(Crédit pour les trois photos ci-dessous : www.folp.free.fr)

Notre parcours dans le 6e Arrondissement va débuter au jardin du Luxembourg, près du Panthéon, là où s’arrête celui de notre page sur le Quartier Latin (5e Arrondissement : Cliquez ici pour voir cette page). Vous pouvez également faire communiquer cette visite avec celle du Louvre, des Iles de Paris ou encore des Berges de la Seine.


Jardin du Luxembourg

Le “Luco” (pour les intimes) est l’un des plus beaux parcs parisiens, apprécié pour la fraîcheur des ombrages de ses grands arbres pendant l’été. L’essentiel du parc est un jardin à la française (avec des parties à l’anglaise près de la rue Auguste Comte et de la rue Guynemer. L’invasion des statues a commencé sous Louis-Philippe, et on en trouve désormais absolument partout. Sur les terrasses on peut voir les reines de France et les femmes illustres.

Les enfants viennent y faire flotter leur bateau dans le grand bassin, et les amoureux s’entrelacent aux
abords de la Fontaine de Médicis (photo), sans conteste l’un des endroits les plus romantiques de Paris. Elle est un peu cachée, juste à droite quand on rentre par le boulevard Saint-Michel, entre la rue de Médicis et le Sénat. La veuve d’Henri IV, Marie de Médicis, avait commandée une grotte avec un bassin en 1630, elle fut ensuite transformée en fontaine. Dans la niche de la fontaine, le cyclope Polyphème s’apprête à écraser d’une pierre Acis et Galatée (Une réalisation d’Ottin, en 1863). Pan et Diane sont dans les niches latérales.

Au dos de la Fontaine, sur la rue, elle porte un bas-relief représentant Léda et Jupiter métamorphosé en cygne exécuté en 1807 par Achille Valois.


HISTOIRE DU DIABLE VAUVERT

A la fin du IIIe siècle, des invasions barbares détruisirent toute cette partie de Paris (les thermes romains de Cluny, à quelques centaines de mètres, en témoignent encore), et il ne s’élevait plus ici qu’un champ de ruines, dont celles du château de Vauvert, hanté par un esprit malin qui terrorisait la capitale. Les moines chartreux proposèrent en 1257 à Saint-Louis d’aller l'exorciser, ce qui fut fait avec succès, et attira une grande renommée sur les moines qui s’installèrent à cet endroit-même.


Le Palais Médicis (Sénat)
Il est très français malgré quelques petits airs florentins. Marie de Médicis ne se plaisant plus au Louvre après la mort d’Henri IV, elle décida de faire élever un palais qui lui rappellerait un peu sa Toscane. Elle fit donc acheter le terrain appartenant alors au duc de Luxembourg et, en 1615, Salomon de Brosse débuta la construction du Palais. En 1621, 24 grands tableaux allégoriques sur la vie de Marie de Médicis sont commandés à Rubens (ils forment désormais la galerie Médicis du Louvre). Marie de Médicis s’y installa en 1625 mais elle entre 5 ans plus tard en violent conflit politique avec le cardinal de Richelieu. Ce dernier gagne la partie et Marie de Médicis dût
alors s’exiler à Cologne, où elle mourut en 1642.

Devenue prison pendant la Révolution, le Palais y reçut d’illustres hôtes comme Danton, Camille Desmoulins, Hébert ou encore la famille de Noailles. Un séjour qui signifiait un prompt passage sous la guillotine.

Ayant accueilli dès le Consulat différentes assemblées parlementaires, il est aujourd’hui le siège du Sénat.

Les visites individuelles du Sénat ont lieu un samedi par mois : voir le site internet, qui explique également comment assister à une séance parlementaire.


Odéon

THEATRE DE L’ODÉON

Juste à côté du Sénat, ce théâtre fut bâti en 1782 pour les Comédiens Français et alors nommé Théâtre Français. La place fut crée 3 ans auparavant, et les immeubles portent les noms d’écrivains : Corneille, Racine, Molière...

Après les troubles de la Révolution, le théâtre reprit ses activités en 1797 sous le nom “d’Odéon”, endroit où les Grecs tenaient leurs concours musicaux. La salle a brûlé et fut reconstruite à l’identique en 1807. Le plafond moderne date de 1965. La salle s’appelle désormais Théâtre de l’Europe.

http://www.theatre-odeon.fr


On peut emprunter la rue Crébillon puis la rue de Condé pour arriver au...

CARREFOUR DE L’ODÉON

Avec ses cinémas, bars et restaurants, il est à mi-chemin entre le Quartier Latin et L’église Saint-Germain-des-Prés, et donc en quelques sortes le centre de la vie diurne et nocturne du quartier, et ce depuis longtemps. traversez le boulevard Saint-Germain en face de la statue de Danton, et entrez au n°130, dans la cour du Commerce Saint-André, qui existe depuis 1796. Le café Procope existait depuis plus longtemps (1686) et il fut fréquenté par les principaux chefs
révolutionnaires français. L’Encyclopédie de Diderot y aurait été écrite, ou la constitution des Etats-Unis par Benjamin Franklin. L’attaque et l’effroyable massacre des Tuileries le 10 août 1792 (600 gardes suisses assassinés) fut planifié ici. Marat faisait tirer son journal, “l’ami du peuple”, au n°8 de la rue. Un autre “ami du peuple”, le docteur Guillotin vivait aussi cour du Commerce. Il y testa même sa “machine philanthropique à décapiter” sur des moutons. La très belle cour de Rohan, sur la droite, est une successions de trois cours qui faisaient partie de l’hôtel des archevêques de Rouen. Le beau bâtiment Renaissance dans la deuxième cour est la dernière demeure de Diane de Poitiers.

http://www.procope.com


Vous pouvez rejoindre la rue Saint-André des Arts dans laquelle vous pouvez vous promener et visiter ses boutiques ainsi que celles des rues perpendiculaires. En la prenant vers la gauche, vous vous rapprochez de l’église Saint-Germain, des galeries de peintures et clubs de jazz.

La rue de Seine compte beaucoup de ces galeries. Vous pouvez la prendre vers la droite.

Le bar La Palette, au 43 rue de Seine, est un vieux café fréquenté par les habitués : étudiants, artistes, intellos du quartier... toujours très vivant et avec une joyeuse arrière-salle (photo). Tarifs moyens. Ouvert jusqu’à 02h.

Prenez par la rue de l’Echaudé, puis la rue Jacob à droite, puis tout de suite à gauche vers la très jolie et romantique Place de Fürstemberg (photo ci-dessous) qui fut créée en 1699 par le comte du même nom.


MUSÉE DELACROIX

Il est à droite sur la place de Fürstemberg, et est géré par le Musée du Louvre. Il occupe actuellement l'appartement et l'atelier du peintre. Eugène Delacroix a en effet vécu à l'emplacement du musée entre décembre 1857 et le  jour de sa mort, le 13 août 1863.

Eugène Delacroix (né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice) est un peintre français majeur du mouvement romantique, apparu, en peinture, au début du XIXe siècle.  Il a laissé de nombreuses œuvres engagées qui étaient souvent en rapport avec l'actualité (Les massacres de Scio ou La Liberté guidant le peuple). Il réalisé aussi un grand nombre de tableaux à thèmes religieux (Crucifixion, Jacob et
l'Ange, le Christ sur le lac de Génésareth, etc.), bien qu'il se soit parfois déclaré athée. L'œuvre de Delacroix inspirera nombre de peintres, tel Vincent Van Gogh. Ses tableaux témoignent en effet d'une grande maîtrise de la couleur.

Plusieurs œuvres de Delacroix sont exposées au musée du Louvre, dont : Scènes des massacres de Scio (1824), La Barque de Dante ou Dante et Virgile (aux enfers) (1822), La Liberté guidant le peuple (1830).

La Lutte de Jacob avec l'Ange (1855-1861), est à l’Église Saint-Sulpice (voir plus bas). Son autoportrait est ci-contre à gauche.

www.musee-delacroix.fr



Ressortez de la place par où vous êtes entrés, et tournez de suite à droite dans la rue Cardinale. On peut y voir de vieilles maisons entre le n°3 et le n°9. A sa sortie on voit l’ancien palais abbatial qui fut construit en 1586 par le cardinal abbé Charles de Bourbon qui fut proclamé roi pendant la Ligue sous le nom de Charles X en 1589, mais mourut l’année suivante alors qu’il était prisonnier de son neveu le roi Henri IV. La façade est Renaissance. Prenez à gauche la rue de l’Abbaye, puis toute de suite à droite dans la rue la rue de l’Echaudé. Traversez le boulevard Saint-Germain et prenez la rue de Montfaucon, puis à droite autour du marché Saint-Germain. Vous verrez dans la rue Mabillon que la chaussée a été surélevée, ce qui explique les passerelles vers les maisons. Ici se tenait la foire Saint-Germain depuis 1482. Prenez à droite la rue Guisarde, puis à gauche la rue des Canettes, à l’ambiance extrêmement festive le soir venu, tel que le prouve la concentration de bars et de restaurants. Vous êtes ici près du métro Mabillon, et vous arrivez sur la place de...

(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

L’église Saint-Sulpice

Si le curé vous voit avec le Da Vinci Code à la main, il risque de vous botter les fesses : il est paraît-il un peu las de s’entendre demander où sont les marbres et le temple païen de la crypte (qui n’existent que dans l’imagination de l’auteur de ce livre).


Pas de grand mystère à Saint-Sulpice, mais une jolie visite dans un des quartiers les plus vivants de la capitale. Ue chose est certaine, l’église est plus ancienne qu’elle en a l’air : une tombe du Xe siècle prouve qu’une chapelle au moins aussi ancienne y existait. La construction de la nouvelle église s’étalle du XIIe au XIVe siècle, et des travaux d’agrandissement débutèrent en 1646 pour durer pendant 130 ans. Achevée en 1870, des obus prussiens allaient endommager la tour nord dès l’année suivante. La tour sud date de 1749 et reste inachevée. La façade est de type classique. Elle est également inachevée.


L’intérieur de Saint-Sulpice : Les grandes orgues sont de 1781 et elles sont, avec leurs 100 jeux, parmi les plus grandes d’Europe.

Le fameux gnomon (dont parle le Da Vinci Code) existe bien (ci-contre). Au XVIIIe siècle, le curé de Saint-Sulpice avait demandé aux savants  de l’installer ici afin de fixer précisément l’équinoxe d’été et, partant, de Pâques. Chaque jour, quand le soleil est au zénith, ses rayons traversent une lentille dans le vitrail pour venir frapper la ligne de laiton, plus ou moins proche de l’obélisque en fonction de la période de l’année.

L’église compte également de nombreuses oeuvres d’art, comme par exemple, ci-contre, la Lutte de Jacob avec l’Ange, de Delacroix (dont le musée est tout proche); deux fresques sur Saint-Martin par Victor Mottez ; le décor de la chapelle Saint-François-Xavier par Jacques Emile Lafon.


La fameuse expression “style saint-sulpicien” (qui signifie “art religieux un peu naïf, sans génie” ne vient pas de l’église en elle-même, mais des nombreuses échoppes (il en reste quelques-unes) qui vendaient des objets religieux autour de cette église.


La fontaine sur la place date de 1847. Elle est ornée des statues des grands évêques prédicateurs du Grand Siècle : Massillon, Fléchier, Bossuet et Fénelon. Elle est surnomée “Fontaine des points cardinaux”, vu que ces évêques ne l’ont jamais été !

Métro : Saint-Sulpice ou Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon


La rue Bonaparte vous ramène à...

Saint-Germain-des-Prés

L’EGLISE SAINT GERMAIN DES PRES

En 542, Childebert, fils de Clovis, ramène d’une expédition en Espagne un morceau de la Croix, ainsi que la tunique de saint Vincent. Il fait alors construire une église au milieu des prés, où il se fera enterrer auprès de saint Germain, évêque de Paris. La dynastie mérovingienne s’y fit ensuite inhumer (Mérovée, Frédégonde, Clotaire...) (Clovis fut inhumé à l’abbaye sur la Montagne Sainte Geneviève, et Dagobert décida de se faire inhumer à Saint-Denis qui allait devenir ainsi la célèbre nécropole des rois). Cette puissante abbaye bénédictine de Saint-Germain fut dévastée 4 fois en 40 ans par les Normands. L’actuelle église fut reconstruite entre 990 et 1021. Elle fut l’un des plus beaux ensembles du moyen-âge, avec son très beau cloître.

L’abbaye fut à nouveau dévastée pendant la Révolution, la plupart de ses bâtiments détruits et vendus, ainsi que ses deux tours latérales et les tombes mérovingiennes ; le reste étant transformé en raffinerie de
salpêtre ! Le cimetière des moines était à l’emplacement du petit square qui donne sur le boulevard. En 1792, les révolutionnaires y assassinèrent 312 moines.

Le clocher est donc du XIe, le choeur de l’église et son déambulatoire sont du XIIe. L’intérieur fait 65m de long sur 21 de large et 19 de haut. Les chapiteaux du 11e sont des copies, les vrais étant au musée de Cluny (voir cette page).

Au milieu du XIXe siècle, Flandrin qui était un élève d’Ingres, a peint des compositions au-dessus des arcades.

On peut y voir, entre autres, les dalles funéraires de Descartes, Mabillon, Boileau et Montfaucon, ou encore le tombeau du roi de Pologne Jean Casimir (mort en 1672), qui fut abbé de Saint-Germain.


INTELLOS RÉVOLTÉS ET JAZZ AMÉRICAIN

Saint-Germain et le Quartier Latin sont les emblèmes des révoltes étudiantes du XXe siècle. Refaisant sans-cesse le monde dans les cafés (sport typiquement français), ils firent entrer dans l’histoire ces cafés parisiens, au premier rang desquels le café de Flore. Au tout début du XXe siècle, les royalistes n’avaient pas dit leur dernier mot, et ce fut dans ce café que Charles Maurras (photo de gauche), leur théoricien, y fonda l’Action Française, dont les Camelots du Roi, bataillons d’étudiants armés de cannes, allaient régner sans partage sur la rive gauche de Paris et ses universités jusqu’à la seconde guerre mondiale. La droite nationaliste française ayant été laminée par la collaboration, ce fut autour des communistes de se rendre maîtres des lieux et à Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir d’investir le Flore.

Philosophes, auteurs, acteurs et musiciens se mélangèrent alors dans les boîtes de nuit et les brasseries, où la philosophie existentialiste coexistait avec le jazz américain dans les caves de la rue de Rennes que fréquentait notamment Boris Vian. Le quartier est maintenant moins prestigieux sur le plan intellectuel qu'à la grande époque de la chanteuse emblématique Juliette Gréco ou des cinéastes tels que Jean-Luc Godard et François Truffaut mais aussi des poètes comme Jacques Prévert et des artistes. Ces derniers y flânent toujours, appréciant l'ambiance du café des Deux Magots ou du Café de Flore. À la brasserie "Lipp" se réunissent les journalistes, les acteurs en vue et les hommes politiques comme le faisait François Mitterrand.

Les bâtiments du XVIIe siècle ont survécu, mais les signes du changement sont évidents. Les magasins de mode, souvent luxueux, remplacent les petites boutiques et les librairies. A cette époque, Saint-Germain-des-Prés était un village. Et les tarifs des trois cafés, n’autorisent plus les artistes ou intellectuels fauchés à y consommer autre chose qu’un verre d’eau...

SITE INTERNET DU FLORE


Brasserie Lipp : C'est le 27 octobre 1880 que Léonard Lipp ouvre sa brasserie au 151 Boulevard Saint-Germain. Alsacien d'origine, il a fuit sa terre natale devenue allemande et se consacre à la préparation de la choucroute arrosée des meilleures bières.

En juillet 1920 Marcellin Cazes reprend l'établissement qui était déjà fréquenté par quelques poètes comme Verlaine ou Apollinaire. C'est en 1935 que Marcelin créera le Prix Cazes qui est attribué chaque année à un auteur n'ayant jamais eu d'autre distinction littéraire.

SITE INTERNET


Les Deux-Magots : Vers 1885 le magasin de nouveautés laissa la place à un café liquoriste, à la même enseigne. Verlaine, Rimbaud et Mallarmé, entre autres, prirent alors l'habitude de s’y rencontrer.
Le Café Les Deux Magots a toujours joué un rôle important dans la vie culturelle de Paris. Créé en 1933, Le Prix des Deux Magots marque sa vocation littéraire.

Fréquenté par de nombreux artistes illustres parmi lesquels Elsa Triolet, André Gide, Jean Giraudoux, Picasso, Fernand Léger, Prévert, Hemingway, Sartre, Simone de Beauvoir, pour ne citer qu'eux, il accueillit les surréalistes sous l'égide d'André Breton, bien avant les existentialistes qui firent les belles nuits des caves du quartier.
Aujourd'hui le monde des arts et de la littérature y côtoie aussi celui de la mode et de la politique.

www.lesdeuxmagots.fr


De nombreux chanteurs ont habité ou hanté le quartier : Georges Brassens, Jacques Brel, Charles Trénet, Guy Béart ou Charles Aznavour. Serge Gainsbourg reste le plus regretté, et sa maison du 5bis, rue de Verneuil (au nord-ouest de Saint-Germain, vers la Seine) va devenir un musée à sa mémoire. On la repère facilement dans la rue, elle doit détenir le record mondial de graffitis. Il y est mort en 1991 après y avoir vécu pendant 20 ans.

Chanteurs et écrivains se retrouvaient donc la nuit dans les caves du Bar Vert ou du Tabou qui firent grand scandale à l’époque. Ils y écoutaient Sidney Bechet, Miles Davis ou Duke Ellington et leurs groupes jouer du jazz Nouvelle Orléans (voir cette page) et du Be Bop. Juliette Gréco et Anne-Marie Cazalis, les reines de la nuit, y lancèrent le courant existentialiste. Cette interprétation erronée de la philosophie sartrienne ennuyait considérablement son auteur qui regrettait que celle-ci soit présentée comme un phénomène de mode scandaleuse.

- Un festival de jazz y est toujours organisé chaque année en mai. Site internet

- Les clubs de jazz aujourd’hui dans Paris sont du coté de la rue des Lombards, dans le quartier des Halles, où ils proposent une entrée payante commune pour les 4 clubs de la rue (cliquez ici). Pas très loin de Saint-Germain, le Caveau de la Huchette, au 5 rue de la Huchette, dans le Quartier Latin, existe depuis les années 1940.


Prenez maintenant la rue Bonaparte, vers la Seine (vous pouvez voir les boutiques dans les perpendiculaires).


BON A SAVOIR : A son extrémité ouest, le Boulevard Saint Germain rejoint le 7e arrondissement dans lequel vous pouvez visiter le Musée Rodin, le Musée d’Orsay, l’Assemblée Nationale qui est devant la place de la Concorde, au début des Champs Elysée, ou, beaucoup plus loin, la Tour Eiffel.


LES BEAUX ARTS

Rue Bonaparte, l'École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) de Paris, plus communément appelée "Beaux-Arts de Paris" est une école d'art prestigieuse de part le monde. Au coeur du quartier des arts de Paris (avec ses galeries et son académie des arts), elle forme un vaste ensemble situé face au Musée du Louvre, avec des bâtiments répartis sur plus de deux hectares, entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, et datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles et même pour certaines parties, du XXe siècle.

La construction la plus ancienne est la chapelle et ses bâtiments annexes, élevés au début du XVIIe siècle pour le couvent des Petits-Augustins, dans lequel fut aménagé par Alexandre Lenoir (1761-1839), pendant la période de la Révolution et du Premier Empire, le Musée des monuments français avec les éléments de sculptures françaises les plus remarquables. À la fermeture du musée, en 1816, les lieux furent affectés à l'École des beaux-arts. Parmi les anciens élèves de cette école, notons par exemple les peintres Degas, Delacroix ou Géricault, et encore les architectes Félix Duban ou Charles Garnier.

www.ensba.fr


Au bout de la rue Bonaparte, prenez le quai vers la droite, ou bien, depuis la rue Bonaparte, prenez la rue Visconti (galeries de peintures) puis la rue Seine vers la gauche. Dans les deux cas vous arrivez à...

(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

L’INSTITUT DE FRANCE

Vous le reconnaîtrez facilement de par sa coupole. Trois jours avant sa mort, le cardinal de Mazarin décida de léguer une somme d’argent afin d’ériger un collège destiné à accueillir des élèves des différentes provinces françaises. Fermé pendant la Révolution, le bâtiment sera rouvert en 1806 par Napoléon pour y installer l’Institut, composé des 5 académies : Académie Française (depuis 1635), Insciptions et Belles Lettres (1663), les Sciences (1666), les Beaux Arts (1795), et les Siences Morales et Politiques (1795). Les 40 “immortels” de l’Académie Française siègent sous la coupole. Leur rôle est de rendre la langue française immortelle, et ils statuent, entres autres, sur le bon usage de ses mots. Il abrite deux grandes bibliothèques et fait beaucoup de Mécénat, dont un Prix Littéraire important.

www.institut-de-france.fr


Face à l’institut, vous avez le magnifique pont des Arts, qui vous offre une merveilleuse vue sur la Seine, mais aussi l’opportunité de poursuivre votre visite par le Louvre qui se trouve juste de l’autre coté (cliquez ici pour voir la page).


HÔTEL DE LA MONNAIE

Juste à coté de l’Institut, quai de Conti, il fut bâti en 1641 sous le nom d’hôtel Guénégaud, avant que la princesse de Conti ne s’y installe en 1670, puis reconstruit entre 1768 et 1775 par l’architecte Antoine, dans un style sobre et plus simple que ce qui se faisait habituellement à l’époque.

L'architecte a distingué deux parties : un bâtiment sur le quai, à usage de bureaux et d'appartements, et, dans l'axe de la composition, les ateliers de monnayage, organisés autour de plusieurs cours et aligné le long de la rue Guénégaud.

On peut visiter l’hôtel, le musée et les ateliers de la monnaie, ainsi qu’utiliser sa bibliothèque.

Horaires du musée : Mardi au Vendredi de 11h à 17h30

Samedi et Dimanche : de 12h à 17h30

Fermé le lundi  - Standard : 01 40 46 56 66

www.monnaiedeparis.fr


Vous pouvez longer le quai de Conti vers l’ouest, où vous verrez la rue de Nevers, et son beau passage sous immeuble du quai, puis le quai des Grands Augustins. Le restaurant Lapérouse aux n° 35 et 51 est situé dans deux beaux hôtels particuliers du XVIIe. En continuant, vous arrivez place Saint-Michel, et pouvez soit poursuivre la visite de la rive gauche par le Quartier Latin, soit traverser le pont et rejoindre les îles de Paris sur lesquelles se trouvent, entre-autres, Notre-Dame et la Sainte-Chapelle.


MUSEE ZADKINE

En dehors de notre itinéraire, ce musée est né de la volonté du sculpteur contemporain d'origine russe Ossip Zadkine (1890-1967), établi à Paris en 1910, de léguer à la Ville ses œuvres et l'atelier qu'il occupait rue d'Assas depuis 1928. Son épouse, Valentine Prax, réalise ce souhait en 1978. Elle décède en 1981 en ayant légué l’ensemble de ses biens.

Le musée Zadkine est inauguré le 19 avril 1982. Dans sa petite maison à deux pas du jardin du Luxembourg, il regroupe les sculptures et les œuvres sur papier de l'artiste, de sa période de jeunesse à sa participation au mouvement cubiste. Il comprend également des oeuvres de Valentine Prax.

Le jardin du musée a été réalisé par le paysagiste Gilles Clément pour accueillir les œuvres du sculpteur, inspirées par la forêt et les arbres.

100 bis, rue d'Assas - 01 55 42 77 20 - Site Internet



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