
(Crédit photo ci-dessus : www.all-free-photos.com)
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On vient à Montmartre pour se promener dans ses vieilles rues aux charmes d’antan et encore emplies d’artistes, comme la place du Tertre, ou bien la rue Lepic et son café Les Deux Moulins, célèbre depuis le film Amélie Poulain, les bâtiments années 30 de la rue Saint-Vincent... ; mais aussi pour sa dimension religieuse importante.
Montmartre
n’est plus un village populaire tel qu’il le fut, et les
“bourgeois-bohèmes” (bobos) ont remplacé les artistes-bohèmes. Les
bobos entretiennent cependant l’esprit des lieux, même si
l’authenticité n’est plus tout à fait au rendez-vous..
Un bon circuit :
Pour monter sur la butte depuis le Métro Anvers, prenez la rue de
Steinkerque ; puis à gauche la rue d’Orsel ; à droite la rue des Trois
Frères ; à Gauche la rue Yvonne Le Tac et, après la place des Abbesses,
à droite par la rue de Ravignan. On peut redescendre de la Butte par
derrière la place du Tertre : rue des Saules ; à gauche par la
rue Saint-Vincent, puis à gauche les escaliers qui reviennent vers
l’avenue Junot, et à droite puis droite vers la rue Lepic que l’on suit
jusqu’à ce que la rue Maistre soit à droite. Cette dernière ramène à la
rue Caulaincourt que l’on prend vers la gauche, puis à gauche sur le
boulevard de Clichy et ensuite Rochechouart, qui ramène au square
d’Anvers.
On peut également y voir :
- Le funiculaire de Montmartre, qui permet depuis l’an 1900 de gravir la butte sans fatigue, il est à proximité des métros Abesses et Anvers.
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Mais,
avec l’annexion de Montmartre à Paris en 1860, les vignobles
disparaissent peu à peu. Gérard de Nerval veut acheter la dernière
vigne en 1854.
En 1910, on peut encore voir deux treilles du vignoble de Montmartre rues Damrémont et Lepic.
En
1929, le peintre Francisque Poulbot et quelques amis écrivains et
artistes sauvent de l’expansion immobilière un terrain municipal en y
plantant quelques ceps de vigne. En 1933, on poursuit la plantation
avec plus de trois mille plants de Thomery et trois plans de Morgon.
L’année suivante commence la traditionnelle fête des vendanges qui se poursuit chaque année. Des vedettes y sont invitées.
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et les tombes, entre autres, de :
André-Marie Ampère (1775-1836), physicien
Henri Beyle dit Stendhal (1783-1842), écrivain
Madame Récamier (1777-1849), salonnière, femme de lettres
Alfred de Vigny (1797-1863), écrivain
Hector Berlioz (1803-1869), compositeur
Théophile Gautier (1811-1872), écrivain
Jacques Offenbach (1819-1880), compositeur
Émile Zola (1840-1902), écrivain (cénotaphe, cendres transférées au Panthéon en 1908)
Edgar Degas (1834-1917), peintre et sculpteur
Georges Feydeau (1862-1921), dramaturge
Louis Jouvet (1887-1951), acteur
Sacha Guitry (1885-1957), acteur, réalisateur de cinéma
Marie Pierre Kœnig (1898-1970), maréchal de France
Henri-Georges Clouzot (1907-1977), réalisateur de cinéma
François Truffaut (1932-1984), réalisateur de cinéma
Yolanda Gigliotti dite Dalida (1933-1987), chanteuse et actrice
Michel Berger (1947-1992), auteur, compositeur et chanteur
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De
nombreux artistes vinrent donc y travailler ou s’y installer aux XIXe
et XXe siècle, comme Pissarro, Steinlen, Toulouse-Lautrec, Van Gogh,
Modigliani, Picasso et beaucoup d’autres, avant que Montparnasse et
Saint-Germain-des-Prés, lieux plus centraux dans Paris, les fassent
descendre de la Butte Montmartre. Des courants artistiques comme l’Impressionnisme, les Cubisme, Fauvisme, Futurisme, Surréalisme s’y développèrent.
La Place du Tertre
(photo) est aujourd’hui le symbole de cette vie artistique. De nombreux
peintres y vendent leurs toiles, à côté des caricaturistes.


(Photo : Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain)
Musées de Montmartre :
Au fil des années « Le Vieux Montmartre » constitua une collection unique, constamment enrichie de témoignages de la vie de la Butte et de ses artistes,
composée de documents, tableaux, affiches, porcelaines, lithographies,
dessins, mobilier… relatifs à l'exceptionnelle histoire artistique,
politique, religieuse et folklorique de ce lieu. Le parcours
muséographique propose une approche concrète de l'histoire de la Butte
Montmartre. Ce parcours global s'articule de quatre axes majeurs
: Monmartre historique ; en fête ; la bohème artistique ; la Commune.
Et de très bonnes expositions temporaires, dans ce lieu qui abrita
autrefois des ateliers d’artiste comme celui d’Auguste Renoir lui-même.
Musée de Montmartre :
12, rue Cortot (entre la place du Tertre et les vignes). Tél : 01 49 25 89 37
http://www.museedemontmartre.fr/
(photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

http://www.hallesaintpierre.org
Musée d’Art Juif : Objets du culte et d'art populaire, peintures, sculptures, maquettes de synagogue, pierres tombales. Bibliothèque spécialisée.
42, rue des Saules. Tél : 01 42 57 84 15
Musée de la Vie Romantique : La
maison du peintre Ary Scheffer, foyer d'inspiration et cénacle
romantique dans les années 1830, ouvre aujourd'hui ses portes afin
d'accueillir les souvenirs de l'artiste et de son amie et voisine, la
romancière George Sand.
16, rue Chaptal. Tél : 01 48 74 95 38
Musée de l’Erotisme : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la chose, sans jamais oser le demander. Voir la note détaillée sur notre page Paris Folies. 72, bd de Clichy. Tél : 01 42 58 28 73
(photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

La
“galette” était un petit pain de seigle qui y était fabriqué et vendu
avec un verre de lait. C’est vers 1830 que les propriétaires firent le
miracle de transformer le lait en vin, et leur établissement en
guinguette qui organisait des bals populaires devenus célèbres, entre
autres, grâce aux peintres (ci-dessous de gauche à droite :
Toulouse-Lautrec, Renoir, puis Picasso et Van Gogh)




(photo ci-dessous : www.folp.free.fr)


LES CABARETS DANS L’HISTOIRE
Le vin de Montmartre, ses chansons et ses artistes, donnèrent une renommée mondiale aux cabarets de la Butte.
-
- Le Lapin Agile : 4, rue des Saules, est le seul survivant des cabarets montmartrois. En 1860, ce n’est qu’une guinguette Au Rendez-vous des voleurs qui devint le Cabaret des Assassins puis le Lapin Agile grâce à l’enseigne d’André Gill (1880) (aujourd’hui au musée de Montmartre).
-
-
- Le Chat Noir : le plus connu d’entre eux, fut ouvert en 1881 par Rodolphe Salis, d’abord rue Rochechouart, puis au 12, rue Laval, aujourd’hui devenue la rue Victor Massé. Un théâtre d’ombres, grâce aux peintres Henri Rivière et Caran d’Ache, présentait plus de quarante pièces dont L’Epopée et Ailleurs. Des zincs sont conservés au Musée de Montmartre ainsi que le tableau que Sallie avait commandé à Willette : le Parce Domine (1884).


Et aussi :
Le Mirliton, Le Ciel, L’Enfert, Le Néant, Les Quat’Z’Arts... étaient
les hauts lieux des nuits artistiques de Montmartre au début du XXe
siècle.
Les Cabarets actuels :
- Le Moulin Rouge : célèbre de part la monde, l’inventeur du French Cancan est au pied de la Butte Montmartre depuis 1889.
82 bd de Clichy - 01 53 09 82 82
Voir la note détaillée sur notre page Paris Folies.
- Le Lapin Agile (voir ci-dessus) : 22 rue des Saules
- Le Tire-Bouchon : 9 rue Norvins - Tél : 01 42 55 12 35
Près de la place du Tertre.
- Chez Michou : Le célèbre cabaret de transformistes
80 rue des Martyrs
01 46 06 16 04
- La Nouvelle Eve : 25 rue Fontaine - Tél: 01 48 74 69 25
- Chez ma cousine : 18 rue Norvins
Tout un tas d’animations montmartroises pendant les dîners. Près de la place du Tertre.
(photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

On
en aurait presque oublié que Montmartre est également un lieux
religieux très important, et un haut lieu de pèlerinages autour de
l’église Saint-Pierre et, évidemment, la basilique du Sacré-Coeur.
Quatre communautés religieuses y sont toujours :
- Des Carmélites.
Elles partagent leurs journées entre les offices, la méditation et les
travaux manuels ; ce sont des contemplatives cloîtrées.
- Les Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.
Ce sont aussi des contemplatives, vouées à la prière et à "l'adoration
perpétuelle" dans la basilique. Leur maison est cependant plus ouverte
que celle des carmélites : elles y accueillent des groupes
d'enfants, de jeunes ou d'adultes pour des retraites ou des réunions de
prière. Site internet
- Les religieuses de Notre-Dame du Cénacle.
C'est un ordre missionnaire qui a des communautés dans plusieurs
continents. À Montmartre, ces religieuses aident les paroisses.
- Les religieuses de la Sainte-Famille de Bordeaux.
Certaines sont vouées à la contemplation, d'autres à des tâches
"apostoliques". À Montmartre, ces religieuses aident également la
paroisse Saint-Pierre de Montmartre.
Eglise Saint-Pierre de Montmartre :
Selon la tradition catholique, l'église se situe là où fut fondée la Compagnie de Jésus (les Jésuites).
Remontant
à une fondation de saint Denis au IIIe siècle, elle tombe en
décrépitude au moment de la Révolution et se voit surmontée d'une tour
pour le service du sémaphore du télégraphe de Chappe. Mais l’église est
bien le vestige d’une grande abbaye. Relevée au XIXe siècle,
elle accueille de nombreux touristes qui remarquent entre autres les
piliers d'origine romaine utilisés à l'intérieur de la nef.
L'église abrite le tombeau d'Adèle de Savoie, reine de France, et épouse de Louis VI Le Gros. Jardin et petit cimetière.
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SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
Située
au sommet de la butte Montmartre et dominant toute la ville de Paris,
sa construction fut décrétée par une loi votée par l'Assemblée
nationale le 23 juillet 1873 après la défaite de 1871 pour
« expier les crimes des communards », et pour rendre hommage
à la mémoire des nombreux citoyens français qui ont perdu la vie durant
la guerre franco-prussienne. C'est l'architecte Paul Abadie qui la
réalisa.
La
première pierre fut posée le 16 juin 1875, et l'église a été construite
avec la participation directe du gouvernement de la Troisième
République pour célébrer le départ d'un nouveau régime.
Toutefois
elle ne fut achevée qu'en 1914 et consacrée qu'en 1919, après la fin de
la Première Guerre mondiale, qui ironiquement a été vue par beaucoup de
Français comme une vengeance contre l'Allemagne victorieuse lors de la
guerre franco-prussienne.
Architecture :
Elle est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 80 m,
est surmonté d'un lanterneau, formée d'une colonnade. Le style
éclectique architectural de la basilique, s'inspirant de l'architecture
romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la
Cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres
édifices religieux du XXe (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par
exemple).
À
l'intérieur, le plafond de l'abside est décoré de la plus grande
mosaïque du monde, couvrant une surface de 475 m². Elle représente le
Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa
base on peut lire une phrase en latin signifiant: "Au Cœur très saint
de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante".

La crypte qui a la même disposition que l'église, est une des curiosités de la basilique.
Depuis plus d'un siècle, les fidèles y assurent jour et nuit le relais ininterrompu de l'adoration perpétuelle.
(photo ci-contre : www.folp.free.fr)
Les grandes orgues
de la Basilique du Sacré-Cœur ont été construites, par le célèbre
facteur d'orgue Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château du baron
de L'Espée, grand amateur d'orgue. Cet orgue était alors l'un des
fleurons de Cavaillé-Coll, puisque doté des meilleurs technologies de
l'époque (4 claviers manuels et pédalier, 78 jeux, traction mécanique
des claviers et des jeux).
À
la mort du baron, à la vente de sa demeure et après avoir passé plus de
dix années dans les entrepôts Coll-Mutin, l'orgue fut transféré à la
basilique où il fut inauguré le 16 octobre 1919 par Charles-Marie
Widor, Marcel Dupré et Abel Decaux.
Stations de Métro Abbesses ou Anvers (puis le funiculaire pour ceux qui n’aiment pas les escaliers).
Autour de Montmartre : Pigalle et son Moulin Rouge, Marchands de tissus de la place Saint-Pierre
