Le
terme "Châteaux cathares" est globalement utilisé
par le tourisme contemporain pour désigner, de
manière arbitraire, la série de forteresses
bâties par le roi de France sur la frontière
espagnole (sud) du royaume à l'issue de la croisade contre
les Albigeois. Quelques uns de ces sites avaient connu,
antérieurement à la période royale, un
habitat villageois de type castral susceptible d'avoir
hébergé des Cathares et qui fut rasé
lors de l'érection des citadelles. Il conviendrait donc de
parler de "châteaux du Pays Cathare".
La
frontière d'avec l'Espagne était donc sur cette
ligne, un peu plus au nord qu'actuellement. Elle fut établie
sur le tracé que nous connaissons par le
Traîté des Pyrénées en 1659.
Ce qui explique qu'à Perpignan on parle de "Catalogne
française".
Cinq
châteaux furent alors nommés les “cinq
fils de Carcassonne”
: Châteaux d'Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens,
Quéribus, Termes. Ces cinq forteresses
résistèrent aux différents assauts
menés par l'armée aragonaise. Le
système de défense royal est basé sur
un pivot logistique puissant que sont les Cinq fils de Carcassonne et
sur des châteaux dispersés sur la ligne de front.
Ces châteaux de guet sont disposés sur la ligne de
crête qui était déjà
occupée par les cathares du fait de sa position
stratégique.
La
plupart des châteaux cathares sont dans les
départements de l'Aude
et de l'Ariège.
En saison, l'entrée est payante
durant la journée dans les principaux châteaux,
des audio-guides
sont proposés en plusieurs langues.
Notre
route des châteaux cathares
va donc démarrer à Salses
(Pyrénées-Orientales), sur la
Méditerranée, et se poursuivre vers l'Est en
direction de Foix en Ariège, principalement par la route D.
117. Si vous visitez les châteaux en
été, nous vous conseillons de faire des "haltes
fraîcheur" dans les rivières environnantes dans
les gorges du Verdouble ou de Galamus... il n'y a pas d'ascenseur pour
atteindre les cimes des châteaux... !
TRANSPORTS
:
-
Gare TGV et aéroports importants à Perpignan et
Toulouse.
-
Arrêt du TGV à Rivesaltes
-
Garse importantes à Carcassonne et à Foix.
Les
châteaux incontournables :
-
Quéribus, Peyrpertuse et Puylaurens à l'ouest.
-
Montségur et Rennes-le-Château à l'est.
Voir
ou acheter avec Amazon.fr
D’Est
en Ouest :
CHÂTEAU
DE SALSES
Vous
pouvez voir notre notice sur la forteresse de Salses sur notre page
Pyrénées-Roussilon. Il s'agit d'une
très belle forteresse Vauban enterrée qui se
visite (elle est visible depuis l'autoroute ou le chemin de fer).
Salses n'est pas à proprement parler un "château
cathare", mais est la première fortification de l'ancienne
frontière.
Les
restes de la courtine polygonale du château d'Opoul sont
visibles de loin, et, lorsqu'on y est, on peut admirer un paysage
splendide sur toutes la plaine du Roussillon et la
Méditerranée. Il est sur la route qui
mène du village d'Opoul vers celui, fantôme, de
Périllos. Deux tours rondes, dont le donjon,
protégaient le coté sud-ouest. Une citerne
voûtée est toujours visible au milieu de la
cour. Des fortifications sont encore visibles à
l'ouest du château. Il semblerait qu'elles constituent les
restes des protections construites vers 1246. Appelé
Salvaterrat, un village était alors situé au pied
du château.
Périllos
est
un joli village abandonné et situé à
2.5 kilomètres du château d'Opoul, en continuant
par la même route. Déserté depuis
quelques décennies seulement, il reste toutefois un
bar/restaurant ouvert l'été uniquement. Les
paysages tout autour sont vraiment lunaires et propices aux
randonnées.
On
y trouve également de nombreuses grottes :
Ce
château datant du XIIe siècle (mais dont la
construction continuea durant le XIIIe et le XIVe siècle,
fut rattaché en 1020 à celui de Termes et
appartenait à ses seigneurs. Le château barre le
col de l'Extrême, la vallée du Verdouble et le
Vingrau.
En
1246, après la croisade contre les Albigeois, le
château fut annexé au domaine de France et devint
alors l'un des "cinq fils de Carcassonne" dont l'objectif est de
défendre la frontière entre le royaume de France
et celui d'Aragon. En 1525, il fut conquis par Charles Quint et fut
occupé par les espagnols jusqu'en 1543. Une garnison royale
française occupera les lieux jusqu'à la signature
du traité des Pyrénées, puis le
château tomba peu à peu en ruine.
Situé
sur une colline de 96 mètres de hauteur surplombant la
plaine de Tuchan. Il est composé de deux enceintes
séparées par des lices. Les bâtiments
regroupés au centre de la deuxième enceinte sont
tous pratiquement détruits. La première enceinte
est composée de six tours semi-circulaires. Au centre, se
trouvait une tour-donjon rectangulaire, un corps de logis et une
citerne.
RIVESALTES
TAUTAVEL
En
poursuivant vers Estagel, vous apercevez la tour "sentinelle" de
Tautavel à l'ouest, vestige d'une forteresse royale sur un
pic. Ce village qui est également sur notre page
Pyrénées-Roussillon est à la fois joli
et paisible, et a la particularité d'avoir aussi un
très joli musée de la préhistoire.
C'est en effet ici qu'on a retrouvé le fameux "homme de
Tautavel", qui serait à peu près vieux de 450 000
ans. On peut également y nager dans la rivière le
Verdouble.
RESTAURANT
(La
sélection des guides)
Le
Petit-Gris
Rte
d'Estagel - 66720 Tautavel
Tél
: 04 68 29 42 42
MAURY
Cette
étonnante forteresse est perchée sur un piton
rocheux à 728 mètres d'altitude. En 1162 lorsque
se forme la couronne d'Aragon, Quéribus est
déjà l'une des principales forteresses
barcelonaises au nord des Pyrénées. Toutefois
avec l’annexion à la couronne du comté
de Roussillon en 1172, le rôle de Quéribus diminue.
Lors
de la croisade contre les Albigeois, le château est tenu par
le chevalier Chabert de Barbaira, hérétique
notoire et farouche opposant aux croisés. Il devient un
refuge pour les religieux cathares. C'est l'un des derniers
châteaux cathares avec le Château de Puilaurens
à accueillir des responsables de l'église cathare
après la chute de Montségur. Le roi Louis IX
ordonne au sénéchal de Carcassonne, Pierre
d'Auteuil, de s'emparer du château. La conduite des
opérations est confiée à Olivier de
Termes, qui connaît les lieux et leur défenseur.
Après un siège assez court, Chabert de Barbaira
se rend à Olivier et échange sa
liberté contre la reddition du château, en mai
1255. Le château devient alors une forteresse royale pourvu
d'une garnison.
Le
château est confié à un
châtelain désigné par le
sénéchal de Carcassonne. Le premier est Nicolas
de Navarre nommé en 1259. Puis durant les XIIIe et xive
siècles, les rois de France reconstruisent et renforcent la
structure défensive du château. En 1473, la
forteresse est assiégée et prise par les troupes
du roi d'Aragon. Enfin, en 1659, le château perd son
intérêt stratégique lors de la
signature du Traité des Pyrénées qui
fixe définitivement la frontière
franco-espagnole. Cependant, une garnison y est maintenue pendant
plusieurs décennies.
Les
lieux se sont dégradés peu à peu
pendant le XVIIIe siècle et sont alors le refuge de nombreux
brigands.
Abandonné
à la Révolution française, la
forteresse continue à se délabrer
jusqu'à son classement Monument historique en 1907.
Architecture
:
Le
château est constitué de trois enceintes en
étages au sommet de la falaise. Elles assuraient les
défenses grâce à divers
systèmes : de fines archères utilisés
par les arbalétriers, des meurtrières
canonnières pour les armes à feu plus large et
des mâchicoulis. Quatre siècles
d'évolutions de l'art défensif y sont
représentés.
Plusieurs
systèmes de défenses des portes sont
présents : assommoirs, bretèches. Des chemins de
ronde et des casemates assurent la surveillance des points
vulnérables. Quinze à Vingt hommes suffisaient
pour défendre la forteresse. Elle ne pouvait de toute
façon pas assurer la survie de plus de soldat vu la taille
de la citerne et de l'ensemble des bâtiments.
Le
reste de la forteresse est constitué d'un corps de logis, de
salle de stockage, de citernes et d'un donjon. Le donjon est une tour
polygonale (pour réduire les effets dévastateurs
des projectiles) située dans la troisième
enceinte au plus haut de la falaise. Avec des murs de plusieurs
mètres d'épaisseur et débouchant sur
une terrasse d'où la vue sur les
Pyrénées, la mer
Méditerranée et les vignobles de
Corbières est imprenable, le haut du donjon est soutenu par
un imposant et magnifique pilier.
On
peut acheter un billet commun et moins cher à la fois pour
le château et le théâtre de Cucugnan
dont les représentations ont lieu toutes les demi heures.
CUCUGNAN
Ce
très joli village entre deux citadelles cathares est
extrêmement agréable à visiter. Superbe
église (au moins) du XIIIe, avec une vierge enceinte
(très rare).
RESTAURANTS
(La
sélection des guides)
Auberge
de Cucugnan
2
pl de la Fontaine - 11350 Cucugnan
Tél
: 04 68 45 40 84
Auberge
du Vigneron
2
rue Achille-Mir - 11350 Cucugnan
Tél
: 04 68 45 03 00
Entre
Cucugnan et Peyrepertuse coule le Verdouble. Quand on vient de
Cucugnan, juste avant le beau village de Dhuilac, la route passe sur un
petit pont. Une voie carrossable part juste après le pont,
et serpente entre les vignes sur au moins deux kilomètres,
afin de gagner un parking au bord du Verdouble. Une retenue
artificielle, près d'un moulin en ruine, offre un lagon de
taille olympique. De l'autre côté, des cascades et
mares sur la rivière permettent à la fois une
belle balade et des escales rafraîchissantes !
Le
château de Peyrepertuse (xie siècle) est
située sur une crête rocheuse en haut d'une
colline qui sépare Duilhac et
Rouffiac-des-Corbières. Position stratégique qui
permet à la fois de voir loin dans les
différentes vallées qui l'entoure, de
contrôler les cols ou de communiquer des signaux au
château de Quéribus un peu plus au Sud.
En
806 apparaissent les premières mentions du
château. Il est alors catalan et s'appelle
Pérapertusès. Il appartient au comte de
Besalù, en Catalogne.
Il
passe ensuite dans le comté de Barcelone, puis dans le
vicomté de Narbonne.
A
l'époque de la croisade contre les Albigeois, il est le fief
de Guillaume de Peyrepertuse, excommunié en 1224. Ce dernier
se soumet après l'échec du siège de
Carcassonne, et le château devient une possession
française en 1240. Saint-Louis décide de le
renforcer et de lui ajouter une deuxième partie, le donjon
"San Jordy", situé plus en hauteur sur la crête.
Il devient l'une des forteresses royales protégeant la
frontière contre l'Aragon puis l'Espagne jusqu'au XVIIe
siècle.
Le
château mesure 300 mètres de long et 60 de large
au maximum et ses ruines accueillent aujourd'hui près de 100
000 visiteurs par an. Elles dominent de 800 m les splendides paysages
de collines et de vignobles de la région.
Même
si le château est en ruine, la plupart des murs sont encore
debouts, et certaines pièces sont encore bien
conservées (notamment la chapelle fortifiée dans
le Bas-Château), et la vue de là-haut par beau
temps vaut bien la peine d'y monter.
La
falaise de calcaire est propice à l'escalade et les voies
aboutissent toutes ou presque dans l'enceinte, au grand plaisir des
grimpeurs qui terminent leur ascension sous le regard des touristes
spectateurs.
Des
animations et un festival médiéval ont lieu
d'avril à août.
Près
des gorges de Galamus, ce village est agréable pour une
halte sous les platanes de sa place centrale où un snack
propose des petits réconforts... idéal
après une descente des gorges.
Le
village est également célèbre pour ses
biscuits, les délicieux Croquants de Saint-Paul (ceux aux
amandes sont meilleurs qu'avec des noisettes), et fantastiques avec un
verre de Maury.
Le
bâtiment le plus symbolique de Saint-Paul est son "Chapitre",
classé Monument Historique, et surtout le clocheton du
XVIIème siècle qui surplombe sa chapelle. Cette
collégiale, très riche jusqu'à la fin
du XVIIIème siècle, fut malheureusement vendue
aux enchères à la Révolution et
transformée en appartements privés. D'importants
travaux de restauration sont programmés afin de lui faire
retrouver sa magnifiscence d'antan : le XVIIème
siècle dans toute sa splendeur, grâce à
des gypseries (stucs) sculptées.
Du
haut de son très beau clocher heptagonal, unique dans la
région, une très belle vue panoramique s'ouvre
à vos yeux : Galamus, la Clue de la Fou, la
vallée de Saint-Paul et son vignoble.
Les
bâtiments du Chapitre abritent un charmant musée
d'art et traditions populaires, d'archéologie, de
numismatique et de minéraux.
Au
rez-de-chaussée, une salle est
réservée à la mise en scène
de la vie quotidienne au XIXème siècle. Une autre
abrite une collection unique d'outils anciens des artisans du village,
principalement les tourneurs sur bois. Au premier étage,
dans les salles magnifiquement décorées de stucs
du XVIIème siècle, sont rassemblées
des collections archéologiques ainsi qu'une exposition
permanente d'un artiste local.
Cet
impressionnant site naturel classé et
protégé propose de nombreuses surprises. L'Agly
ou « rivière de aigles » qui coule au
fond des gorges de Galamus est une petite rivière qui a
creusé cette entaille profonde de plusieurs dizaines de
mètres dans la roche. Cette même
rivière a creusé au sud le Fossé de la
Fou dans une autre barrière calcaire. Cet endroit contient
une roche géologique rare formée par des sources
: le tuf calcaire.
Par
la route (D10 et D7), on peut longer la faille tout du long, en venant
de Duilhac comme de Saint-Paul. Mais la circulation est
éprouvante en été.
En
canyoning : garer la voiture sur parking de l'ermitage et continuer la
route à pied jusqu'à l'endroit ou la
rivière rejoint la route, puis redescendre à
pied. Grandiose ! Le parcours est très facile (les sauts de
plusieurs mètres de haut peuvent être
contournés), mais des protections sont tout de
même conseillées, ainsi qu'une
déclaration en mairie.
Tout
savoir sur cette descente :
Cet
ermitage au milieu des gorges existe depuis le VIIe siècle.
D'abord réduit à une seule grotte où
se trouvent les bassins, le lieu contient aujourd'hui une chapelle
collée à la paroi des Gorges. De nombreux
genévriers de Phénicie agés de plus de
cinq cent ans s'accrochent aux rochers surplombant les escaliers
descendant sur la cour intérieure. La chapelle fut
construite à la suite du "miracle" de 1782 durant lequel de
nombreux villageaois de Saint Paul de Fenouillet furent
sauvés d'une épidémie de "suette"
(sorte de gangrène où l'on sue beaucoup)
grâce la protection de Saint-Antoine. Depuis ce jour, au
milieu des rochers pousse un platane quasiment sans eau. Il est
aujourd'hui immense et propose son ombre paisible aux visiteurs.
Les
lieux ont été
réaménagés au XVème
siècle par les franciscains. Il est alors devenu un lieu de
pèlerinage traditionnel les lundis de Pâques pour
les Occitans et les lundis de Pentecôte pour tout le sud de
l'Occitanie et pour la Catalogne.
Situé
sur la commune de Lapradelle-Puilaurens, il faisait partie des "cinq
fils de Carcassonne" et fut un refuge durant la croisade contre les
Albigeois. En 1241, le diacre cathare du Fenouillèdes,
Pierre Paraire y séjourna. Plusieurs parfaits et parfaites y
seront hébergés de 1245 à 1246. Cette
forteresse ne tomba jamais dans les mains des croisés, mais
entra ensuite dans le royaume de France en 1250. Il fut
fortifié à partir de 1255 sur ordre de Louis IX
afin de défendre la France face à l'Aragon.
Une
garnison dirigée par Odon de Monteuil avec un chapelain et
25 sergents occupe alors le château de Puilaurens en 1259.
Des travaux de consolidations et de fortification se poursuivirent sous
l'impulsion de Philippe le Hardi de 1270 à 1285 et il
résistera ensuite à plusieurs attaques
aragonaises et restera. Comme les autres citadelles
frontalières, il perdra de son intérêt
stratégique après le Traîté
des Pyrénées de 1659 et le déplacement
de la frontière plus au sud. Il fut
définitivement abandonné à la
Révolution.
Une
légende rapporte que la Dame Blanche, petite
nièce de Philippe le Bel, vient pendant les pâles
nuits, promener ses vaporeux voiles sur le chemin de ronde des remparts
démantelés.
Il
fut également le refuge de nombreux cathares sous
l'impulsion de Raymond de Termes, vassal du vicomte de Carcassonne.
Simon de Montfort décida de s'emparer de Termes en 1210 et
les assiégés se rendirent à cause de
la soif, mais plusieurs mois après le début du
siège.
En
1229, la forteresse fut remaniée et devient un
château royal hébergeant une garnison. Plus tard,
devenu un repaire de brigands, le château fut
détruit à l'explosif sous les ordres de Richelieu.
Gorges
de TERMES
Site
naturel de baignade dans un cadre exceptionnel, pour les petits et les
grands.
A
ne pas manquer lors de la visite du château de Termes.
Gorges
de CAUNE-PONT
Site
de randonnée. Gorges pittoresques. Accessible depuis le
parking du château.
CHÂTEAU
D'ARQUES
Constitué
d'une enceinte et d'un haut donjon carré avec quatre
tourelles. Il fut construit APRES la croisade contre les Albigeois au
XIIIe siècle sur les terres
récupérées par Pierre de Voisins, un
fidèle compagnon de Simon de Montfort.
En
1575, le château est assiégé et seul le
donjon résiste à l'assaut. À partir de
la Révolution, le château tombe en ruine. Il est
alors rénové et reconstruit en partie, puis
classé monument historique.
Un
village célèbre pour ses mystères !
Tout
d'abord il fut fondé par les gaulois puis envahi par les
Romains. À l'époque de Charlemagne, la ville est
aussi importante que Narbonne et Carcassonne. Elle est le
siège du royaume wisigoth du VIe au VIIe
siècle.
Une
seule seule des deux églises existe toujours :
Sainte-Marie-Madeleine, édifice roman remanié,
entre autres par l'abbé Saunière qui l'a
doté au début du XXe siècle d'une
décoration sulpicienne.
Les
mystères de l'abbé Saunière
Né
à Montazels, tout près de
Rennes-le-Château, Bérenger
Saunière devint prêtre en 1879. Après
quelques affectations successives dans son département,
Saunière est affecté comme curé de
Rennes-le-château en 1885.
Dès
son arrivée au village, il est choqué par
l'état de délabrement de l'église. En
1891, Saunière commence ses travaux dans l'église
avec l'argent prêté par la mairie. Dès
son arrivée, il se liera très vite à
Marie Dénarnaud, sa servante, qui le suivra de ses
débuts jusqu'à sa mort.
Durant
ce séjour à Paris, il va rencontrer Emma
Calvé, célèbre cantatrice de
l'époque. Quelques jours plus tard, l'abbé Vieil
lui explique, semble-t-il, le sens caché des parchemins.
Mais personne ne sait rien de cette discussion. On sait qu'il repart
peu après, laissant les documents, mais en en gardant des
copies. Ces parchemins, qui n'avaient au départ rien
d'extraordinaires (il s'agissait en fait de passages de la Bible
écrits en latin) semblent être la clé
du mystère de Rennes quand on sait que c'est à
partir de ce moment là que débute
l'étrange vie de l'abbé Saunière.
Sitôt
rentré, Saunière entame d'étranges
découvertes : en face du maître-autel, il
découvre à l'aide de ses ouvriers, une dalle dite
du Chevalier (aujourd'hui exposée au musée de
Rennes) où la face cachée présente
d'étranges sculptures de cavaliers, apparemment
très anciennes. Il ordonne alors que l'on creuse une fosse
à cet emplacement, et congédie ensuite ses
ouvriers afin d'explorer le lieu lui-même.
L'attitude
de l'abbé paraît de plus en plus
étrange aux villageois quand ils se rendent compte qu'il
efface dans le cimetière les inscriptions
dressées sur une très ancienne tombe, celle de la
marquise de Blanchefort. Il va même jusqu'à
déplacer la stèle. Le maire, choqué
par ces saccages, lui demande d'arrêter. Dès lors,
les villageois voient Saunière de plus en plus souvent
voyager et s'absenter du village, souvent pour plusieurs jours. Durant
ses voyages, il est muni d'une valise qu'il porte à dos
d'âne.
Autre
chose encore plus étrange, le curé de Rennes qui
vivait jusque là dans une pauvreté
extrême, se met à faire de folles
dépenses dans son église qu'il rénove
désormais à ses frais. Il entreprend d'ailleurs
une rénovation complète qu'il
réalisera selon ses goûts. Elle est
achevée en 1897. Mais le style est très original
voire choquant au goût des autres ecclésiastiques.
En effet, outre des peintures de couleur vive et de nombreuses statues,
le bénitier est un diable sculpté.
Si
le luxe fastueux de l'abbé fait murmurer les villageois, il
fait aussi grincer des dents l'évêché
qui l'accuse de trafic de messe, c’est-à-dire de
détourner l'argent de la quête à des
fins personnelles. Mais cette accusation est sans doute
exagérée puisque jamais l'argent de la
quête n'aurait pu payer de tels travaux. En 1910,
Saunière est interdit de messe et remplacé par un
autre curé. Habitant toujours à Rennes,
Saunière officie dans sa villa, dans la petite chapelle
placée dans la véranda où les
habitants viennent le rejoindre, boudant toutes les messes de l'autre
curé. Durant la Première guerre mondiale,
Saunière, qui n'a d'ailleurs pas pû
récupérer son église se voit
soupçonné d'espionnage par certains villageois.
Il
meurt le 22 janvier 1917. En 1953 meurt Marie Dénarnaud, sa
servante, maîtresse et confidente, emportant avec elle le
secret de l'or de Rennes. Bien des personnes auraient tenté
de la faire parler, y compris de très hauts dignitaires du
IIIe Reich quêtant le Saint-Graal.
Depuis
lors, Rennes-le-Château vit chaque jour au quotidien
d'individus plus ou moins illuminés, dont certains que vous
verrez allongés sur le sol en écoutant si
"ça sonne creux" venant traquer l'un des
Hypothétiques
trésors de Rennes le Château :
-
Alaric
Ier
met Rome à sac en 410 et ramène logiquement dans
sa capitale nombre de richesses pillées
là-bas ;
-
L'avancée rapide des Francs (bataille de Vouillé
en 508 après JC où meurt Alaric II) avait pu
conduire les Wisigoths
à cacher leur trésor dans une de leurs places
fortes, or l'une d'elles est Rhedae, devenue
Rennes-le-Château.
-
les Templiers
affirmèrent réexploiter la mine d'or
épuisée de Blanchefort. Mais ils
n'embauchèrent pas de main d'œuvre sur place,
installant à la place une colonie de travailleurs allemands
qui ne pouvaient guère communiquer avec la population
locale. Assez toutefois pour qu'on apprenne qu'il s'agissait de
fondeurs et non de mineurs.
-
Les faux-monnayeurs
du Bézu en 1340 : Guilhen Cathala, gendre du seigneur de
Rennes et neveu du pape Benoît XII (Jacques Fournier) est
découvert en flagrant délit de fabrication de
fausse monnaie. D'où venait l'or ? L'ordre des Templiers, en
tout cas, avait été liquidé en 1307.
L'affaire a été classée...
-
En 1645, un
jeune berger
s'était signalé pour « avoir
trouvé des pièces d'or » sans
révéler le lieu de sa découverte.
-
Le trésor de Blanche
de Castille aurait
été mis en sûreté
à Rhedae lors de la révolte des Pastoureaux.
-
Il pourrait s'agir de l'ancien trésor
de l'église
caché à la Révolution par le
prédécesseur de Bérenger
Saunière.
-
De l'or caché
dans les tombes,
et découvert par l'abbé Saunière.
Outre
l'existence d'un autre "trésor", plus spirituel,
caché probablement sur les pentes du mont Cardou, la
véritable fortune de l'abbé Saunière
viendrait d'un trafic
de messes
; même s'il n'est cependant pas exclu qu'un trésor
réel ait été dissimulé dans
les environs de Rennes-le-Château. Dans
l'hypothèse toutefois où le trésor
serait bien celui des Wisigoths, les richesses accumulées
par les Romains suggèrent que même les
dépenses somptuaires de Saunière (qui avait
quitté son état de prêtre quelque temps
après son changement de fortune) ne l'auraient pas beaucoup
égratigné.
Ce
bâtiment, posé sur une colline surplombant le
village et son lac, culmine à une altitude A 605
mètres d'altitude au dessus du village et de son lac, les
premières mentions de ce château sont de 1170,
alors propriété de la famille cathare Congost. En
novembre 1210, il fut brièvement
assiégé, et pris, par un lieutenant
croisé de Simon de Montfort. Ces ruines sont visibles
à côté du "nouveau château",
construit au XIV juste à côté.
Une
autre porte permet d'accéder au vieux château.
Le
donjon
est très bien conservé. De forme
carrée, il mesure 15 mètres de
côté et 32 mètres de haut. Il
était initialement attenant du logis seigneurial. Sur la
partie ouest de la tour, on peut observer des morceaux de pans de murs
perpendiculaires, ainsi que des portes, donc on en a déduit
que les habitations étaient accolées à
cette paroi.
Certaines
parties sont souterraines. On peut voir une chapelle au
troisième étage, décorée de
belles moulures. Au quatrième étage, dans une
pièce voûtée surnommée "La
pièce des musiciens"
car elle comporte des sculptures de figurines jouant d'instruments de
musique. Au dernier étage on peut accéder
à une plate-forme d'où était autrefois
assurée la défense du château. Le point
de vue est très beau.
La
ville a d'ailleurs ouvert un Musée du Quercorb pour montrer
la tradition musicale régionale de l'époque.
Musée
du Quercorb
D'une
part, des scènes visuelles et sonores retracent la vie
quotidienne en Quercorb au début du 20e siècle :
les bruits gourmands d'une cuisine, un forgeron battant le fer sur
l'enclume, le tour du tourneur sur bois...
D'autre
part, des reconstitutions d'instruments de musique
médiévaux et des morceaux choisis pour
découvrir les troubadours et la musique
médiévale profane.
Musée
du Quercorb
11
230 Puivert
tél/fax
: 04 68 20 80 98
Ce
château fut en fait construit en lieu et place de l'ancien
village fortifié qui constituait, jusqu'au siège
de 1244, le lieu de résistance des cathares.
Montségur n'en demeure pas moins un symbole de l'Occitanie.
Une
première forteresse fut érigée au
sommet de la montagne dont on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle
était en ruines aux alentours de 1204, date à
laquelle le village fortifié cathare fût
bâti.
Montségur
abritera une communauté cathare importante. En 1215, le
concile de Latran cite la forteresse comme étant un
repère d'hérétiques. En 1229, le
rôle de Montségur comme abris pour
l'Église cathare est réaffirmée dans
le traité de Meaux-Paris. À partir de 1232, ce
rôle ne cesse de se renforcer. Au nombre de ces derniers
figure Pierre-Roger de Mirepoix, cousin de Raymond de
Péreille qui sera le maître militaire de
Montségur.
Dans
la première moitié du XIIIe siècle, la
forteresse subira pas moins de quatre sièges dont un seul
sera couronné de succès :
Guy
de Montfort, frère de Simon IV de Montfort fera une
première tentative en 1212,
Simon
IV de Montfort dirigera la deuxième en 1213,
En
juillet 1241, Raymond VII de Toulouse sur l'ordre de Louis IX
débutera un siège qu'il lèvera sans
même donner un assaut,
Le
dernier sera l'œuvre de Hugues d'Arcis,
sénéchal de Carcassonne.
Celui-ci
sera déclenché par le massacre de quelques
inquisiteurs fait en 1242 à Avignonet par une soixantaine
d'hommes issus de la garnison de Montségur. Le
sénéchal de Carcassonne et l'archevêque
de Narbonne (Pierre Amiel) furent chargés
d'assiéger la forteresse, sur l'ordre de Blanche de Castille
et de Louis IX. En mai 1243, les croisés, au nombre
d'environ 6 000 hommes, entourent Montségur.
Un
dernier assaut lancé en février sera
repoussé mais laissera les assiégés
très affaiblis.
La
reddition de la place forte :
Le
1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se voit contraint de
négocier la reddition de la place forte. Les termes en
seront les suivants :
-
la vie des soldats et des laïcs sera
épargnée,
-
les parfaits qui renient leur foi seront sauvés,
-
une trêve de 15 jours est accordée pour les
cathares qui veulent se préparer et recevoir les derniers
sacrements.
Le
16 mars, la forteresse s'ouvre à nouveau. Tous les cathares
qui n'avaient pas abjuré leur foi périrent sur le
bûcher qui engloutit ainsi un peu plus de 200 personnes (le
nombre varie légèrement suivant les sources) dont
la femme, la fille et la belle-mère de Raymond de
Péreille. La tradition veut que le bûcher soit
monté à 200 m du castrum dans le "Prat dels
Cremats" (le champs des brûlés) où une
stèle fut érigée par la
Société du souvenir et des études
cathares.
Après
la prise du château, la possession revint à Guy II
de Lévis, Maréchal de la Foi, seigneur officiel
de Mirepoix depuis le traité de 1229. Les restes du village
cathare furent rasé ainsi que l'enceinte
fortifiée extérieure. Le castellum fut
restauré et réaménagé pour
y poster une garnison d'une trentaine d'hommes qui restera
présente jusqu'au Traité des
Pyrénées au XVIIe siècle. Puis le
château finira par être abandonné
Le
phénomène solaire de Montségur : Chaque
année, au solstice d'hiver, le premier rayon de soleil
à l'horizon traverse le château dans sa longueur
et, au solstice d'été, il traverse les quatre
archères du donjon au nord-ouest avec une
précision millimétrique. Certaines personnes y
voient là un lien entre le culte solaire et la religion des
cathares.
Le
trésor de l'église cathare :
Montségur est supposé avoir abrité le
riche trésor de l'église cathare. De ce
supposé trésor nous ne savons que peu de choses.
Deux faits alimentent les suppositions autour de ce trésor.
Le premier, est la fuite à cheval du Parfait Mathieu et du
diacre Bonnet aux environs de Noël 1243 emportant avec eux "de
l'or et de l'argent et une infime quantité de monnaie". On
pense que ce trésor est parvenu en Italie à
Crémone, lieu d'Italie où une autre
communauté cathare importante était
installée.
Un
deuxième trésor aurait été
sauvé durant la trêve de mars 1244 puisqu'il est
fait état de quatre individus s'enfuyant de
Montségur avec un chargement.
Le
graal pyrénéen :
Montségur a été
considéré comme étant le
château du graal. Le graal aurait été
une des pièces du trésor de l'église
cathare : la coupe dans laquelle Joseph d'Arimathie aurait recueilli le
sang du Christ sur le mont Golgotha ou bien l'émeraude
tombée de la couronne de Lucifer lors de la chute des Anges.
Foix
est la préfecture de l'Ariège et propose beaucoup
de services. Ceci dit il s'agit de la plus petite préfecture
de France, et donc pas d'une mégalopole.
Succédant
à une construction fortifiée (castrum) des VIIe
et VIIIe siècles, le château est
signalé dès 987.
En
1034, le château devient chef-lieu du comté de
Foix et joue un rôle déterminant dans l'histoire
militaire médiévale. Durant les deux
siècles suivants, le château abrite des comtes aux
personnalités brillantes qui furent l'âme de la
résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois
et leur comté devint le refuge
privilégié des cathares
persécutés.
Le
château, souvent assiégé notamment par
Simon de Montfort (en 1211 et 1212), a bien
résisté aux assaut guerriers et ne fut pris
qu'une fois, en 1486, par trahison lors de la guerre entre les deux
branches de la famille de Foix. Prouesse à
l'époque, les comtes ont réussi à
préserver leur site de l'annexion et commence même
une extraordinaire ascension ! En 1290, Roger-Bernard III devient
vicomte de Béarn, dont il épouse
l'héritière Marguerite.
Dès
le XIVe siècle, les comtes de Foix, dont le brillant Gaston
Phébus (1343-1391) délaissent de plus en plus le
château, parce qu'inconfortable, au profit du Palais des
gouverneurs (l'actuel tribunal). A partir de 1479, le comte de Foix
devient roi de Navarre et le dernier d'entre eux, devenu Henri IV, roi
de France en 1607, annexe ses terres pyrénéennes
à la France. Siège du gouverneur du Pays de Foix
depuis le xve siècle, le château continue
à assurer la défense du Pays, notamment pendant
les guerres de religion. Il subsiste seul de tous les
châteaux de la région, après l'ordre de
rasement de Richelieu (1632-1638).
Jusqu'à
la Révolution, la forteresse demeure siège de
garnison. Sa vie est émaillée de
réceptions grandioses lors de venues des gouverneurs. La
tour Ronde élevée au xve siècle est la
plus récente des trois. Les deux tours carrées
sont antérieures au XIe siècle. Elles ont servi
de prison politique et civile durant quatre siècles jusqu'en
1862.
Depuis
1930, le château abrite les collections du musée
départemental de l'Ariège.
Préhistoire, archéologie gallo-romaine et
médiévale... témoignent de l'histoire
de l'Ariège depuis les temps les plus anciens. Actuellement,
le musée redéploie les collections autour de
l'histoire du site du château s'attachant à
restituer la vie à Foix au temps des comtes.
RESTAURANTS
(La
sélection des guides)
Le
Médiéval
42
rue des Chapeliers - 09000 Foix - Tél : 05 34 09 01 72
Le
Phoebus
3
cours Irénée-Cros - 09000 Foix - Tél :
05 61 65 10 42
Le
Sainte-Marthe
21
rue Noël-Peyrevidal - 09000 Foix - Tél : 05 61 02
87 87
LASTOURS
(n'est pas sur notre parcours mais le site est très beau)
(photo ci-contre). Il est très au nord de Carcassonne et
comprend quatre châteaux successifs sur un éperon
rocheux à 300 mètres de hauteur au-dessus du
village de Lastours, isolé par les profondes
vallées de l'Orbeil et du Grésilhou.
On
peut également citer d'autres châteaux Cathares,
comme : Dufort,
Padern, Pieusse, Roquefixade (photo
ci-dessous à gauche),
Saissac, Usson ou Villerouge-Termenès (photo
ci-dessous à droite).
Voir
ou acheter avec Amazon.fr
Il
est possible de ne parcourir qu’un tronçon de
l’itinéraire, selon les possibilités de
chacun, la plupart de ces ballades pouvant être
réalisées en famille (enfants à partir
de 10/12ans).
Le
printemps et l’automne sont peut être les meilleurs
moments par rapport aux conditions climatiques, mais
l’été reste la période
où les randonneurs restent les plus nombreux (juin
à septembre).
Balisé
sur tout l’itinéraire allant de Port la Nouvelle
jusqu’à Foix, le sentier cathare, long de 200km
dans sa totalité, traverse les Corbières en
direction des Pyrénées ariégeoises sur
des terrains variés et accessibles, peu
accidentés, nécessitant malgré tout
une bonne condition physique et un équipement
adapté à des étapes allant de 3h
jusqu’à 7h, selon le rythme de chacun (bonnes
chaussures de marche, matériel permettant un autonomie de
marche de quelques heures…
ETAPE
1
Port
la Nouvelle - Durban Corbières
(29 km - 600 m de dénivelé - parcours : 6h45)
Etape
de transition entre le littoral méditerranéen,
les Corbières orientales couvertes de vignes aux terres
arides et aux garrigues rases balayées par le vent marin.
ETAPE
2
Durban
Corbières - Tuchan
(25,5 km - 800 m de dénivelé - parcours : 6h45)
Ici
la vigne gagne sur la garrigue, tandis que sur les plateaux arides
s'accrochent les chênes verts et kermès, les
genèvriers. Panorama sur les châteaux de Nouvelle,
Aguilar, Domneuve ou Padern. On entre véritablement en terre
cathare.
ETAPE
3
Tuchan
- Duilhac sous Peyrepertuse
(24 km - 750 m de dénivelé - parcours : 6h30)
Une
des plus belles étapes des Corbières. Ultime
refuge des Cathares pourchassés, Quéribus se
dresse fièrement sur notre route, et fait face à
la "Carcassonne céleste", la citadelle de Peyrepertuse. A
leurs pieds, le célèbre village de Cucugnan.
ETAPE
4
Duilhac
sous Peyrepertuse - Camps s/ l'Agly
(20 km - 830 m de dénivelé - parcours : 5h15)
Certainement
le parcours le plus pittoresque, avec le passage des gorges de Galamus,
ses magnifiques falaises dans lesquelles se niche l'ermitage de St
Antoine.
ETAPE
5
Camps
s/ l'Agly - Bugarach
(14,5 km - 500 m de dénivelé - parcours : 4h00)
Nous
pénétrons dans le massif des Hautes
Corbières, aux vastes plateaux d'altitude (800 à
900 m), quasi désertiques, dominés par le Pech de
Bugarach, point culminant des Corbières (1231 m) et refuge
des mitounes et des lutins.
ETAPE
6
Bugarach
- Quillan (24,5
km - 700 m de dénivelé - parcours : 6h30)
Nous
quittons les hauts plateaux pour pénétrer
insensiblement dans les vallons boisés de la Haute
Vallée. Sur les premiers contreforts des
Pyrénées, nous découvrons la petite
ville de Quillan, sur les rives de l'Aude, capitale des
Pyrénées audoises.
ETAPE
7
Quillan
- Puivert
(21 km - 700 m de dénivelé - parcours : 5h45)
La
limite entre climat méditerranéen et climat de
montagne est définitivement franchie, nous passons en une
heure de marche des vignobles aux verts pâturages et aux
sapinières. Les contrastes sont saisissants, et nous
arrivons en "terre privilégiée" le Quercorb et
Puivert, château des Cours d'Amours.
ETAPE
8
Puivert
- Espezel
(17 km - 570 m de dénivelé - parcours : 4h15)
C'est
une étape forestière, avec la
traversée des forêts de Lescal et Picaussel, nous
sommes en haute montagne (au dessus de 1200 m), en plein Pays de Sault,
pays de la sylviculture et de l'élevage.
ETAPE
9
Espezel
- Belvis ou Comus
(20,5 km - 500 m de dénivelé - parcours :5h15)
Nous
continuons à traverser le Pays de Sault, le long plateau de
Languerail, avec un panorama splendide sur les Gorges de la Frau, et
passons tout près du village de Montaillou, rendu
célèbre par le roman historique d'Emmanuel
Leroy-Ladurie, inspiré des registres d'Inquisition du 14e
siècle.
ETAPE
10
Comus
- Montségur
(14,5 km - 500 m de dénivelé - parcours :3h30)
Cette
étape assure la transition entre Aude et Ariège,
du Pays de Sault au Pays d'Olmes. Après la
traversée des Gorges de la Frau, le sentier gagne le Pog de
Montségur, symbole de la résistance cathare face
à Rome et au roi de France. L'histoire se termina par un
terrible bûcher en mars 1244...
ETAPE
11
Montségur
- Roquefixade (16,5
km - 550 m de dénivelé - parcours : 4h15)
Avant
dernière étape, qui poursuit la
traversée du verdoyant Pays d'Olmes, zone de
piémont pyrénéen dominé par
le St Barthélémy (2348 m). L'occasion de
découvrir les magnifiques ruines du château
médiéval de Roquefixade.
ETAPE
12
Roquefixade
- Foix (18,5
km - 500 m de dénivelé - parcours : 4h50)
Nous
cheminons à travers la forêt de
Pradières, jusqu'à Foix, préfecture du
département de l'Ariège blottie au pied de son
château fort qui ne fut jamais pris pendant la Croisade, et
qui fut plus tard possession de Gaston Phoebus.
Il
existe plusieurs variante du Sentier, permettant entre autres de
traverser le Fenouillèdes, la vallée du
Rébenty, de passer par le château de Puilaurens.
Gites
d’Etape
Ferme
équestre de St Roch / Gîtes de France
11350
TUCHAN
Tél/Fax
: 04.68.45.47.91
Ouvert
toute l'année capacité : 12 pl., ch, dt
Gîte
d'étape communal
11350
PADERN
Tél
: 04.68.45.40.58.
Fax
: 04.68.45.01.41.
ouvert
du 01/04 au 30/09 capacité : 32 pl., dt
Gîte
d'étape " Auberge de Peyrepertuse " 12, rue Blanche de
Castille
11350
ROUFFIAC
DES CORBIERES
Tél
: 04.68.45.40.40.
Gîte
d'étape " Bergerie de Bugamus "
11350
DUILHAC
SOUS PEYREPERTUSE
Tél
: 04.68.64.34.42.
Gîte
d'étape - 8, Chemin du Fort
11130
DUILHAC
SOUS PEYREPERTUSE
Tél
: 04.68.45.01.74.
Fax
: 04.68.45.40.55.
ouvert
du 01.02 au 31.12 capacité : 24 pl., dt
Gîte
d'étape de La Bastide / Accueil Paysan
11190
CAMPS-SUR-L'AGLY
Tél.
: 04 68 69 87 57
Fax
: 04.68.69.81.11.
ouvert
toute l'année capacité : 50 pl., ch, dt
Variante
Nord
La
Maison de la Nature et de la Randonnée - le Village
11190
BUGARACH
Tél
: 04.68.69.86.72.
Fax
: 04.68.69.81.63.
ouvert
toute l'année capacité : 32 pl.
Centre
International de séjour " La Forge " Route de Perpignan
11500
QUILLAN
Tél
: 04.68.20.23.79.
Fax
: 04.68.20.00.44.
capacité
: 70 pl., ch, dt ouvert du 1.03 au 31.10
Gîte
d'étape " l'Assaladou " / Rando' Plume
11500
NEBIAS
Tél
: 04.68.20.80.89.
Fax
: 04.68.20.81.16.
capacité
: 24 pl.
Gîte
d'étape " Relais de Marionnettes " route 117
11230
PUIVERT
Tél/Fax
: 04.68.20.80.69
ouvert
toute l'année capacité : 21 pl., ch
Gîte
d'étape " la Gineste "
11340
BELVIS
Tél/Fax
: 04.68.20.76.31.
capacité
: 27 pl.
Gite
d'étape " la Marmite "
11340
CAMURAC
Tél
: 04.68.20.73.31.
ouvert
du 15.12 au 30.09 capacité : 20 pl., dt
Gîtes
d'étapes "Gîtes et Loisirs de Montagne"
11340
COMUS
Tél
: 04.68.20.33.69.
Fax
: 04.68.20.39.33.
ouvert
du 15.12 au 15.11 capacité : 36 pl., ch, dt
Gîte
d'étape
09300
MONTSEGUR
Tél
: 05.61.01.10.24.
Fax
: 05.61.03.06.28.
capacité
: 17 pl.
Gîte
d'étape de Paquetayre
09300
MONTFERRIER
Tél
: 05.61.03.06.29.
Centre
" La Freychède "
09300
MONTFERRIER
Tél
: 05.61.01.10.38. Fax : 05.61.03.00.16.
ouvert
toute l'année capacité : 56 pl., ch, dt
Gîte
communal
09300
ROQUEFIXADE
Tél/Fax
: 05.61.03.01.36
ouvert
toute l'année capacité : 16 pl., dt
Gîte
d'étape d'Aygues Bonnes
11140
LAPRADELLE
PUILAURENS
Tél/Fax
: 04.68.20.51.90
ouvert
toute l'année capacité :12 pl., ch, dt
Gîte
d'étape, le village
11140
AXAT
Tél
: 04.68.20.53.34.
Gîte
d'étape "le Moulin du Pont d'Aliès"
11140
AXAT
Tél
: 04.68.20.53.27.
capacité
: 19 pl.
Gîte
de Labau / Accueil Paysan
11140
MARSA
Tél
: 04.68.20.54.12.
capacité
:17 pl.
Copyrights
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que nous remercions, et dont nous vous conseillons d’aller
visiter les galeries de très belles photos.