Il
abrite la collection du Conservatoire national des arts et métiers, qui
a été fondé en 1794. Aujourd'hui, le musée possède plus de 80 000
d'objets, mais seulement 40 000 sont exposés.
On
y trouve le pendule de Foucault, la première voiture réalisée par
Fardier de Cugnot, le premier avion de Clement Ader. Un endroit
fascinant !
Visite virtuelle en cliquant ici
Site internet : www.arts-et-metiers.net
Métro : Arts-et-Métiers - 60 rue Réaumur - 75003 Paris - Tél.: +33 (0)1 53 01 82 00
Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h. Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h 30.
Fermé les lundis et jours fériés.
RUE DES FRANCS-BOURGEOIS
Nous
vous proposons maintenant de traverser tout le marais à pieds par la
rue des Francs-Bourgeois qui va vous ramener en ligne droite à Baubourg
en une bonne demi-heure au départ de la place des Vosges. Le côté
gauche de la rue est dans le IVe arrondissement, mais le côté droite
est dans le IIIe.

L’HOTEL CARNAVALET (Musée de Paris)
L’édifice
: il fut construit en 1544 et devint propriété de Madame de Kernevenoy,
dont le nom, déformé en Carnavalet, resta celui de l’édifice.
L’architecte Mansart retouche l’édifice en 1655, lui donnant son
aspect Renaissance actuel. La marquise de Sévigné y habita entre 1677
et 1696 (comme locataire).
Son portail principal est du 16e siècle et les lions de l’entrée ont été sculptés par Jean Goujon.
La statue de Louis XIV est de Coysevox. Elle provient de l'hôtel-de-ville.
Le corps de logis est resté gothique, à part les 4 saisons qui rappellent la Renaissance.
L’arc de Nazareth qui donne sur la rue des Francs-Bourgeois, passait autrefois au dessus d’une rue de Paris.
Jardins à la française.
Le musée :
outre la collections de souvenirs liés à la marquise de Sévigné,
Carnavalet est la mémoire de Paris, on y trouve tout sur l’histoire de
la capitale, de la monarchie à la Révolution : peintures, documents
historiques, mobiliers... Beaucoup de souvenirs des écrivains parisiens
également.
Plus de 100 salles, expositions temporaires...
L’entrée du musée Carnavalet est au 23, rue de Sévigné.
01 44 59 58 58 - www.carnavalet.paris.fr
En faisant le tour extérieur de Carnavalet vous apercevrez : toujours dans la rue de Sévigné, au n°29, l'hôtel Le-Peletier-de-Saint-Fargeau, annexe du musée, et l’hôtel de Flesselles qui est juste en face.
Prenez à gauche, rue du Parc-Royal où se trouvent en enfilade l’hôtel Canillac (n°4), l’hôtel Duret-de-Chevry (n°8), l’hôtel Vigny (n°10), et l’hôtel Croisilles
(n°12). Prenez la rue Payenne vers la gauche. Vous passez d’abord
devant la belle orangerie et la façade de l’hôtel Saint-Fargeau, avec
son square. Au 13 de la rue, l’hôtel de Chatillon a toujours sa cour
pavée et un bel escalier. L’hôtel de Marle est au n°11, et la comtesse
de Polignac y vécut. L'architecte Mansart mourut au n°5, et Auguste
Comte s’y réunira régulièrement avec ses amis positivistes.
Retour rue des Francs-Bourgeois. En face de Carnavalet, voir le très très bel hôtel de Lamoignon,
construit en 1585 sous le nom d’hôtel d’Angoulême pour Diane de France,
fille du roi Henri II. La guérite d’angle sur la façade permettait de
surveiller les alentours. Voir le majestueux corps de logis au fond de
la cour. Lamoignon, président du Parlement, s’y installa en 1658.
Les
hôtels particuliers continuent de défiler le long de la rue : hôtel
d’Albret du 16e (façade remaniée au 18e) au n°31 ; d’autres
intéressants (n°4 et 10) sont dans la rue Elzévir sur la droite. Cette
rue d’Elzévir rejoint la rue de Thorigny et son musée Picasso
(voir plus bas) en deux minutes. Rue des Francs-Bourgeois toujours :
l’hôtel Barbes (n°35) est des années 1630. L’hôtel de Sanderville
(n°26) encore plus vieux. L’hôtel d’Alméras (1598), au n°30, cache sa
façade derrière une porte à tête de bélier. A l‘angle (à droite) de la
rue Vieille du Temple, se trouve la maison de Jean Hérouët, qui fut le
trésorier du roi Louis XII. On peut voir la tourelle et les fenêtres
d’époque.
On
peut prendre cette rue pour faire le tour du pâté de maisons qui
regroupe les Archives Nationales dans le palais Soubise et l’hôtel de
Rohan (voir plus bas).
En continuant la rue des Francs-Bourgeois on arrive à...
Notre-Dame des Blancs-Manteaux,
sur la gauche de la rue. Le Crédit Municipal est à la place d’un ordre
mendiant fondé par Saint-Louis et dont les membres portaient des
manteaux blancs. L’Eglise est en fait la chapelle de ce couvent,
reconstruite en 1695 et à laquelle on a appliqué une façade 18e
provenant d’une autre église détruite. L’intérieur comprend de très
belles boiseries et une belle chaire flamande. La sonorité de l’église
et de ses grandes orgues sont remarquables, et elle sert souvent de
lieu de concert.
Un peu plus loin à gauche, au 57bis, se trouve...
La Tour Philippe Auguste
: cachée derrière la grille, on la voit bien de l’autre côté de la
route. Insolite au milieu des immeubles, elle faisait partie de
l’enceinte de Paris au temps de Philippe Auguste et est vieille de 800
ans.
Les Archives Nationales occupent les deux (très beaux) palais suivants :
HÔTEL DE ROHAN
Dont
le nom officiel est Hôtel de Strasbourg. Il fut construit en 1705. Sa
façade est du côté du jardin commun d’avec le Palais Soubise.
Doté
d'une monumentale façade classique à colonnades et pilastres, il abrite
le minutier central des notaires de Paris. Les anciennes écuries
situées à droite de la cour sont décorées d'un bas-relief de Robert le
Lorrain "les chevaux du soleil". Lieu d'expositions temporaires,
l'intérieur de l'hôtel a notamment conservé un escalier et le cabinet
des singes : cet ensemble de boiseries de 1750 évoque l'exotisme et les
voyages alors en vogue).
Ouvert uniquement le dimanche après-midi sous la conduite de guides conférenciers. Réservation obligatoire au 06 10 12 67 27.

Le
Palais Soubise de l’architecte Boffrand, et son décor de style rocaille
: l’hôtel qui abrite les Archives Nationales et le Musée de l’Histoire
de France possède un des plus intéressants décors parisiens, grâce aux
peintures de Boucher, Van Loo ou Natoire qu’on peut voir dans les
appartements.
La
magnifique façade se dresse au fond de la cour d’honneur. Les statues
de groupes d’enfants, et les Saisons, sont des copies de celles
réalisées par Robert Le Lorrain.
Après
avoir connu diverses localisations : Tuileries, palais Bourbon, palais
de Justice, le dépôt central des Archives Nationales fut installé à
l'hôtel de Soubise en 1808.
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr
On y trouve également le musée de l’histoire de France, et de très belles expositions temporaires à vocation historique.
Cliquez ici pour une visite virtuelle
Métros : Hôtel de Ville ou Rambuteau,
Ouvert tous les jours (sauf les mardis et jours fériés) de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
le samedi et dimanche de 14h à 17h30 - Tél. : 01 40 27 60 96 ou 62 18
HÔTEL GUÉNÉGAUD
Situé
juste derrière le Palais Soubise, à l’angle de la Rue des 4 Fils et de
la rue des Archives, il fût terminé en 1651 par Mansart dans un style
très classique et avec un beau jardin à la française. Les salons (qu’on
visite avec le musée, sont remplies de magnifiques peintures). Il vaut
vraiment le détour. Les chasseurs l’apprécieront d’autant plus qu’il
contient le...
MUSÉE DE LA CHASSE
Tout sur les armées, de la préhistoire à nos jours ; souvenirs, trophées...
Hôtel de Guénégaud - 60, rue des Archives - 75003 Paris
Tél. : 01 53 01 92 40
Le musée est ouvert toute l’année de 11h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.
L’entrée du musée est gratuit le premier dimanche du mois.
Plein tarif : 6 Euros - Tarif réduit : 4,50 Euros - Gratuit : enfants jusqu’à 18 ans.

L’hôtel Salé, autrefois ironiquement qualifié de « maison du bourgeois gentilhomme » en référence à la comédie de Molière, est construit entre 1656 et 1659 par
Jean Boullier de Bourges, pour le compte de Pierre Aubert de Fontenay,
gentilhomme tourangeau et son épouse, Marie Chastelain, propriétaire
d’un terrain de 3 700 m² acquis auprès des Hospitalières-Saint-Gervais.
L’ancien laquais, ambitieux et vaniteux, s’enrichit en tant que fermier
des gabelles (il perçoit l’impôt sur le sel). L’hôtel conserve le
surnom de « salé » après sa ruine, provoquée par le procès de
Fouquet en 1661.
Il abrite depuis 1985 le musée Picasso qui renferme la plus riche collection mondiale d'œuvres de l’artiste et couvre toutes ses périodes.
À
ce jour, la collection comprend 251 peintures, 160 sculptures, 16
papiers collés, 29 tableaux-reliefs, 107 céramiques, 1 500 dessins et
58 carnets, la totalité de l'œuvre gravée, avec les différents états de
chaque planche, et les livres illustrés.
Les
salles d’exposition présentent également certaines pièces provenant de
la collection personnelle de Picasso parmi lesquelles des œuvres de
Cézanne, Matisse, le Douanier Rousseau, Derain, Braque, Miro, et des
objets d’art africain.
Du 1er avril au 30 septembre : 9 h 30 à 18 h 00 - Fermeture des caisses à 17h15
Du 1er octobre au 31 mars : 9 h 30 à 17 h 30 Fermeture des caisses à 16h45
Fermé le mardi, le 1er janvier, le 25 décembre.
Gratuit
pour les moins de 18 ans, les enseignants, chômeurs, journalistes,
rmistes, et gratuit pour tous : tous les premiers dimanches de chaque
mois.
Métro : Saint-Paul / Saint-Sébastien Froissart / Chemin Vert
Adresse : Hôtel Salé - 5, rue de Thorigny 75003 PARIS - Téléphone : 01 42 71 25 21
MUSEE D’ART ET D’HISTOIRE DU JUDAISME (MAHJ)
Beau
musée dans le très bel Hôtel de Saint-Aignan datant de 1650. Il fut
bâti le comte d'Avaux, surintendant des finances de Mazarin.
L’architecte
conçut notamment une façade en trompe l'oeil, dite «renard», qui masque
en réalité un mur appuyé sur le tracé de l'enceinte de Philippe
Auguste. Ainsi donne-t-il l'illusion d'un espace vaste et préserve-t-il
une apparente symétrie.
13 habitants de l'hôtel sont morts en déportation, durant les rafles de la seconde guerre mondiale.
71, rue du Temple - 75003 Paris - Tél :(33) 1 53 01 86 60 - http://www.mahj.org
