(Crédit pour les trois photos ci-dessous : www.folp.free.fr)

Jardin du Luxembourg
Le
“Luco” (pour les intimes) est l’un des plus beaux parcs parisiens,
apprécié pour la fraîcheur des ombrages de ses grands arbres pendant
l’été. L’essentiel du parc est un jardin à la française (avec des
parties à l’anglaise près de la rue Auguste Comte et de la rue
Guynemer. L’invasion des statues a commencé sous Louis-Philippe, et on
en trouve désormais absolument partout. Sur les terrasses on peut voir
les reines de France et les femmes illustres.

Au dos de la Fontaine, sur la rue, elle porte un bas-relief représentant Léda et Jupiter métamorphosé en cygne exécuté en 1807 par Achille Valois.
HISTOIRE DU DIABLE VAUVERT
A
la fin du IIIe siècle, des invasions barbares détruisirent toute cette
partie de Paris (les thermes romains de Cluny, à quelques centaines de
mètres, en témoignent encore), et il ne s’élevait plus ici qu’un champ
de ruines, dont celles du château de Vauvert, hanté par un esprit malin
qui terrorisait la capitale. Les moines chartreux proposèrent en 1257 à
Saint-Louis d’aller l'exorciser, ce qui fut fait avec succès, et attira
une grande renommée sur les moines qui s’installèrent à cet
endroit-même.


Devenue
prison pendant la Révolution, le Palais y reçut d’illustres hôtes comme
Danton, Camille Desmoulins, Hébert ou encore la famille de Noailles. Un
séjour qui signifiait un prompt passage sous la guillotine.
Ayant accueilli dès le Consulat différentes assemblées parlementaires, il est aujourd’hui le siège du Sénat.
Les visites individuelles du Sénat ont lieu un samedi par mois : voir le site internet, qui explique également comment assister à une séance parlementaire.

THEATRE DE L’ODÉON
Juste
à côté du Sénat, ce théâtre fut bâti en 1782 pour les Comédiens
Français et alors nommé Théâtre Français. La place fut crée 3 ans
auparavant, et les immeubles portent les noms d’écrivains : Corneille,
Racine, Molière...
Après
les troubles de la Révolution, le théâtre reprit ses activités en 1797
sous le nom “d’Odéon”, endroit où les Grecs tenaient leurs concours
musicaux. La salle a brûlé et fut reconstruite à l’identique en 1807.
Le plafond moderne date de 1965. La salle s’appelle désormais Théâtre
de l’Europe.

On peut emprunter la rue Crébillon puis la rue de Condé pour arriver au...
CARREFOUR DE L’ODÉON


La rue de Seine compte beaucoup de ces galeries. Vous pouvez la prendre vers la droite.
Le bar La Palette, au 43
rue de Seine, est un vieux café fréquenté par les habitués : étudiants,
artistes, intellos du quartier... toujours très vivant et avec une
joyeuse arrière-salle (photo). Tarifs moyens. Ouvert jusqu’à 02h.
Prenez par la rue de l’Echaudé, puis la rue Jacob à droite, puis tout de suite à gauche vers la très jolie et romantique Place de Fürstemberg (photo ci-dessous) qui fut créée en 1699 par le comte du même nom.
MUSÉE DELACROIX
Il est à droite sur la place de Fürstemberg, et est géré par le Musée du Louvre. Il occupe actuellement l'appartement et l'atelier du peintre. Eugène Delacroix a en effet vécu à l'emplacement du musée entre décembre 1857 et le jour de sa mort, le 13 août 1863.

Plusieurs
œuvres de Delacroix sont exposées au musée du Louvre, dont : Scènes des
massacres de Scio (1824), La Barque de Dante ou Dante et Virgile (aux
enfers) (1822), La Liberté guidant le peuple (1830).
La
Lutte de Jacob avec l'Ange (1855-1861), est à l’Église Saint-Sulpice
(voir plus bas). Son autoportrait est ci-contre à gauche.
Ressortez de la place par où vous êtes entrés, et tournez de suite à droite dans la rue Cardinale. On peut y voir de vieilles maisons entre le n°3 et le n°9. A sa sortie on voit l’ancien palais abbatial
qui fut construit en 1586 par le cardinal abbé Charles de Bourbon qui
fut proclamé roi pendant la Ligue sous le nom de Charles X en 1589,
mais mourut l’année suivante alors qu’il était prisonnier de son neveu
le roi Henri IV. La façade est Renaissance. Prenez à gauche la rue de
l’Abbaye, puis toute de suite à droite dans la rue la rue de l’Echaudé.
Traversez le boulevard Saint-Germain et prenez la rue de Montfaucon,
puis à droite autour du marché Saint-Germain. Vous verrez dans la rue Mabillon
que la chaussée a été surélevée, ce qui explique les passerelles vers
les maisons. Ici se tenait la foire Saint-Germain depuis 1482. Prenez à
droite la rue Guisarde, puis à gauche la rue des Canettes,
à l’ambiance extrêmement festive le soir venu, tel que le prouve la
concentration de bars et de restaurants. Vous êtes ici près du métro
Mabillon, et vous arrivez sur la place de...
(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

Si
le curé vous voit avec le Da Vinci Code à la main, il risque de vous
botter les fesses : il est paraît-il un peu las de s’entendre demander
où sont les marbres et le temple païen de la crypte (qui n’existent que
dans l’imagination de l’auteur de ce livre).
Pas
de grand mystère à Saint-Sulpice, mais une jolie visite dans un des
quartiers les plus vivants de la capitale. Ue chose est certaine,
l’église est plus ancienne qu’elle en a l’air : une tombe du Xe siècle
prouve qu’une chapelle au moins aussi ancienne y existait. La
construction de la nouvelle église s’étalle du XIIe au XIVe siècle, et
des travaux d’agrandissement débutèrent en 1646 pour durer pendant 130
ans. Achevée en 1870, des obus prussiens allaient endommager la tour
nord dès l’année suivante. La tour sud date de 1749 et reste inachevée.
La façade est de type classique. Elle est également inachevée.

Le fameux gnomon
(dont parle le Da Vinci Code) existe bien (ci-contre). Au XVIIIe
siècle, le curé de Saint-Sulpice avait demandé aux savants de
l’installer ici afin de fixer précisément l’équinoxe d’été et, partant,
de Pâques. Chaque jour, quand le soleil est au zénith, ses rayons
traversent une lentille dans le vitrail pour venir frapper la ligne de
laiton, plus ou moins proche de l’obélisque en fonction de la période
de l’année.

La fameuse expression “style saint-sulpicien”
(qui signifie “art religieux un peu naïf, sans génie” ne vient pas de
l’église en elle-même, mais des nombreuses échoppes (il en reste
quelques-unes) qui vendaient des objets religieux autour de cette
église.
La fontaine
sur la place date de 1847. Elle est ornée des statues des grands
évêques prédicateurs du Grand Siècle : Massillon, Fléchier, Bossuet et
Fénelon. Elle est surnomée “Fontaine des points cardinaux”, vu que ces
évêques ne l’ont jamais été !
Métro : Saint-Sulpice ou Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon
La rue Bonaparte vous ramène à...
Saint-Germain-des-Prés
L’EGLISE SAINT GERMAIN DES PRES
En
542, Childebert, fils de Clovis, ramène d’une expédition en Espagne un
morceau de la Croix, ainsi que la tunique de saint Vincent. Il fait
alors construire une église au milieu des prés, où il se fera enterrer
auprès de saint Germain, évêque de Paris. La dynastie mérovingienne s’y
fit ensuite inhumer (Mérovée, Frédégonde, Clotaire...) (Clovis fut
inhumé à l’abbaye sur la Montagne Sainte Geneviève, et Dagobert décida de se faire inhumer à Saint-Denis
qui allait devenir ainsi la célèbre nécropole des rois). Cette
puissante abbaye bénédictine de Saint-Germain fut dévastée 4 fois en 40
ans par les Normands. L’actuelle église fut reconstruite entre 990 et
1021. Elle fut l’un des plus beaux ensembles du moyen-âge, avec son
très beau cloître.

Le
clocher est donc du XIe, le choeur de l’église et son déambulatoire
sont du XIIe. L’intérieur fait 65m de long sur 21 de large et 19 de
haut. Les chapiteaux du 11e sont des copies, les vrais étant au musée
de Cluny (voir cette page).
Au milieu du XIXe siècle, Flandrin qui était un élève d’Ingres, a peint des compositions au-dessus des arcades.
On
peut y voir, entre autres, les dalles funéraires de Descartes,
Mabillon, Boileau et Montfaucon, ou encore le tombeau du roi de Pologne
Jean Casimir (mort en 1672), qui fut abbé de Saint-Germain.


Saint-Germain
et le Quartier Latin sont les emblèmes des révoltes étudiantes du XXe
siècle. Refaisant sans-cesse le monde dans les cafés (sport typiquement
français), ils firent entrer dans l’histoire ces cafés parisiens, au
premier rang desquels le café de Flore. Au tout début du XXe siècle,
les royalistes n’avaient pas dit leur dernier mot, et ce fut dans ce
café que Charles Maurras (photo de gauche), leur théoricien, y fonda
l’Action Française, dont les Camelots du Roi, bataillons d’étudiants
armés de cannes, allaient régner sans partage sur la rive gauche de
Paris et ses universités jusqu’à la seconde guerre mondiale. La droite
nationaliste française ayant été laminée
par la collaboration, ce fut autour des communistes de se rendre
maîtres des lieux et à Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
d’investir le Flore.

Les bâtiments du XVIIe siècle
ont survécu, mais les signes du changement sont évidents. Les magasins
de mode, souvent luxueux, remplacent les petites boutiques et les
librairies. A cette époque, Saint-Germain-des-Prés était un village. Et
les tarifs des trois cafés, n’autorisent plus les artistes ou
intellectuels fauchés à y consommer autre chose qu’un verre d’eau...
Brasserie Lipp :
C'est le 27 octobre 1880 que Léonard Lipp ouvre sa brasserie au 151
Boulevard Saint-Germain. Alsacien d'origine, il a fuit sa terre natale
devenue allemande et se consacre à la préparation de la choucroute
arrosée des meilleures bières.
En juillet 1920 Marcellin Cazes reprend l'établissement qui était déjà fréquenté par quelques poètes comme Verlaine ou Apollinaire. C'est en 1935 que Marcelin créera le Prix Cazes qui est attribué chaque année à un auteur n'ayant jamais eu d'autre distinction littéraire.

Le Café Les Deux Magots a toujours joué un rôle important dans la vie culturelle de Paris. Créé en 1933, Le Prix des Deux Magots marque sa vocation littéraire.
Fréquenté
par de nombreux artistes illustres parmi lesquels Elsa Triolet, André
Gide, Jean Giraudoux, Picasso, Fernand Léger, Prévert, Hemingway,
Sartre, Simone de Beauvoir, pour ne citer qu'eux, il accueillit les
surréalistes sous l'égide d'André Breton, bien avant les
existentialistes qui firent les belles nuits des caves du quartier.
Aujourd'hui le monde des arts et de la littérature y côtoie aussi celui de la mode et de la politique.
De nombreux chanteurs
ont habité ou hanté le quartier : Georges Brassens, Jacques Brel,
Charles Trénet, Guy Béart ou Charles Aznavour. Serge Gainsbourg reste
le plus regretté, et sa maison du 5bis, rue de Verneuil (au nord-ouest
de Saint-Germain, vers la Seine) va devenir un musée à sa mémoire. On
la repère facilement dans la rue, elle doit détenir le record mondial
de graffitis. Il y est mort en 1991 après y avoir vécu pendant 20 ans.
Chanteurs et écrivains se retrouvaient donc la nuit dans les caves
du Bar Vert ou du Tabou qui firent grand scandale à l’époque. Ils y
écoutaient Sidney Bechet, Miles Davis ou Duke Ellington et leurs
groupes jouer du jazz Nouvelle Orléans (voir cette page)
et du Be Bop. Juliette Gréco et Anne-Marie Cazalis, les reines de la
nuit, y lancèrent le courant existentialiste. Cette interprétation
erronée de la philosophie sartrienne ennuyait considérablement son
auteur qui regrettait que celle-ci soit présentée comme un phénomène de
mode scandaleuse.
- Un festival de jazz y est toujours organisé chaque année en mai. Site internet
- Les clubs de jazz aujourd’hui dans Paris sont du coté de la rue des Lombards, dans le quartier des Halles, où ils proposent une entrée payante commune pour les 4 clubs de la rue (cliquez ici). Pas très loin de Saint-Germain, le Caveau de la Huchette, au 5 rue de la Huchette, dans le Quartier Latin, existe depuis les années 1940.
Prenez maintenant la rue Bonaparte, vers la Seine (vous pouvez voir les boutiques dans les perpendiculaires).
BON A SAVOIR : A son extrémité ouest, le Boulevard Saint Germain rejoint le 7e arrondissement dans lequel vous pouvez visiter le Musée Rodin, le Musée d’Orsay, l’Assemblée Nationale qui est devant la place de la Concorde, au début des Champs Elysée, ou, beaucoup plus loin, la Tour Eiffel.
Rue
Bonaparte, l'École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) de
Paris, plus communément appelée "Beaux-Arts de Paris" est une école
d'art prestigieuse de part le monde. Au coeur du quartier des arts de
Paris (avec ses galeries et son académie des arts), elle forme un vaste
ensemble situé face au Musée du Louvre, avec des bâtiments répartis sur
plus de deux hectares, entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, et
datant des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles et même pour certaines parties, du XXe siècle.
La construction la plus ancienne est la chapelle et ses bâtiments annexes, élevés au début du XVIIe siècle
pour le couvent des Petits-Augustins, dans lequel fut aménagé par
Alexandre Lenoir (1761-1839), pendant la période de la Révolution et du
Premier Empire, le Musée des monuments français avec les éléments de
sculptures françaises les plus remarquables. À la fermeture du musée,
en 1816, les lieux furent affectés à l'École des beaux-arts. Parmi les
anciens élèves de cette école, notons par exemple les peintres Degas,
Delacroix ou Géricault, et encore les architectes Félix Duban ou
Charles Garnier.
Au
bout de la rue Bonaparte, prenez le quai vers la droite, ou bien,
depuis la rue Bonaparte, prenez la rue Visconti (galeries de peintures)
puis la rue Seine vers la gauche. Dans les deux cas vous arrivez à...
(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

Vous
le reconnaîtrez facilement de par sa coupole. Trois jours avant sa
mort, le cardinal de Mazarin décida de léguer une somme d’argent afin
d’ériger un collège destiné à accueillir des élèves des différentes
provinces françaises. Fermé pendant la Révolution, le bâtiment sera
rouvert en 1806 par Napoléon pour y installer l’Institut, composé des 5
académies : Académie Française (depuis 1635), Insciptions et Belles
Lettres (1663), les Sciences (1666), les Beaux Arts (1795), et les
Siences Morales et Politiques (1795). Les 40 “immortels” de l’Académie
Française siègent sous la coupole. Leur rôle est de rendre la langue
française immortelle, et ils statuent, entres autres, sur le bon usage
de ses mots. Il abrite deux grandes bibliothèques et fait beaucoup de
Mécénat, dont un Prix Littéraire important.
Face à l’institut, vous avez le magnifique pont des Arts,
qui vous offre une merveilleuse vue sur la Seine, mais aussi
l’opportunité de poursuivre votre visite par le Louvre qui se trouve
juste de l’autre coté (cliquez ici pour voir la page).
HÔTEL DE LA MONNAIE
Juste
à coté de l’Institut, quai de Conti, il fut bâti en 1641 sous le nom
d’hôtel Guénégaud, avant que la princesse de Conti ne s’y installe en
1670, puis reconstruit entre 1768 et 1775 par l’architecte Antoine,
dans un style sobre et plus simple que ce qui se faisait habituellement
à l’époque.
L'architecte
a distingué deux parties : un bâtiment sur le quai, à usage de
bureaux et d'appartements, et, dans l'axe de la composition, les
ateliers de monnayage, organisés autour de plusieurs cours et aligné le
long de la rue Guénégaud.
On peut visiter l’hôtel, le musée et les ateliers de la monnaie, ainsi qu’utiliser sa bibliothèque.
Horaires du musée : Mardi au Vendredi de 11h à 17h30
Samedi et Dimanche : de 12h à 17h30
Fermé le lundi - Standard : 01 40 46 56 66
Vous pouvez longer le quai de Conti vers l’ouest, où vous verrez la rue de Nevers, et son beau passage sous immeuble du quai, puis le quai des Grands Augustins. Le restaurant Lapérouse aux n° 35 et 51 est situé dans deux beaux hôtels particuliers du XVIIe. En continuant, vous arrivez place Saint-Michel, et pouvez soit poursuivre la visite de la rive gauche par le Quartier Latin, soit traverser le pont et rejoindre les îles de Paris sur lesquelles se trouvent, entre-autres, Notre-Dame et la Sainte-Chapelle.
MUSEE ZADKINE
En
dehors de notre itinéraire, ce musée est né de la volonté du sculpteur
contemporain d'origine russe Ossip Zadkine (1890-1967), établi à Paris
en 1910, de léguer à la Ville ses œuvres et l'atelier qu'il occupait
rue d'Assas depuis 1928. Son épouse, Valentine Prax, réalise ce souhait
en 1978. Elle décède en 1981 en ayant légué l’ensemble de ses biens.
Le
musée Zadkine est inauguré le 19 avril 1982. Dans sa petite maison à
deux pas du jardin du Luxembourg, il regroupe les sculptures et les
œuvres sur papier de l'artiste, de sa période de jeunesse à sa
participation au mouvement cubiste. Il comprend également des oeuvres
de Valentine Prax.
Le
jardin du musée a été réalisé par le paysagiste Gilles Clément pour
accueillir les œuvres du sculpteur, inspirées par la forêt et les
arbres.
100 bis, rue d'Assas - 01 55 42 77 20 - Site Internet
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