Bordeaux,
traversée par la Garonne et non-loin de l'Atlantique, est le chef-lieu
du département de la Gironde, et de la région Aquitaine, l'ancienne
Guyenne et compte 244 000 habitants, (925 200 dans l'agglomération).
Située dans le sud-ouest, Bordeaux ressemble pourtant plus à Paris qu'à
Toulouse.
La
ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout
depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or.
Elle
fut longtemps cernée de marais pestilentiels. C'est précisément ce sens
de "marais boueux" que conserve encore de nos jours une rivière appelée
Eau Bourde passant au sud de la ville !
Comptoir de commerce dès l'ère romaine, elle va devenir l'une des villes les plus opulentes de la Gaule.
Victime de différents pillages au Ve siècle, elle va progressivement péricliter, jusqu'à sa renaissance suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154. La ville devint alors anglaise
et le restera trois siècles durant, comme toute l'Aquitaine, qui,
prononcée à l'anglaise, devient “la Guyenne”. C'est au cours du XIIIe
siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre.
La cathédrale Saint-André fut construite à cette époque, et son
archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en
1305.
De
1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale
d'un État indépendant, mais le Prince Noir devra y renoncer ensuite.
En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française.
Mais elle n'apprécie guère la tutelle du roi de France. Afin de
surveiller Bordeaux devenue hostile, le roi Charles VII y fait bâtir le
château Trompette et le fort du Hâ. Le commerce du vin avec
l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le
roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement.

Pendant
les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le roi, les
bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en
1653, après l’entrée du jeune Louis XIV dans la ville, que Bordeaux est
soumise.
Bordeaux
connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la
Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port.
La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves.
Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et
s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire avec l'Afrique et
l'Amérique. La ville s'embellit alors beaucoup : de larges avenues
comme il sera fait à Paris un siècle plus tard, un opéra...
Bordeaux
souffre beaucoup pendant la Révolution, le Consulat et le premier
Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus
commercer via l'Atlantique. La ville songe alors à se révolter à
l'appel des députés girondins, mais Jean-Lambert Tallien y fait régner la Terreur.
Quand le premier Empire s'effondre, Bordeaux est la première à accueillir les princes. Après 1840 elle redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l’Afrique.
En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui se replie à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance.
Pendant
la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des
armées allemandes, le gouvernement français se replie vers Bordeaux. La
ville connaît alors une certaine prospérité grâce aux usines
d’armement. En 1917, elle devient le point de passage des soldats des
États-Unis. Elle est aussi à cet instant la ville de l’Action française
et des ligues qui rendent le climat politique agité.
La Seconde Guerre mondiale,
marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient
en 1940, pour la troisième fois de son histoire, le siège du
gouvernement, à nouveau lorsque la France est en danger, ce qui lui
vaut le surnom de « capitale tragique ». Sous l'Occupation, une base
sous-marine bétonnée est construite par les Allemands.
De
la domination anglaise du Moyen Âge, Bordeaux cultive un certain
flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la
Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l’ouverture
sur le monde. De l’époque de Louis XIV, elle garde une architecture
droite, alignée, classique, que l’on retrouve dans les innombrables
châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin.
Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute
l’Aquitaine, cette belle province qui touche l’Espagne. On est ici plus
près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.
3 lignes de Tramway - www.infotbc.com
Gare TGV
Aéroport international - www.bordeaux.aeroport.fr
Bordeaux peut être divisée en trois parties :
- la vieille ville
- les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)
- les quartiers extérieurs (comme Bordeaux-Lac ou Caudéran).

La
vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des
anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de
Verdun, Clemenceau, place Gambetta, cours d'Albret, cours Aristide
Briand, place de la Victoire, et cours de la Marne. À l'est, la vieille
ville est délimitée par la Garonne.
On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville : la rue Sainte-Catherine (photo) qui coupe la ville du Nord au Sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de Pierre qui coupe la vieille ville d'Ouest en Est.
La rue Sainte-Catherine,
rue piétonne de près de 1,5 kilomètre, relie la place de la Comédie
(Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situe encore des
vieux bâtiments de l'Université (Université Bordeaux 2). La rue
Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'Ouest de cette rue sont
très commerçants.
L'axe
Est-Ouest, formé par le pont de Pierre, seule traversée de la Garonne
depuis la vieille ville, et le cours Victor-Hugo, coupe le vieux
Bordeaux en une partie Nord, plus aisée, et une partie Sud, plus pauvre.
Dans
le quart Nord-Ouest de la vieille ville (quartier des Quinconces et de
l'hôtel de ville), se situent des restaurants et des cafés chics et
magasins de luxe : le "Triangle d'Or" de Bordeaux.
Dans la partie Nord-Est (quartiers Saint-Pierre et Saint-Eloi), se trouvent de nombreux restaurants, hôtels et bistros.
La place de la Bourse, ancienne place Royale, fut inaugurée en 1755.
La partie Sud-Ouest de
la vieille ville (autour de la place de la Victoire) se caractérise par
la présence de nombreux étudiants. Le quartier est en effet proche
d'une partie de l'Université.
Enfin, la partie sud-est
du centre ville (autour des Capucins, de Saint-Michel et de
Sainte-Croix) est un lieu de résidence des populations aux revenus plus
faibles (personnes âgées, ouvriers, chômeurs et immigrés). C'est
également dans ce secteur de la ville que se situe la gare Saint-Jean, construite au XIXe siècle.
Le quartier de Bordeaux-Lac
réunit, autour d'un plan d’eau artificiel de 160 hectares, un parc des
expositions, un palais des congrès, un centre hôtelier, une base de
plein air et de loisirs, un parc floral et un vélodrome. De nombreuses
manifestations s’y déroulent : la Foire internationale, Vinexpo, le
Jumping international, les Six jours cyclistes de Bordeaux…


Architecture classique
Monument aux Girondins
C'est
en 1881, à l'approche du centenaire de la Révolution, que la ville de
Bordeaux émit le vœu d'ériger ce monument aux Girondins et à la
République, à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur,
apportant ainsi les preuves de sa fidélité à la IIIe République. Mais
le monument ne fut construit qu'entre 1894 et 1902 sur la place des
Quinconces, cette immense place au cœur de Bordeaux, où trônait jadis
le Château Trompette

Dans
le bassin tourné vers le Grand Théâtre, c'est « le Triomphe de la
République » qui a été choisi comme thème, avec des statues
représentant le travail et la sécurité, symbolisés par le Forgeron et
le Lion. Dans le second bassin, orienté vers le jardin public, c'est le
Triomphe de la Concorde qui protège la Fraternité et l' Abondance,
source de la prospérité du Commerce et de l' Industrie, symbolisés par
les trois enfants à gauche, tandis que les Arts sont représentés par
les trois autres enfants à droite. Dans ce bassin, les chevaux de
Gustave Debrie "amènent le Bonheur" - exprimé par un dauphin - au
chérubin.

Grand Théâtre (place de la Comédie)
La
place de la Comédie se trouve sur l'emplacement du forum gallo-romain
où étaient situés les Piliers de Tutelle (Tutela, déesse protectrice de
la ville).
Classé
monument historique, le Grand Théâtre a été édifié par l'architecte
Victor Louis entre 1773 et 1780. Exemple parfait d'un théâtre à
l'italienne. Sa façade est composée de douze colonnes corinthiennes et
ornée de douze statues de pierre représentant les neuf muses et trois
déesses : (Junon, Vénus, Minerve).
Allées de Tourny (près de la place de la Comédie)
Cette
esplanade fut aménagée entre 1743 et 1757 par l'intendant Tourny. Large
de 65 mètres et longue de 265 mètres, elle est bordée du côté pair
d'immeubles à façades Louis XV. Ces derniers ne comportaient à
l'origine qu'un rez-de-chaussée et un étage. La plupart d'entre eux
furent rehaussés après la destruction du château Trompette à
l'emplacement de l'actuelle place des Quinconces car ils ne gênaient
plus les tirs de canon. Les immeubles situés du côté impair ont été
construits au XIXe siècle. Le carrousel est présent sur la place tout
au long de l'année.

Il
relie la rive gauche au quartier de la Bastide. Premier pont sur la
Garonne, il fut construit sur ordre de Napoléon Ier entre 1810 et 1822.
Durant douze ans les bâtisseurs durent faire face à de nombreux
problèmes en raison du courant très fort à cet endroit-là. C'est grâce
à une cloche à plongée empruntée aux Britanniques que les piliers du
pont purent être stabilisés. Il compte dix-sept arches (nombre de
lettres dans le nom de Napoléon Bonaparte). Sur les côtés, chaque pile
de briques est rehaussée d'un médaillon blanc en l'honneur de
l'empereur. Il porte aussi les petites armoiries de la ville (les trois
croissants entrelacés). Ce pont fut le seul jusqu'en 1965.
Cours de l'Intendance
Il
relie la place de la Comédie à la place Gambetta. Avec le cours
Georges-Clemenceau et les allées de Tourny, il forme un triangle dont
le centre est la place des Grands Hommes, triangle appelé par les
bordelais le "triangle d'or" puisque les magasins les plus prestigieux
de la ville y sont regroupés.
Cathédrale Saint-André
Du
nom de l'archevêque de la ville en 1430 (mort en 1458) qui créa la
première université de Bordeaux vers 1440. Il est inhumé derrière le
maître autel de la cathédrale.
Consacrée
par le pape Urbain II en 1096, la cathédrale est bâtie sur un plan en
croix latine à nef unique de 124 mètres de long. Conçue pour avoir
quatre clochers, deux seulement ont leur flèche (côté rue Vital-Carles)
car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le
sol marécageux et s'enfonce. La construction des deux autres clochers
est alors abandonnée. Du premier édifice roman du XIe siècle il ne
reste que les murs intérieurs de la nef. La porte Royale date de la
première moitié du XIIIe siècle tandis que le chevet et le transept
remontent aux XIVe et XVe siècles.
Parmi
les événements liés à cet édifice il y a le mariage d'Aliénor
d'Aquitaine avec Louis VII, futur roi de France, en 1137. La cathédrale
est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.
La tour Pey Berland,
isolée du reste de l'édifice, a été construite entre 1440 et 1450. Elle
est quadrangulaire avec des contreforts, une galerie extérieure et une
flèche octogonale avec au sommet, une statue de Notre-Dame d'Aquitaine
réalisée en 1862.







Eglise Sainte-Croix
Sur
l'emplacement d'une abbaye fondée au VIIe siècle, détruite par les
sarrasins, reconstruite par les carolingiens puis détruite par les
normands en 845 et en 864. De l'ancienne abbatiale des bénédictins
édifiée entre le XIIe et le XIIIe siècle ne subsistent que les murs de
la nef et quelques vestiges du mobilier. En effet l'église a été
presque entièrement reconstruite par Paul Abadie au XIXe siècle, qui
rajouta un clocher symétrique à l'original à gauche de la façade.

Basilique Saint-Michel (place Meynard)
(Photo).
Église de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe et
durant XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente saint Michel
terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des
bombardements en 1940. Clocher isolé de 114 mètres de haut, construit
au XVe siècle. En 1881 fut découvert un cimetière gallo-romain et des
catacombes sous la tour.
Place du Chapelet
Ancienne très belle chapelle des Dominicains bâtie entre 1684 et 1707, l'Église prend sous le Concordat le nom de Notre-Dame.
Son
cloître est la Cour Mably. Construit en 1684 sur les plans de
l'architecte Michel Duplessy, ce bâtiment est le second couvent des
Jacobins. Le premier fut détruit en 1678.
Place du Parlement
Née
sous le nom de place du Marché Royal, elle est rebaptisée place de la
Liberté à la Révolution. Ordonnancée de style Louis XV.

Palais Rohan (mairie)
(Voir
photo de gauche). Ancien palais archiépiscopal, face à la cathédrale,
construit entre 1771 et 1784, c'est l'archevêque Ferdinand Maximilien
Mériadec de Rohan qui lui donne son nom puisque le palais fut construit
à sa demande même s'il n'y a pas vécu.
Il
devint l'hôtel-de-ville de Bordeaux en 1835 après avoir été résidence
impériale de Napoléon Ier. Sur les deux côtés de la cour, des bâtiments
bas relient le corps de logis à une colonnade. La façade postérieure
est prolongée par deux pavillons bas à balustres dont les baies sont
surmontées de guirlandes.
Malgré
des modifications, l'intérieur a conservé le grand escalier d'honneur
et une suite de salons au rez-de-chaussée avec boiseries et
trompe-l'œil. Deux décors (un pompéien et un plus antique) évoquent le
raffinement des intérieurs bordelais du XVIIIe siècle.
Rue Sainte-Catherine
Principale rue de Bordeaux, il s’agit de la plus longue rue piétonne d'Europe.
Depuis
la Galerie Bordelaise réalisée en 1833 par Durand on aperçoit la Porte
Dijeaux dont le nom est en rapport avec le temple de Jupiter qui se
dressait à cet emplacement à l'époque gallo-romaine. Le nom vient de la
déformation du gascon "De Jòu" (de Jupiter).
À
l'autre extrémité de la rue Sainte-Catherine se trouve la Porte
d'Aquitaine (ancienne Porte Saint-Julien) nommée Porte de la Victoire
depuis la Seconde Guerre mondiale.
Au
centre de la rue Sainte-Catherine se trouve la place Saint-Projet
(évêque auvergnat mort en 674). La croix de carrefour fut restaurée en
1977 ; elle se trouvait au centre d'un cimetière depuis 1392. L'église
se trouvait au sud de cette place et il en reste la tour clocher. La
fontaine a été réalisée vers 1715.


Porte Cailhau (place du Palais)
(Photo).
Elle faisait partie des remparts de la ville. Au Xe siècle, la place du
Palais bordait le Palais de l'Ombrière, résidence des ducs de Guyenne.
Le futur roi de France, Louis VII, y séjourna à l'occasion de son
passage à Bordeaux pour son mariage avec Aliénor d'Aquitaine. Au XIIIe
siècle, le palais fut remplacé par un autre. À partir de 1462, le
Parlement de Bordeaux y siégea. Ravagé par plusieurs incendies (1597,
1704), il fut démoli en 1800, permettant ainsi l'ouverture de
l'actuelle rue du Palais de l'Ombrière. Au fond de la place du Palais
se dresse la Porte Cailhau.
Élevée
dans un style gothique Renaissance (mâchicoulis, toitures aiguës de 35
mètres de haut, lucarnes, lanternes) au XVe siècle, en souvenir de la
victoire remportée en 1495 par Charles VIII à Fornoue, elle faisait
office d'arc de triomphe et de porte défensive (présence d'une niche à
l'effigie du roi).

C'est
un des rares monuments civils (avec la porte Cailhau) que la ville
conserve du Moyen Âge. Il s'agit du beffroi de l'ancien hôtel de ville
; elle figure d'ailleurs sur les armoiries de la ville. Elle a été
édifiée au XVe siècle sur les restes de l'ancienne Porte Saint-Éloy du
XIIIe siècle. Elle est composée de deux tours circulaires de 40 mètres
de haut reliées par un bâtiment central. À l'origine il y avait six
tours crénelées. La cloche est coulée en 1775 par Turmel et elle pèse 7
800 kg. L'horloge est réalisée en 1759 sur les plans du mathématicien
Larroque.
La porte jouxte la jolie église Saint-Eloi récemment restaurée par des prêtres qui y disent des messes quotidiennes en latin).




Cette
place est une des œuvres les plus représentatives de l'art
architectural classique français du XVIIIe siècle. Réalisée sous
l'intendance de Boucher par l'architecte du roi, Jacques Ange Gabriel,
entre 1730 et 1775, la place de la Bourse est la première brèche dans
les remparts du Moyen Âge et est destinée à servir de somptueux écrin à
la statue équestre, détruite à la Révolution, du roi de France Louis
XV. Elle est inaugurée en 1749, symbole de la prospérité de la ville.
Successivement appelée place Royale, place de la Liberté pendant la
Révolution, place impériale sous Napoléon Ier, puis à nouveau place
Royale à la Restauration. En 1848, à la chute de Louis-Philippe Ier,
elle devient place de la Bourse.

L'actuelle fontaine des Trois Grâces date de 1869 (l'impératrice Eugénie, la reine Victoria et Isabelle II d'Espagne).
Au
nord se tenait le Palais de la Bourse (actuels Chambre de Commerce et
de l'Industrie de Bordeaux et bureau de la Poste) et au sud l'Hôtel des
Fermes (actuelle Direction Interrégionale des Douanes et Droits
Indirects qui abrite en son sein le Musée des Douanes). Ce dernier est
réalisé par Jacques Ange Gabriel et les sculptures représentent Minerve
protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville.
Les
frontons des autres bâtiments et les mascarons sont sculptés par
Verbeckt, Vernet et Prome. Les frontons représentent : la grandeur des
princes, Neptune ouvrant le commerce, la jonction Garonne-Dordogne, le
Temps découvrant la Vérité.
Les mascarons sont des hommes barbus et des jeunes filles. L'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.
Église Saint-Pierre (place Saint-Pierre)
La
place Saint-Pierre n'existait pas du temps des gallo-romains. C'était
autrefois l'entrée du port intérieur de la ville. L'église Saint-Pierre
est construite sur le mur nord de l'ancien chenal de passage. Elle a
été construite au XVe siècle et fut remaniée en grande partie au XIXe
mais le portail de style gothique flamboyant, la porte sud et le chœur
sont d'origine.
hôtel Labottière
Le
petit hôtel Labottière est un hôtel particulier situé à deux pas du
Jardin Public. Il constitue un remarquable exemple d'architecture
néoclassique du XVIIIe siècle. Classé monument historique, il a été
édifié entre 1783 et 1788 par l'architecte Etienne Laclotte pour
Etienne Labottière. L'hôtel a fait l'objet d'une rénovation dans le
goût de l'époque.
Église Saint-Seurin
C'est
la plus ancienne église de Bordeaux, dédiée à saint Seurin qui fût
évêque de la ville. Sa construction remonte au début du VIe siècle,
mais elle ne sera basilique qu’en 1873. L'église abrite un porche du
XIe siècle orné de chapiteaux, un chevet et un transept du XIIe, une
nef du XIIIe ainsi que des chapelles des XIe et XVe siècles. On y
trouve aussi une crypte du XIe siècle hébergeant le tombeau de saint
Fort ainsi que des sarcophages mérovingiens. Le site englobe également
une vaste nécropole chrétienne dont les sépultures s'échelonnent du IVe
au XVIIIe siècle.


Église Notre-Dame
L'église
Notre-Dame (Saint-Dominique avant le Concordat), a été construite par
Duplessy-Michel (1684-1707). Elle possède une acoustique remarquable
d'où le nombre élevé de concerts organisés dans cet endroit.
Base sous-marine
Construite
en 1942 par les ouvriers du Génie de l'Armée italienne pour le compte
de leurs alliés allemands. Cet imposant vestige de la Seconde Guerre
mondiale (qui a reçu de nombreux sous-marins allemands, italiens et
japonais pendant le conflit) abrite aujourd'hui un espace culturel très
visité.
Le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
a été créé en 1801. Dès 1820 l'ensemble des œuvres prit place dans les
dépendances du Palais Rohan, l'Hôtel de Ville. Pierre Lacour fils
parvint en 1829, après de longues négociations et grâce à la libéralité
de Charles X, à convaincre la Ville d'acquérir la collection du marquis
de Lacaze : 280 peintures comprenant à la fois des œuvres italiennes,
flamandes, allemandes et hollandaises. C'est essentiellement grâce à la
collection Lacaze que Bordeaux figure aujourd'hui parmi les toutes
premières collections publiques de peintures hollandaises de France.

Le
7 décembre 1870, alors que des soldats de la Garde Nationale occupaient
le bâtiment, 16 toiles furent entièrement détruites et 41 autres
irrémédiablement endommagées dont La chasse aux lions de Delacroix.
La
collection s'enrichie des remarquable fonds des trois célèbres peintres
bordelais dont la réputation est mondiale : Odilon Redon, Albert
Marquet et André Lhote.
Parmi les autres œuvres de la collections du musée figurent notamment celles de ces célèbres peintres :
Pablo Picasso : Olga Lisant
Auguste Renoir : Paysage de Cagnes
Henri Matisse : Portrait de Bevilacqua
Jean-Léon Gérôme : Bacchus et l'Amour ivres
Mary Cassatt : La robe de dentelle
Jean Siméon Chardin : nature morte aux pièces de viande
William-Adolphe Bouguereau : Le jour des morts
On
peut citer aussi, moins célèbre le rare peintre allemand Johann
Friedrich August Tischbein (1750 1812) : Portrait de la Princesse
Frédérique Louise Wilhelmine d'Orange-Nassau.
http://www.culture.gouv.fr/culture/bordeaux/
Le musée d'Aquitaine
présente l’histoire de Bordeaux et sa région, de la préhistoire au 20e
siècle. De l'ordre de 700 000 pièces, les collections du musée sont
distribuées en trois grands domaines : archéologie, histoire et
ethnographie.
Adresse : 20 cours Pasteur - Téléphone : 05 56 01 51 00
Musée des Arts décoratifs
Des
collections de peintures, gravures, miniatures, sculptures, mobilier,
céramique, verrerie, orfèvrerie, sont présentées dans la suite des
salons lambrissés de l'hôtel de Lalande, construit en 1779 "entre cour
et jardin", par l'architecte bordelais Etienne Laclotte, pour le
parlementaire Pierre de Raymond de Lalande.
Elles
constituent un riche exemple des arts décoratifs français, notamment
bordelais, des 18e et 19e siècles et de l'histoire de Bordeaux au 18e.
Adresse : 39 rue Bouffard - Téléphone : 05 56 10 14 00
Muséum d'Histoire naturelle
La
collection générale de zoologie présente des spécimens du monde entier
de mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, crustacés, papillons.
Une
place importante est consacrée à la faune régionale avec les ours et
les loups, avec les oiseaux du littoral Atlantique, les rapaces
pyrénéens, les poissons de nos côtes et de nos rivières.
Dans
un monde qui se préoccupe chaque jour davantage d'environnement le
muséum est un témoin essentiel. Il permet de comprendre la logique de
l'évolution des espèces, il nous sensibilise aux effets de l'action de
l'homme qui participe directement ou indirectement à la disparition de
nombreuses espèces.
Adresse : 5 place Bardineau - Téléphone : 05 56 48 26 37 - 05 56 48 29 86
Centre d'arts plastiques contemporains
Sa
collection élaborée depuis 20 ans, est particulièrement riche en œuvres
des mouvements d'art conceptuel, de Land Art, Supports/Surfaces ou
encore l'Arte Povera, respectivement représentés par des artistes comme
Sol Le Witt et Daniel Buren, Claude Viallat, Richard Long, et enfin
Mario Merz. On peut noter également un bel ensemble d'artistes
espagnols figuratifs comprenant notamment des œuvres de Miquel Barceló.
La collection, constituée d'un millier d'œuvres représentant 140
artistes, est d'une qualité remarquable.
Adresse : 7 rue Ferrère - Téléphone : 05 56 00 81 50
Musée des Chartrons
Dans l'immeuble d'un Courtier Royal de la Ville de Bordeaux au XVIIIème siècle
découvrez...
Des caves voûtées bâties en 1720 permettent de montrer comment se pratiquait l'élevage du vin en barriques de 1750 à 1950.
Et
des chais, qui présentent plusieurs collections témoins du rayonnement
des vins de Bordeaux dans le Monde, notamment une série unique
d'étiquettes lithographiées par Cyprien Gaulon, des collections de
bouteilles à vin (XVIème au XIXème siècle), de marques et pochoirs
(XIXème siècle) et nombre d'objets rares, outils et machines évoquant
souvant des longs voyages au-delà des mers...
41 rue Borie - Tél. 05 57 87 50 60
http://www.cellier-des-chartrons.com
Musée national des Douanes
Le
musée présente un parcours historique de l’antiquité à nos jours
évoquant, dans le contexte national, les enjeux, l’organisation et le
fonctionnement des douanes. Au cœur d’un bâtiment marqué par la qualité
architecturale, le musée met l’accent sur l’implication des douanes
dans la vie économique et incite à réfléchir sur les causes et
conséquences des grandes doctrines économiques. Lieu incontournable
pour comprendre la plus ancienne des administrations de l’État, le
musée a pour ambition d’être un lieu de compréhension de l’histoire des
hommes et de l’institution. Belles collections.
http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id=165

(fermé pour le moment)
Vous ne pouvez pas le rater sur les quais de Bordeaux.
Il
fut navire de guerre essentiellement destiné à la lutte anti-aérienne.
Sa construction débuta sur demande de la Marine nationale en 1953 dans
les chantiers navals de Brest. Le Colbert devait être un navire
surpuissant, écrasant toutes menaces par sa seule force d'artillerie :
il disposait de tourelles de 57 mm et de 127 mm pour une cadence de feu
d'un tir à la seconde.
Le
Colbert est devenu un musée flottant, basé dans le port de Bordeaux
depuis juin 1993 où il pouvait être visité. Classé monument historique,
il était le bateau musée le plus visité de France (en 2004) et le
«monument» le plus visité de la ville. Cette visite dure 2 à 3 heures :
salles des machines, postes de commandements, exposition de maquettes,
maquettistes au travail, restaurant...
Base de Sous-Marins (Conservatoire international de la Plaisance)
Lieu
culturel, touristique et ludique ! Il accueille deux espaces de visite
consacrés, l'un à l'histoire de la construction de la base pour
sous-marins, et l'autre à l'histoire de la passion pour la navigation
de plaisance qui habite, depuis près de deux siècles, les hommes de la
région.
Adresse : Boulevard Alfred Daney
Téléphone : 05 56 11 11 50
Vinorama : il présente treize tableaux et 75 personnages en costumes d’époque.
Chaque scène vous raconte un moment important de l’évolution du “nectar des vignes”
10 Cours du Médoc
Tel : 05 56 39 53 02
http://cugnac.perso.cegetel.net/index2.html
Musée Goupil : il conserve le fonds de la maison Goupil, dynastie d’éditeurs d’art parisiens actifs de 1827 à 1920.
Les
collections se répartissent en trois domaines : estampes, photographies
et archives. Le matériel nécessaire à la production des images :
cuivres gravés, pierres lithographiées, négatifs photographiques sur
plaque de verre...
Oeuvres
originales, reproductions gravées ou photographiques, les collections
permettent à la fois d’avoir un panorama de l’art et du goût du 19e
siècle.
20 cours Pasteur
Téléphone : 05 56 01 69 40
Casa de Goya
(Institut Cervantes)
Francisco Goya vécut en exil à Bordeaux de 1824 à sa mort en 1828.
et
ce Centre Culturel Espagnol se trouve dans sa dernière demeure. Sous la
Présidence d'Honneur de Sa Majesté le Roi Juan Carlos, il oeuvre à la
promotion et à la diffusion de la culture espagnole. Sa bibliothèque de
9500 volumes est en libre accès et le catalogue consultable sur le site
du Centre. L'accès par Internet aux sites concernant l'Espagne et
l'Amérique latine est gratuit.
Institut Cervantes
Tél : 05 56 52 79 37
Cap-Sciences
Depuis
sa création, son action a permis de toucher plus de 500 000 personnes
en Aquitaine, à travers ses expositions dédiées à... la science.
Hangar 20 - Quai de Bacalan - 33300 Bordeaux - Tél : (33) 05 56 01 07 07
Centre Jean-Moulin :
Musée et centre de documentation de la Seconde Guerre mondiale,
il présente sur trois niveaux, des collections consacrées à la
Résistance, à la Déportation et aux Forces Françaises Libres.
48 rue Vital Carles
Téléphone : 05 56 79 66 00
Conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA)
Sauvegarde
et mise en valeur du patrimoine aéronautique et spatial : Avions,
hélicoptères, instruments, moteurs, maquettes, simulation de vol
Base Aérienne 106
05.57.53.60.00 puis 24190 au message
Musée des Métiers de l’Imprimerie

10 rue Fort-Louis
Tél : 05 56 92 61 17
Une liste complète est disponible sur le site : www.bordeaux-tourisme.com
- Salon des Antiquaires (janvier)
- Carnaval des deux rives (début mars)
- Foire aux plaisirs (fête foraine sur la place des Quinconces)
- Escale du livre (fin mars)
- Foire internationale de Bordeaux (en mai) - http://www.bordeaux-expo.com/foire/
- Vinexpo (en juin) www.vinexpo.fr
- Fête du vin (place des Quinconces, 4 jours du jeudi à dimanche, fin juin, années paires)
http://www.bordeaux-fete-le-vin.com/
-
Fête du fleuve (4 jours du jeudi à dimanche, fin juin, années impaires,
en alternance avec la fête du vin) : bateaux et musiques du monde. http://www.bordeaux-fete-le-fleuve.com/
- Les Épicuriales (quinze jours, fin juin) : gastronomie et concerts. http://www.epicuriales.net/
- Festival du conte (en juin, quartier St Michel) - http://www.festivalduconte.org/
- Festival Européen du Court Métrage (mars) - http://www.exterieurnuit.bordeaux-bs.edu/
- Dansons sur les quais (juillet-août, au bas de la Place des Quinconces)
http://www.danseavecnousbordeaux.com/
- Festival international du cinéma au féminin (octobre)
-
Novart (novembre) 30 jours pendant lesquels seront proposés des
créations et des représentations pour explorer la création artistique
internationale contemporaine.
- Marché de Noël (décembre)
- Festival international d'orgue (de juin à septembre)
- Festival international de musique classique
- Bordeaux Jazz Festival (novembre) http://www.bordeauxjazzfestival.com/
- Festival Bordeaux Rock - (janvier) - http://www.bordeauxrock.com/
Bien entendu l'équipe de football des
Girondins de Bordeaux
Depuis longtemps une des meilleures équipes en France.

- Jumping international de Bordeaux (février)
- Semi-marathon de Bordeaux - www.courir33.net/
GOLF DE
BORDEAUX-LAC
Av de Pernon
T : 05 56 50 92 72
33300 Bordeaux
GOLF BORDEAUX-PESSAC
Rue de la Princesse - 33600 Pessac
T : 05 57 26 03 33
GOLF BORDELAIS
Allée François-Arago - 33200 Bordeaux
T : 05 56 28 56 04
- ANTIQUAIRES : une spécialité de la ville, surtout dans le quartier des Chartrons.
- Outre le fameux Cep de Bordeaux, le CANELÉ
est un petit gâteau du bordelais, à pâte molle et tendre, parfumée au
rhum et à la vanille, et recouverte d’une épaisse croûte caramélisée.
Il est aussi appelé cannelé, cannelet, canelet, millas-canelet,
millason et est peut-être aussi le canaule (ou encore canaulé ou
canaulet) qui se consommait au XVIIe siècle à Bordeaux. Le nom provient
du gascon canelat qui signifie canelure. En forme de petit cylindre
strié, d'environ cinq centimètres de haut et cinq centimètres de
diamètre, il est croustillant et caramélisé à l'extérieur, moelleux à
l'intérieur.
Pour les restaurants chics de Bordeaux, cliquez ici :
http://www.annuaire-chic.com/pages/activite_restaurant.html
http://www.bordeaux-tourisme.com
http://www.tourisme-aquitaine.fr
Sortir à Bordeaux : http://www.sortirabordeaux.com
- Vous pouvez évidemment gagner les plages de l’atlantique, au Nord de la Gironde, les
stations balnéaires de Soulac, Montalivet, Lacanau, Maubuisson,
Carcans, les grands lacs de Maubuisson et de Lacanau, pour la baignade
et les activités nautiques. Plus au Sud, le Bassin d’Arcachon et son
Cap-Ferret et, face à face, le banc d’Arguin et la dune du Pyla,
étonnent toujours par leur beauté (notre guide arrive bientôt).
- Et, plus au sud, à la frontière espagnole, les merveilleuses stations balnéaires du Pays-Basque.
SOMMAIRE
Les
vins de Bordeaux représentent de multiples nuances gustatives dues non
seulement aux cépages cultivés mais surtout à l'influence des terroirs.
Le vignoble produit des vins rouges, blancs secs ou liquoreux ; à
partir des cépages rouges, on vinifie également des vins rosés.
Les vins sont élaborés à partir des cépages de vigne suivants :
Cabernet-franc,
cabernet-sauvignon, merlot pour les vins rouges, auxquels s'ajoutent le
petit verdot, le malbec, la carménère et le côt;
Sauvignon, sémillon et muscadelle pour les vins blancs, auxquels s'ajoutent l'ugni blanc, le colombard et le merlot blanc.
HISTOIRE
La
vigne serait présente dans la région de Bordeaux depuis l'Antiquité :
les notables de Burdigala (Bordeaux) auraient décidé de créer leur
propre vignoble à cause du prix élevé des vins en provenance de
Narbonne et d'Italie, importés par les négociants romains.
Au
XIIe siècle, l'Aquitaine devint un duché anglais suite au remariage
d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt. Le commerce vinicole se
développa alors à partir de la région des Graves.
Au
XIIIe siècle, la prise de La Rochelle, port exportateur des vins
bordelais, par le roi de France transforme Bordeaux en port exportateur
privilégié des vins à destination du marché anglais. Le roi
d'Angleterre accorde alors d'importants privilèges fiscaux aux
négociants bordelais. Ces derniers se mettent à planter de la vigne
partout où ils le peuvent et le vignoble s'étend vers le Libournais. À
l'époque, le vin, obtenu par un mélange de jus de raisins noirs et de
raisins blanc, était clair, d'où son nom de claret. Au XIVe siècle le
nouveau Pape Clément V, servait le vin de sa région de Graves,
d'Avignon à Oxford.
Ce
n'est qu'à partir du XVIe siècle qu'apparaissent des exploitations
viticoles proches de celles d'aujourd'hui, avec les pieds de vigne
plantés en sillons.
Au
XVIIe siècle, une nouvelle voie est choisie pour l'élevage du vin de
Bordeaux: le terroir est mis en valeur, la vigne bien soignée, les vins
élevés dans des barriques neuves en chêne. Profitant d'une auberge
qu'elle détient à Londres, la famille Pontiac fait connaître ses vins
en Angleterre. Ils sont si appréciés qu'ils finissent par se vendre
plus cher que les clarets ordinaires. Les autres négociants bordelais
se mettent alors à les imiter, les affaires fleurissent et le vignoble
s'étend de nouveau, cette fois vers les graves du Médoc et du
Sauternais, ainsi que dans les régions de Blaye et Bourg. C'est à cette
époque que les grands vignobles du Médoc sont créés. Du même coup
naissent les premiers grands crus bordelais.
Il
faut attendre le Second Empire pour que les grands vins rouges de
Saint-Émilion, Fronsac et Pomerol s'installent à leur tour au premier
rang de la production viticole bordelaise.
GEOGRAPHIE
Les terroirs du vignoble de Bordeaux se distinguent par leur situation géographique vis-à-vis de la Garonne et de la Gironde.
Sur
la rive gauche de la Garonne et le long de l’estuaire, les alluvions
dominent le vignoble sur plus de 150km. Mais pas n’importe lesquels. Ce
sont essentiellement des graves : galets et graviers roulés en
provenance des Pyrénées, où le fleuve prend sa source 600 km en amont.
Ces graves sur sable constituent des terrasses bien drainées, chaudes
et parfaites pour la vigne et le Cabernet-sauvignon en particulier. De
l’autre côté du fleuve, les terroirs ont une origine différente, avec
des côtes et des collines argilo-calcaires et des sols plus profonds,
parfaits pour le Merlot, par exemple.
Le Médoc
Le vignoble du Médoc s'étend sur la rive gauche de la Gironde, de Saint-Vivien-de-Médoc au nord jusqu'à Bordeaux au sud.
Vignoble du Médoc
Vignoble du Haut-Médoc dont les appellations communales :
Vignoble de Saint-Estèphe
Vignoble de Pauillac
Vignoble de Saint-Julien
Vignoble de Listrac-Médoc
Vignoble de Moulis-en-Médoc
Vignoble de Margaux
Les Graves
Le vignoble des Graves s'étend au sud de Bordeaux le long de la Garonne, jusqu'au canton de Langon.
Vignoble des Graves
Vignoble de Pessac-Léognan
Vignoble de Cérons
Vignoble de Barsac
Vignoble de Sauternes
Les vignobles de Blaye et Bourg
Les
vignoble du Bourgeais-Blayais s'étend entre la rive droite de la
Gironde et la frontière du département de la Charente-Maritime.
Vignoble de Blaye
Vignoble des Côtes-de-Blaye
Vignoble des Premières-côtes-de-Blaye
Vignoble des Côtes-de-Bourg
Saint-Émilion - Pomerol - Fronsac
Le
vignoble de Saint-Émilion - Pomerol - Fronsac s'étend sur la rive
droite de la Dordogne, de Libourne à l'est jusqu'en limite du
département de la Dordogne à l'ouest. Cette zone est la plus morcellée
puisque sur une petite superficie elle comporte de nombreuses
appellations, toutes de vins rouges :
Vignoble de Saint-Émilion
Vignoble de Montagne-Saint-Émilion
Vignoble de Saint-Georges-Saint-Émilion
Vignoble de Lussac-Saint-Émilion
Vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion
Vignoble de Pomerol
Vignoble de Lalande-de-Pomerol
Vignoble de Fronsac
Vignoble de Canon-Fronsac
Vignoble de Néac
Vignoble des Côtes-de-Castillon
Vignoble de Bordeaux-Côtes-de-Franc
L'Entre-Deux-Mers
Ce vignoble bordelais s'étend entre la Dordogne et la Garonne à l'intérieur du département de la Gironde.
Vignoble de l'Entre-Deux-Mers
Vignoble des Graves-de-Vayres
Vignoble des Premières-côtes-de-Bordeaux
Vignoble de Cadillac
Vignoble de Loupiac
Vignoble de Sainte-Croix-du-Mont
Vignoble du Haut-Benauge
Vignoble des Côtes-de-Bordeaux-Saint-Macaire
Vignoble de Sainte-Foy-Bordeaux
Classements officiels des vins de Bordeaux
À
l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855, la Chambre de
commerce de Bordeaux formula la demande suivante au Syndicat des
courtiers : « Nous venons vous prier de vouloir bien nous transmettre
la liste bien exacte et bien complète de tous les crus rouges classés
du département en spécifiant à laquelle des cinq classes appartient
chacun d'eux et en signalant dans quelle commune ils se trouvent. »
Le
syndicat des courtiers adressa le fameux classement officiel le 8 avril
1855. Elle ne comprenait en fait que les grands crus classés du Médoc,
à laquelle s'ajoutait le château Haut-Brion dans le vignoble des
Graves. Cette liste était accompagnée de celles des vins blancs en
provenance des cinq communes bénéficiant des appellations Sauternes et
Barsac.
Cette
classification n'a subi qu'une modification importante : par arrêté du
21 juin 1973, le Château Mouton-Rothschild a été promu au rang de
premier cru. Par la même occasion, les premiers crus ont été classés
par ordre alphabétique :
Premiers Crus
Château Margaux, Margaux
Château Lafite-Rothschild, Pauillac
Château Latour, Pauillac
Château Mouton-Rothschild, Pauillac (Second cru en 1855, promu en premier cru en 1973)
Château Haut-Brion, Pessac-Léognan, Graves (Pessac jusqu'en 1986)
Deuxièmes Crus
Château Brane-Cantenac, Margaux (Cantenac-Margaux)
Château Durfort-Vivens, Margaux
Château Lascombes, Margaux
Château Rauzan-Gassies, Margaux
Château Rauzan-Ségla, Margaux (anciennement Château Rausan-Ségla)
Château Baron Pichon-Longueville, Pauillac
Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
Château Cos d'Estournel, St.-Estèphe
Château Montrose, St.-Estèphe
Château Ducru-Beaucaillou, St.-Julien
Château Gruaud-Larose, St.-Julien
Château Léoville Barton, St.-Julien
Château Léoville Las Cases, St.-Julien
Château Léoville Poyferré, St.-Julien
SAUTERNES ET BARSAC
Premier Cru Supérieur
château d'Yquem, Sauternes
Premiers Crus
château La Tour-Blanche, Bommes (Sauternes)
château Lafaurie-Peyraguey, Bommes (Sauternes)
clos Haut-Peyraguey, Bommes (Sauternes) (château Clos Haut-Peyraguey)
château de Rayne-Vigneau, Bommes (Sauternes)
château Suduiraut, Preignac (Sauternes)
château Coutet, Barsac
château Climens, Barsac
château Guiraud, Sauternes
château Rieussec, Fargues (Sauternes)
château Rabaud-Promis, Bommes (Sauternes)
château Sigalas-Rabaud, Bommes (Sauternes)
Deuxièmes Crus
château Myrat, Barsac (château de Myrat)
château Doisy Daëne, Barsac
château Doisy-Dubroca, Barsac
château Doisy-Védrines, Barsac
château d'Arche, Sauternes
château Filhot, Sauternes
château Broustet Barsac
château Nairac, Barsac
château Caillou, Barsac
château Suau, Barsac
château de Malle, Preignac (Sauternes)
château Romer, Fargues (Sauternes) (château Romer du Hayot)
château Lamothe, Sauternes
Classification officielle des crus bourgeois du Médoc de 2003
Depuis
1932, un classement non officiel dit cru bourgeois existait pour des
vins du Médoc et du Haut-Médoc. Il concernait 444 crus moins
prestigieux que les crus figurant dans le classement initial de 1855.
Depuis
un arrêté ministériel de 2003, un classement officiel des crus
bourgeois du Médoc, révisable tous les 12 ans, a été établi par un jury
sous l'égide de la Chambre de commerce de Bordeaux et de la Chambre
d'agriculture de Gironde.
Ce classement a retenu 247 crus (sur 490 crus candidats), établissant une hiérarchie en 3 catégories :
cru bourgeois exceptionnel (9 crus)
cru bourgeois supérieur (87 crus)
cru bourgeois (151 crus).
77
crus non retenus ou s'estimant mal classés ont obtenu devant le
tribunal administratif de Bordeaux la possibilité d'un réexamen de leur
candidature. La cour administrative d'appel de Bordeaux, le 26 février
2007, a définitivement annulé le classement de 2003[1], laissant
l'Alliance des crus bourgeois dans l'incertitude.
Ce nouveau classement permet de rétablir une appellation quelque peu galvaudée dans le Médoc.
Classification des vins de Graves
Le
classement de 1855 ne tenant pas compte des vins de Graves (à
l'exception du Château Haut-Brion), le Syndicat viticole et l'Institut
National des Appellations d'Origines ont établi un classement qui fut
officialisé par le décret ministériel du 16 février 1959. Ce classement
porte sur les vins blancs et les vins rouges.
Classification des vins de Saint-Émilion
Aucun
des crus de Saint-Émilion ne figure au classement de 1855. Le syndicat
viticole a décidé d'établir son propre classement, révisable tous les
10 ans. Cette période a toujours été allongée par les délais
administratifs. La première classification date de 1954, la deuxième de
1969 et la troisième de 1985. La dernière classification date de 1996.
On y trouve 12 premiers grands crus classés et 62 grands crus classés.
SITES INTERNET
- bordeaux.com, site du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux
- Page du site des vins d'Aquitaine
- Catégorie Producteurs de Vin de Bordeaux de l'annuaire dmoz.
- Grands vins de bordeaux Blog entièrement dédié aux grands vins bordelais
Le Bord d'Eau
Rte de Libourne - 33126 Fronsac
T : 05 57 51 99 91
L'Ile Vincent
relais-margaux@relais-margaux.fr
Chemin de l'Ile-Vincent - 33460 Margaux
T : 05 57 88 38 30
Café Lavinal
cafe.lavinal@bordeauxsaveurs.com
Pl Desquet - 33250 Pauillac
T : 05 57 75 00 09
Château Cordeillan-Bages
Rte des Châteaux - 33250 Pauillac
T : 05 56 59 24 24
Le Clos du Roy
12 rue de la Petite-Fontaine - 33330 Saint Emilion
T : 05 57 74 41 55
L'Envers du Décor
11 rue du Clocher - 33330 Saint Emilion
T : 05 57 74 48 31
Hostellerie de Plaisance
5 pl du Clocher - 33330 Saint Emilion
T : 05 57 55 07 55
Hôtel Grand-Barrail
Rte de Libourne - 33330 Saint Emilion
T : 05 57 55 37 00
Le Saprien
14 rue Principale
T : 05 56 76 60 87
33210 Sauternes
Restaurants à Bordeaux
L'Alhambra
111 bis rue Judaïque
T : 05 56 96 06 91
L'Aquitania
Av Jean-Gabriel-Domergue
T : 05 56 69 65 11
Baud et Millet
19 rue Huguerie
T : 05 56 79 05 77
Le Bistro du Sommelier
163 rue Georges-Bonnac
T : 05 56 96 71 78
Le Café du Musée
7 rue Ferrère
T : 05 56 44 71 61
Le Café du Théâtre
Square Jean-Vautier
T : 05 57 95 77 20
Café Français
5-6 pl Pey-Berland
T : 05 56 52 96 69
Le Café Gourmand
3 rue Buffon
T : 05 56 79 23 85
Café Maritime
1 quai Armand-Lalande
T : 05 57 10 20 40
Le Chapon Fin
5 rue Montesquieu
T : 05 56 79 10 10
Chez Greg
30-31 quai de la Monnaie
T : 05 56 91 81 74
Chez Vincent
15 rue des Frères-Bonte
T : 05 56 44 43 59
Le Clos d'Augusta
339 rue Georges-Bonnac
T : 05 56 96 32 51
Le Croc-Loup
35 rue du Loup
T : 05 56 44 21 19
Estacade
Quai de Queyries
T : 05 57 54 02 50
Gravelier
114 cours de Verdun
T : 05 56 48 17 15
L'Instant Quai
5 quai Louis-XVIII
T : 05 56 48 58 87
Le Jardin d'Ausone
10 rue Ausone
T : 05 56 79 30 30
Jean Ramet
7-8 pl Jean-Jaurès
T : 05 56 44 12 51
Karma
43-45 rue du Pas-Sant-Georges
T : 05 56 52 13 87
L'Olivier du Clavel
44 rue Charles-Domercq
T : 05 57 95 09 50
Patte Casset
12 rue Mal-Joffre
T : 05 56 44 11 58
Le Pavillon des Boulevards
pavillon.des.boulevards@wanadoo.fr
120 rue Croix-de-Seguey
T : 05 56 81 51 02
Le Port de la Lune
58 quai de Paludate
T : 05 56 49 15 55
Quai Zaco
80 quai des Chartrons
T : 05 57 87 67 72
Le Sélénite
6 pl Paul-Avisseau
T : 05 56 51 05 64
La Table Calvet
latablecalvet@latablecalvet.com
81 cours du Médoc
T : 05 56 39 62 80
Toscane
6 rue Cancéra
T : 05 56 01 12 18
La Tupina
6 rue Porte-de-la-Monnaie
T : 05 56 91 56 37
Le Vieux Bordeaux
27 rue Buhan
T : 05 56 52 94 36