L’île de la Cité et l’île Saint-Louis

La partie la plus connue du 4e arrondissent, et l’un des endroits les plus visités du monde est bien sûr l’île de la Cité, et, derrière elle, la vieille île Saint-Louis. Nous consacrons cette page (cliquez) aux îles de Paris, plus une spéciale pour les deux endroits les plus connus de l’île de la Cité : Notre-Dame de Paris sur cette page et la Sainte-Chapelle, ici.



L’Hôtel de Ville

La mairie de Paris est ici depuis 1357, mais le palais fut construit  en 1628 (avec des extensions au XIXe siècle). Brûlé par la révolte de Communards en 1871, il fut reconstruit dans les années suivantes, la façade Renaissance étant identique à la première.

Ses salons sont extrêmement luxueux et valent le coup d’oeil, mais il ne se visite qu’en groupe et sur rendez-vous, ou bien lors d’événements étant organisés en son sein.

La vie politique française ayant toujours été dominée par les parisiens, ceux-ci voyaient la municipalité de Paris comme un peu le centre de leur monde. Ils s’y rassemblaient à chaque émeute ou complot.

Le 25 juin 1789, des parisiens y délibèrent, et ordonnent à Louis XVI d’éloigner ses armées de Paris. C’est l’acte de naissance de la Commune de Paris.

(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

Le 13 juillet 1789, le roi a renforcé ses armées et la révolte gronde. Entre l’hôtel-de-ville et le Palais Royal, les esprits s’échauffent en prévision de la manifestation du lendemain, date retenue comme le début de la Révolution Française.

Le 15 juillet, Jean Sylvain Bailly reçoit la charge de maire de Paris, et La Fayette est nommé commandant de la Garde Nationale.

Le 17 juillet, Bailly reçut Louis XVI en lui offrant une cocarde tricolore que le roi fut contraint d’épingler à son chapeau.

Le 5 octobre une manifestation faussement spontanée de femmes (avec des révolutionnaires déguisées en femmes dirigeant la manoeuvre) part pour Versailles afin de ramener la famille royale à Paris, ce qui fut fait, craignant qu’elle fut abusée par la cour.

Le 25 avril 1792, la première décapitation par guillotine eut lieu ici sur la place devant l’hôtel-de-ville.

Le 10 août, la foule attaque le roi et ses gardes suisses aux Tuileries en partant de l’hôtel de Ville. Ils commettent un nouveau massacre (600 gardes
suisses désarmés), qui ne sera pas le dernier. Des sanguinaires tels Hébert  et Robespierre s’emparent ce jour-là de la municipalité.

Le 27 juillet 1794, sentant sa chute venir, Robespierre se réfugie à l’hôtel-de-ville, puis tente de s’y suicider.


Pour les groupes : 01.42.76.54.04

Pour une visite virtuelle de l’Hôtel-de-Ville, cliquez ici.


L’Hôtel-de-Ville est proche de Beaubourg, du Châtelet

et des Iles de Paris (Notre-Dame, Sainte-Chapelle...)

(Crédit pour les 3 photos ci-dessus : www.folp.free.fr)

Balade dans Le Marais

L’endroit incontournable, historique et touristique du Marais, est la Place des Vosges, mais ses vieilles rues sont également réputées, les gays y ont aussi leur quartier.

Les romains avaient déjà créé une voie surélevée correspondant à la rue Saint-Antoine, car ce quartiers était dans les marais de la Seine. Moines et moniales s’appliquèrent à les assécher à partir du XIIIe siècle, établissant des couvents aux alentours. En 1383, la Bastille est créée juste à côté et la muraille englobe désormais le Marais qui va en conséquence se développer. Fuyant le Palais, les rois de France aiment à venir y résider dans des hôtels particuliers jusqu’au 16e siècle.

Au début du XVIIe siècle, la place Royale est créée par Henri IV (devenue place des Vosges). Elle fera du Marais un quartier à la mode. Les Jésuites s’installent alors rue Saint Antoine, et la haute noblesse fait construire des hôtels particuliers à la française (classiques et discrets) un peu partout. De la prise de la bastille au milieu du XXe siècle, le quartier se délabre doucement, abandonnés par la haute société, jusqu’à ce qu’il soit classé par l’Etat et restauré.

Les Juifs forment des communautés importantes dans certaines rues, mais ce sont majoritairement les bourgois-bohèmes “bobos” et les homosexuels qui se sont rués sur le quartier vers la fin du XXe siècle, y créant bars et galeries d’art à profusion.


EGLISE SAINT-PAUL SAINT-LOUIS

Les Jésuites s’installèrent en 1580 dans ce qui devint le lycée Charlemagne, juste à côté de l’église. Louis XIII offrit les terrains pour l’Eglise à qui on donna en son honneur le nom de Saint-Louis. Elle fut terminée en 1641 sur un modèle baroque. La première église, Saint-Paul fut détruite, et celle-ci prit alors l’appellation des deux : “Saint-Paul Saint-Louis”. Son dôme est une nouveauté des jésuites. La façade le cache, erreur qui ne sera pas reproduite dans les futurs monuments.

Pendant le Grand Siècle, le compositeur Marc-Antoine Charpentier lui-même y assura la direction des cérémonies. On imagine aisément la richesse décorative d’une telle paroisse, mais tout fut dispersé durant la Révolution.

3 tableaux du 17e siècle racontent la vie de Saint-Louis. Voir aussi le Christ au Jardin des Oliviers de Delacroix (1827). A l’entrée, les coquilles du bénitier ont été offertes par Victor Hugo.

En en demandant l’autorisation au lycée Charlemagne, on peut y voir la cage d’escalier et sa coupole en trompe l’oeil représentant l’Apothéose de Saint-Louis.


Métro : Saint-Paul


Pour rejoindre (en une minute) la place des Vosges : prenez en face la rue de Sévigné (jeter un oeil à l’hôtel Bouthilier-de-Chavigny au N°7), puis la première à droite, puis à gauche la rue Caron, puis à droite rue de Jarente (vous passez alors devant l’impasse de la Poissonnerie et sa jolie fontaine), puis à gauche rue de Turenne et enfin à droite vous êtes à la...


...place des Vosges

Une des merveilles de Paris, et la plus ancienne place monumentale de la capitale. En 1605, Henri IV décide de créer cette “place Royale”, carrée et symétrique sur une vieille idée de Catherine de Médicis. Elle va devenir le centre de toutes les élégances, une place de duels... La statue de Louis XIII sera détruite pendant la Révolution et remplacée en 1818. En 1800 elle prend le nom de place des Vosges.

Elle est composée de 36 pavillons de pierres et de revêtement en fausse brique. Des arcades forment le rez-de-chaussée tout autour, et de nombreuses boutiques, bars et restaurants, y sont installés.


Le plus grand des bâtiments est le pavillon du roi, au sud, dont la jolie rue Birague débouche sur la rue Saint-Antoine. Au nord, de l’autre côté de la place et en face du pavillon du roi, on peut voir le pavillon de... la reine.

On peut également voir le n°1bis où est née la marquise de Sévigné, l’hôtel de Chaulnes au n°9, la maison de Marion Delorme au n°11, de Bossuet au n°17, de Richelieu au 21.


(Crédit photo ci-dessus : www.folp.free.fr)

Au N°6, la maison de Victor Hugo se visite :

Premier musée monographique et littéraire, la Maison de Victor Hugo recèle le fonds d'oeuvres graphiques et de manuscrits de Victor Hugo le plus important avec celui de la Bibliothèque nationale de France : éditions originales de l'écrivain, peintures et sculptures lui rendant hommage, estampes, photographies, caricatures et pièces de mobilier. Il loua cet endroit pendant 16 ans, entre 1833 et 1848.
Hôtel de Rohan-Guéménée - 6, place des Vosges
Tél. : 01 42 72 10 16


Dans l’angle sud-ouest de la place des Vosges, un passage donne sur le jardin du magnifique hôtel de Béthune-Sully (photo ci-dessous) de style Louis XIII et dont la construction débuta en 1624. Il constitue un remarquable exemple de ce qu’on
a appelé la " tentation baroque ". Son plan est classique, caractéristique de l’art français : un corps de logis centré, entre cour et jardin, précédé de deux ailes qui rejoignent deux pavillons ; on pourrait en dire autant de son élévation rigoureusement symétrique. En revanche, la richesse du décor sculpté de ses façades laissent apparaître une influence du style baroque. Huit grandes figures en haut-relief, qui représentent les Eléments et les Saisons, ornent le corps de logis principal et les ailes du bâtiment. Voir aussi sa façade sur la rue Saint-Antoine.

Tél. : 33 / (0)1 44 61 21 50

Une fois place des Vosges, vous êtes à deux pas de la Bastille (voir notre rubrique en bas de cette page).



RUE DES FRANCS-BOURGEOIS

Nous vous proposons maintenant de traverser tout le marais à pieds par la rue des Francs-Bourgeois qui va vous ramener en ligne droite à Baubourg en une bonne demi-heure. Il vous suffit de ressortir de la place des Vosges par où vous y êtes rentrés, (son angle Nord-Ouest), et vous voilà rue des Francs-Bourgeois qui vous fera traverser une grande partie du Marais historique. Le côté gauche de la rue est dans le IVe arrondissement, mais le côté droite est dans le IIIe.


Dès le début de la rue vous êtes devant...

L’HOTEL CARNAVALET (Musée de Paris)


L’édifice : il fut construit en 1544 et devint propriété de Madame de Kernevenoy, dont le nom, déformé en Carnavalet, resta celui de l’édifice. L’architecte Mansart  retouche l’édifice en 1655, lui donnant son aspect Renaissance actuel. La marquise de Sévigné y habita entre 1677 et 1696 (comme locataire).

Son portail principal est du 16e siècle et les lions de l’entrée ont été sculptés par Jean Goujon.

La statue de Louis XIV est de  Coysevox. Elle provient de l'hôtel-de-ville.

Le corps de logis est resté gothique, à part les 4 saisons qui rappellent la Renaissance.

L’arc de Nazareth qui donne sur la rue des Francs-Bourgeois, passait autrefois au dessus d’une rue de Paris.

Jardins à la française.


Le musée : outre la collections de souvenirs liés à la marquise de Sévigné, Carnavalet est la mémoire de Paris, on y trouve tout sur l’histoire de la capitale, de la monarchie à la Révolution : peintures, documents historiques, mobiliers... Beaucoup de souvenirs des écrivains parisiens également.

Plus de 100 salles, expositions temporaires...

L’entrée du musée Carnavalet est au 23, rue de Sévigné.

01 44 59 58 58 - www.carnavalet.paris.fr


En faisant le tour extérieur de Carnavalet vous apercevrez : toujours dans la rue de Sévigné, au n°29, l'hôtel Le-Peletier-de-Saint-Fargeau, annexe du musée, et l’hôtel de Flesselles qui est juste en face.

Prenez à gauche, rue du Parc-Royal où se trouvent en enfilade l’hôtel Canillac (n°4), l’hôtel Duret-de-Chevry (n°8), l’hôtel Vigny (n°10), et l’hôtel Croisilles (n°12). Prenez la rue Payenne vers la gauche. Vous passez d’abord devant la belle orangerie et la façade de l’hôtel Saint-Fargeau, avec son square. Au 13 de la rue, l’hôtel de Chatillon a toujours sa cour pavée et un bel escalier. L’hôtel de Marle est au n°11, et la comtesse de Polignac y vécut. L'architecte Mansart mourut au n°5, et Auguste Comte s’y réunira régulièrement avec ses amis positivistes.


Retour rue des Francs-Bourgeois. En face de Carnavalet, voir le très très bel hôtel de Lamoignon, construit en 1585 sous le nom d’hôtel d’Angoulême pour Diane de France, fille du roi Henri II. La guérite d’angle sur la façade permettait de surveiller les alentours. Voir le majestueux corps de logis au fond de la cour. Lamoignon, président du Parlement, s’y installa en 1658.


Les hôtels particuliers continuent de défiler le long de la rue : hôtel d’Albret du 16e (façade remaniée au 18e) au n°31 ; d’autres intéressants (n°4 et 10) sont dans la rue Elzévir sur la droite. Cette rue d’Elzévir rejoint la rue de Thorigny et son musée Picasso (voir plus bas) en deux minutes. Rue des Francs-Bourgeois toujours : l’hôtel Barbes (n°35) est des années 1630. L’hôtel de Sanderville (n°26) encore plus vieux. L’hôtel d’Alméras (1598), au n°30, cache sa façade derrière une porte à tête de bélier. A l‘angle (à droite) de la rue Vieille du Temple, se trouve la maison de Jean Hérouët, qui fut le trésorier du roi Louis XII. On peut voir la tourelle et les fenêtres d’époque.

On peut prendre cette rue pour faire le tour du pâté de maisons qui regroupe les Archives Nationales dans le palais Soubise et l’hôtel de Rohan (voir plus bas).


En continuant la rue des Francs-Bourgeois on arrive à...

Notre-Dame des Blancs-Manteaux, sur la gauche de la rue. Le Crédit Municipal est à la place d’un ordre mendiant fondé par Saint-Louis et dont les membres portaient des manteaux blancs. L’Eglise est en fait la chapelle de ce couvent, reconstruite en 1695 et à laquelle on a appliqué une façade 18e provenant d’une autre église détruite. L’intérieur comprend de très belles boiseries et une belle chaire flamande. La sonorité de l’église et de ses grandes orgues sont remarquables, et elle sert souvent de lieu de concert.


Un peu plus loin à gauche, au 57bis, se trouve...

La Tour Philippe Auguste : cachée derrière la grille, on la voit bien de l’autre côté de la route. Insolite au milieu des immeubles, elle faisait partie de l’enceinte de Paris au temps de Philippe Auguste et est vieille de 800 ans.


Les Archives Nationales occupent les deux (très beaux) palais suivants :


HÔTEL DE ROHAN

Dont le nom officiel est Hôtel de Strasbourg. Il fut construit en 1705. Sa façade est du côté du jardin commun d’avec le Palais Soubise.

Doté d'une monumentale façade classique à colonnades et pilastres, il abrite le minutier central des notaires de Paris. Les anciennes écuries situées à droite de la cour sont décorées d'un bas-relief de Robert le Lorrain "les chevaux du soleil". Lieu d'expositions temporaires, l'intérieur de l'hôtel a notamment conservé un escalier et le cabinet des singes : cet ensemble de boiseries de 1750 évoque l'exotisme et les voyages alors en vogue).

Ouvert uniquement le dimanche après-midi sous la conduite de guides conférenciers. Réservation obligatoire au 06 10 12 67 27.


PALAIS SOUBISE

Le Palais Soubise de l’architecte Boffrand, et son décor de style rocaille : l’hôtel qui abrite les Archives Nationales et le Musée de l’Histoire de France possède un des plus intéressants décors parisiens, grâce aux peintures de Boucher, Van Loo ou Natoire qu’on peut voir dans les appartements.

La magnifique façade se dresse au fond de la cour d’honneur. Les statues de groupes d’enfants, et les Saisons, sont des copies de celles réalisées par Robert Le Lorrain.

Après avoir connu diverses localisations : Tuileries, palais Bourbon, palais de Justice, le dépôt central des Archives Nationales fut installé à l'hôtel de Soubise en 1808.

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr

On y trouve également le musée de l’histoire de France, et de très belles expositions temporaires à vocation historique.

Cliquez ici pour une visite virtuelle

Métros : Hôtel de Ville ou Rambuteau,

Ouvert tous les jours (sauf les mardis et jours fériés) de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
le samedi et dimanche de 14h à 17h30 - Tél. : 01 40 27 60 96 ou 62 18


HÔTEL GUÉNÉGAUD

Situé juste derrière le Palais Soubise, à l’angle de la Rue des 4 Fils et de la rue des Archives, il fût terminé en 1651 par Mansart dans un style très classique et avec un beau jardin à la française. Les salons (qu’on visite avec le musée, sont remplies de magnifiques peintures). Il vaut vraiment le détour. Les chasseurs l’apprécieront d’autant plus qu’il contient le...


MUSÉE DE LA CHASSE

Tout sur les armées, de la préhistoire à nos jours ; souvenirs, trophées...

Hôtel de Guénégaud - 60, rue des Archives - 75003 Paris
Tél. : 01 53 01 92 40

Le musée est ouvert toute l’année de 11h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.
L’entrée du musée est gratuit le premier dimanche du mois.
Plein tarif : 6 Euros - Tarif réduit : 4,50 Euros - Gratuit : enfants jusqu’à 18 ans.

www.chassenature.org

MUSÉE PICASSO - (Hôtel Salé)

L’hôtel Salé, autrefois ironiquement qualifié de « maison du bourgeois gentilhomme » en référence à la comédie de Molière, est construit entre 1656 et 1659 par Jean Boullier de Bourges, pour le compte de Pierre Aubert de Fontenay, gentilhomme tourangeau et son épouse, Marie Chastelain, propriétaire d’un terrain de 3 700 m² acquis auprès des Hospitalières-Saint-Gervais. L’ancien laquais, ambitieux et vaniteux, s’enrichit en tant que fermier des gabelles (il perçoit l’impôt sur le sel). L’hôtel conserve le surnom de « salé » après sa ruine, provoquée par le procès de Fouquet en 1661.


Il abrite depuis 1985 le musée Picasso qui renferme la plus riche collection mondiale d'œuvres de l’artiste et couvre toutes ses périodes.

À ce jour, la collection comprend 251 peintures, 160 sculptures, 16 papiers collés, 29 tableaux-reliefs, 107 céramiques, 1 500 dessins et 58 carnets, la totalité de l'œuvre gravée, avec les différents états de chaque planche, et les livres illustrés.

Les salles d’exposition présentent également certaines pièces provenant de la collection personnelle de Picasso parmi lesquelles des œuvres de Cézanne, Matisse, le Douanier Rousseau, Derain, Braque, Miro, et des objets d’art africain.

Du 1er avril au 30 septembre : 9 h 30 à 18 h 00 - Fermeture des caisses à 17h15
Du 1er octobre au 31 mars : 9 h 30 à 17 h 30 Fermeture des caisses à 16h45

Fermé le mardi, le 1er janvier, le 25 décembre.

Gratuit pour les moins de 18 ans, les enseignants, chômeurs, journalistes, rmistes, et gratuit pour tous : tous les premiers dimanches de chaque mois.
Métro : Saint-Paul / Saint-Sébastien Froissart / Chemin Vert

Adresse : Hôtel Salé - 5, rue de Thorigny 75003 PARIS - Téléphone : 01 42 71 25 21

www.musee-picasso.fr


La Tour Saint-Jacques : dans le square du même nom, juste à l’Est du Châtelet, est le seul vestige de l’église Saint-Jacques-la-Boucherie qui fut construite sous François Ier et disparut en 1802. Elle est le point de départ de la route de Paris vers Saint-Jacques de Compostelle. Haute de 52 mètres de haut, elle offre une belle vue sur Paris à son sommet.

De l’autre côté du square, rue de Rivoli, en direction de l’Hôtel-de-Ville, le Bar des Templiers est une véritable institution (kitsch) des royalistes parisiens avec ses galeries de statues de Jeanne d’Arc, Louis XVI... un véritable musée qui organise des soirées pour la mort du roi Louis XVI chaque 21 janvier !


L’Hôtel de Sens

Paris ne devient archevêché qu’en 1622. Avant cette date, Paris dépendait de l'archevêché de Sens. C’est Tristan de Salazar, archevêque de Sens (1474-1518) qui fait détruire l'hôtel de Jean d'Hestoménil donné par le roi Charles V à l'archevêché de Sens pour être la résidence parisienne de son archevêque et reconstruire à sa place entre 1475 et 1519 l’actuel bâtiment.

Il abrite aujourd’hui la bibliothèque Forney, depuis 1961 consacrée aux beaux-arts.

L’hôtel de Sens est au 1, rue du Figuier, non loin de Notre-Dame



(Crédit photo ci-dessous : www.folp.free.fr)

Place de la Bastille

Elle est dans le 12e arrondissement, mais puisqu’on passe devant en visitant le Marais, autant s’y arrêter quelques instants.


Il s’agit d’un quartier est très animé le soir venu.

Le grand bunker blanc est l’Opéra-Bastille.

La colonne de juillet fut terminée en 1840 pour commémorer le renversement du roi Charles X en juillet 1830.

On peut voir des vestiges de la Bastille sur la ligne 5 du quai du métro ; la “tour de la Liberté” (ou Sade fut enfermé) se trouve toujours dans le square Galli.

Les pavés dessinent la forme de la Bastille sur la place, et permettent de voir son emplacement exact.


Histoire de la Bastille

La grande forteresse de la Bastille Saint-Antoine s’élevait autrefois ici. A la fois château-fort et poudrière, elle fut bâtie en 1383, sous le règne du roi Charles V et comportait au départ quatre tours d’angle, puis 4 autres furent ajoutées. Ses murs faisaient  66 mètres de long sur 34 de large, et  24 mètres de hauteur au niveau des tours. Une nouvelle enceinte fut ensuite construite. Dès Louis XI elle servit occasionnellement de prison, mais c’est le cardinal de Richelieu qui lui donna cette vocation définitive.

Elle fut dès lors la prison “jet-set” de Paris, très confortable, pour des notables à qui on servait de bons repas, avec domestiques... Bien loin de la caricature révolutionnaire. Elle n’a d’ailleurs jamais dépassé les 45 prisonniers, dont Voltaire, Cagliostro, Nicolas Fouquet, le Marquis de Sade ou le célèbre Masque de Fer. Ainsi, le symbole de la République et de la Révolution
française est-il un peu curieux : le 14 juillet 1789, les révolutionnaires trouvèrent 7 prisonniers à la Bastille : quelques faussaires, un fou, un incestueux. Ils massacrèrent le gouverneur après lui avoir promis la vie sauve s’il ouvrait les portes, lui coupèrent la tête avec un couteau, puis la promenèrent au bout d’une pique, inaugurant ainsi une série de barbaries qui allaient faire plusieurs millions de morts dans les mois suivants.

Deux jours plus tard, la bastille était démonté pierre par pierre. L’essentiel servit à la construction du Pont de la Concorde, mais des petits malins ont aussi vendu plus de pierres-souvenirs, que la Bastille n’aurait jamais pu en contenir !


Les bateaux-croisières sur le Canal Saint-Martin partent du port de l’Arsenal à la Bastille. Voir cette page. Métro : bastille.

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