Certainement
l’un des plus beaux paysages de France, la Côte
d’Emeraude s’étend à
l’ouest du Mont-Saint-Michel, jusqu’au cap
Fréhel. Elle fait partie de la Haute-Bretagne, partie
orientale qui ne parlait pas Breton, mais Gallo. Néanmoins,
sous les pressions culturelles et politiques, la totalité
des noms de communes est bilingue Français-Breton sur les
panneaux d’entrées des villes.
Ceci
dit la culture et l'histoire sont communes d'avec la Basse-Bretagne.
Peuplée par les Celtes, la Bretagne fut attaquée
à maintes reprises par les Anglais. La Côte
d'Emeraude étant juste en face de l'Angleterre, elle fut
donc marquée par les nombreuses batailles qui s'y sont
déroulées, et par un réseau de
forteresses protégeant les villes.
Les pirates
et corsaires, découvreurs ou armateurs, ont donc
jalonné la grande histoire de la côte, et, moins
célèbres, les naufrages de bateaux de
pêche ont quant à eux marqué les
mémoires des familles.
Les
tempêtes bretonnes hivernales et la mer
déchaînée y ont inspiré de
nombreux peintres.
Plus
pacifiquement, les Anglais (entre autres) y firent construire de
nombreuses et luxueuses villas au début du XIXe
siècle, sur le Sillon de Saint-Malo, ou encore à
Saint-Enogat (Dinard) ou Saint-Lunaire, et ont contribué
à faire naître les grandes stations
balnéaires que nous connaissons aujourd'hui.
L'arrivée
du chemin de fer, puis du TGV en 2006, qui mettent Saint-Malo
à 3 heures de Paris, ont fait de cette côte l'une
des favorites des familles parisiennes qui y possèdent
souvent une résidence secondaire.
Bref,
la Côte d’Emeraude est donc tout à la
fois une halte bourgeoise, et une grande invitation au voyage et
à l’aventure !
Toutes
les plages mentionnées sont de sable fin, sauf mention
contraire.
Les
plus belles sont :
Saint-Malo-Quelmer
(sur la rivière La Rance) : Le Bos
Saint-Meloir
des Ondes (au sud de Cancale) : Le Mur-Blanc (1730)
Saint
Coulomb : La Motte-Jean (1625) ; La Ville-Bague (1715) ; La Mettrie aux
Houets ; Le Lupin (1692) ; La Fosse Hinguant
CANCALE :
Comme
tous les petits ports de Bretagne, Cancale est un symbole de courage
humain, face aux divers tentatives d'invasions qu'elle eut à
subir, tout d'abord, par les espagnols, portugais, anglais ou
corsaires, mais aussi et surtout par le courage de ses marins au prises
tant avec la mer qu'avec les conditions économiques.
La
famille de pêcheurs cancalais la plus connue est certainement
aujoud'hui celle des Escoffier, les célèbres
skippers qui ont une entreprise locale de pêche.
Entre
le bourg et la pointe du Groin : plusieurs petites criques
agréables. Vue sur le Rocher de Cancale et l'île
des Rimains avec son fort érigé en 1788 pour
protéger Cancale des Anglais.
Restaurants
-
Le Bistrot de Cancale (sur le port)
-
Restaurant-Hôtel de Bricourt (4
étoiles), dans un très joli manoir.
L'un des meilleurs restaurants de Bretagne (02 99 89 61 22) (photo).
LA
POINTE DU GROUIN : Au
nord de Cancale, elle offre l'un des plus beaux points de vue tout
à la fois sur la baie du Mont-Saint-Michel, la
Côte d'Emeraude et les îles de Chausey. Le chemin
des douaniers court sur toutes la côte vers Saint-Malo, et
ses magnifiques plages et criques vierges de constructions.
La
plage du Verger est la première et très belle
plage. La partie Est est naturiste. A l'ouest de la plage, la chapelle
Notre-Dame du Verger contient bon nombre d'ex-votos (maquettes de
bateaux...) offerts à la Vierge Marie par les marins
rescapés des tempêtes, bien qu'un certain nombre
ait été volé.
L'anse
du Guesclin, belle plage mais assez ventée, comprends une
île privée en son milieu, accessible à
marée basse. Un fort y fut construit contre les Anglais en
1757. Appartenant à la Société
d'Encouragement pour les Arts, le site a été
réaménagé pour accueillir des
artistes, dont Léo Ferré qui y vécut
quelques temps.
Pointe
du Meinga : Très beau point de vue. Idéal pour le
chemin de randonnées.
Plage
de la Guimorais : L'une, sinon la plus belle plage naturelle du pays
malouin (avec le Verger), elle est assez
fréquentée car jouxtant un camping. Sa partie Est
est naturiste. Beau point de vue sur l'anse de Rotheneuf à
l'ouest. Couchers de soleils fantastiques sur cette plage et ses
petites îles.
Beaucoup
de malouinières sont sur la commune de Saint-Coulomb (voir
plus haut).
Lorsqu'on
parle de Saint-Malo, généralement il s'agit de
l'intra-murros, une île fortifié. Mais la ville a
progressivement englobé tous les villages aux alentours,
tels Rothéneuf, Paramé et Saint-Servan.
S’il
s’agit bien d’une des plus belles villes de France,
Saint-Malo (intra-muros, donc), est une ville entièrement
construite au XXe siècle, ou plutôt reconstruite.
Pendant la seconde guerre mondiale, la résistance
acharnée des Allemands qui tenaient la ville, a contraint
les Alliés a des bombardements intensifs. Heureusement, la
muraille, le château, et les forts Vauban en sont sortis
à peu près intacts. La reconstruction de la ville
fut faite avec des règles et charges très
précises, ce qui lui permit, presque, de renaître
intégralement de ses cendres. En effet, au sein de
"l'intra", on ne se sent pas du tout dans une ville du XXe
siècle, mais loin, très loin dans l'histoire.
C'était
le temps de la "course", où les corsaires pirataient les
navires Anglais mais en toute impunité : pour le compte du
roi de France !
Saint-Malo
respire encore de ces aventures, par exemple tous les 4 ans, quand
pendant la Route du Rhum, les marins intrépides quittent le
port pour une course en solitaire contre les
éléments à travers l'Atlantique.
Quelques
Malouins célèbres :
-
René Trouin du Gué, dit Duguay-Trouin
(1673-1736) : Ce malouin devint corsaire en 1689 durant la guerre
contre l'Angleterre. Deux ans plus tard, alors qu'il n'avait que 18
ans, il devint commandant d'une frégate de 14
canons. Après s'être
échoué sur la côte britannique, il pris
d'assaut l'un des châteaux du comte de Clarc.
Après avoir capturé de nombreux vaisseaux
Anglais, il fut pris à son tour en 1696, mais
libéré grâce à la
complicité d'une amoureuse Anglaise. Il quitta ensuite la
"course" pour se mettre au service du roi. Il fit alors des centaines
et des centaines de prises de guerre. Anobli en 1709, il
devint commandant de la Marine Royale. En 1711, son plus
célèbre exploit, il captura la ville de Rio-de
Janeiro (Brésil) avec 17 navires. Il continua jusqu'en 1731
avant de se retirer.
Né
à Saint-Malo, le plus célèbre des
écrivains Français sut parler de cette ville et
de la Bretagne tout entière comme personne d'autre. Il fut
élevé à partir de 1777 dans le
château familial de Combourg (voir notre page sur la Bretagne
Romantique). Il part en Amérique en 1791 (il
rédigera son Voyage en 1826). Puis il rejoint les
armées royalistes en Allemagne (1792). Blessé, il
part pour Londres où il restera 7 ans en exil. En 1802 il
publie le Génie du Christinanisme. Il est nommé
secrétaire d'ambassade à Rome en 1803. Les
Martyrs sortiront en 1809, après un long voyage en
Grèce et en Orient. Il se mettra ensuite à la
rédaction de ses Mémoires d'Outre-Tombe, durant
les 30 années suivantes. Chateaubriand fut pendant ce temps
ministre de l'intérieur de Louis XVIII, ministre d'Etat,
ambassadeur, ministre des Affaires Etrangères, puis il
abandonna la vie politique en 1834 après une tentative de
complot contre Louis-Philippe. Il sera enterré le 19 juillet
1848 à Saint-Malo sur l'île du
Grand-Bé, en face de la mer.
-
ROTHENEUF
(à l'est de Saint Malo)
-
Les rochers sculptés : ils sont payants si vous suivez les
signalétiques, mais visibles gratuitement en passant par la
plage. Cet ensemble surréaliste de plus de 300 sculptures de
rochers est dû à un prêtre,
l'abbé Adolphe Fouré qui, sourd et muet
après une attaque cérébrale, se mit
à graver dans le roc les légendes des
Rothéneuf, famille de célèbres pirates
et corsaires. Ils sont ici représentés flirtant
avec les monstres de l'enfer. Et la mer s'éventrant en
sculptant plus lentement les roches en contrebas, contribue
à rendre ce site vraiment unique.
A
5 km à l'Est de Saint-Malo.
Jacques
Cartier, mandaté par le roi François Ier,
inspecta les rives du Saint-Laurent au Québec puis repris la
route de la France avant une seconde mission d'où il revint
avec ors et diamants, du moins le croyait-il, puisqu'il ne s'agissait
que de minerait non-précieux. Il découvrit
là-bas les rudesses de l'hiver canadien, et ses peuplades
indiennes alors inhospitalières.
Débutant
sur l'ancienne ville de Paramé, le Sillon, plage qui rejoint
l'intra-muros, est très prisé par les amateurs de
surf, planche ou chars à voile. Lors des grandes
marées, l'hiver, ou lorsque le vent souffle fort, le
spectacle de la haute mer à l'assaut des digues et de leur
forêt de brisants (arbres plantés dans le sable
pour atténuer la violence des vagues) est
époustouflant et attire les foules. Un véritable
feu d'artifice aquatique !
LES
ÎLES :
-
La Conchée : Construit
au début du XVIIIe siècle, ce fort remplissant la
totalité de l'île (et ressemblant au
célèbre Fort Boyard), est le plus à
l'est. Il est visitable lors des journées du
patrimoine.
-
Le Petit Bé : est
accessible depuis le Grand Bé quand la marée le
veut bien. En cours de réaménagement, un fort
datant de 1693 le domine.
Il
s'agit d'une des villes les plus visitées de France. Et pour
cause ! Parfaitement reconstruite après les bombardements de
1944, Saint-Malo est à la fois un merveilleux ensemble
architectural, un port très vivant, une station
balnéaire prisée, et un puit d'histoire
française et Bretonne où les
légendes maritimes côtoient les
récits des pirates et corsaires du roi.
Des
parkings entourent les murailles, mais il est conseillé de
se garer l'été sur les grands parkings
extérieurs indiqués dès
l'arrivée à Saint-Malo, la circulation
près de l'intra-muros étant difficile et les
parkings saturés. Des navettes vous emmèneront
immédiatement de ces parkings extérieurs vers
"l'intra". Et n'oubliez pas votre maillot de bain, les plages
s'allongent au pied des remparts, dont une avec une piscine devant le
Grand Bé. La plage du Môle, la plus à
gauche, est moins ventée que les autres.
Cette
porte Saint-Vincent fut construite en 1708. Jusqu'en 1770, à
10 heures du soir, la noguette (cloche) y sonnait l'heure du couvre-feu
et la porte se fermait. Une salle, sous la porte Saint-Vincent, servait
alors de dortoir pour les retardataires. Plusieurs dizaines de chiens
de gardes étaient
ensuite lâchés sur les plages.
Sur
la place, l'intérieur des bars de l'Univers et des Voyageurs
sont des invitations au voyage (immobile), alors que
l'intérieur
du Châteaubriand invite à une
plongée dans le temps.
-
LE MUSEE :
Il est tout dédié à Saint-Malo, son
histoire, et particulièrement son histoire maritime.
Maquettes de bateaux, pièces historiques, plongeront petits
et grands dans un passé chargé de batailles et
d'abordages. De nombreuses pièces sont également
relative à la vie de l'écrivain Chateaubriand,
dont le fameux tableau de Girodet.
Il
faut à peu près 1 heure pour faire le tour des
remparts en flânant.
Si
vous commencez par la façade maritime (à
côté de l'aquarium donc), vous avez un
accès immédiat pour lel'île du Fort
National. La muraille commence par le Bastion de la Reine, construit en
1693 après l'envoi de la "machine infernale" par les Anglais.
Vous
arriverez ensuite aux Champs-Vauverts, dominés par la statue
du corsaire Robert Surcouf pointant l'ennemi anglais du doigt.
Derrière ce parc et la statue, vous pouvez faire un tour
à la maison du Québec afin de dire bonjour aux
"cousins" d'Amérique (entrée gratuite). Les
îles en face du mur sont le Grand et le Petit Bé
descendez les escaliers si vous voulez les visiter. En continuant sur
le mur vous arrivez au Bastion de Hollande avec ses canons et sa statue
de Jacques Cartier, le découvreur du Canada. Les chiens de
gardes de la ville étaient autrefois enfermés
dans ce bastion-chenil. D'ici vous pouvez voir la côte
jusqu'au cap Fréhel, Dinard en face, et le barrage
de la Rance à gauche.
La
porte Saint-Louis (1874), face au port et aux docs plus loin,
à la particularité d'être
encadrée par deux hôtels particuliers ayant
survécu aux bombardements.
Enfin,
la Grande-Porte, qui fut longtemps la porte principale de la ville, et
date du début du XVe siècle. Sous la porte, la
statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours fut, selon ce qui se raconte,
trouvée en mer par un bateau de Saint-Malo. De nombreux
miracles lui sont imputés, comme par exemple
d'avoir stoppé l'incendie de 1661.
Et
vous voilà revenu à la porte Saint-Vincent.
Au
fil du XXe siècle, les vieilles enseignes ont
progressivement déserté la ville pour laisser la
place aux chaînes de vêtements et autres
agences immobilières. Ceci dit, un grand nombre
de spécialités Bretonnes ou de galeries
d'arts existent encore. L'Intra n'est pas grand et il ne faut pas
hésiter à flaner dans les ruelles
perpendiculaires au flot des touristes. Il n'y a guère de
rues inintéressantes à Saint-Malo.
La
ville est également très animée
à la nuit tombée, et même l'hiver, les
bars des ruelles malouines ont une ambiance prompte a conforter les
statistiques plaçant les Bretons en tête, et fiers
de l'être, de la consommation d'alcool en France !
Yop la ho, une bouteille de rhum !
-
LA CATHEDRALE :
Le
premier évêché fut celui d'Alet, en
Saint Servan, juste en face de Saint-Malo, où l'on peut
encore voir la belle ruine de la cathédrale. Mais
l'intrmuros fut un lieu de culte dès l'arrivée de
saint Malo au VIe siècle.
La
nef est romane et le choeur gothique. On peut entre-autres y voir la
tombe de Jacques Cartier et celle de Duguay-Trouin avec une belle
Vierge du XVIe siècle au-dessus. Les ruines
du cloître sont à droite en sortant de la
cathédrale.
Entre
Intra-Muros et le barrage de la Rance se trouve Saint-Servan. En
longeant la mer depuis l'intra, après le port de plaisance,
on arrive dans les quartiers bas de Saint-Servan. Alet tout
d'abord - qui fut la première ville sur le site au Ier
siècle avant J.C - avec son port : Solidor. Les ruines de la
cathédrale sont du Xe siècle, mais elle
était la troisième cathédrale d'Alet
depuis le Ve siècle.
A
l'extrême pointe d'Alet, le fort construit en 1758 a
été totalement
réaménagé par les Allemands
pendant la 2e guerre mondiale. Un musée sur ce
thème a élu domicile dans le labyrinthe
souterrain.
L'Eglise
Sainte-Croix (1715-1840), à l'autre bout de l'Anse Solidor,
vaut un moment d'arrêt, si elle est ouverte. Entre Solidor et
le barrage de la Rance, un enchaînement de jolies
criques charmantes conduisent à la Briantais, un magnifique
parc public avec une beau manoir en son milieu, le tout dominant la
Rance juste au-dessus du barrage.
En
quelques années, le bourg de Saint-Servan s'est
littéralement métamorphosé. Les
commerces de la rue Clémenceau sont
élégants et souvent artisanaux.
EVENEMENTS
A SAINT MALO
• Quai
des Bulles
- Festival de la bande
dessinée
et de l'image projetée
• La
Route du Rhum
(photos de droite)
• La
Route du Rock
• La
Course des grands voiliers
anciennement la Cutty
Sark.
• Étonnants
voyageurs
(salon littéraire).
• Folklore
du monde
(Festival de musique du monde)
• Festival
européen du théâtre lycéen
francophone.
• Saint-Malo
à la hune.
• Solidor
en peinture
• Course
à voile, Québec - Saint-Malo.
• Raid
des Corsaires - Voile légère.
Mais
sur le territoire de Saint-Malo, juste au sud du barrage, vous pouvez
voir la belle Malouinière de La Passagère, ainsi
qu'un cimetière de bateau très beau en fin
d'après-midi quand le soleil se couche.
Non
loin de la voie rapide pour Rennes, vous pouvez également
rejoindre Combourg et la Bretagne Romantique à qui nous
avons également consacré une page.
Hôtels
Saint-Malo:
-
Grand-Hôtel des thermes, 4 étoiles (à
la thalassothérapie)
-
Hôtel Chateaubriand (2 étoiles) intra-muros, vue
sur mer.
-
Beaucoup d'hôtels bon-marchés à
l'entrée de ville.
-
Tous les hôtels
Restaurants
:
-
La Duchesse Anne (fruits de mer) - Porte Saint-Vincent, Intra-Muros -
02 99 40 85 33
-
Franklin, au début du Sillon, côté
Intra-Muros. - 02 99 40 50 93
Discothèque
: L'Escalier, Pointe de la Varde (clientèle
civilisée)
Hotels
Saint-Servan :
-
Hôtel Cunningham's (2 étoiles)
-
Tous les hôtels
Bars
:
-
Le Cancalais (Anse Solidor)
-
Le Cunningham's (2, rue des Bas-Sablons, face au port des Bas Sablons)
Camping
:
-
Alet : 02 99 81 60 91
Le
Barrage de la Rance ferme à heure fixe (à peu
près toutes les heures l'été : 8h, 9h,
10h...), afin de laisser passer les bateaux. Il est possible de
s'arrêter sur le parking afin d'observer le paysage : l'anse
Solidor et le clocher de la cathédrale de Saint-Malo d'un
côté et Dinard à l'ouest.
Côté rivière, les criques multiples de
la Rance.
Dinard
connut un essor 20 ans plus tôt, alors que de riches Anglais
commençait à s'y installer, construisant de
somptueuses villas tout le long de la côte. On peut les voir
en longeant la mer par la Promenade au Clair de Lune, face à
Saint-Malo, puis, à l'ouest de la plage de L'Ecluse
(centrale) en continuant le long du littoral vers Saint-Enogat,
(certainement la plus belle partie). Ces 407 villas classées
sont à la fois prestigieuses, balnéaires et
excentriques, principalement dans leurs toitures. En 1929, les
Américains ruinés par le Crack s'en
retournèrent chez eux, et une loi interdisant aux Anglais
d'investir à l'étranger fini de stopper
l'extension du Dinard anglo-saxon.... jusqu'à la fin du XXe
siècle ou les middle-class anglais, repoussé par
le prix de l'immobilier dans leur pays, vinrent (et continuent) de
s'établir en nombre de ce côté de la
manche. Chaque année, un très bon festival du
film Britannique se déroule dans la ville.
Aujourd'hui
la clientèle est moins aristocratique qu'au début
du XXe siècle, mais, tout comme la Côte d'Emeraude
dans son ensemble, Dinard demeure un site très chic et
privilégié par les familles.
Au
moins d'août : concours international de sauts d'obstacles au
centre équestre, et feu d'artifice géant pour le
15 août sur la plage de l'écluse.
Les
familles royales de toute l'Europe sont venue à Dinard lors
de sa grande époque, comme le Grand Duc Michel de Russie en
1891, l'infante Eulalie d'Espagne en 1895, le roi Alphonse
XIII d'Espagne l'empereur Allemand Guillaume II, les rois
belges Léopold et Albert Ier, le roi d'Angleterre Edouard
VII, ainsi que Napoléon III et les princes de France. Entre
autres touristes, citons aussi Paul
Signac, Ernest Renan, Jules
Favre, Agatha Christie, Oscar Wilde, Winston
Churchill, Albert Lacroix, Lawrence
d'Arabie, Jules Verne, Jean Charcot, Mrs
Hughes Hallett, Bill Cody, Roland
Garros, Paul Deschanel, Armand Fallières,
Raymond Poincaré, Alain Gerbault, Claude
Debussy, Pablo Picasso, les frères
Lumière, La famille Faber, Emile
Bergerat, Henri Zuber...
Restaurants
:
-
L'appel du Large (au casino) vue sur mer : 4 boulevard Wilson - 02 99
16 30 30
- L
Escale A Corto - 12 avenue George
V Tel: 02 99 46 78 57
- Le
Tanger (couscous) 13 rue de
Saint-Lunaire (Saint-Enogat) - Tel: 02 99 46 63
25
Bars
:
-
Le O Prime. Sympathique avec terrasse.
-
La Fonda (branché, musique...)
Hôtels
:
-
Grand-Hôtel (4 étoiles) dans la baie
-
Hôtel-Restaurant Le Printania (2 étoiles)
-
Tous les hôtels
Le
Grand Hôtel sur la Grand-Plage était le point de
rendez-vous mondain de Saint-Lunaire avec son casino (fermé
depuis).
La
très jolie petite plage à l'ouest de cette
colline est également l'une des meilleures pour le surf, et
un peu abritée des vents.
On
peut suivre le chemin des douaniers depuis la Garde-Guérin
vers Saint-Briac en longeant le golf. Paysages merveilleux !
Le
4 septembre 1758, les riverains eurent la surprise d'y voir
débarquer 10 000 Anglais (repoussés à
Saint-Cast le 11 septembre) !
De
nombreux touristes viennent à Longchamp observer la mer
haute en furie lors des grandes marées.
Un
grand nombre de VIP ont habité et habitent toujours
Saint-Briac et Saint-Lunaire : Les Duc de Russie pendant leur exil, la
famille Forbes et leurs descendants : l'ancien ministre
français Brice Lalonde et le sénateur
américain John Kerry, Jean Rochefort, Dominique de
Villepin, Pierre Méhaignerie ou encore Nicolas
Hulot et même Hugh Grant ou Jean-Yves Lafesse.
-
Bar : Définitivement La Potinière, sur le
boulevard De Gaulle le long de la Grand Plage, pour l'accueil, la
musique et l'ambiance.
-
Restaurant : cuisine simple (pizzas...) et bonne ambiance, au Galion,
dans le centre.
-
Tous les hôtels
Le
bourg :
Comme
tant d'autres, Briac était un moine Irlandais. Sa vie est
retracée sur les vitraux de l'église qui, bien
qu'elle soit du XIXe, a gardé son beau clocher en granit de
1671. Ne pas hésiter, dans le Bourg, a visiter les passages
secrets entre les maisons. L'un d'entre eux relie la mairie
à l'église. Ni a s'égarer un peu dans
les rues périphériques : tout est beau
à Saint-Briac.
La
côte :
Le
Golf de Dinard se trouve entre la Pointe de la Garde-Guérin
et l'entrée de Saint-Briac (pas du tout à
Dinard). Les promenades entre ce golf de 18 trous et la côte
sont magnifiques.
Restaurants
au feu à l'entrée de Saint-Briac quand on arrive
de Saint-Lunaire. D'ici, en prenant la direction du Port Hue :
restaurant les Terrasses du Rusty.
A
voir : le clocher de la vieille église datant de 1740.
Hôtel-restaurant
: Le Grand Hôtel (4 étoiles)
-
PLOUBALAY :
Restaurant au sommet du château d'eau, sur la route de
Dinard, avec vue sur toute la baie. Magnifique, surtout au coucher du
soleil.
Le
village est sur une presqu'île débouchant
en face de l'archipel des Ebihens. La pêche fut longtemps
l'activité principale du village, principalement la
pêche à la raie ou au maquereau. Un grand
parc-à-huîtres est dans le chenal qui
sépare Saint-Jacut de Saint-Cast, à l'ouest.
L'endroit
est propice aux belles promenades, tant dans les ruelles
préservées du vieux village que sur les falaises
et leurs 11 plages, jusqu'aux îles des Ebihens accessibles
à marée basse. Les plages du Rougeret, de la
Pissotte et du Haas sont les plus fréquentées. Au
Nord de l'île maitresse des Ebihens vous trouverez
également une très belle petite plage.
Saint
Jacut compte trois mini-ports : La Houle de Casseule, Le Chatelet et Le
Béchet.
L'abbaye,
à l'ouest, est actuellement tenue par les les soeurs de
l'immaculée conception. L'un des bâtiments est
fort ancien, mais tout ayant été
détruit pendant la Révolution, les autres parties
du monastère sont contemporaines. Mais le cadre est
fantastique.
Le
superbe archipel des Ebihens est fréquenté par
les amateurs de pêche aux crabes et aux coques durant les
grandes marées. Outre sa belle plage au Nord qui
prends parfois des couleurs tropicales, l'île est
coifée d'une tour fortifiée, construite par
Vauban, architecte du roi, à la fin du XVIIe. Un
très beau petit hameau de vieilles maisons se trouve
à côté de la tour. Plusieurs chemins de
randonnées sur l'île et d'autres chemins
privés.
Hôtel
restaurant le Vieux-Moulin.
Les
10 000 soldats Anglais débarqués à
Saint-Lunaire en 1758 ont été
repoussés puis vaincus par les Français
à Saint-Cast le 11 septembre, avec l'intercession du saint
breton Saint-Yves, parait-il.
-
Tous les hôtels
Avec
ses grandes falaises roses, le cap Fréhel et son fort La
Latte forment un ensemble naturel et historique incontournable lors
d'une visite de Bretagne. Les stations balnéaires
à l'ouest du cap sont entourées de plages de
toute beauté. De nombreux peintres se sont
laissés gagner par ces paysages envoûtants, tant
par les couchers de soleil que par les brumes matinales. Le
cap (et ses îles) est une réserve ornithologique
importante, et depuis les chemins de randonnées, on peut
même appercevoir des pingouins (rares en France).
Il
y a deux phares au bout du cap. Le vieux phare fortifié fut
construit par Vauban, à la fin du XVIIIe, et le nouveau en
1950. Sa lampe tourne à 103 mètres au-dessus de
la mer, et est visible à 110 kilomètres de
distance. Vue superbe du haut du phare, surtout par temps clair.
A
l'est du cap :
-
BAIE DE LA FRESNAYE :
Elle borde la côte Est du cap, en arrivant de Saint-Cast. La
vasière a toujours eu des odeurs bizarres, mais l'invasion
des algues vertes, depuis quelques années, rend les visites
estivales assez spéciales lorsque la mer est
retirée ! Ceci dit ses berges sont toujours aussi jolies, et
les nombreuses espèces d'oiseaux en font un site
intéressant. Plusieurs restaurants proposent
des huîtres de la baie. On peut longer sa rive
gauche en voiture, la petite route rejoindra un peu plus loin
l'itinéraire principal vers le cap. A noter, avant
l'entrée de cette route sur berge le long du cap, on peut
tourner à gauche vers la petite rivière du
Frémur et sa chapelle très belle chapelle
Saint-Sébastien, gothique, datant de 1536.
Le château de Varouault, à
côté, vaut le coup d'oeil en passant. Si votre
femme est infidèle, vous y verrez des fantômes,
dit la légende !
Depuis
le fort, il est possible de rejoindre la pointe du cap en passant par
le sentier de randonnées, le long de l'anse des
Sévignés. Plage fantastique à
marée basse (difficile d'accès).
Parfois
des spectacles nocturnes en été.
A
l'ouest du cap, vers Saint-Brieuc :
La
route ouest du cap, ses plages et criques sensationnelles, et ses
sentiers de randonnées, sont incroyablement belles. Et plus
que tout l'été après 16 heures, quand
les couleurs virent au orange-rouge.
-
PLEHEREL-PLAGE :
La
plage du Croc et ses beaux cordons dunaires est très belle.
L'un des plus grands campings d'Europe la jouxtant; elle perd
néanmoins un peu de son charme ! L'église du
Vieux-bourg, à côté, vaut un temps
d'arrêt.
Le
magnifique îlot Saint-Michel et sa chapelle (1881)
sont accessibles à marée basse.
Le
site était déjà habité au
IIe siècle, puisque des vestiges de thermes gallos-romains y
sont visitables.
Le
casino est toujours un lieu de rendez-vous
apprécié, ainsi que le golf 18 trous.
Restaurants
:
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Restaurant du Casino : 02 96 41 49 05
-
Manoir Saint-Michel (2 étoiles)
-
Tous les hôtels
Restaurant
:
L'Escurial
(fruits de mer) Boulevard de la Mer (02 96 72 31 56).
Hôtel-restaurant
:
-
Hôtel de la Plage (2 étoiles)
-
Tous les hôtels
-
CHATEAU DE BIENASSIS :
Il fut construit en 1400 mais fut en partie détruit pendant
les guerres de la Ligue. Il fut confisqué à la
Révolution puis transformé en prison, puis acquis
par la famille qui le possède toujours depuis 1876.
Habité, le château se visite néanmoins.
La masse de granit rose du château est surprenante
L'intérieur fut rénové au XIXe
siècle.
Fut
longtemps (et toujours un peu) LA station balnéaire
bourgeoise à l'est des Côtes d'Armor. La plage du
Val André est très belle avec sa vue sur la baie
de Saint-Brieuc. A marée basse, l'îlot du Verdelet
est aceessible et on peut y voir les ruines des pêcheries
installées par les moines aux moyen-âge.
Le
petit port du Dahouët, à l'embouchure de la
rivière Flora, est un endroit très charmant, qui
vit partir générations de marins vers l'Islande
puis Terre-Neuve. Les pêcheurs se sont aujourd'hui reconverti
à la coquille Saint-Jacques.
Casino,
et très très beau golf.
Hôtel
Restaurant Grand Hôtel (2 étoiles)
-
Tous les hôtels
-
TGV directs de Paris-Montparnasse à Saint-Malo via Rennes.
La ville de Saint-Brieuc, sur la ligne TGV Paris-Brest, est proche du
cap Fréhel.
-
Ligne aériennes quotidiennes entre Londres et Pleurtuit
(près de Dinard)
-
Bateaux : lignes de ferries entre Saint-Malo et l'Angleterre, Jersey et
Guernesey.
-
PARCS D'ATTRACTION :
Entre
Saint-Malo et Combourg :
Entre
Saint-Malo et Rennes :
Dans
les environs
-
Le Mont Saint-Michel
-
Dinan et la Rance
-
Bretagne Romantique (Combourg...)
-
Le Trégor
-
Rennes - Fougères - Forêt de Brocéliande
-
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Remerciements
photos : Béatrice Prual, Isabelle Litaye.
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