LES
ENCLOS PAROISSIAUX
Proches
de églises, les enclos entourent le cimetière par
une porte triomphale, l’entrée ; un
calvaire représentant la Passion du Christ et un
ossuaire qui servait à recevoir les os
des cimetières alors souvent petits.
Initialement,
la clôture entourant les églises
et les cimetières était tout
simplement destinée à empêcher
les animaux de rentrer dans les sanctuaires. Puis, ils
ont évolué vers des formes plus
artistiques.
UN
BON CIRCUIT :
Saint-Thégonnec,
Guimiliau, Lampaul-Guimiliau, Commana, Sizun, et La Martyre
Ils
sont dans un triangle Morlaix (gare TGV), Landerneau, Sizun, proches des Monts d’Arrées et de la
forêt du Huelgoat qui peuvent se visiter dans la
même journée.
On
peut voir également Plougastel et Pleyben qui sont proches
de la presqu'île de Crozon pouvant être
inclue dans la même visite, ou bien avec la Pointe du Raz et
Quimper, qui sont un peu plus au sud.
L´enclos
paroissial de Saint-Thégonnec est peut-être le
plus beau et imposant. Construit pendant la période de
prospérité du Léon entre le XVIème et
le XVIIème
siecle, Il se compose d´une église des XVIème
et XVIIème
siècles, d´une porte triomphale, d´un
magnifique et imposant calvaire du début XVIIème
et d´un ossuaire de la fin XVIIème.
En juin 1998 un incendie détruit l´Eglise en
partie, le retable de Notre Dame du Vrai Secours a
été totalement détruit, la chaire
datant de 1683 et le grand orgue de Mascard ont
été également
abîmés.
Saint
Thégonnec était un
évêque irlandais qui
évangélisa la Bretagne au 5ème
siècle.
Avec
son calvaire très richement décoré de
plus de 200 personnages en costumes du XVIè
siècle, le calvaire de Guimiliau ne raconte pas seulement la
Passion du Christ, mais aussi l'histoire de Katell Gollet (Catherine la
perdue).
Le
porche est entièrement sculpté et ses statuettes
représentent la création d'Adam et Eve et le
paradis terrestre. Au sommet se trouve une très belle statue
de saint Miliau.
L'église
gothique a subi des modifications pendant la Renaissance.
Très beau baptistère en chêne
sculpté (un baldaquin surmontant huit colonnes
torsadées) et profusion de bas-reliefs, retables et de
statues.
L'enclos
est assez dépouillé vu de
l'extérieur, non comme l’imposante statuaire de
Guimiliau. Le calvaire, composé de trois croix
portées par un bras, est d'une très grande
sobriété.
Le
clocher a été brisé par la foudre.
En
revanche, l'intérieur est extrêmement riche. Au
centre de la nef, un Christ en croix, saint Jean et la Vierge sont
poses sur la Poutre de gloire. Des sculptures représentent
d'un côté les sibylles de l'antiquité
et de l'autre la Passion du Christ.
On
peut voir deux magnifiques retables. Celui de l'autel Saint
Jean-Baptiste montre la vie du saint et celle du Christ, la chute
des anges
est d'ailleurs très belle a mon goût. Le retable
de l'autel de la Passion montre des personnages très
réalistes.
Le
plus impressionnant à l'intérieur de
l'église est certainement la mise au tombeau en tuffeau
polychrome. Avec des statues d’un réalisme
exceptionnel.
L’Eglise
fut bâtie aux XVI-XVIIème siècles, et
elle possède un très beau porche
méridional. A l'intérieur, trois retables du
XVIIème siècle, ainsi que l'autel Sainte-Anne
daté de 1682. Le baptistère est de 1656-1683.
Au
sud du village dans les hameaux se trouve la magnifique
allée couverte mégalithique du Mougau,
qu’on peut rejoindre en voiture.
L’itinéraire est fléché.
Locmélar
Eglise
est du XVI-XVIIème siècle, la porte occidentale
de 1577, le porche Sud de 1664, les retables du XVIIème
siècle, la cuve baptismale est de 1612. A
l'extérieur, le Calvaire date du XVIème
siècle.
Les
différentes parties de l’enclos furent construites
entre le XVe et le XVIIe siècle. Le superbe arc de triomphe
à trois arches ouvre sur un ossuaire tout au long duquel on
peut admirer le cortège des apôtres.
L’église de 1585 a été
reconstruite au XVIIe, mais a conservé son porche gothique.
Trois magnifiques retables à
l’intérieur.
Sous
le porche : couronnement de Marie, et, avec son sceptre, le roi martyr
Salomon ainsi que de nombreuses fresques. Les apôtres sont du
XVIe. Au-dessus de la porte il est écrit en Breton :
“La mort, le jugement, l’enfer glacé,
quand l’homme y songe, il doit trembler : fol est si par
mégarde son esprit ne voit qu’il faut
mourir”. Un sculpture d’homme brandit un tibia et
un crâne. La Vierge couchée donnait le sein, avant
d’être abîmée.
Une
cariatide à demi-nue se trouve sur la gauche de
l’église, les jambes entourées de
bandelettes (photo).
Derrière
le maître-hôtel, les magnifiques vitraux sont de
1535. Le baptistère à baldaquin est de 1635.
L’Ankou, messager de la mort pour les Bretons, surgit du
bénitier du porche.
Bodilis
L'église
du XVI-XVIIème siècle est pourvue d'un clocher
flamboyant. Un magnifique porche (1585-1601) est sur le
côté droit. Sous le porche on peut voir les
statues des douze apôtres. A l'intérieur, de
nombreuses sablières sculptées et cinq retables
en bois polychrome de style baroque.
Le
calvaire date de 1555 à 1650. La chapelle
funéraire est un ancien ossuaire du XVème
siècle.
L’église
comprend deux clochers. Celui de droite, de style Renaissance, est
couronné par un dôme à lanternons ;
celui de gauche une flèche gothique. Le porche sud date de
1588-1591. L’étrange sacristie à
coupoles et lanternons est de 1714.
A
l'intérieur de l'église, la nef
voûtée fut peinte et sculptée au
XVIème siècle. Les fonts baptismaux sont du
XVIIème siècle. Au maître-autel, se
trouve un retable à tourelles (1667-1668) et un tabernacle
à deux étages. Au centre du chevet, un vitrail,
daté du XVIème siècle,
représente la Passion. La chaire et le buffet d'orgues
datent du XVIIème et XVIIIème siècles.
Enclos
paroissial de Sizun
La
belle porte triomphale date du XVIème siècle et
la Chapelle-Ossuaire du XVIème siècle. Sa
façade est ornée des statues des
apôtres, de saint François et de saint Antoine de
Padoue, tenant un calice portant date de 1588.
L’église
est du XVIIème siècle. Elle est reliée
par un passage à la sacristie. Le clocher-porche date de
1723-1735. Une frise sculptée est dans le soubassement de
l’abside. A l'intérieur, à la base des
voûtes lambrissées, des statuettes sont
posées sur les sablières
décorées. La chaire date de 1784, le
maître-autel du XVIIème siècle, et le
baptistère date de 1679. Il est surmonté d'un
baldaquin en bois sculpté.
La
Roche-Maurice
L’ossuaire
est du XVIIème siècle (1639-1640). La mort y
est représentée menaçant un
groupe de petits personnages représentant les
différentes conditions sociales.
L’église
est du XVIème siècle. A l'intérieur,
se trouve un remarquable jubé de style Renaissance
(XVIème siècle). Derrière l'autel se
trouve un grand vitrail de 1539. Les voûtes
lambrissées comportent des sablières et poutres
sculptées de scènes de la vie quotidienne
(1559-1561).
Bienvenue
dans la capitale de la fraise bretonne (a déguster en
saison).
Le
grand calvaire de l’église Saint-Pierre de
Plougastel-Daoulas présente en 28 scènes la vie
du Christ. Avec ses 182 statues, il est l'un des plus grands de
Bretagne. En 1598, un tiers de la population de la
presqu’île périt de la peste, alors les
survivants ont décidé de construire ce grand
calvaire pour remercier Dieu de leur avoir laissé la vie.
A la fin du XVIIe siècle, l’enclos paroissial
était composé d’une église
Saint-Paul et Saint-Pierre, un ossuaire, de deux calvaires, un
presbytère et un arc de triomphe. Seul le calvaire est
toujours là.
Sur
le calvaire, l’ordre chronologique n’est pas
respecté, et beaucoup de statuettes sont en fait
très Bretonnes. Entre autres, saint Joseph porte un chapeau
Breton ! Le devant du calvaire figure la Nativité, la face
nord présente les Douleurs du Christ. Au sud on peut voir la
Cène et le lavement des pieds. Enfin, la façade
ouest montre la crucifixion. Trois croix dominent ce calvaire.
A
noter : des impacts de balles de la seconde guerre mondiale !
(PHOTO
: office
de tourisme de Brest métropole océane.)
Avec
la forêt de Brocéliande, le Huelgoat est
l’un des grands ensembles forestiers bretons, emprunt de
toute la magie des épopées celtiques.
Ses magnifiques et étonnants chaos rocheux en font un lieu
de toute beauté, fantastique pour tout dire, surtout pour
les balades et randonnées.
L’office
de tourisme près de l'étang, au Moulin du Chaos,
vous propose différents itinéraires de
randonnée.
Pour
beaucoup, c’est le géant Gargantua, furieux, qui
aurait lancé ces immenses rochers sur le village. Pour les
scientifiques il s’agit de bulles en fusion ayant
progressivement remonté vers la surface de la terre,
l’érosion naturelle les ayant fait ensuite
apparaître.
-
Dans l’église Saint-Yves de HUELGOAT :
sablières sculptées et chevet polygonal
à noues (1591) ; parties extérieures
Renaissance mais clocher moderne. A l'intérieur :
frises de bois sculpté, fonds baptismaux avec baldaquins
ouvragés, et quelques vieilles statues de chêne,
dont un groupe "SAINT YVES ET LES PLAIDEURS" représentant
Saint Yves, patron de la paroisse, entre le bon pauvre et le mauvais
riche.
Bon,
si les Bretons sont assez fiers de leurs montagnes géantes,
il faut tout de suite relativiser pour les amateurs de skis ou de
sensations fortes : les Monts d’Arées culminent a
384 mètres. Ce qui n’enlève rien a
leurs charmes. Du haut de Roc Trevezel ou de la belle Montagne
Saint-Michel de Braspart (avec la chapelle du même nom
à son sommet, datant du XVIIe), la vue est admirable, sur
les landes et les tourbières du Yeun Elez, les
“portes de l’enfer” entourant le lac de
Brenilis. D’innombrables sentiers de randonnées
parcourent les tourbières, et les monts, et rappellent
certains paysages irlandais. Somptueux !
Durant
les solstices, de grands rassemblement druidiques s’y
tiennent.
On
peut voir la Maison des artisans au pied du Mont-Saint-Michel, et
encore le musée de la Maison Cornec à
Saint-Rivoal.
A
Brenilis, l’ignoble carcasse de centrale nucléaire
est en cours de démantèlement.
Non
loin, vous pouvez également visiter le village de Commana,
son enclos et son allée couverte (voir plus haut)