Bordeaux, traversée par la Garonne et non-loin de l'Atlantique, est le chef-lieu du département de la Gironde, et de la région Aquitaine, l'ancienne Guyenne et compte 244 000 habitants, (925 200 dans l'agglomération). Située dans le sud-ouest, Bordeaux ressemble pourtant plus à Paris qu'à Toulouse.

La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or.

Elle fut longtemps cernée de marais pestilentiels. C'est précisément ce sens de "marais boueux" que conserve encore de nos jours une rivière appelée Eau Bourde passant au sud de la ville !


Histoire

Comptoir de commerce dès l'ère romaine, elle va devenir l'une des villes les plus opulentes de la Gaule.

Victime de différents pillages au Ve siècle, elle va progressivement péricliter, jusqu'à sa renaissance suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154. La ville devint alors anglaise et le restera trois siècles durant, comme toute l'Aquitaine, qui, prononcée à l'anglaise, devient “la Guyenne”. C'est au cours du XIIIe siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. La cathédrale Saint-André fut construite à cette époque, et son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305.

De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir devra y renoncer ensuite.

En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française. Mais elle n'apprécie guère la tutelle du roi de France. Afin de surveiller Bordeaux devenue hostile, le roi Charles VII y fait bâtir le château Trompette et le fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement.

En 1585, Montaigne devient maire de Bordeaux (photo).

Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le roi, les bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après l’entrée du jeune Louis XIV dans la ville, que Bordeaux est soumise.

Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire avec l'Afrique et l'Amérique. La ville s'embellit alors beaucoup : de larges avenues comme il sera fait à Paris un siècle plus tard, un opéra...

Bordeaux souffre beaucoup pendant la Révolution, le Consulat et le premier Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songe alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Jean-Lambert Tallien y fait régner la Terreur.

Quand le premier Empire s'effondre, Bordeaux est la première à accueillir les princes. Après 1840 elle redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l’Afrique.

En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui se replie à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance.

Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replie vers Bordeaux. La ville connaît alors une certaine prospérité grâce aux usines d’armement. En 1917, elle devient le point de passage des soldats des États-Unis. Elle est aussi à cet instant la ville de l’Action française et des ligues qui rendent le climat politique agité.

La Seconde Guerre mondiale, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940, pour la troisième fois de son histoire, le siège du gouvernement, à nouveau lorsque la France est en danger, ce qui lui vaut le surnom de « capitale tragique ». Sous l'Occupation, une base sous-marine bétonnée est construite par les Allemands.


De la domination anglaise du Moyen Âge, Bordeaux cultive un certain flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l’ouverture sur le monde. De l’époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l’on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute l’Aquitaine, cette belle province qui touche l’Espagne. On est ici plus près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.


TRANSPORTS :

3 lignes de Tramway - www.infotbc.com

Gare TGV

Aéroport international - www.bordeaux.aeroport.fr


Visiter Bordeaux

Bordeaux peut être divisée en trois parties :

- la vieille ville

- les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)

- les quartiers extérieurs (comme Bordeaux-Lac ou Caudéran).


La vieille ville

La vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de Verdun, Clemenceau, place Gambetta, cours d'Albret, cours Aristide Briand, place de la Victoire, et cours de la Marne. À l'est, la vieille ville est délimitée par la Garonne.

On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville : la rue Sainte-Catherine (photo) qui coupe la ville du Nord au Sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de Pierre qui coupe la vieille ville d'Ouest en Est.

La rue Sainte-Catherine, rue piétonne de près de 1,5 kilomètre, relie la place de la Comédie (Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situe encore des vieux bâtiments de l'Université (Université Bordeaux 2). La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'Ouest de cette rue sont très commerçants.

L'axe Est-Ouest, formé par le pont de Pierre, seule traversée de la Garonne depuis la vieille ville, et le cours Victor-Hugo, coupe le vieux Bordeaux en une partie Nord, plus aisée, et une partie Sud, plus pauvre.

Dans le quart Nord-Ouest de la vieille ville (quartier des Quinconces et de l'hôtel de ville), se situent des restaurants et des cafés chics et magasins de luxe : le "Triangle d'Or" de Bordeaux.

Dans la partie Nord-Est (quartiers Saint-Pierre et Saint-Eloi), se trouvent de nombreux restaurants, hôtels et bistros.

La place de la Bourse, ancienne place Royale, fut inaugurée en 1755.

La partie Sud-Ouest de la vieille ville (autour de la place de la Victoire) se caractérise par la présence de nombreux étudiants. Le quartier est en effet proche d'une partie de l'Université.

Enfin, la partie sud-est du centre ville (autour des Capucins, de Saint-Michel et de Sainte-Croix) est un lieu de résidence des populations aux revenus plus faibles (personnes âgées, ouvriers, chômeurs et immigrés). C'est également dans ce secteur de la ville que se situe la gare Saint-Jean, construite au XIXe siècle.

Le quartier de Bordeaux-Lac réunit, autour d'un plan d’eau artificiel de 160 hectares, un parc des expositions, un palais des congrès, un centre hôtelier, une base de plein air et de loisirs, un parc floral et un vélodrome. De nombreuses manifestations s’y déroulent : la Foire internationale, Vinexpo, le Jumping international, les Six jours cyclistes de Bordeaux…


Monuments


Architecture classique

Monument aux Girondins

C'est en 1881, à l'approche du centenaire de la Révolution, que la ville de Bordeaux émit le vœu d'ériger ce monument aux Girondins et à la République, à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur, apportant ainsi les preuves de sa fidélité à la IIIe République. Mais le monument ne fut construit qu'entre 1894 et 1902 sur la place des Quinconces, cette immense place au cœur de Bordeaux, où trônait jadis le Château Trompette

Le monument a été conçu par l'architecte Victor Rich, le sculpteur bordelais Achille Dumilâtre ainsi que Félix Charpentier et Gustave Debrie. Ils ont élevé une colonne, placée au centre de deux demi-bassins, surmontée à 43 mètres du sol, par le Génie de la Liberté brisant ses fers. D'autres statues complètent l'ensemble : le Coq Gaulois, la Tribune, l’Éloquence et l’Histoire, tournées vers le fleuve, constituent la dédicace de ce monument
aux députés Girondins ; de l'autre côté, regardant vers la ville, trois statues de femmes représentent la ville de Bordeaux, la Garonne ainsi que la Dordogne. Enlevées durant la Seconde Guerre mondiale pour récupérer le métal, tous ces éléments ne retrouveront leur place initiale qu'en 1983.

Dans le bassin tourné vers le Grand Théâtre, c'est « le Triomphe de la République » qui a été choisi comme thème, avec des statues représentant le travail et la sécurité, symbolisés par le Forgeron et le Lion. Dans le second bassin, orienté vers le jardin public, c'est le Triomphe de la Concorde qui protège la Fraternité et l' Abondance, source de la prospérité du Commerce et de l' Industrie, symbolisés par les trois enfants à gauche, tandis que les Arts sont représentés par les trois autres enfants à droite. Dans ce bassin, les chevaux de Gustave Debrie "amènent le Bonheur" - exprimé par un dauphin - au chérubin.


 

Grand Théâtre (place de la Comédie)

La place de la Comédie se trouve sur l'emplacement du forum gallo-romain où étaient situés les Piliers de Tutelle (Tutela, déesse protectrice de la ville).

Classé monument historique, le Grand Théâtre a été édifié par l'architecte Victor Louis entre 1773 et 1780. Exemple parfait d'un théâtre à l'italienne. Sa façade est composée de douze colonnes corinthiennes et ornée de douze statues de pierre représentant les neuf muses et trois déesses : (Junon, Vénus, Minerve).



Allées de Tourny (près de la place de la Comédie)

Cette esplanade fut aménagée entre 1743 et 1757 par l'intendant Tourny. Large de 65 mètres et longue de 265 mètres, elle est bordée du côté pair d'immeubles à façades Louis XV. Ces derniers ne comportaient à l'origine qu'un rez-de-chaussée et un étage. La plupart d'entre eux furent rehaussés après la destruction du château Trompette à l'emplacement de l'actuelle place des Quinconces car ils ne gênaient plus les tirs de canon. Les immeubles situés du côté impair ont été construits au XIXe siècle. Le carrousel est présent sur la place tout au long de l'année.


Pont de Pierre (photo)

Il relie la rive gauche au quartier de la Bastide. Premier pont sur la Garonne, il fut construit sur ordre de Napoléon Ier entre 1810 et 1822. Durant douze ans les bâtisseurs durent faire face à de nombreux problèmes en raison du courant très fort à cet endroit-là. C'est grâce à une cloche à plongée empruntée aux Britanniques que les piliers du pont purent être stabilisés. Il compte dix-sept arches (nombre de lettres dans le nom de Napoléon Bonaparte). Sur les côtés, chaque pile de briques est rehaussée d'un médaillon blanc en l'honneur de l'empereur. Il porte aussi les petites armoiries de la ville (les trois croissants entrelacés). Ce pont fut le seul jusqu'en 1965.


Cours de l'Intendance

Il relie la place de la Comédie à la place Gambetta. Avec le cours Georges-Clemenceau et les allées de Tourny, il forme un triangle dont le centre est la place des Grands Hommes, triangle appelé par les bordelais le "triangle d'or" puisque les magasins les plus prestigieux de la ville y sont regroupés.


Cathédrale Saint-André

Du nom de l'archevêque de la ville en 1430 (mort en 1458) qui créa la première université de Bordeaux vers 1440. Il est inhumé derrière le maître autel de la cathédrale.

Consacrée par le pape Urbain II en 1096, la cathédrale est bâtie sur un plan en croix latine à nef unique de 124 mètres de long. Conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le sol marécageux et s'enfonce. La construction des deux autres clochers est alors abandonnée. Du premier édifice roman du XIe siècle il ne reste que les murs intérieurs de la nef. La porte Royale date de la première moitié du XIIIe siècle tandis que le chevet et le transept remontent aux XIVe et XVe siècles.

Parmi les événements liés à cet édifice il y a le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Louis VII, futur roi de France, en 1137. La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.

La tour Pey Berland, isolée du reste de l'édifice, a été construite entre 1440 et 1450. Elle est quadrangulaire avec des contreforts, une galerie extérieure et une flèche octogonale avec au sommet, une statue de Notre-Dame d'Aquitaine réalisée en 1862.







Eglise Sainte-Croix

Sur l'emplacement d'une abbaye fondée au VIIe siècle, détruite par les sarrasins, reconstruite par les carolingiens puis détruite par les normands en 845 et en 864. De l'ancienne abbatiale des bénédictins édifiée entre le XIIe et le XIIIe siècle ne subsistent que les murs de la nef et quelques vestiges du mobilier. En effet l'église a été presque entièrement reconstruite par Paul Abadie au XIXe siècle, qui rajouta un clocher symétrique à l'original à gauche de la façade.

Sur la façade de style roman saintongeais, les portails sculptés représentent l'avarice et la luxure. À l'intérieur se trouve un orgue réalisé en 1774 par Dom Bedos de Celles. L'ancien couvent bénédictin abrite aujourd'hui l'École des beaux-arts de Bordeaux.


Basilique Saint-Michel (place Meynard)

(Photo). Église de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe et durant XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente saint Michel terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des bombardements en 1940. Clocher isolé de 114 mètres de haut, construit au XVe siècle. En 1881 fut découvert un cimetière gallo-romain et des catacombes sous la tour.


Place du Chapelet

Ancienne très belle chapelle des Dominicains bâtie entre 1684 et 1707, l'Église prend sous le Concordat le nom de Notre-Dame.

Son cloître est la Cour Mably. Construit en 1684 sur les plans de l'architecte Michel Duplessy, ce bâtiment est le second couvent des Jacobins. Le premier fut détruit en 1678.


Place du Parlement

Née sous le nom de place du Marché Royal, elle est rebaptisée place de la Liberté à la Révolution. Ordonnancée de style Louis XV.

Les immeubles qui la bordent, datent de la première moitié du XVIIIe siècle. Les façades sont très richement décorées. Elles sont ordonnées en travées construites sur trois niveaux avec hiérarchie des baies.  La fontaine centrale date du Second Empire. Le sol, refait en 1980, se compose de grandes dalles de calcaire doré.


Palais Rohan (mairie)

(Voir photo de gauche). Ancien palais archiépiscopal, face à la cathédrale, construit entre 1771 et 1784, c'est l'archevêque Ferdinand Maximilien Mériadec de Rohan qui lui donne son nom puisque le palais fut construit à sa demande même s'il n'y a pas vécu.

Il devint l'hôtel-de-ville de Bordeaux en 1835 après avoir été résidence impériale de Napoléon Ier. Sur les deux côtés de la cour, des bâtiments bas relient le corps de logis à une colonnade. La façade postérieure est prolongée par deux pavillons bas à balustres dont les baies sont surmontées de guirlandes.

Malgré des modifications, l'intérieur a conservé le grand escalier d'honneur et une suite de salons au rez-de-chaussée avec boiseries et trompe-l'œil. Deux décors (un pompéien et un plus antique) évoquent le raffinement des intérieurs bordelais du XVIIIe siècle.


Rue Sainte-Catherine

Principale rue de Bordeaux, il s’agit de la plus longue rue piétonne d'Europe.

Depuis la Galerie Bordelaise réalisée en 1833 par Durand on aperçoit la Porte Dijeaux dont le nom est en rapport avec le temple de Jupiter qui se dressait à cet emplacement à l'époque gallo-romaine. Le nom vient de la déformation du gascon "De Jòu" (de Jupiter).

À l'autre extrémité de la rue Sainte-Catherine se trouve la Porte d'Aquitaine (ancienne Porte Saint-Julien) nommée Porte de la Victoire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Au centre de la rue Sainte-Catherine se trouve la place Saint-Projet (évêque auvergnat mort en 674). La croix de carrefour fut restaurée en 1977 ; elle se trouvait au centre d'un cimetière depuis 1392. L'église se trouvait au sud de cette place et il en reste la tour clocher. La fontaine a été réalisée vers 1715.




Porte Cailhau (place du Palais)

(Photo). Elle faisait partie des remparts de la ville. Au Xe siècle, la place du Palais bordait le Palais de l'Ombrière, résidence des ducs de Guyenne. Le futur roi de France, Louis VII, y séjourna à l'occasion de son passage à Bordeaux pour son mariage avec Aliénor d'Aquitaine. Au XIIIe siècle, le palais fut remplacé par un autre. À partir de 1462, le Parlement de Bordeaux y siégea. Ravagé par plusieurs incendies (1597, 1704), il fut démoli en 1800, permettant ainsi l'ouverture de l'actuelle rue du Palais de l'Ombrière. Au fond de la place du Palais se dresse la Porte Cailhau.

Élevée dans un style gothique Renaissance (mâchicoulis, toitures aiguës de 35 mètres de haut, lucarnes, lanternes) au XVe siècle, en souvenir de la victoire remportée en 1495 par Charles VIII à Fornoue, elle faisait office d'arc de triomphe et de porte défensive (présence d'une niche à l'effigie du roi).




La Grosse Cloche

C'est un des rares monuments civils (avec la porte Cailhau) que la ville conserve du Moyen Âge. Il s'agit du beffroi de l'ancien hôtel de ville ; elle figure d'ailleurs sur les armoiries de la ville. Elle a été édifiée au XVe siècle sur les restes de l'ancienne Porte Saint-Éloy du XIIIe siècle. Elle est composée de deux tours circulaires de 40 mètres de haut reliées par un bâtiment central. À l'origine il y avait six tours crénelées. La cloche est coulée en 1775 par Turmel et elle pèse 7 800 kg. L'horloge est réalisée en 1759 sur les plans du mathématicien Larroque.

La porte jouxte la jolie église Saint-Eloi récemment restaurée par des prêtres qui y disent des messes quotidiennes en latin).





Façade des quais de la rive gauche (plus particulièrement la place de la Bourse)

Cette place est une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du XVIIIe siècle. Réalisée sous l'intendance de Boucher par l'architecte du roi, Jacques Ange Gabriel, entre 1730 et 1775, la place de la Bourse est la première brèche dans les remparts du Moyen Âge et est destinée à servir de somptueux écrin à la statue équestre, détruite à la Révolution, du roi de France Louis XV. Elle est inaugurée en 1749, symbole de la prospérité de la ville. Successivement appelée place Royale, place de la Liberté pendant la Révolution, place impériale sous Napoléon Ier, puis à nouveau place Royale à la Restauration. En 1848, à la chute de Louis-Philippe Ier, elle devient place de la Bourse.


Fontaine des Trois Grâces

L'actuelle fontaine des Trois Grâces date de 1869 (l'impératrice Eugénie, la reine Victoria et Isabelle II d'Espagne).

Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuels Chambre de Commerce et de l'Industrie de Bordeaux et bureau de la Poste) et au sud l'Hôtel des Fermes (actuelle Direction Interrégionale des Douanes et Droits Indirects qui abrite en son sein le Musée des Douanes). Ce dernier est réalisé par Jacques Ange Gabriel et les sculptures représentent Minerve protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville.

Les frontons des autres bâtiments et les mascarons sont sculptés par Verbeckt, Vernet et Prome. Les frontons représentent : la grandeur des princes, Neptune ouvrant le commerce, la jonction Garonne-Dordogne, le Temps découvrant la Vérité.

Les mascarons sont des hommes barbus et des jeunes filles. L'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.


Église Saint-Pierre (place Saint-Pierre)

La place Saint-Pierre n'existait pas du temps des gallo-romains. C'était autrefois l'entrée du port intérieur de la ville. L'église Saint-Pierre est construite sur le mur nord de l'ancien chenal de passage. Elle a été construite au XVe siècle et fut remaniée en grande partie au XIXe mais le portail de style gothique flamboyant, la porte sud et le chœur sont d'origine.


hôtel Labottière

Le petit hôtel Labottière est un hôtel particulier situé à deux pas du Jardin Public. Il constitue un remarquable exemple d'architecture néoclassique du XVIIIe siècle. Classé monument historique, il a été édifié entre 1783 et 1788 par l'architecte Etienne Laclotte pour Etienne Labottière. L'hôtel a fait l'objet d'une rénovation dans le goût de l'époque.


Église Saint-Seurin

C'est la plus ancienne église de Bordeaux, dédiée à saint Seurin qui fût évêque de la ville. Sa construction remonte au début du VIe siècle, mais elle ne sera basilique qu’en 1873. L'église abrite un porche du XIe siècle orné de chapiteaux, un chevet et un transept du XIIe, une nef du XIIIe ainsi que des chapelles des XIe et XVe siècles. On y trouve aussi une crypte du XIe siècle hébergeant le tombeau de saint Fort ainsi que des sarcophages mérovingiens. Le site englobe également une vaste nécropole chrétienne dont les sépultures s'échelonnent du IVe au XVIIIe siècle.



Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame (Saint-Dominique avant le Concordat), a été construite par Duplessy-Michel (1684-1707). Elle possède une acoustique remarquable d'où le nombre élevé de concerts organisés dans cet endroit.



Base sous-marine

Construite en 1942 par les ouvriers du Génie de l'Armée italienne pour le compte de leurs alliés allemands. Cet imposant vestige de la Seconde Guerre mondiale (qui a reçu de nombreux sous-marins allemands, italiens et japonais pendant le conflit) abrite aujourd'hui un espace culturel très visité.


Musées :

Le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux a été créé en 1801. Dès 1820 l'ensemble des œuvres prit place dans les dépendances du Palais Rohan, l'Hôtel de Ville. Pierre Lacour fils parvint en 1829, après de longues négociations et grâce à la libéralité de Charles X, à convaincre la Ville d'acquérir la collection du marquis de Lacaze : 280 peintures comprenant à la fois des œuvres italiennes, flamandes, allemandes et hollandaises. C'est essentiellement grâce à la collection Lacaze que Bordeaux figure aujourd'hui parmi les toutes premières collections publiques de peintures hollandaises de France.

A partir de 1851 la société des Amis des Arts organise chaque année une exposition assortie d'une loterie ce qui lui permet de réaliser de nombreux achats dont ceux de La Grèce sur les ruines de Missolonghi de Delacroix (1852) (photo) et La chasse aux lions (1854), Le Tintoret peignant sa fille
morte de Léon Cogniet) (1853), Le bain de Diane de Corot (1855), puis Les bords de l'Oise de Daubigny en 1859.

Le 7 décembre 1870, alors que des soldats de la Garde Nationale occupaient le bâtiment, 16 toiles furent entièrement détruites et 41 autres irrémédiablement endommagées dont La chasse aux lions de Delacroix.

La collection s'enrichie des remarquable fonds des trois célèbres peintres bordelais dont la réputation est mondiale : Odilon Redon, Albert Marquet et André Lhote.

Parmi les autres œuvres de la collections du musée figurent notamment celles de ces célèbres peintres :

Pablo Picasso : Olga Lisant

Auguste Renoir : Paysage de Cagnes

Henri Matisse : Portrait de Bevilacqua

Jean-Léon Gérôme : Bacchus et l'Amour ivres

Mary Cassatt : La robe de dentelle

Jean Siméon Chardin : nature morte aux pièces de viande

William-Adolphe Bouguereau : Le jour des morts

On peut citer aussi, moins célèbre le rare peintre allemand Johann Friedrich August Tischbein (1750 1812) : Portrait de la Princesse Frédérique Louise Wilhelmine d'Orange-Nassau.

http://www.culture.gouv.fr/culture/bordeaux/


Le musée d'Aquitaine présente l’histoire de Bordeaux et sa région, de la préhistoire au 20e siècle. De l'ordre de 700 000 pièces, les collections du musée sont distribuées en trois grands domaines : archéologie, histoire et ethnographie.

Site internet

Adresse : 20 cours Pasteur - Téléphone : 05 56 01 51 00


Musée des Arts décoratifs

Des collections de peintures, gravures, miniatures, sculptures, mobilier, céramique, verrerie, orfèvrerie, sont présentées dans la suite des salons lambrissés de l'hôtel de Lalande, construit en 1779 "entre cour et jardin", par l'architecte bordelais Etienne Laclotte, pour le parlementaire Pierre de Raymond de Lalande.

Elles constituent un riche exemple des arts décoratifs français, notamment bordelais, des 18e et 19e siècles et de l'histoire de Bordeaux au 18e.

Site internet

Adresse : 39 rue Bouffard - Téléphone : 05 56 10 14 00


Muséum d'Histoire naturelle

La collection générale de zoologie présente des spécimens du monde entier de mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, crustacés, papillons.

Une place importante est consacrée à la faune régionale avec les ours et les loups, avec les oiseaux du littoral Atlantique, les rapaces pyrénéens, les poissons de nos côtes et de nos rivières.

Dans un monde qui se préoccupe chaque jour davantage d'environnement le muséum est un témoin essentiel. Il permet de comprendre la logique de l'évolution des espèces, il nous sensibilise aux effets de l'action de l'homme qui participe directement ou indirectement à la disparition de nombreuses espèces.

Adresse : 5 place Bardineau - Téléphone : 05 56 48 26 37 - 05 56 48 29 86


Centre d'arts plastiques contemporains

Sa collection élaborée depuis 20 ans, est particulièrement riche en œuvres des mouvements d'art conceptuel, de Land Art, Supports/Surfaces ou encore l'Arte Povera, respectivement représentés par des artistes comme Sol Le Witt et Daniel Buren, Claude Viallat, Richard Long, et enfin Mario Merz. On peut noter également un bel ensemble d'artistes espagnols figuratifs comprenant notamment des œuvres de Miquel Barceló. La collection, constituée d'un millier d'œuvres représentant 140 artistes, est d'une qualité remarquable.

Site internet

Adresse : 7 rue Ferrère - Téléphone : 05 56 00 81 50


Musée des Chartrons

Dans l'immeuble d'un Courtier Royal de la Ville de Bordeaux au XVIIIème siècle

découvrez...

Des caves voûtées bâties en 1720 permettent de montrer comment se pratiquait l'élevage du vin en barriques de 1750 à 1950.

Et des chais, qui présentent plusieurs collections témoins du rayonnement des vins de Bordeaux dans le Monde, notamment une série unique d'étiquettes lithographiées par Cyprien Gaulon, des collections de bouteilles à vin (XVIème au XIXème siècle), de marques et pochoirs (XIXème siècle) et nombre d'objets rares, outils et machines évoquant souvant des longs voyages au-delà des mers...

41 rue Borie - Tél. 05 57 87 50 60

http://www.cellier-des-chartrons.com


Musée national des Douanes

Le musée présente un parcours historique de l’antiquité à nos jours évoquant, dans le contexte national, les enjeux, l’organisation et le fonctionnement des douanes. Au cœur d’un bâtiment marqué par la qualité architecturale, le musée met l’accent sur l’implication des douanes dans la vie économique et incite à réfléchir sur les causes et conséquences des grandes doctrines économiques. Lieu incontournable pour comprendre la plus ancienne des administrations de l’État, le musée a pour ambition d’être un lieu de compréhension de l’histoire des hommes et de l’institution. Belles collections.

http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id=165


Le Croiseur Colbert, navire-musée

(fermé pour le moment)

Vous ne pouvez pas le rater sur les quais de Bordeaux.

Il fut navire de guerre essentiellement destiné à la lutte anti-aérienne. Sa construction débuta sur demande de la Marine nationale en 1953 dans les chantiers navals de Brest. Le Colbert devait être un navire surpuissant, écrasant toutes menaces par sa seule force d'artillerie : il disposait de tourelles de 57 mm et de 127 mm pour une cadence de feu d'un tir à la seconde.

Le Colbert est devenu un musée flottant, basé dans le port de Bordeaux depuis juin 1993 où il pouvait être visité. Classé monument historique, il était le bateau musée le plus visité de France (en 2004) et le «monument» le plus visité de la ville. Cette visite dure 2 à 3 heures : salles des machines, postes de commandements, exposition de maquettes, maquettistes au travail, restaurant...


Base de Sous-Marins (Conservatoire international de la Plaisance)

Lieu culturel, touristique et ludique ! Il accueille deux espaces de visite consacrés, l'un à l'histoire de la construction de la base pour sous-marins, et l'autre à l'histoire de la passion pour la navigation de plaisance qui habite, depuis près de deux siècles, les hommes de la région.

Adresse : Boulevard Alfred Daney

Téléphone : 05 56 11 11 50


Vinorama : il présente treize tableaux et 75 personnages en costumes d’époque.

Chaque scène vous raconte un moment important de l’évolution du “nectar des vignes”

10 Cours du Médoc

Tel : 05 56 39 53 02

http://cugnac.perso.cegetel.net/index2.html


Musée Goupil : il conserve le fonds de la maison Goupil, dynastie d’éditeurs d’art parisiens actifs de 1827 à 1920.

Les collections se répartissent en trois domaines : estampes, photographies et archives. Le matériel nécessaire à la production des images : cuivres gravés, pierres lithographiées, négatifs photographiques sur plaque de verre...

Oeuvres originales, reproductions gravées ou photographiques, les collections permettent à la fois d’avoir un panorama de l’art et du goût du 19e siècle.

20 cours Pasteur

Téléphone :    05 56 01 69 40

Site internet


Casa de Goya

(Institut Cervantes)

Francisco Goya vécut en exil à Bordeaux de 1824 à sa mort en 1828.

et ce Centre Culturel Espagnol se trouve dans sa dernière demeure. Sous la Présidence d'Honneur de Sa Majesté le Roi Juan Carlos, il oeuvre à la promotion et à la diffusion de la culture espagnole. Sa bibliothèque de 9500 volumes est en libre accès et le catalogue consultable sur le site du Centre. L'accès par Internet aux sites concernant l'Espagne et l'Amérique latine est gratuit.

Institut Cervantes

Tél : 05 56 52 79 37


Cap-Sciences

Depuis sa création, son action a permis de toucher plus de 500 000 personnes en Aquitaine, à travers ses expositions dédiées à... la science.

Hangar 20 - Quai de Bacalan - 33300 Bordeaux - Tél : (33) 05 56 01 07 07

http://www.cap-sciences.net


Centre Jean-Moulin : Musée et centre de documentation de la Seconde Guerre mondiale, il  présente sur trois niveaux, des collections consacrées à la Résistance, à la Déportation et aux Forces Françaises Libres.

48 rue Vital Carles

Téléphone :    05 56 79 66 00

Site internet


Conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA)

Sauvegarde et mise en valeur du patrimoine aéronautique et spatial : Avions, hélicoptères, instruments, moteurs, maquettes, simulation de vol

Base Aérienne 106

05.57.53.60.00 puis 24190 au message

http://caea.free.fr/


Musée des Métiers de l’Imprimerie

Depuis que le Musée de l’Imprimerie a ouvert ses portes en 1987 chacun peut admirer les machines du livre, trois secteurs sont organisés pour fonctionner devant le public : la typographie, la lithographie et la
reliure.

10 rue Fort-Louis

Tél : 05 56 92 61 17


Manifestations

Une liste complète est disponible sur le site : www.bordeaux-tourisme.com


- Salon des Antiquaires (janvier)

- Carnaval des deux rives (début mars)

- Foire aux plaisirs (fête foraine sur la place des Quinconces)

- Escale du livre (fin mars)

- Foire internationale de Bordeaux (en mai) - http://www.bordeaux-expo.com/foire/

- Vinexpo (en juin) www.vinexpo.fr

- Fête du vin (place des Quinconces, 4 jours du jeudi à dimanche, fin juin, années paires)

http://www.bordeaux-fete-le-vin.com/

- Fête du fleuve (4 jours du jeudi à dimanche, fin juin, années impaires, en alternance avec la fête du vin) : bateaux et musiques du monde. http://www.bordeaux-fete-le-fleuve.com/

- Les Épicuriales (quinze jours, fin juin) : gastronomie et concerts. http://www.epicuriales.net/

- Festival du conte (en juin, quartier St Michel) - http://www.festivalduconte.org/

- Festival Européen du Court Métrage (mars) - http://www.exterieurnuit.bordeaux-bs.edu/

- Dansons sur les quais (juillet-août, au bas de la Place des Quinconces)

http://www.danseavecnousbordeaux.com/

- Festival international du cinéma au féminin (octobre)

- Novart (novembre) 30 jours pendant lesquels seront proposés des créations et des représentations pour explorer la création artistique internationale contemporaine.

- Marché de Noël (décembre)

- Festival international d'orgue (de juin à septembre)

- Festival international de musique classique

- Bordeaux Jazz Festival (novembre) http://www.bordeauxjazzfestival.com/

- Festival Bordeaux Rock - (janvier) - http://www.bordeauxrock.com/


Sports

Bien entendu l'équipe de football des

Girondins de Bordeaux

Depuis longtemps une des meilleures équipes en France.

www.girondins.com/


Évènements sportifs

- Jumping international de Bordeaux (février)

- Semi-marathon de Bordeaux - www.courir33.net/


GOLF DE

BORDEAUX-LAC

Av de Pernon

T : 05 56 50 92 72

33300 Bordeaux

www.golfbordeuxlac.fr


GOLF BORDEAUX-PESSAC

bordeaux.pessac@bluegreen.com

Rue de la Princesse - 33600 Pessac

T : 05 57 26 03 33

www.bluegreen.com


GOLF BORDELAIS

golf.bordelais@wanadoo.fr

Allée François-Arago - 33200 Bordeaux

T : 05 56 28 56 04



Spécialités

- ANTIQUAIRES : une spécialité de la ville, surtout dans le quartier des Chartrons.

- Outre le fameux Cep de Bordeaux, le CANELÉ est un petit gâteau du bordelais, à pâte molle et tendre, parfumée au rhum et à la vanille, et recouverte d’une épaisse croûte caramélisée. Il est aussi appelé cannelé, cannelet, canelet, millas-canelet, millason et est peut-être aussi le canaule (ou encore canaulé ou canaulet) qui se consommait au XVIIe siècle à Bordeaux. Le nom provient du gascon canelat qui signifie canelure. En forme de petit cylindre strié, d'environ cinq centimètres de haut et cinq centimètres de diamètre, il est croustillant et caramélisé à l'extérieur, moelleux à l'intérieur.


Sites internet

Pour les restaurants chics de Bordeaux, cliquez ici :

http://www.annuaire-chic.com/pages/activite_restaurant.html

http://www.bordeaux-tourisme.com

http://www.tourisme-aquitaine.fr

Sortir à Bordeaux : http://www.sortirabordeaux.com


Autour de Bordeaux :

- Vous pouvez évidemment gagner les plages de l’atlantique, au Nord de la Gironde, les stations balnéaires de Soulac, Montalivet, Lacanau, Maubuisson, Carcans, les grands lacs de Maubuisson et de Lacanau, pour la baignade et les activités nautiques. Plus au Sud, le Bassin d’Arcachon et son Cap-Ferret et, face à face, le banc d’Arguin et la dune du Pyla, étonnent toujours par leur beauté (notre guide arrive bientôt).

- Et, plus au sud, à la frontière espagnole, les merveilleuses stations balnéaires du Pays-Basque.

 


SOMMAIRE

Histoire      - Transport      - Visites      - Musées      -  Manifestations      - Sports       - Spécialités

- Sites internet      - Autour de Bordeaux      - Vins & Vignobles      - Restaurants

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   Bordeaux

                                    


Vignobles de Bordeaux

Les vins de Bordeaux représentent de multiples nuances gustatives dues non seulement aux cépages cultivés mais surtout à l'influence des terroirs. Le vignoble produit des vins rouges, blancs secs ou liquoreux ; à partir des cépages rouges, on vinifie également des vins rosés.


Les vins sont élaborés à partir des cépages de vigne suivants :

Cabernet-franc, cabernet-sauvignon, merlot pour les vins rouges, auxquels s'ajoutent le petit verdot, le malbec, la carménère et le côt;

Sauvignon, sémillon et muscadelle pour les vins blancs, auxquels s'ajoutent l'ugni blanc, le colombard et le merlot blanc.


HISTOIRE

La vigne serait présente dans la région de Bordeaux depuis l'Antiquité : les notables de Burdigala (Bordeaux) auraient décidé de créer leur propre vignoble à cause du prix élevé des vins en provenance de Narbonne et d'Italie, importés par les négociants romains.

Au XIIe siècle, l'Aquitaine devint un duché anglais suite au remariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri Plantagenêt. Le commerce vinicole se développa alors à partir de la région des Graves.

Au XIIIe siècle, la prise de La Rochelle, port exportateur des vins bordelais, par le roi de France transforme Bordeaux en port exportateur privilégié des vins à destination du marché anglais. Le roi d'Angleterre accorde alors d'importants privilèges fiscaux aux négociants bordelais. Ces derniers se mettent à planter de la vigne partout où ils le peuvent et le vignoble s'étend vers le Libournais. À l'époque, le vin, obtenu par un mélange de jus de raisins noirs et de raisins blanc, était clair, d'où son nom de claret. Au XIVe siècle le nouveau Pape Clément V, servait le vin de sa région de Graves, d'Avignon à Oxford.

Ce n'est qu'à partir du XVIe siècle qu'apparaissent des exploitations viticoles proches de celles d'aujourd'hui, avec les pieds de vigne plantés en sillons.

Au XVIIe siècle, une nouvelle voie est choisie pour l'élevage du vin de Bordeaux: le terroir est mis en valeur, la vigne bien soignée, les vins élevés dans des barriques neuves en chêne. Profitant d'une auberge qu'elle détient à Londres, la famille Pontiac fait connaître ses vins en Angleterre. Ils sont si appréciés qu'ils finissent par se vendre plus cher que les clarets ordinaires. Les autres négociants bordelais se mettent alors à les imiter, les affaires fleurissent et le vignoble s'étend de nouveau, cette fois vers les graves du Médoc et du Sauternais, ainsi que dans les régions de Blaye et Bourg. C'est à cette époque que les grands vignobles du Médoc sont créés. Du même coup naissent les premiers grands crus bordelais.

Il faut attendre le Second Empire pour que les grands vins rouges de Saint-Émilion, Fronsac et Pomerol s'installent à leur tour au premier rang de la production viticole bordelaise.


GEOGRAPHIE

Les terroirs du vignoble de Bordeaux se distinguent par leur situation géographique vis-à-vis de la Garonne et de la Gironde.

Sur la rive gauche de la Garonne et le long de l’estuaire, les alluvions dominent le vignoble sur plus de 150km. Mais pas n’importe lesquels. Ce sont essentiellement des graves : galets et graviers roulés en provenance des Pyrénées, où le fleuve prend sa source 600 km en amont. Ces graves sur sable constituent des terrasses bien drainées, chaudes et parfaites pour la vigne et le Cabernet-sauvignon en particulier. De l’autre côté du fleuve, les terroirs ont une origine différente, avec des côtes et des collines argilo-calcaires et des sols plus profonds, parfaits pour le Merlot, par exemple.


Le Médoc

Le vignoble du Médoc s'étend sur la rive gauche de la Gironde, de Saint-Vivien-de-Médoc au nord jusqu'à Bordeaux au sud.

Vignoble du Médoc

Vignoble du Haut-Médoc dont les appellations communales :

Vignoble de Saint-Estèphe

Vignoble de Pauillac

Vignoble de Saint-Julien

Vignoble de Listrac-Médoc

Vignoble de Moulis-en-Médoc

Vignoble de Margaux


Les Graves

Le vignoble des Graves s'étend au sud de Bordeaux le long de la Garonne, jusqu'au canton de Langon.

Vignoble des Graves

Vignoble de Pessac-Léognan

Vignoble de Cérons

Vignoble de Barsac

Vignoble de Sauternes


Les vignobles de Blaye et Bourg

Les vignoble du Bourgeais-Blayais s'étend entre la rive droite de la Gironde et la frontière du département de la Charente-Maritime.


Vignoble de Blaye

Vignoble des Côtes-de-Blaye

Vignoble des Premières-côtes-de-Blaye

Vignoble des Côtes-de-Bourg


Saint-Émilion - Pomerol - Fronsac

Le vignoble de Saint-Émilion - Pomerol - Fronsac s'étend sur la rive droite de la Dordogne, de Libourne à l'est jusqu'en limite du département de la Dordogne à l'ouest. Cette zone est la plus morcellée puisque sur une petite superficie elle comporte de nombreuses appellations, toutes de vins rouges :


Vignoble de Saint-Émilion

Vignoble de Montagne-Saint-Émilion

Vignoble de Saint-Georges-Saint-Émilion

Vignoble de Lussac-Saint-Émilion

Vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion

Vignoble de Pomerol

Vignoble de Lalande-de-Pomerol

Vignoble de Fronsac

Vignoble de Canon-Fronsac

Vignoble de Néac

Vignoble des Côtes-de-Castillon

Vignoble de Bordeaux-Côtes-de-Franc


L'Entre-Deux-Mers

Ce vignoble bordelais s'étend entre la Dordogne et la Garonne à l'intérieur du département de la Gironde.


Vignoble de l'Entre-Deux-Mers

Vignoble des Graves-de-Vayres

Vignoble des Premières-côtes-de-Bordeaux

Vignoble de Cadillac

Vignoble de Loupiac

Vignoble de Sainte-Croix-du-Mont

Vignoble du Haut-Benauge

Vignoble des Côtes-de-Bordeaux-Saint-Macaire

Vignoble de Sainte-Foy-Bordeaux


Classements officiels des vins de Bordeaux

À l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1855, la Chambre de commerce de Bordeaux formula la demande suivante au Syndicat des courtiers : « Nous venons vous prier de vouloir bien nous transmettre la liste bien exacte et bien complète de tous les crus rouges classés du département en spécifiant à laquelle des cinq classes appartient chacun d'eux et en signalant dans quelle commune ils se trouvent. »


Le syndicat des courtiers adressa le fameux classement officiel le 8 avril 1855. Elle ne comprenait en fait que les grands crus classés du Médoc, à laquelle s'ajoutait le château Haut-Brion dans le vignoble des Graves. Cette liste était accompagnée de celles des vins blancs en provenance des cinq communes bénéficiant des appellations Sauternes et Barsac.


Cette classification n'a subi qu'une modification importante : par arrêté du 21 juin 1973, le Château Mouton-Rothschild a été promu au rang de premier cru. Par la même occasion, les premiers crus ont été classés par ordre alphabétique :


Premiers Crus

Château Margaux, Margaux

Château Lafite-Rothschild, Pauillac

Château Latour, Pauillac

Château Mouton-Rothschild, Pauillac (Second cru en 1855, promu en premier cru en 1973)

Château Haut-Brion, Pessac-Léognan, Graves (Pessac jusqu'en 1986)


Deuxièmes Crus

Château Brane-Cantenac, Margaux (Cantenac-Margaux)

Château Durfort-Vivens, Margaux

Château Lascombes, Margaux

Château Rauzan-Gassies, Margaux

Château Rauzan-Ségla, Margaux (anciennement Château Rausan-Ségla)

Château Baron Pichon-Longueville, Pauillac

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac

Château Cos d'Estournel, St.-Estèphe

Château Montrose, St.-Estèphe

Château Ducru-Beaucaillou, St.-Julien

Château Gruaud-Larose, St.-Julien

Château Léoville Barton, St.-Julien

Château Léoville Las Cases, St.-Julien

Château Léoville Poyferré, St.-Julien



SAUTERNES ET BARSAC

Premier Cru Supérieur

château d'Yquem, Sauternes


Premiers Crus

château La Tour-Blanche, Bommes (Sauternes)

château Lafaurie-Peyraguey, Bommes (Sauternes)

clos Haut-Peyraguey, Bommes (Sauternes) (château Clos Haut-Peyraguey)

château de Rayne-Vigneau, Bommes (Sauternes)

château Suduiraut, Preignac (Sauternes)

château Coutet, Barsac

château Climens, Barsac

château Guiraud, Sauternes

château Rieussec, Fargues (Sauternes)

château Rabaud-Promis, Bommes (Sauternes)

château Sigalas-Rabaud, Bommes (Sauternes)


Deuxièmes Crus

château Myrat, Barsac (château de Myrat)

château Doisy Daëne, Barsac

château Doisy-Dubroca, Barsac

château Doisy-Védrines, Barsac

château d'Arche, Sauternes

château Filhot, Sauternes

château Broustet Barsac

château Nairac, Barsac

château Caillou, Barsac

château Suau, Barsac

château de Malle, Preignac (Sauternes)

château Romer, Fargues (Sauternes) (château Romer du Hayot)

château Lamothe, Sauternes



Classification officielle des crus bourgeois du Médoc de 2003

Depuis 1932, un classement non officiel dit cru bourgeois existait pour des vins du Médoc et du Haut-Médoc. Il concernait 444 crus moins prestigieux que les crus figurant dans le classement initial de 1855.


Depuis un arrêté ministériel de 2003, un classement officiel des crus bourgeois du Médoc, révisable tous les 12 ans, a été établi par un jury sous l'égide de la Chambre de commerce de Bordeaux et de la Chambre d'agriculture de Gironde.


Ce classement a retenu 247 crus (sur 490 crus candidats), établissant une hiérarchie en 3 catégories :


cru bourgeois exceptionnel (9 crus)

cru bourgeois supérieur (87 crus)

cru bourgeois (151 crus).

77 crus non retenus ou s'estimant mal classés ont obtenu devant le tribunal administratif de Bordeaux la possibilité d'un réexamen de leur candidature. La cour administrative d'appel de Bordeaux, le 26 février 2007, a définitivement annulé le classement de 2003[1], laissant l'Alliance des crus bourgeois dans l'incertitude.


Ce nouveau classement permet de rétablir une appellation quelque peu galvaudée dans le Médoc.


Classification des vins de Graves 

Le classement de 1855 ne tenant pas compte des vins de Graves (à l'exception du Château Haut-Brion), le Syndicat viticole et l'Institut National des Appellations d'Origines ont établi un classement qui fut officialisé par le décret ministériel du 16 février 1959. Ce classement porte sur les vins blancs et les vins rouges.


Classification des vins de Saint-Émilion 

Aucun des crus de Saint-Émilion ne figure au classement de 1855. Le syndicat viticole a décidé d'établir son propre classement, révisable tous les 10 ans. Cette période a toujours été allongée par les délais administratifs. La première classification date de 1954, la deuxième de 1969 et la troisième de 1985. La dernière classification date de 1996. On y trouve 12 premiers grands crus classés et 62 grands crus classés.


SITES INTERNET

- bordeaux.com, site du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux

- Page du site des vins d'Aquitaine

- Catégorie Producteurs de Vin de Bordeaux de l'annuaire dmoz.

- Grands vins de bordeaux Blog entièrement dédié aux grands vins bordelais


Restaurants près des vignes :


Le Bord d'Eau

Rte de Libourne - 33126 Fronsac

T : 05 57 51 99 91


L'Ile Vincent

relais-margaux@relais-margaux.fr

Chemin de l'Ile-Vincent - 33460 Margaux

T : 05 57 88 38 30

www.relais-margaux.fr


Café Lavinal

cafe.lavinal@bordeauxsaveurs.com

Pl Desquet - 33250 Pauillac

T : 05 57 75 00 09


Château Cordeillan-Bages

cordeillan@relaischateaux.com

Rte des Châteaux - 33250 Pauillac

T : 05 56 59 24 24

www.cordeillanbages.com


Le Clos du Roy

12 rue de la Petite-Fontaine - 33330 Saint Emilion

T : 05 57 74 41 55


L'Envers du Décor

enversdudecors@nerim.fr

11 rue du Clocher - 33330 Saint Emilion

T : 05 57 74 48 31


Hostellerie de Plaisance

plaisance@relaischateaux.com

5 pl du Clocher - 33330 Saint Emilion

T : 05 57 55 07 55

www.hostellerie-plaisance.com


Hôtel Grand-Barrail

welcome@grand-barrail.com

Rte de Libourne - 33330 Saint Emilion

T : 05 57 55 37 00

www.grand-barrail.com


Le Saprien

saprien@tiscali.fr

14 rue Principale

T : 05 56 76 60 87

33210 Sauternes


Restaurants à Bordeaux


L'Alhambra

111 bis rue Judaïque

T : 05 56 96 06 91


L'Aquitania

h0669@accor-hotels.com

Av Jean-Gabriel-Domergue

T : 05 56 69 65 11

www.sofitel.com


Baud et Millet

baudetmillet@hotmail.com

19 rue Huguerie

T : 05 56 79 05 77


Le Bistro du Sommelier

contact@bistrodusommelier.com

163 rue Georges-Bonnac

T : 05 56 96 71 78