
De
dimension européenne comme l'atteste le Livre des miracles du
XIIe siècle, il perdit en notoriété après le passage iconoclaste
de mercenaires protestants en 1562. Une nouvelle fois pillé sous la
Révolution, les sanctuaires de Rocamadour furent entièrement restaurés
au XIXe siècle, ce qui leur évita une ruine complète.
L'épreuve
finale de ce pèlerinage consistait à gravir à genoux les 216 marches
conduisant à la cité religieuse (qui comprend 7 églises, et 12 autres
que les restaurations du XIXe siècle n'ont pu relever). Enfin
parvenus à l'intérieur des sanctuaires après cette ascension, les
pèlerins laissaient en ex-voto divers objets. Les plus connus restent
les fers de condamnés libérés de leurs chaînes, les bateaux de marins
sauvés et reconnaissants, ou les plaques de marbre gravées et
accrochées au mur de la chapelle aux XIXe siècle et
XXe siècle.
Bien
plus que les reliques du corps d'Amadour, le succès du site vint des
miracles de la Vierge noire dont la cloche miraculeuse signalait, par
son tintement, le sauvetage en mer de marins. Cette reconnaissance du
monde des marins valut à Notre Dame de Rocamadour d'être vénérée dans
plusieurs chapelles comme au Finistère ou au Québec.
L'église
paroissiale offre une représentation murale du Dit des trois morts et
des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans
un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie
et l'importance du salut de leur âme.
Quelques
pèlerins célèbres : Roland de Roncevaux - Charles le Bel - Saint
Louis - Blanche de Castille - Louis XI - Aliénor d'Aquitaine - Henri II
Plantagenêt - Jacques Cartier - Sœur Emmanuelle.