
Si,
vous aussi, vous en êtes, alors, comme Robert Langdon, personnage
principal de ce livre, vous descendrez à l’hôtel Ritz (nous vous
conseillons tout de même de demander les tarifs avant : une petite
surprise vous attend... !).


l’église Saint-Sulpice, dans le 6e arrondissement
de Paris. Si le curé vous voit avec le Da Vinci Code à la main,
il risque de vous botter les fesses : il est paraît-il un peu las de
s’entendre demander où sont les marbres et le temple païen de la crypte
(qui n’existent que dans l’imagination de l’écrivain).
(Crédit photo : www.folp.free.fr)
Pas
de grand mystère à Saint-Sulpice, mais une jolie visite dans un des
quartiers les plus vivants de la capitale. Ue chose est certaine,
l’église est plus ancienne qu’elle en a l’air : une tombe du Xe siècle
prouve qu’une chapelle au moins aussi ancienne y existait. La
construction de la nouvelle église s’étalle du XIIe au XIVe siècle, et
des travaux d’agrandissement débutèrent en 1646 pour durer pendant 130
ans. Achevée en 1870, des obus prussiens allaient endommager la tour
nord dès l’année suivante. La tour sud date de 1749 et reste inachevée.
La façade est de type classique. Elle est également inachevée.

Le fameux gnomon
(dont parle le Da Vinci Code) existe bien (ci-contre). Au XVIIIe
siècle, le curé de Saint-Sulpice avait demandé aux savants de
l’installer ici afin de fixer précisément l’équinoxe d’été et, partant,
de Pâques. Chaque jour, quand le soleil est au zénith, ses rayons
traversent une lentille dans le vitrail pour venir frapper la ligne de
laiton, plus ou moins proche de l’obélisque en fonction de la période
de l’année.

La fameuse expression “style saint-sulpicien”
(qui signifie “art religieux un peu naïf, sans génie” ne vient pas de
l’église en elle-même, mais des nombreuses échoppes (il en reste
quelques-unes) qui vendaient des objets religieux autour de cette
église.
La fontaine
sur la place date de 1847. Elle est ornée des statues des grands
évêques prédicateurs du Grand Siècle : Massillon, Fléchier, Bossuet et
Fénelon. Elle est surnomée “Fontaine des points cardinaux”, vu que ces
évêques ne l’ont jamais été !
Métro Saint-Sulpice ou Saint-Germain-des-Prés
Si
vous êtes toujours en mal de mystère après votre quête parisienne, vous
pouvez toujours partir à la découverte du Graal dans la forêt de Brocéliande en Bretagne, ou du Trésor de Rennes-le-Château dans le Pays Cathare... (cliquez pour voir nos pages).
