de tapisseries, le tout du XVIIe.
 
Dans le Petit Salon cinq tapisseries des Flandres sont visibles, ainsi qu'un portrait attribué à Quentin de La Tour.
Un escalier de pierre de style classique, à montée droite (contrairement à ceux de Chambord ou de Blois qui sont à spirale), orné de sculptures champêtres, mêlées de motifs guerriers et de symboles des arts.
À l'étage, une salle d'armes expose une collection d'armes et d'armures. Elle mène à la Chambre du Roi, la plus richement décorée par cinq tapisseries, d'après des cartons de Simon Vouet (1590-1649), représentant les travaux d'Ulysse ; celles-ci proviennent de la manufacture de Paris qui est antérieure à celle des Gobelins. Le plafond est lambrissé avec des peintures à thème mythologique.
Dans le parc de près de 100 hectares qui entoure le château, a été reconstitué un jardin à la française. L'allée principale, face au château est longue de près de six kilomètres. On trouve également un cours d'eau, un jardin anglais, un parc botanique, potager, parc forestier...
Les communs comportent une grande salle où 2 000 bois de cerfs sont exposés.
Le chenil, tout proche, est occupé par une meute de cinquante chiens, destinés à la chasse à courre et dont le repas constitue en soi un spectacle...
"Soupe des chiens" : du 01/04 au 15/09 à 17h, tous les jours (sous réserve de disponibilité)
du 01/01 au 31/03 et du 16/09 au 31/12 à 15h sauf mardis, samedis, dimanches et jours fériés.
 
Le tout se visite, ainsi qu'une expo sur Tintin : "Les secrets de Moulinsart".
02 54 79 96 29
   
(Crédit photos : Agence Création pour le Château de Cheverny. Et, Les aventures de Tintin, éditions Casterman)
 
 
Chaumont-sur-Loire                                             (Crédit photos : www.all-free-photos.com)
Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois. Au xe siècle, c'est Eudes I, comte de Blois qui fit construire une forteresse pour protéger la ville de Blois des attaques des comtes d'Anjou.
Louis XI fit brûler et raser Chaumont en 1455 pour punir Pierre d'Amboise de s'être révolté contre le pouvoir royal lors de la «Ligue du Bien Public». Puis, son fils Charles Ier d'Amboise entreprit la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l'aile Nord face à la Loire, aujourd'hui disparue.
De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d'Amboise, aidé de son oncle le cardinal Georges d'Amboise, poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée.
Diane de Poitiers, maîtresse d'Henri II, reçut le château en échange de celui de Chenonceau qu'elle dut céder à sa
rivale, Catherine de Médicis (voir aussi notre page Chenonceau).
 
Les écuries de Chaumont sont représentatives de ce que l'aristocratie fortunée fit construire à la fin du XIXe siècle. Elles furent considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe, bénéficiant alors d'un éclairage électrique à arc, en même temps que l'Opéra Garnier et l'hôtel de ville de Paris.
Le parc, splendide, abrite le Conservatoire international des parcs et jardins de Chaumont-sur-Loire et ses jardins accueillent le Festival International des Parcs et Jardins.
 
Le village est magnifique depuis l'autre rive de la Loire. On peut se promener sur les deux berges, et flâner dans les ruelles.
Le château dépend désormais des Monuments Nationaux : www.monum.fr
 
(Crédit photos : Culture Espaces- Recura)
Valençay
Le magnifique Château de Valençay se trouve dans la ville du même nom, dans l'Indre, entre Loches et Vierzon. Il fut la propriété de John Law, puis du prince de Talleyrand. Architecturellement on peut comparer son style avec celui de Chambord.
L'écrivain George Sand s'emporta à son sujet : «Ce lieu est l'un des plus beaux de la terre et aucun roi ne possède un parc plus pittoresque».
 
Sa construction débuta en 1540 et dura jusqu'au XVIIIe siècle. Le château fut acheté en 1803 par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord à la demande de Napoléon Bonaparte, afin de recevoir des dignitaires étrangers.
Ferdinand VII d'Espagne y fut retenu de 1808 à décembre 1813 ; le traité de Valençay lui rendit alors la couronne d'Espagne. Le château appartient dorénavant à une association regroupant notamment le département de l'Indre et la commune de Valençay.
Son point d’orgue : l’admirable pavillon d’entrée, donjon symbolique à la décoration fine.
L'intérieur contient un très beau mobilier Second Empire dans la centaine de pièces du château. Le premier étage est doté d'une galerie de 80 mètres de long.
Le grand parc englobe pour sa part un jardin à la française créé
au XXe siècle, et des jardins à l'anglaise ; un parc animalier et un théâtre de poche (de 200 places) créé par Talleyrand lui-même dans les communs.
Audioguides, comédiens costumés, chasse au trésor pour les enfants, labyrinthe...
Accès
- Autoroute A10 Paris Blois, sortie Blois puis direction Cheverny-Selles sur Cher.
- Autoroute A 71, sortie Romorantin ou Selles sur Cher.                                                                (Crédit photos : Culture Espaces- Recura)
Situation - Cheverny : 45 mn - Blois : 1h.                    
 
Renseignements : Tél : (+33) 02 54 00 15 69 - message@chateau-valencay.com - www.chateau-valencay.com
 
   
(Crédit photos : Culture Espaces- Recura)
 
 
 
 
Chinon
Surplombant la Vienne, non loin de Tours, le château de Chinon fait partie des châteaux de la Loire ayant accueilli le roi de France. Il est construit sur d'anciennes fortifications romaines et se compose de trois parties construites au fur et à mesure des nécessités historiques. Il existe un château du milieu, où l'on trouve les appartements, logis royaux, ainsi que l'église. Le fort du Coudray est bati à l'extrémité du rocher, séparé du château du milieu par des douves séches. Le fort Saint-Georges protége le château du milieu sur le côté le plus fragile donc côté plateau. Ce dernier est
quasiment rasé.
 
Chinon est surtout célèbre pour avoir accueilli une rencontre qui allait changer l'histoire du monde, celle du "gentil dauphin Charles", et d'une pucelle venue de Lorraine pour lui demander de lui confier ses armées : Jehanne d'Arc, bien sûr.
Trois maîtres dans l'art des fortifications ont surtout laissé leur empreinte sur le château-fort actuel, deux rois d'Angleterre, Henri II et Richard Cœur de Lion, un roi de France, Philippe Auguste. C'est en l'an 1205, après un siège de huit mois, que ce dernier a enlevé la place aux Plantagenêts.
Le cardinal Richelieu jette son dévolu sur Chinon et, non sans peine, en devient possesseur. Le château reste dans sa famille jusqu'à la Révolution.
Château de Chinon - Tél : 02. 47. 93. 13. 45.
Le musée Jeanne-d'Arc
Installé dans la tour d'entrée du château, la tour de l'Horloge, le musée Jeanne-d'Arc est la principale attraction de Chinon. Il présente une collection d'œuvres et d'objets relatifs à Jeanne d'Arc et à son séjour en Touraine.
 
Le musée animé du Vin et de la Tonnellerie
Vous verrez dans ces salles, grâce à l'action des automates, s'animer les ustensiles ayant servi, à la fin du siècle dernier, à la fabrication du vin : tonneau, pressoir, cuvette, égrenoir, etc.
 
Le musée des Arts et traditions populaires
Implanté sur le coteau Sainte-Radegonde, dans des cavités troglodytes ayant servi d'habitat et de lieu de travail, ce musée présente une collection d'objets anciens ayant trait à la vie quotidienne et aux anciens métiers exercés sur le coteau ou dans les environs. Une pièce d'habitation troglodyte a été reconstituée avec tout son mobilier et ses objets familiers. Les nombreuses « caves demeurantes » aménagées le long du
coteau sont restées habitées jusqu'au milieu du XXe siècle.
 
RESTAURANTS (La sélection des guides)
Les Années 30
78 rue Voltaire 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 37 18
 
Château de Marçay
Le Château - 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 03 47
 
L'Océanic
13 rue Rabelais 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 44 55
 


(Copyright : 2002 - ©Jean-Pierre Klein - CDT Touraine)
RABELAIS, L’HUMANISTE...  
 
“À boire ! À boire !” 
Tels furent les premiers mots de Gargantua à sa naissance ! Il faut dire que le géant, issu de l’imagination fertile de François Rabelais (1485-1553), naquit au cœur du Chinonais, pays de vin et de bonne chère par excellence... Fils d’un bourgeois de Chinon, Rabelais passe son enfance à La Devinière, dans la demeure familiale, au milieu des  champs et des vignobles de Seuilly. Des veillées autour du feu avec les paysans des alentours, le petit François se souviendra des légendes populaires, omniprésentes dans son œuvre. Des gens qui l’entourent, il retiendra la bonne humeur, les rires, la convivialité, les festins. Enfin, de la Devinière, il fera le château de ses héros et, des paysages tourangeaux, le théâtre de leurs aventures. Prêtre séculier puis médecin réputé, Rabelais expose, à travers son œuvre, ses idées pédagogiques, religieuses et philosophiques, et dresse une critique acerbe de son époque.  
 
Sa verve généreuse, son imagination truculente, sa dérision et sa parodie font merveille. Homme de la Renaissance, l’écrivain a, comme ses contemporains, soif de connaissances : un idéal de pensée était apparu, qui trouve son expression allégorique chez ses géants et leur appétit insatiable. Les aventures de Pantagruel (1532) et de Gargantua (1534) font désormais partie des traditions tourangelles et françaises, de même que les bienfaits de la Dive Bouteille ou l’histoire du Moine Soudard... Mais Rabelais a également témoigné d’un don prodigieux pour l’invention verbale : saviez-vous que, dans son héritage, il nous a légué quantités d’expressions aujourd’hui si communes ? Parmi tant d’autres : “mettre la charrue avant les bœufs”, “revenir à ses moutons”, “tirer les vers du nez”, “sauter du coq à l’âne”, “le cul entre deux chaises”, “l’appétit vient en mangeant” ou encore “advienne que pourra”... 
 
Au cœur de la Rabelaisie... 
C’est dans les paysages de Chinon et de Seuilly que Rabelais situe les aventures de Gargantua et de Pantagruel... Ainsi, la guerre Picrocholine oppose Grandgousier, père de Gargantua et roi de Seuilly, à Picrochole, roi de Lerné. Celui-ci, agressif et batailleur, avait refusé de vendre au premier les célèbres fouaces, un pain local cuit au four. Si les deux villages de Seuilly et de Lerné sont bien réels, on peut aussi encore voir l’abbaye de Seuilly (celle du frère Jean des Entonneurs) ou les ruines du château de La Roche-Clermault.  
 
Du côté de Chinon, Pantagruel, fils de Gargantua, entraîne Panurge au Temple de la Dive Bouteille : un lieu inspiré des caves Painctes, au cœur de Chinon, où Rabelais venait célébrer le vin, source, selon lui, de toute sagesse et de toute éloquence ! Ces anciennes carrières transformées en celliers au XVe siècle n’ont guère changé d’aspect depuis l’époque de l’écrivain et sont devenues un lieu de pèlerinage pour ses admirateurs : la Confrérie des Bons Entonneurs Rabelaisiens, l’une des plus prestigieuses de France, y tient chapitre solennel 4 fois par an ! Enfin, direction la Devinière, pour replonger au cœur du monde de Rabelais... C’est ici que naquit l’écrivain, ici qu’il puisa une partie de son inspiration... Le rez-de-chaussée et le pigeonnier (ou la « fuye ») abritent un musée consacré à l'œuvre et à la vie de l’humaniste (portraits, ouvrages anciens...). Au moment des vendanges, on célèbre, à la Devinière, une très conviviale fête “rabelaisienne”, dont les spectacles musicaux, les présentations théâtrales, les repas de rillettes, de fouaces et de vin restituent, le temps d’un week-end, l’univers littéraire de Rabelais... 
 
En savoir plus :  
Office de Tourisme du Pays de Chinon 
Tel : 02.47.93.17.85 et www.chinon.com  
 
 
Châteaudun
Le Château de Châteaudun, dans l'Eure-et-Loir, avec son donjon de 31 mètres de haut, fut construit entre le XIIe et le XVIe siècle. Le donjon fut construit sur ordre de Thibaut V, comte de Blois, vers 1170.
Jehan de Dunois construisit l'aile ouest (ou aile Dunois) entre 1459 et 1468.
François Ier d'Orléans-Longueville fait construire les étages de soubassement de l'aile nord (ou aile Longueville) de 1469 à 1491. Le clocher sera érigé en 1493.
Un très bel escalier Renaissance et une terrasse dominent la Vallée.
 
Château de Châteaudun
Place Jehan de Dunois
28200 Châteaudun
Tél. : 02.37.94.02.90 ; Fax : 02.37.94.02.94
 
Musée Municipal des Beaux-Arts et d’Histoire Naturelle
3 rue Toufaire
28200 Châteaudun
Tél. : 02.37.45.55.36, fax : 02.37.45.54.46
 
 
(Crédit photos : excepté celle de la nef, toutes les photos de Fontevraud sont de A.Cantreau pour l’abbaye de Fontevraud.)
Abbaye Royale
de Fontevraud
L'abbaye a été classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO avec les châteaux de la Loire.
Fontevraud-l'Abbaye est située en Anjou, dans le département du Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire. Elle fut fondée en 1101 par Robert d'Arbrissel, près du confluent de la Loire et de la Vienne.
Réformateur religieux et itinérant qui avait le soutien du pape Urbain II, Robert d'Arbrissel s'est trouvé à la tête d'un groupe de plusieurs centaines de personnes, à majorité féminine. Avec l'aide de Pierre II, évêque de Poitiers, il a dû commencer à organiser la vie communautaire en fixant son groupe au fond du vallon de Fontevraud, à côté de la source fons Ebraldi. Cette abbaye avait donc la particularité d'accueillir, séparément, des femmes et des hommes. Les hommes portaient une robe noire, et les femmes une blanche.
(Crédit photos : www.all-free-photos.com)
Relevant de la règle bénédictine, Robert d'Arbrissel établit une règle inédite — non pas mixte —, mais en instituant qu'après sa mort, survenue en 1116, ce serait l'abbesse qui dirigerait aussi le monastère des hommes. Les 36 abbesses qui ont dirigé de 1115 à 1792 l'abbaye de Fontevraud ont toutes appartenu au milieu aristocratique. Parmi elles, on trouve quatorze princesses, dont cinq de la famille des Bourbons.
Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, en fit une abbaye royale et la nécropole de sa dynastie. C'est pourquoi lui-même et son fils Richard Cœur de Lion y ont toujours leurs gisants, de même qu'Isabelle d'Angoulême, femme de Jean sans Terre, et Aliénor d'Aquitaine qui y finit ses jours.
 
L'enceinte de Fontevraud a compté jusqu'à cinq monastères :
- Le Grand-Moûtier, qui a accueilli jusqu'à cinq cents moniales au XIIIe siècle (environ deux cents au début du - xviiie siècle),
- Saint-Benoît,
- le couvent de la Madeleine, qui recevait les femmes mariées ou veuves se retirant du monde,
- le prieuré Saint-Lazare (ou Saint-Ladre), affecté aux lépreux et aux malades,
- et Saint-Jean-de-l'Habit, le couvent des hommes — hors clôture —, commandé par un prieur soumis à l'abbesse, qui hébergeait en moyenne une cinquantaine de religieux.
Le 2 novembre 1789, pendant la Révolution, les biens du clergé ont été déclarés biens nationaux. Les religieuses évacuèrent l'abbaye à l'automne 1792.
Le 18 octobre 1804, Napoléon Ier signa un décret qui transforma l'abbaye en prison, ainsi que celles de Clairvaux et du mont Saint-Michel. Les travaux de conversion s'échelonnèrent de 1806 à 1814. Des réaménagements successifs seront apportés jusqu'à la fermeture de la prison, le 1er juillet 1963. Conçue pour recevoir 700 prisonniers, la centrale en a reçu jusqu'à 1 600 en 1842 (dont 350 femmes et 100 enfants) et 1 200 en 1943. Fontevraud fut considérée comme la centrale pénitentiaire la plus dure de France, avec celle de Clairvaux, comparable au bagne.
On y comptait, en moyenne, deux décès par semaine.
 
Aucune communauté religieuse n'étant susceptible de faire revivre l'abbaye, le Centre culturel de l'Ouest est fondé en 1975. Le Centre organise concerts et expositions dans l'abbaye, des stages de chant grégorien, une hôtellerie, et bien sur les visites.
 
Centre Culturel de l'Ouest
Abbaye Royale de Fontevraud (CCO)
BP 24-49 590 Fontevraud l'Abbaye
Tél : 02 41 51 73 52 | Fax : 02 41 38 15 44
   
(Crédit photos : excepté la photo de la nef, toutes les autres photos de Fontevraud sont de A.Cantreau pour l’abbaye de Fontevraud.)
 
 
Les villes de la Loire
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Orléans
275 000 habitants
«Ce cœur fait fleurir les lys» dit la devise de la ville.
L'empereur romain Aurélien recréa cette ville gauloise : "Aurelianis", puis "Orléans" par évolution phonétique. Suite au partage du royaume de Clovis, Orléans devint la capitale du Royaume d'Orléans.
La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François Ier. En 1108, Louis VI Le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. Au Moyen-Âge Orléans est l'une des trois plus riches villes de France avec Rouen et Paris. Sur la rive sud un châtelet dit «des Tourelles» protégeait l'accès au pont. C'est là qu'eut lieu la bataille qui permit à Jeanne d'Arc d'entrer dans la ville libérée le 8 mai 1429, aidée des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers. Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui. Ils la nommèrent «la pucelle d'Orléans» et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Ils participèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, mais en vain car le Dauphin devenu Roi grâce à elle garda l'argent pour lui et Jeanne ne fut pas libérée.
La capitale de la Louisiane, en territoire français d'Amérique, est nommée la Nouvelle-Orléans en l'honneur du régent de Louis XV, le duc d'Orléans.
 
La ville a beaucoup souffert des bombardements pendant la seconde guerre mondiale, mais elle est toujours très agréable pour les promenades, et les visites. On peut entre-autres y visiter :
Les vieilles rues, autour de la rue de Bourgogne, en descendant vers la Loire
La Maison de Jeanne d'Arc (photo), où elle séjourna du 24 avril au 9 mai 1429 (cette maison fut reconstruite après les bombardements de la seconde guerre mondiale).
La place du Martroi, cœur symbolique de la cité, comporte en son centre une statue équestre monumentale de Jeanne d'Arc (où elle est d'ailleurs plus grande que son cheval). Cette statue fut brisée pendant la seconde guerre mondiale puis reparé par le sculpteur Paul Belmondo père du célèbre acteur.
Le très bel hôtel Groslot (à côté de la cathédrale), construit entre 1550 et 1555 pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans par Jacques Androuet du Cerceau. François II y mourut en 1560. Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. L'hôtel fut restauré en 1850. Le bâtiment, avec une façade décorée d'un appareil de briques, abrite la mairie d'Orléans depuis 1790 (actuelle salle des mariages).
 
La cathédrale Sainte Croix, gothique, construite du XIIIe au XVIe siècle, elle fut détruite par les protestants pendant les guerres de religion, mais reconstruite grâce au soutien de Henri IV qui posa la première pierre lui-même. Les travaux s'achevèrent en 1829 par la réalisation d'un perron monumental.
Le clocher qui s'inclinait trop, fut détruit en 1854, puis reconstruit et inauguré en 1858.
Les deux tours s'élèvent à plus de 80 mètres de haut. La flèche centrale monte à 114 m.
La Cathédrale mesure 140 m de long, elle est composée de 5 nefs d'une largeur de 40 mètres et d'un transept de 53 mètres. La hauteur sous les voûtes est de 32 m.
L'orgue : il s'agit de l'orgue de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, transporté en la cathédrale en 1822.
 
Les Fêtes johanniques, chaque début mai, restent la manifestation populaire la plus importante d'Orléans.
Shopping rue de la République, cinémas...
 
RESTAURANTS (La sélection des guides)
L'Epicurien
54 rue des Turcies - 45000 Orléans
Tél : 02 38 68 01 10
 
Eugène
24 rue Sainte-Anne 45000 Orléans
Tél : 02 38 53 82 64
 
Next Door
nextdoor45.com
6 rue au Lin 45000 Orléans
Tél : 02 38 62 40 00
 
Terrasses du Parc
Av du Parc Floral - 45000 Orléans
Tél : 02 38 25 92 24
 
 
 
Blois
Blois est une jolie ville et son château est certainement parmi les plus beaux et intéressants des châteaux de la Loire. Ville importante dès le moyen-âge, Blois fut longtemps la résidence favorite des rois de France.
Outre le château, on peut visiter la cathédrale l'église Saint Nicolas ou encore la cathédrale Saint-Louis.
Blois est à proximité, entre autres, des châteaux de Chambord et Cheverny.
 
HISTOIRE
Le Château fut construit sur les bords de la Loire sous Charles Le Chauve vers 854. Attaquée par les vikings, il sera reconstruit. Les comtes de Blois deviennent très puissants dans le royaume de France.
Avant sa célèbre attaque des Anglais à Orléans en 1429, saint Jehanne d'Arc fut bénie par l'évêque dans la chapelle du château de Blois.
Le fils de Louis d'Orléans, Charles, à son retour en 1440 des prisons anglaises, fait du château de Blois un centre culturel ; il y lance un concours de poésie où s'illustre François Villon avec sa Ballade du concours de Blois.
De la forteresse existant alors, il ne restent dans l'actuel château que la grande salle du XIIIe siècle, et la tour cylindrique de Foix.
Le 27 juin 1462, Louis, fils de Charles d'Orléans, naît au château de Blois. Il devient roi de France en 1498, et le château médiéval des comtes de Blois sera sa résidence principale. Au début des années 1500 (entre 1498 et 1503), Louis XII entreprend avec Anne de Bretagne (son épouse depuis 1499) une reconstruction du château dans un style gothique tardif. Il édifie également la chapelle Saint-Calais.
Claude de France, fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne, épouse en 1514 son cousin François d'Angoulême, arrière-petit-fils de Louis d'Orléans. Il monte sur le trône en 1515 et Claude de France, avec l'intention de quitter le château d'Amboise, remeuble alors le château de Blois pour y installer la Cour. Cette même année, François Ier lance la construction d'une nouvelle aile, de style Renaissance. Le château de Blois reste la résidence principale de ses successeurs et en particulier de François II et Charles IX.
À la mort d'Henri IV, il devient lieu d'exil pour sa veuve Marie de Médicis.
En 1660, le château est abandonné. En 1789, au moment de la Révolution, il est à l'abandon depuis 130 ans déjà, et les révolutionnaires soucieux de faire disparaître tout vestige de la royauté dévastent et pillent le château en le vidant de ses meubles, statues... L'état du bâtiment est tel que sa démolition est même envisagée, cependant sa transformation en caserne le sauvera. Il sera finalement classé monument historique en 1841.
 
ARCHITECTURE
Le château de Blois réunit donc autour d’une même cour quatre châteaux de quatre époques, qui forment quatre sommets de l’architecture française :
- Le gothique du XIII ème siècle avec la salle des Etats, la plus ancienne salle civile gothique de France ;
- Le gothique flamboyant et l’introduction de la Renaissance avec l’aile que Louis XII, faisant de Blois la résidence royale, fait construire à la fin du XV ème siècle.
 
- La Renaissance du XVI ème siècle avec François Ier qui introduit le vocabulaire décoratif et architectural italien avec l’escalier à vis et la façade des Loges.
 
- Enfin l’architecture classique du XVII ème siècle de l’aile Gaston d’Orléans, dont le plus bel exemple est la coupole de François Mansart.
 
Les appartements François Ier
Les bouleversements ont transformé ces appartements depuis le règne de François Ier. A cette époque il existait deux appartements par étage. Les séjours d’Henri III et de Gaston d’Orléans ont laissé leur marque. Aujourd’hui, la restauration de Félix Duban (1798-1870) impose sa lecture en fonction des décors et des aménagements qui évoquent la Renaissance. C’est au deuxième étage, dans la chambre d’Henri III que fut assassiné le duc de Guise, le 23 décembre 1588.
 
Le musée des Beaux-Arts de l’aile Louis XII
Créé en 1850 à l’initiative de la ville de Blois, le musée des Beaux-Arts est situé dans les appartements du roi Louis XII depuis 1869. Il s’ouvre sur une galerie de tapisseries et de sculptures. Les collections de peinture, sculpture, arts décoratifs, exposées par ordre chronologique, vont du 16 ème au 19 ème siècle.
 
Le musée lapidaire
Au rez-de-chaussée de l’aile François Ier, quatre salles permanentes proposent un ensemble remarquable, rarement conservé et présenté dans les Monuments Historiques : dépôt lapidaire de sculptures des 16 ème et 17 ème siècles et études et moulages en plâtre témoignent de l’histoire de la restauration du château depuis les travaux de Félix Duban en 1846 jusqu’au chantier contemporain.
 
Son-et-Lumière
Un son-et-lumière utilisant les voix de Robert Hossein, Pierre Arditi ou Fabrice Luchini a été conçu dans les années 1990 : Ainsi Blois vous est conté... (écrit par Alain Decaux). Séance tous les soirs du 7 avril au 30 septembre inclus, mais avec des exceptions en fonction des autres fêtes de la ville. Se renseigner. Séances en Anglais le mercredi.
 
 
 
RESTAURANTS
(La sélection des guides)
Le Bistrot du Cuisinier
20 quai Villebois-Mareuil
41000 Blois
Tél : 02 54 78 06 70
 
Au Bouchon Lyonnais
25 rue des Violettes 41000 Blois
Tél : 02 54 74 12 87
 
L'Espérance
189 quai Ulysse-Besnard
41000 Blois
Tél : 02 54 78 09 01
 
Le Médicis
2 allée François-1er 41000 Blois
Tél : 02 54 43 94 04
 
L'Orangerie du Château
1 av Jean-Laigret 41000 Blois
Tél : 02 54 78 05 36
 
Au Rendez-Vous des Pêcheurs
27 rue du Foix 41000 Blois
Tél : 02 54 74 67 48
 
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SOMMAIRE
 
 
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