PLACE Saint-Michel
Un
endroit très vivant la nuit comme le jour. La fontaine monumentale
(photo en haut de page) a été réalisée par Gabriel Davioud en 1860 et
représente Saint-Michel terrassant le dragon. Jetez un oeil sur le
Pont-Saint-Michel si ce n’est déjà fait et sur les stands des
bouquinistes le long des quais.
Métro : Saint-Michel.
Vous
pouvez vous enfoncer dans le quartier latin en prenant la rue de la
Huchette, la rue de la Harpe tout de suite à droite, puis la rue
Saint-Séverin à gauche, qui vous mène à l’église du même nom.

La
plus vieille église sur la rive gauche de la Seine. Séverin était un
ermite qui vivait ici dans unun petit oratoire au VIe siècle. Une
basilique fut ensuite érigée à son nom sur les lieux, mais elle fut
détruite par une invasion viking. L’église actuelle fut rebâtie au XIe
siècle. Ses gargouilles impressionnantes sont du XVe.
Elle
comprend certains vitraux très anciens, de superbes piliers en
forme de palmier et un choeur tout en marbre avec un double
déambulatoire qui ressemble vraiment à une palmeraie ! L’orgue fait 59
jeux. Ne pas rater le cloître.
Faites
le tour de l’église par la rue des Prêtres Saint Séverin puis la rue de
la Parcheminerie. Vous tournerez alors à gauche sur la rue
Saint-Jacques, à droite, rue Galande, et vous arriverez à...
EGLISE Saint-Julien-le-pauvre
Succédant
à des chapelles dédiée à Saint Julien et existant ici depuis le VIe
siècle, l’église Saint-Julien-le-pauvre fut bâtie à peu près en même
temps que Notre-Dame, entre 1165 et 1220. Depuis la cour, la vue sur
Saint-Séverin et l’entrée de la rue Galande est une des préférées des
peintres et photographes de Paris.
Le
portail sur la cour est de 1651. Le choeur est très joli avecc sa
cloison de bois pour icônes. Dans le bas-côté sud on peut voir une
mystérieuse pierre tombale du 15e siècle.
Vus incroyable sur l’église et sur l’île de la Cité depuis le square René-Viviani.
Au n°14 de la rue Saint-Julien-le-Pauvre vous pouvez voir l’ancien hôtel du gouverneur du Petit-Châtelet qui date du 17e siècle.
Poursuivez
la rue Galande, puis la rue des Anglais, qui vous mènera au boulevard
Saint-Germain que vous suivrez sur la droite. Puis la rue de Cluny à
gauche, et la rue du Sommerard à droite.
(Une
fois à Saint-Julien-le-Pauvre, si vous ne voulez pas remonter vers
Cluny, la Sorbonne et le Panthéon, vous pouvez allez directement en bas
de cette page pour visiter Saint-Nicolas-du-Chardonnet, les Arènes de
Lutèce, le jardin des Plantes et le Museum d’Histoire Naturelle dont
vous n’êtes pas très éloignés. La rue Lagrange, derrière Saint-Julien,
vous mènera à Saint-Nicolas).
Cluny
Triplement connu pour ses thermes romains du 3e siècle, son Hôtel des Abbés, et son musée du moyen-âge.
Les thermes :
on peut toujours voir et visiter les ruines de ces anciens bains
publics gallo-romains, construits vers l’an 200 et détruits par les
Barbares à la fin de ce même IIIe siècle. Certaines parties sont
vraient bien conservées. Elles abritent certaines collections comme les
têtes de la galerie des rois de Notre-Dame, dont les statues furent
décapités à la Révolution. Si vous êtes intéressés par le Paris romain,
vous pourrez également visiter les Arènes de Lutèce (voir en bas de
page). Tous deux ils rappellent que dès l’Antiquité, le Ve
arrondissement était déjà le centre de Paris.
L’hôtel des Abbés :
ses créneaux et tourelles rappellent qu’il s’agit d’une demeure
médiévale, remaniée entre 1485 et 1500, mais l’emplacement accueillit
les abbés dépendant de Cluny en Bourgogne dès le XIIIe siècle. Durant
le 17e siècle, les nonces du papes (dont Mazarin) y résidèrent. Avec
ses arcades, ses gargouilles et sa jolie tour, il vaut le coup d’oeil.
Très jolie chapelle.
Musée National du Moyen-Âge :
Il
permet à la fois de visiter l’ensemble architectural, mais aussi
d’admirer 23 000 oeuvres et objets élaborés entre la période de la
Gaule Romaine et le XVIe siècle, dont la tapisserie de La Dame à la
Licorne. Le musée accueille quelques 300 000 visiteurs par an ; des
concerts, de belles expos temporaires...
6, place Paul Painlevé
Renseignements au 33 (0)1 53 73 78 00 (standard et serveur vocal) et au 33 (0)1 53 73 78 16 (accueil).
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9 h 15 à 17 h 45 - Fermeture de la caisse à 17 h 15.
Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
Métro : Cluny-la-Sorbonne, Saint-Michel ou Odéon

En remontant un peu le boulevard Saint-Michel, vous arrivez à la place de la Sorbonne, siège de la célèbre université.
En
1253, Robert de Sorbon, confesseur de Saint-Louis, y établit un collège
pour des étudiants pauvres voulant apprendre la théologie. Par la suite
et durant toute la période monarchique, la Sorbonne deviendra
l’université de théologie de Paris et le siège central des universités
parisiennes.
Durant
cette longue histoire, elle aussi un rôle important à un niveau
français et européen. C’est elle par exemple qui condamnera les
Templiers ; enverra l’évêque Pierre Cauchon condamner Jeanne d’Arc,
sera le cerveau de la lutte contre le protestantisme puis contre les
philosophes des Lumières. Son proviseur le plus célèbre sera Richelieu
lui-même. Elle fut rebâtie entre 1885 et 1901. En mai 1968, la Sorbonne
fut l’épicentre des émeutes étudiantes dirigées par les marxistes.
Parmi
les dizaines d'amphithéâtres, salles, bibliothèques... on peut
voir par exemple le Bois Sacré du peintre Puvis de Chavannes qui se
trouve dans le grand amphithéâtre. De la cour d’honneur, on voit le
dôme de la chapelle.
L’Eglise
de la Sorbonne fut construite entre 1635 et 1642 dans le style jésuite.
Sa façade latérale dans la cour d’honneur, est bordée de 10 colonnes
corinthiennes.
Tout à fait remarquable, le tombeau de marbre blanc du Cardinal de Richelieu est à l’intérieur de l’église, et date de 1694. Les universitaires morts pour la France reposent dans la crypte.
(Crédit photo : www.all-free-photos.com)

Sainte-Geneviève
Depuis la Sorbonne vous pouvez remonter la rue Victor Cousin jusqu’à la rue Soufflot. Le Panthéon est juste à gauche.
Au
IIIe siècle, les Romains avaient colonisés cette hauteur de Lutèce,
alors que la ville gauloise, était en bas. Un temple dédié à Mercure
couronnait la ville romaine à l’emplacement de l’actuel Panthéon. Mais
les Barbares détruisirent tout à la fin de ce siècle.
Les grands collèges s’installèrent ici à partir de 1253 et l’érection de la Sorbonne.
(Crédit photo : www.folp.free.fr)

Louis
XV tomba gravement malade en 1744. Il fit alors le voeu de construire
une grande église à cet endroit si Dieu lui donnait la guérison, car
l’abbaye Sainte-Geneviève devenait vétuste. Il fut donc guéri...

Les 42 fenêtres ont malheureusement été bouchées par la Constituante, ce qui donne un petit air de bunker à l’édifice.
Soufflot a puisé dans tous les registres architecturaux :
- gothique : par la structure, constituée d'une nef voûtée, contrebutée par des arcs-boutant au-dessus des bas-côtés,
- byzantin : avec l'usage des coupoles en couvrement,
- classique : la coupole à tambour, avec son péristyle extérieur, est une référence au tempietto de Bramante,

Le Panthéon est en conséquences considéré comme le premier monument de style éclectique.
Le dôme en pierre et recouvert de plomb est d’un poids avoisinant les 10 000 tonnes...
La
crypte, pas vraiment souterraine, couvre toute la surface du Panthéon.
A l’entrée, une une contient le coeur de Léon Gambetta.
Le
décor fut plus ou moins religieux en fonction des périodes monarchiques
ou révolutionnaires, pendant lesquelles ont changeait le décor. Ses
murs sont en tous cas couverts de peintures grandioses les grandes
heures de l’histoire de France, les plus célèbres étant celles de
sainte Geneviève par Puvis de Chavannes.
Une superbe visite virtuelle du Panthéon proposée par l’Université de Columbia.

(Crédit photo : www.folp.free.fr)
Métros : Cardinal Lemoine ou Place Monge. RER : Luxembourg.
Ouvert
du 1er avril au 30 septembre : de 10h à 18h30 - Du 1er octobre au 31
mars : de 10h à 18h - Dernière entrée 45 minutes avant la fermeture -
Fermé les1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
Plein tarif (adulte) : 7,50 €, et différentes réductions.
Tél. : 33 / (0)1 44 32 18 00 ou 33 / (0)1 44 32 18 01.

Derrière le Panthéon se tient le prestigieux Lycée Henri IV,
qui remplace depuis 1796 la basilique Sainte-Geneviève, massacrée par
la révolution, où le roi Clovis se fit enterrer avec sa femme et sainte
Geneviève, un endroit qui eut la ferveur des parisiens pendant tout le
moyen-âge. De cet difice ne subsite que le clocher de l’église, le
réfectoire (rue Clotilde) et quelques caves.
Derrière la bibliothèque Sainte-Geneviève, on peut voir le collège Sainte-Barbe qui date de 1460.
Et au n°21 de la rue Valette se dresse encore une tour datant de 1560.

Créée
à partir de 1222, cette jolie église derrière le Panthéon fut conçue
pour renforcer l’abbaye Sainte-Geneviève déjà trop exiguë. Ce qui fut
encore le cas à la fin du XVe, Saint-Etienne étant alors entièrement
reconstruite, pendant plus d’un siècle, les voûtes de la nef étant
terminée en 1584 et la première pierre de la (belle et unique) façade
fut posée en 1610 ! Son apparence extérieure n’a pas beaucoup changé
depuis. Rapidement, Saint-Etienne-du-Mont gagne en popularité durant
les XVIIe et XVIIIe siècles. Pascal ou Racine y seront inhumés.
Elle
fut un temps, comme beaucoup d’églises transformée en “temple” durant
la Révolution, “temple de la piété filiale” en ce qui la concerne. Ces
messieurs détruisirent toutes les statues d’origine...
En 1883, la Société Saint Vincent de Paul y futé créée par le Bienheureux Frédéric Ozanam.
Le pape Jean-Paul II y célébra une messe en 1997.
A
l’intérieur, la voûte flamboyante est splendide. Le buffet d’orgues est
du 17e et très bien décoré. L’orgue est composée de 92 jeux.
Le
remarquable Jubé (galerie transversale depuis laquelle on lit
l’évangile) est le seul restant à Paris. Son centre est décoré de style
Renaissance.
On
peut y voir également la châsse de Sainte-Geneviève avec de petites
reliques (les Révolutionnaires brûlèrent tout ce qu’ils trouvèrent).
Voir également le Cloître des Charniers, derrière le coeur et ses beaux vitraux du 17e.
Prenez la rue Clovis, derrière le Panthéon et tournez à droite par la rue Descartes. Vous arrivez à la...
Rue Mouffetard,
qui débute par la jolie place de la Contrescarpe qui tranche avec la
monumentale place du Panthéon par son atmosphère typiquement
parisienne, ses petits commerces, son marché (dimanche matin), ses
bars, restaurants et, souvent, concerts de rue. Vous pouvez descendre
la rue et jeter un coup d’oeil dans les ruelles adjacentes afin d’y
dénicher la boutique rare que vous cherchez depuis toujours !
Depuis
la rue Mouffetard : ou vous redescendez la montagne pour voir les
Arènes, le Jardin des Plantes et le museum d’histoire naturelle... ou
bien vous retournez au Panthéon, puis par la rue Soufflot vous regagnez
le boulevard Saint-Michel. Vous êtes alors en face du jardin du
Luxembourg, début de notre balade dans le 6e Arrondissement (cliquez pour voir la page).
Saint-Nicolas-du Chardonnet
L’église
existe depuis 1656 (façade de 1934). Elle a une très jolie porte
sculptée qui donne sur la rue des Bernardin. L’intérieur est de style
jésuite, et on peut y voir des tableaux de Coippel ou de Charles Le
Brun.
Les messes
y sont en latin avec des chorales imposantes et un cérémonial
impressionnant : les évêques de France refusant de leur donner une
église, les tenants de cette messe ont investi Saint-Nicolas par la
force en 1977 et en ont fait leur vitrine.
Depuis Saint-Nicolas, vous pouvez remonter la rue Monge jusqu’aux...
(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

On y accède par le n°49 de la rue Monge.
Elles
sont en fait un amphithéâtre romain datant du Ier siècle formant une
ellipse de 52 mètres de long sur 46 de large, principalement dédiée aux
combats de gladiateurs, et qui pouvait accueillir 17 000 personnes. Sa
scène faisait 41 mètres. Elles furent abîmées - comme les thermes de
Cluny (voir plus haut) - à la fin du IIIe siècle par l’invasion viking,
mais réhabilitées en 577 afin d’y donner des spectacles. Elles furent
redécouvertes en 1869.
Métro : Place Monge
Des Arènes vous pouvez remonter la rue Monge jusqu’à la place Monge qui date de 1930 puis redescendez la rue Lacépède et vous arrivez au Muséeum d’Histoire Naturelle et au...
Jardin des Plantes
Il
appartient désormais au Museum d’Histoire Naturelle (voir ci-dessous),
mais date de 1650, quand les médecins du roi Louis XIII y implantèrent
le Jardin Royal des Herbes Médicinales, qui devint aussi une école de
botanique, d’histoire naturelle et de pharmacie. Des scientifiques sont
rapidement chargés de parcourir le monde afin de ramener des
collections nouvelles de plantes.
Le jardin
s’étend de part et d’autre d’une grande perspective de 500 mètres de
long avec des parterres à la française, entre le musée et la Seine.
Le
parc comprend une roseraie avec 170 espèces, une serre “jardin
d’hiver”, une serre “mexicaine” et une autre “australienne”, et un
jardin Alpin. La ménagerie qui existe
depuis 1795, présente pour sa part 1100 animaux (mais pas de grandes
espèces comme les éléphant, girafe, lion, tigre, gorille, chimpanzé,
ours).
Métro : Gare d’Austerlitz ou Monge

